Au Périscope, le kif des apprentis hip-hopers

Atelier Graffiti | Non content d'être un fourmillant lieu de défrichage musical, le Périscope - lieu de culture dans le 2e arrondissement – s'occupe admirablement bien des pré-ados.

Antoine Allègre | Mardi 3 avril 2018

Photo : © DR


Le service médiation des publics a encore fait du chouette boulot pour cette salve de jours loin de l'école en concoctant un cycle progressif de trois jours d'ateliers participatifs ayant comme colonne vertébrale les arts urbains. Progressif ? Le premier jour entre 14h30 et 16h30 (lundi 16 avril), les kids à partir de douze ans s'initieront à la pratique du dessin préparatif sous le patronage de deux artistes reconnus dans la scène graff du cru : Krea et Marco. Si le plus-si-enfant-que-ça a encore du mal avec l'art pictural, il pourra en parallèle se former au breakdance en compagnie d'Atom, membre émérite du Differents Crew.

Les choses commencent à devenir gentiment sérieuses le lendemain – mardi 17 avril. En effet, exit les crayons de couleurs, bonjour les craies et la devanture métallique attenant à l'entrée du Périscope, toujours avec Krea et Marco. L'atelier en extérieur ne pouvant compter que six à sept enfants en simultané, les autres pourront attendre leur tour en réalisant des light-graph avec Vincent Delesvaux, photographe de métier et bidouilleur de l'extrême.

Le mercredi 18 avril, on rentre dans le vif du sujet pendant trois heures. On enfile tenue et masque de protection pour "défoncer" (jargon de graffers) la grille avec des vraies bombes de peinture qui font tchik tchik tchik quand on les secoue. Au même moment, le MC/beatmaker Raistlin apprendra au reste du groupe de marmots à confectionner leur première instru hip-hop. Il se murmure même que les apprentis-graffers réaliseront une fresque géante rue Delandine. Mais chut, c'est une surprise. Ne dites rien aux enfants.

Atelier autour des arts urbains
Au Périscope du 16 au 18 avril
Tarifs : 5€/jour


Atelier autour des arts urbains #1

Atelier dessin avec Krea et Marco, atelier danse hip-hop avec Atom des Differents Crew, dès 12 ans, 2h
Le Périscope 13 rue Delandine Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Atelier autour des arts urbains #2

Atelier à la craie avec Krea et Marco, atelier light-graph avec Vincent Delesvaux, dès 12 ans, 2h
Le Périscope 13 rue Delandine Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Musiques actuelles : légende d'automne

Covid-19 | Sans aucune visibilité quant à leur conditions d'ouverture pour la rentrée, les diffuseurs de musiques actuelles, pour la plupart désœuvrés, oscillent entre optimisme mesuré, méthode coué et pessimisme radical, y compris à long terme. Un tableau guère réjouissant.

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Pour savoir ce que les amateurs de musiques dites actuelles auront à se mettre sous la dent en cette ère pré-"post-Covid", on pourrait se contenter de jeter un œil aux agendas des différentes salles, où l'on trouve ça et là quelques dates (Épicerie Moderne, Transbordeur), parfois beaucoup (Radiant). Problème, ces agendas, en grande partie constitués de reports du printemps, sont pour Cyrille Bonin qui gère le Transbordeur : « un cache-misère ». Un trompe-l'œil même. Car si les discours et les réalités varient en fonction des modèles économiques et d'accueil, une réalité semble inéluctable, qu'énonce Benjamin Petit, coordinateur du Marché Gare : « rouvrir les salles dans les conditions de mesures sanitaires actuelles, c'est inenvisageable. Point. » Alors chacun bricole un peu. Le Ninkasi a maintenu son festival — en plein air du 5 au 13 septembre — et promet quelques concerts de groupes

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SMAC : les musiques actuelles voient triple

ACTUS | En décembre dernier, trois salles de l'agglomération lyonnaise, L'Épicerie Moderne, le Périscope et le Marché Gare ont obtenu de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) le statut de SMAC (Scène de Musiques Actuelles), une première dans le Rhône – et une bonne nouvelle – qui s'inscrit dans la suite logique de la S2M, projet collectif de préfiguration lancé il y a quatre ans.

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«C'est un peu notre cadeau de Noël », s'enthousiasme François Jolivet, directeur de l'Épicerie Moderne de Feyzin, au sujet d'une décision qui a été annoncée à la veille du 25 décembre. Celle de la labellisation SMAC de trois salles de l'agglomération par la DRAC : l'Épicerie Moderne donc, mais aussi à Lyon le Marché Gare et le Périscope. Cela fait donc trois SMAC d'un coup dans un département, le Rhône, qui n'en comptait jusque-là aucune. La fin d'une anomalie en quelque sorte que Benjamin Petit, administrateur et programmateur du Marché Gare, tempère néanmoins : « le modèle originel du dispositif était surtout dédié à des territoires bénéficiant de très peu d'offre culturelle. On ne s'est intéressé aux grandes villes que dans un second temps, ce modèle ne pouvant alors pas correspondre à un territoire comme Lyon ». « La particularité d'un département comme le Rhône, c'est la diversité des acteurs et il n'y a pas trop de trois SMAC pour tenter de répondre par leur singularité et leur complémentarité aux attentes et au besoin du secteur. On n'oublie d'ailleurs pas

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