Anne Gastinel

MUSIQUES | Violoncelliste. PC

Dorotée Aznar | Mercredi 8 décembre 2010

Petit Bulletin : Quel est, pour vous, l'événement culturel le plus fort, le plus touchant de ces dernières années ?
Anne Gastinel : Pour moi, l'événement culturel le plus important et qui n'a pas de rapport avec ma discipline, c'est la Biennale de la danse. Ce rendez-vous incontournable fait rayonner la ville au-delà de la France. Ce qui me plait beaucoup, c'est que la Biennale amène beaucoup de gens à la danse et les fait participer. J'aime l'idée que ce ne soit pas simplement un événement où les gens soient spectateurs, ils sont aussi acteurs. Dans le paysage culturel lyonnais, qu'est-ce qui a le plus changé depuis 1997 ?
Toutes les initiatives créées autour de la musique pour un public le plus large possible. Je pense notamment à l'Auditorium qui a réussi à jumeler foot et musique. Au-delà de l'anecdote, c'est une idée très belle d'amener les gens du foot à la musique et inversement. Il y a également beaucoup d'initiatives prises pour le jeune public dans toutes les structures et je trouve cela indispensable parce que le jeune public, c'est le public de demain. Comment voyez-vous évoluer la culture à Lyon dans les prochaines années ?
Il me paraît nécessaire de faire perdurer tout ce qui a été mis en place, et de créer de nouvelles choses. À Lyon, on a la chance d'avoir une belle programmation en théâtre, en danse, de plus, c'est la seule ville de province où on a deux orchestres de niveau international. Il faut préserver ce qui existe.

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Mozart est là, à Saoû

MUSIQUES | Sacré, profane, opératique, symphonique, concertant ou chambriste : c’est tout le génie Mozartien que fête Saoû, sans chichi mais pas sans ambition. Philippe Yves

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Mozart est là, à Saoû

Chaque été, le village drômois de Saoû chante Mozart, le célèbre et le donne à entendre un peu partout, à l’église comme sur sa place des Cagnards, épicentre du festival et paysage digne d’une carte postale de Drôme provençale. Le thème de l’édition 2015, "La modernité de Mozart", souligne le génie novateur du compositeur comme l’influence durable qu’il exerce sur des compositeurs tels que Haydn, Schubert ou Beethoven. Le programme, imaginé par le grand flûtiste et chef d’orchestre Philippe Bernold, propose ainsi un Mozart toujours pertinent et accessible, dans une atmosphère toute en décontraction bucolique. Le maître de cérémonie sera lui-même de la fête, entouré d’autre chambristes émérites (dont le pianiste Emmanuel Strosser et le violoncelliste Roland Pidoux) pour une série de concerts "Bernold & friends" – il officiera aussi en tant que soliste avec l’Orchestre de Chambre de Paris dans deux concertos de Mozart. Parmi nos coups de cœur : la violoncelliste Anne Gastinel, accompagnée par l’Orchestre des Pays de Savoie dans le Concerto pour violoncelle n°2 de H

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Baisers à la française

MUSIQUES | Festival French Kiss deuxième mouture à l’Auditorium. Le directeur général Laurent Langlois y tient comme à la prunelle de ses yeux et promet un "festival qui embrasse tout le répertoire de la musique française". Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 5 janvier 2012

Baisers à la française

Voici un Festival qui décline la musique française de tous les temps, de tous les univers, de tous les styles. Le public risque de ne pas trop savoir où il met les pieds et pour s’y retrouver, quelques pistes sont nécessaires : tout d’abord se concentrer sur un programme dense et décousu puis choisir un peu à l’aveuglette. Par prudence, nous attendrons de voir ce que la deuxième proposition va donner. Cette saison, le concept est simple et peut être vu sous la forme d’un grand patchwork où il faut aller piocher pour que de petits bijoux apparaissent de-ci, de-là. La présence du Requiem de Maurice Duruflé sur le programme suffit à elle seule pour donner envie d'y être. Cette œœuvre contemporaine aux accents grégoriens et aux mélismes envoûtants est une pure merveille d’écriture, un vrai bouleversement pour les oreilles d'une beauté musicale rare. Bernard Tétu à la direction, ses solistes au chant, Vincent Warnier à l’orgue et c’est toute une salle qui pourrait croire en Dieu durant quelques heures. Autour du Requiem de Duruflé, dans cette même soirée, ce sont des œuvres de Fauré, Caplet et Thierry Escaich qui viendront amplifier le discours quasi mystique et d’u

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