This Charming Mensch

Stéphane Duchêne | Jeudi 28 octobre 2010

Sur "Dance & Die", l'Ep quatre titres de Mensch, il y a une fantastique reprise de "This Charming Man" des Smiths. Une manière, dit Vale Poher, d'assumer son côté pop. Mais à la verve guillerette et bondissante de l'original, portée par la voix hululante de la diva Morrissey, Mensch répond par un désossage-éparpillement de ses différents ingrédients. Résultat : une mise à nue frontale du sous-texte sombre du morceau. "Island" et "Mystery Train (of Life)" les morceaux originaux qui complètent l'ensemble (avec un remix) sont eux plus dansants mais tout aussi diaboliques. Comme la rencontre de LCD Soundsystem et Blondie en terrain miné : une piste de danse mortelle. SD

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Belle de journées

Festival | Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 septembre 2016

Belle de journées

Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les effectifs de la classe 2016 de ces Belles Journées sises en terre berjalienne, ont comme un goût de tête de classe, de best-of de la dernière année scolaire, de revue de bêtes à concours, de troupe d'élite pour classe prépa rock. Entre (nos) chouchous de longue date (Mensch, Harold Martinez) dont on ne sait plus très bien s'ils accompagnent notre évolution ou nous la leur, nos coups de foudre plus récents (Grand Blanc, Rover) annoncés mais convertis tout de même en grande claque, celle de la surprise de surpasser nos attentes (l'album de Grand Blanc, le second LP de Rover) et valeurs sûres indéboulonnables de la chanson française comme Arman Méliès (on repense avec émoi à son grand incendie), le culte Dominic Sonic ou La Grande Sophie encore, on compte quelques valeurs montantes comme Broken Back. Parmi elles, s'il faut se pencher sur un espoir à chérir, ce s

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Wine & Noise : Bouche à oreille

MUSIQUES | Que boire en écoutant du rock ? Qu'écouter pour accompagner son ballon de rouge ? Voilà les questions auxquelles se proposent de répondre Wine & Noise avec son concept de concert-dégustation mariant le tanique et le sonique. Dégustons du Mensch, sans modération. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 27 janvier 2016

Wine & Noise : Bouche à oreille

« Le vin s'accorde à l'oreille » et « la musique peut expliquer ce que l'on boit » : tel est le concept à double détente de Wine & Noise (dont voici la 13e édition), concert-dégustation où œnologie et programmation musicale se partagent le tastevin pour réconcilier papilles et cellules ciliaires, leurs cousines d'oreille. Ce genre de rendez-vous mélangeant des univers très différents (mais le vin et la gastronomie ne sont-il pas des arts ? Vous avez quatre heures) a une furieuse tendance à fleurir ces derniers temps. Wine & Noise émane d'une bande d'amoureux du vin et de la musique de jeune aux goûts aussi pointus dans un domaine que dans l'autre – ils en parlent magnifiquement sur le site internet afférent. Nos a priori voudraient que ce soit inhabituel, boire un bon verre de vin est plus souvent associé à l'écoute d'un opéra capiteux en kimono de soie à la lueur de l'âtre et l'écoute de rock à l'ingestion compulsive de roteuse bas de gamme à 8, 6° – que se rassurent les puristes de la binouze, il existe également une variante Beer & Noise de ces soirées. Noblesse de bouche L'idée : un grou

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La Mensch

MUSIQUES | Portrait / Vale Poher. Exilée à Paris depuis peu, la riot girl lyonnaise est pourtant de retour avec Mensch son nouveau projet musical. Un duo électro-rock dansant mais empreint de la rage sonique qui a toujours animé la chanteuse. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 28 octobre 2010

La Mensch

Pour beaucoup, il y a le rock et puis il y a le rock de filles, qui se voudrait forcément militant et féministe, cherchant même dans les décibels une forme de virilité dont la rockeuse aurait par essence été privée à la naissance. En réalité, il n'y a qu'un homme pour penser ainsi. En dépit d'un certain attachement à la scène riot girl, Vale Poher, elle, est à peine effleurée par la question : «Le côté être une fille et faire de la musique je n'y ai jamais pensé. C'est quand j'ai commencé à jouer avec des groupes que j'ai vu que c'était plus compliqué, je me retrouvais dans le rôle de la potiche. En fait, c'est le regard de l'autre qui te présente comme différent. Moi, quand je me lève le matin, je ne me dis pas que je suis une fille». Plutôt Dylan que PJDisant cela, Vale Poher est pourtant souvent présentée comme une figure de ce rock de filles, ce qui la flatte autant que cela l'agace. Parce qu'il faut toujours, comme ici, en passer par se sujet quand ce qui importe vraiment est la musique. Et aussi parce que les femmes, on a parfois tendance à l'oublier, représentent la moitié de l'humanité. Et donc, potentiellement, la moitié des guitares. Paradoxale, encore, mais

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Beast

MUSIQUES | C'est le coup de cœur répété des gens du Ninkasi, qui nous ramènent pour la seconde fois en moins d'un an cette bête en provenance du Canada. Coup de cœur (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 1 octobre 2010

Beast

C'est le coup de cœur répété des gens du Ninkasi, qui nous ramènent pour la seconde fois en moins d'un an cette bête en provenance du Canada. Coup de cœur justifié, puisqu'on a là entre les mains l'une des sensations de ces derniers mois. Un duo pour le moins inclassable qui émet un son difficile à ranger dans des cases : mélange de rock, de metal, de rap, de funk, de soul, de trip-hop, et même de musique orientale. On pense à Tricky, à Bran Van 3000 et parfois au Prince des grandes heures et puis le morceau suivant nous fait changer d'avis. Pour se faire une idée, ou plusieurs, c'est au Kafé (avec Mensch), mercredi 13 octobre 2010. Et c'est bête de gratuit. SD

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Mensch

ECRANS | De Steve Suissa (Fr, 1h25) avec Nicolas Cazalé, Sara Martins…

Christophe Chabert | Mercredi 2 décembre 2009

Mensch

'Mensch' s’appuie sur un argument scénaristique qui rappelle les polars de James Gray : un homme est écartelé entre son désir de se ranger du gangstérisme et son envie de monter un dernier coup, le tout sur fond de communauté juive parisienne. Suissa ira chercher une explication quasi-psychanalytique à ce dilemme, ce qui, si le film n’avait été si pataud, aurait pu être une idée de tragédie contemporaine proche de The Yards. Mais Mensch est à des années-lumière de son modèle, tant la mise en scène est inexistante ! Quand un personnage parle, bing, gros plan ! Quand on filme une réunion familiale, hop, fond noir et grands travellings autour de la table ! Et quand il y a de l’action, vlan, caméra à l’épaule ! Si on y ajoute des acteurs pas formidablement dirigés (Maurice Bénichou ne peut pas sauver tous les mauvais films français !), on a le sentiment d’un pilote avorté pour une série télé dont on n’a pas forcément envie de connaître la suite. CC

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