Lugdunum's Byrning

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

Même si l'éclat final de Fourvière est programmé deux jours plus tard, l'ultime étincelle de la colline brûlera cette année avec le toujours incandescent ex-Talking Heads David Byrne. Une tête pensante volontiers penchée sur la «concept music» avec son ami Brian Eno, producteur des Heads et ex-Roxy Music reconverti dans la mise en son d'aéroports. Ensemble, après la crypto-world des têtes parlantes, le showman et le laborantin ont commis à l'aube des années 80 un grand album de rock pensant : My Life in The Bush of Ghosts. De cette carrière richissime qui n'a jamais su sur quel pied danser, simplement parce que danser, c'est justement changer de pied, Byrne a fait un spectacle qui retrace ses grands tubes et ses collaborations avec Eno. Un spectacle et non un concert, car avec Byrne, la musique est un spectacle total dont il s'est toujours un peu perçu comme le maître loyal. Dansant, chantant, passant les plats et faisant la tambouille. On a parlé de Blur, d'Antony, d'Herbie Hancock et de têtes d'affiches plus grosses les unes que les autres. Et si David Byrne, était le grand monsieur de cette édition 2009 ? Le clou d'un spectacle estival qui aurait gardé le meilleur pour la (presque) fin ? Stéphane DuchêneDavid Byrne + Marianne Faithfull
Au Théâtre antique de Fourvière, jeudi 30 juillet.

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Pépites d’Afrique

MUSIQUES | En vedette de la Nuit destination Afrique, samedi 18 juillet, les Nuits de Fourvière livrent un trésor : celui de l’âge d’or méconnu de la musique éthiopienne. (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

Pépites d’Afrique

En vedette de la Nuit destination Afrique, samedi 18 juillet, les Nuits de Fourvière livrent un trésor : celui de l’âge d’or méconnu de la musique éthiopienne. À cheval sur les années 60 et 70, cette période faste a donné lieu à la collection discographique Ethiopiques. De ce trésor, les Nuits restituent trois pépites : Gétatchèw Mèkurya (vu au côté de The Ex), Mahmoud Ahmed et Alèmayèhu Esthètu le «James Brown éthiopien».

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L’auberge espagnole

MUSIQUES | C’est la vocation traditionnelle de l’éclat final de Fourvière : finir la saison en beauté dans un tapage aux accents de tapas. Du grand public, de la fine (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

L’auberge espagnole

C’est la vocation traditionnelle de l’éclat final de Fourvière : finir la saison en beauté dans un tapage aux accents de tapas. Du grand public, de la fine bouche et du local, on se sert et il y a de tout. Chaque année en effet, une figure locale est conviée à venir se joindre à la fête, histoire de faire étalage de la vitalité et de la variété, pas toujours récompensées, de la scène autochtone. Pour cette édition c’est la multicarte Karimouche qui ouvrira le bal. Un bal que le groupe I’m from Barcelona se chargera à la fois de peupler et d’alimenter. Car sur scène, ce sera pas moins d’une vingtaine de Suédois venue des ramblas de Jönköping qui déboulera pour entonner en chœur We’re from Barcelona, Collection of Stamps ou Paper Planes, autant de tubes à faire passer une forêt de pins pour une plage catalane. Car si leur dernier album, Who killed Harry Houdini ?, est un poil plus sérieux que leur pochade initiale, sur scène, c’est promis, il n’y paraîtra pas une seconde. À charge ensuite pour Anaïs de maintenir l’euphorie ambiante au top. Elle aussi, à l’occasion de son Love Album, a quelque peu, mais pas complètement, délaissé les prétentions comiques du précédent The Cheap Show po

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Montreal politique

MUSIQUES | Ce n’est pas parce qu’il n’est pas la tête d’affiche de la soirée qu’il faut négliger, en première partie de TV on the Radio, la présence du groupe Of Montreal, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2009

Montreal politique

Ce n’est pas parce qu’il n’est pas la tête d’affiche de la soirée qu’il faut négliger, en première partie de TV on the Radio, la présence du groupe Of Montreal, qui n’est pas de Montréal. Et qui n’est d’ailleurs pas vraiment un groupe non plus, eu égard à la personnalité envahissante et à l’ego abrasif de son leader, Kevin Barnes. En exercice depuis 1997, Kevin Barnes aura mis le temps à arriver jusqu’à nous, mais s’est gentiment bâti une réputation de doux dingue pop. D’une part, en tant que membre de la précieuse écurie Elephant 6, labo de pop tordue, allergique aux mélodies faciles et aux airs bon marché pour rayons laitages. D’autre part à cause de son précédent album, Hissing Fauna Are You the Destroyer, récit d’une descente aux enfers dépressionnaire sur fond de pop guillerette aux accents complexes. Une constante, la transcendance déprimée, chez celui qui a nommé son groupe à cause d’une fille «de Montréal» qui venait de la plaquer. C’est qu’on dit volontiers que Kevin, aussi savante que peut l’être parfois sa musique, n’a pas toute sa tête, ou à défaut qu’il n’est pas tout seul dedans, et que c’est justement ce qui vaut de le voir en concert. Il peut y arriver maquillé comm

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