Thee Oh Sees

Dorotée Aznar | Vendredi 29 avril 2011

Quand il s'agit de repasser au garage pour une révision des classiques, Thee Oh Sees reste l'un des rares groupes à véritablement perpétuer l'esprit des mythiques compilations Nuggets. À la fois tendue et décontractée, non dénuée d'une certaine potacherie, leur musique finit pourtant irrémédiablement par donner des Cramps un peu partout. Leur dernier single I need seed plus acoustique et psychédélique est aussi un bel hommage indirect (ou pas) à la légende psyché garage Sky Saxon (The Seeds). Surtout il donne envie de reprendre en chœur cette devise pour notre siècle :«It don't feel too good to be dead in the 21st century». Pour les trompe-la-mort, ça se passe au Clacson mardi 10 mai.

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Thee Oh Sees : le Sacre du tympan

Rock | Songwriter généreux, John Dwyer, homme-lige de Thee Oh Sees, voit sa discographie grossir de manière spectaculaire au fil des ans, sans jamais rien perdre d'une verve créatrice qui doit autant à un art consommé du recyclage qu'à une inspiration inépuisable.

Stéphane Duchêne | Mardi 9 mai 2017

Thee Oh Sees : le Sacre du tympan

Peu en prise avec les impératifs du temps, John Dwyer et ses Thee Oh Sees semblent vivre à une époque où il était tout naturel, au sein d'une industrie musicale soucieuse de ne pas laisser les esgourdes prendre le goût du farniente et sûre que créer du désir par l'attente était un mauvais calcul, de sortir un maximum de disque en un minimum de temps. Cela explique sans doute aussi une notion du temps toute relative. Ainsi lorsque leur stakhanoviste leader annonçait fin 2013, lors d'un concert à San Francisco, que le groupe ne rejouerait pas avant un bon moment, cela sembla étrange. Plus encore lorsque Dwyer confiait le lendemain dans une interview que Thee Oh Sees étaient mis entre parenthèse pendant une durée indéterminée. C'était juste après l'album Floating coffin ("Cercueil flottant") et certains purent sans doute y voir une petite mort des Oh Sees. Mais les congés et Dwyer cela fait plus que deux (sans doute un nombre égal à ses projets parallèles). Par durée indéterminée, il fallait donc entendre : « pas pour longtemps. » Et se souvenir que Dwyer fait valser les membres de son groupe à l'envie, celui-c

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Freakshow must go on

MUSIQUES | Le 15 octobre 2006 le CBGB, fermait définitivement ses portes, non sans que son propriétaire fasse part de son intention de rouvrir ce haut lieu de la (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 26 juin 2014

Freakshow must go on

Le 15 octobre 2006 le CBGB, fermait définitivement ses portes, non sans que son propriétaire fasse part de son intention de rouvrir ce haut lieu de la contreculture new-yorkaise – en sa qualité de berceau du punk made in USA – à Las Vegas. Une idée en l'air qu'il ne s'attendait sans doute pas à voir récupérée au vol par des Drômois. C'est pourtant ce qui s'est produit en 2009, quand l'association Gigors Electric Sound System a inauguré, dans la commune qui lui donne son nom, le CBGC (Concert Bar Gigors Cobonne), salle qui a depuis vu défiler quantité de groupes parmi les plus indisciplinés et assourdissants de la planète, notamment dans le cadre du bien nommé Freakshow Festival. Sa prochaine édition, qui se tiendra les 29 et 30 août, est à ce titre un modèle du genre : du one-man-band encapuchonné Jessica93, dont la noise à pédales épouse les contours ternes et saillants des banlieues anonymes, à T.I.T.S., véritable all-star-band de ce garage-rock frondeur et malpropre dont la France est de plus en plus féconde, en passant par les stakhanovistes du psychédélisme feel good de Thee Oh Sees ou Future of the Left, sommité galloise du hardcore bisc

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Hauts Sees

MUSIQUES | Hyperactif, sous la férule du grand timonier John Dwyer, Thee Oh Sees revient en concert avec un nouvel album, le quatrième en deux ans, qui surprend positivement sans dérouter. On pourrait fatiguer mais on en redemande. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 16 mai 2013

Hauts Sees

John Dwyer, le leader de Thee Oh Sees, est un homme aussi pressé que la musique de son groupe le laisse entendre, comme si ce San Franciscain avait toujours un cable-car à attraper. A moins qu’il ne fasse sien, eu égard au sceau vintage de son garage psyché, l’adage soixante-huitard : «Cours camarade, le vieux monde est derrière toi». Cherchant à toujours garder le pas d’avance nécessaire, la distance de sécurité, comme on dit sur les autoroutes, pour ne pas se laisser happer malgré tout par la tentation du passéisme. Ou du moins éviter l’accusation de faire du neuf avec du vieux, risque inhérent à la pratique du garage depuis l’exhumation grand public des compilations Nuggets. Alors Dwyer court et produit, à un rythme effréné qu’il devient très compliqué de suivre, surtout si l’on ajoute sa tendance à la double vie et aux projets parallèles (on a arrêté de compter). Le dernier album de Thee Oh Sees est donc en définitive toujours un peu le prochain. Et l’on est rarement déçu, sinon de ne pas l’être, déçu. Cercueil flottant

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