Le Père Noël est un rockeur, le retour

Rock & Kids | Après avoir visité les cheminées du Marché Gare (2011), du Transbordeur par deux fois (2012 et 2013) et des clubs de rock des Pentes (2014), le Père Noël repasse en 2018 par le Rock'n'Eat, quai Arloing, et ce un peu en avance, puisque dès le 12 décembre. Pourquoi ? Pour un événement au profit des enfants du Secours Populaire baptisé "Le Père Noël et ses rockeurs".

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 novembre 2018

Photo : © David Basso


Soit un concert, organisé par les associations M2M Entertainment et AQAB Events avec le soutien d'un certain nombre d'acteurs culturels (le Kraspek Myzik, la radio Sol FM, Mediatone, Spiritribe, [zOz] Photographie, Kosmic Webzine), dont chaque entrée sera convertie en jouet pour un enfant du SP – aucun des jouets offerts n'étant en rapport, c'est important, avec la guerre tient à préciser le Père Noël des rockeurs.

Et pour attirer un maximum de monde (dans deux salles), la programmation ratisse large. Avec en ouverture : le folk-punk de Forest Pooky, qu'on ne présente plus, suivi du cabaret trash (et sacrément weird) d'Ursule et Madame (salle du billard), le duo hip-hop hardcore grenoblois As a new revolt et le stoner/rock « rien à branler » de R.A.B. Bref, un concert pour adultes au profit des enfants. Une combinaison parfaite en guise de costume de Père Noël.

Le Père Noël est un rockeur
Au Rock'n'Eat le mercredi 12 décembre

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Le Kraspek remet le courant

Plug & Play | Après les fêtes, la fameuse trêve des confiseurs-programmateurs a une fâcheuse tendance à se prolonger plus que de raison, parfois bien au-delà de l'épiphanie. Ce (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 janvier 2019

Le Kraspek remet le courant

Après les fêtes, la fameuse trêve des confiseurs-programmateurs a une fâcheuse tendance à se prolonger plus que de raison, parfois bien au-delà de l'épiphanie. Ce qui donne au moins de janvier des airs de traversée du désert pour l'amateur de musique alternative (et de bien d'autres genres). Heureusement, comme c'est désormais la tradition depuis neuf éditions maintenant, le festival Plug & Play du Kraspek Myzik est en général le premier à venir briser le cessez-le-feu musical. C'est encore le cas cette année pour ce rendez-vous qui s'étale à partir du 11 janvier sur une quinzaine de jours et convoque, au gré parfois de cartes blanches, mais pas que, une majorité de formations lyonnaises officiant dans des styles allant du rock bruitiste (Rien à Branler, Dénigre, Veni Vino Vici) au garage (Mascaro) en passant par la chanson chtarbée (Ursule et Madame, Brice et sa Pute), le folk électro (Yack) ou des choses plus inclassables (Tifa's

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Supermunk, digne rejeton de Sebadoh

Punk Rock | Et revoilà l'insatiable Forest Pooky, à la fois incubateur de groupes de punk rock à lui tout seul et songwriter en série (et pressé), entouré de quelques figures du genre pour fêter l'avènement de l'album d'un énième avatar musical : Supermunk.

Stéphane Duchêne | Lundi 5 septembre 2016

Supermunk, digne rejeton de Sebadoh

Il fallait que ce soit du côté de Peaugres (et son fameux safari) que s'opère le croisement, sous le nom de Supermunk, de diverses formations punk rock connues seulement des plus pointus des zoologues du binaire : Annita Baby Face & The Tasty Poneys (tout un programme) avec le dénommé Ben Bacon, No Guts No Glory et Not Scientists avec Le Bazile (un type pas si négatif que ça) et enfin Sons of Buddhas, Napoleon Solo, Opium du Peuple, Forest Pooky (et on en passe) pour... Forest Pooky, qu'on qualifiera de chef de la meute. On a déjà salué par ici la capacité, pour ne pas dire la facilité de ce métamorphe frappé de bougeotte à trousser des chansons qui dérouillent l'âme. Que ce soit en format rockissime ou lorsque Forest (petit frangin des Uncommonmenfrommars) s'était essayé en solo à l'exercice acoustique

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Bien frappé

MUSIQUES | Cette année encore, le festival d'été de la Ville de Grenoble a frappé très fort en termes de programmation : l'éventail est non seulement toujours aussi large, (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 juin 2014

Bien frappé

Cette année encore, le festival d'été de la Ville de Grenoble a frappé très fort en termes de programmation : l'éventail est non seulement toujours aussi large, mais en plus le beau linge est de la plus belle étoffe. Question éventail, une belle tranche sera notamment donnée au maloya avec la présence de Maya Kamati et de la grande Christine Salem – cette dernière dans un exercice d'hybridation avec ses amis de Moriarty. Pour le reste, toutes les esthétiques imaginables sont représentés ou presque : reggae (Ki-Mani Marley, fils de qui vous savez, Meta & the Cornerstones), blues sous toutes ses déclinaisons, du swing à l'électro (Stracho Temelkovski, They Call Me Rico, St.Lô), électro, elle-même en tous genres, avec une forte inclination tout de même pour ses versants pop et indie rock (As Animals, Natas Love You, As a New Revolt)... Au-delà de ce brassage, le Cabaret Frappé n'a pas son pareil pour attirer dans ses filets ces jeunes chanteuses irrésistibles qui nous font perdre tout sens commun et nous rendent plus prosélytes qu'un témoin de Jéhovah, à l'instar de l'éblouissante Joe Bel et de la ténébreuse Lou Ma

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Fils de punk

MUSIQUES | Une fois débranchés, les punks se révèlent souvent d'excellents songwriters. Après Chuck Ragan (Hot Water Music), Dustin Kensrue (Thrice) ou Frank Turner (Million Dead), c'est au tour de l'américano-ardèchois Forest Pooky (Sons of Buddha) de le prouver. Benjamin Mialot & Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Vendredi 6 septembre 2013

Fils de punk

Lyon n'est pas seulement une capitale de la musique électronique (fut-elle matinée de dub ou non), elle est aussi, et on a trop tendance à l'oublier, un épicentre du punk rock. En tout cas par procuration : car cette confidentielle réputation, la ville la doit à trois frangins – dont deux jumeaux - américains expatriés en Ardèche qui, sous le nom "pigiste-friendly"de Uncommonmenfrommars et avec le concours d'un quatrième larron taillé comme une action figure, ont donné à la région Rhône-Alpes des airs de Californie, cet État où chaque riff semble composé en vue d'illustrer une gamelle sur un half-pipe et où l'on discute biture et autodétermination en harmonies vocales.

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