Laisse les gondoles

Pascale Clavel | Jeudi 10 novembre 2011

Vision sérénissime / C'est Venise qu'on déroule sous nos pieds au CNSMD de Lyon pour une immersion totale et savoureuse dans la ville de tous les fantasmes. On connaît tous le rayonnement artistique de Venise des siècles durant. L'omniprésence de la musique, ici dans les plus belles églises d'Europe, là sur les gondoles, ou encore dans les ruelles et là-bas à l'Opéra de la Fenice. Vision sérénissime proposé par le CNSMD nous conduit à travers le temps dans une ville singulière et inattendue. Après une nuit d'ouverture où musique contemporaine et musique baroque se sont emmêlées, vont se croiser jusqu'au 14 décembre des compositeurs et des œuvres de toute époque, s'entrechoquer des esthétismes divers en lien étroit avec cette ville puissamment mystérieuse. Dans ce cadre somptueux, le département de musique ancienne apporte sa joyeuse contribution : le 22 novembre, la classe de violon baroque offre une soirée "Sonates Vénitiennes" à l'issue d'une master-class de Suzanne Scholz. Des sonates à Venise et nous voilà partis pour un extraordinaire voyage musical accompagnés de Vivaldi, Scarlatti… De quoi rêver les yeux ouverts, de quoi respirer pour un instant le même air que ces compositeurs de génie.
Pascale Clavel

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L'Ircam et le CNSMD se marient (pour 5 ans)

Musique | "Partenaires" de longue date dans les faits notamment via les parcours de leurs élèves respectifs passant régulièrement de l'un à l'autre, le Conservatoire (...)

Stéphane Duchêne | Dimanche 21 juin 2020

L'Ircam et le CNSMD se marient (pour 5 ans)

"Partenaires" de longue date dans les faits notamment via les parcours de leurs élèves respectifs passant régulièrement de l'un à l'autre, le Conservatoire National de Musique et Danse de Lyon (CNSMD) et l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) fondé par Pierre Boulez en 1977, ont choisi, à quelques jours de la Fête de la Musique, d'officialiser leur union et de la rendre plus concrète. Les deux institutions musicales viennent ainsi de signer une convention cadre pour les cinq prochaines années académiques. Le but étant là encore de faciliter la mobilité étudiante en permettant aux étudiants de 2ème cycle du CNSMD d'intégrer le cursus de l'Ircam. Mais aussi de faciliter les échanges dans le champ de la recherche ainsi que les collaborations artistiques. Jean Geoffroy, responsable de l'Espace transversal de création du Conservatoire de Lyon, loue ainsi « une dynamique d'ouverture et de collaboration intra et extra muros » quand Philippe Langlois

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Mathieu Ferey : « il est très important de conduire un projet collectif »

CNSMD | Le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon a 40 ans. Né d’une belle utopie, il reste aujourd’hui un lieu de bouillonnement artistique, de création, de transmission où les étudiants sont formés à l’excellence. Mathieu Ferey, le nouveau directeur lève le voile sur le travail qu’il veut accomplir au sein de cette institution.

Pascale Clavel | Mercredi 27 novembre 2019

Mathieu Ferey : « il est très important de conduire un projet collectif »

Quel chemin avez-vous envie de creuser pour cette maison qu'est le CNSMD ? Mathieu Ferey : Je me pose toujours la question d’où je viens et à quoi je peux servir. Ce n’est pas la même chose d’être le cinquième directeur que d’être le premier ou le deuxième. Je ne vais pas impulser exactement les mêmes choses, je n’arrive pas sur un terrain complètement vierge. J’arrive dans un Conservatoire qui a une histoire, qui va fêter cette année ses 40 ans, qui a une identité, une couleur particulière. Il faut toujours se demander dans quel endroit on arrive. Comment définiriez-vous le CNSMD ? Ce qui me frappe beaucoup dans cet établissement, c’est sa capacité d’innovation depuis l’origine. Il a été créé sur un modèle nouveau, ouvert sur des profils de musiciens extrêmement variés, curieux de culture générale, qui réfléchissent sur le rôle de l’artiste dans la société, des musiciens dont la conception de leur art va au delà du simple fait de jouer d’un instrument ou de chanter. Très tôt, l’établissement a été ouvert sur la question de la création. Il faut se rappeler que les premiers directeurs étaient

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Le Songe d'une collaboration

SCENES | C'est une première : les deux écoles supérieures d'arts vivants sises à Lyon travaillent de concert. Les musiciens du CNSMD grimpent à l'ENSATT rejoindre les (...)

Nadja Pobel | Mardi 14 février 2017

Le Songe d'une collaboration

C'est une première : les deux écoles supérieures d'arts vivants sises à Lyon travaillent de concert. Les musiciens du CNSMD grimpent à l'ENSATT rejoindre les artistes-techniciens du théâtre pour présenter Songe(s), d'après Shakespeare, sous la houlette de Dominique Pitoiset, qui transpose l'action dans le monde actuel : hôpital, accueil pour réfugiés... Ça, c'est pour la partie théâtre à voir du 13 au 24 février. Dans le même décor, une version opératique sera donnée du 14 au 17 mars de A Midsummer night'sdream.

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Journées Grame, matins calmes

MUSIQUES | La France et la Corée célèbrent cette année le 130e anniversaire de leurs relations diplomatiques. Pour l'occasion, le Grame et le CNSMD vous invitent à une balade musicale inédite où les deux cultures s’emmêlent.

Pascale Clavel | Mardi 3 novembre 2015

Journées Grame, matins calmes

C'était l’occasion rêvée pour le Grame d’être au coeur de l'actualité, visible et investi. Son directeur, James Giroudon, a en effet scellé des liens durables avec la Corée depuis fort longtemps, donnant à entendre au public lyonnais à maintes reprises la grande diversité de sa musique. Cette saison, le pari est encore plus étonnant. On connaît du Grame son foisonnement d’idées novatrices, la richesse de ses rencontres, l'exigence de ses recherches sur des mondes insoupçonnés. Pour l’année de la Corée en France, il entend mettre en perspective la culture musicale traditionnelle et la création contemporaine des deux pays. Du 6 au 20 novembre, c’est un parcours quasi initiatique qui nous est ainsi proposé, en cinq rendez-vous dans trois lieux coutumiers de ce type de décloisonnement. Contrepoint C’est au TNG -Les Ateliers que tout commence, avec Un chemin de sable blanc de Marie-Hélène Bernard. Une oeuvre singulière pour chanteuse de pansori, percussions et création vidéo pensée comme une rêverie. Genre musical emblématique de la Corée, reconnu "Patrimoine mondia

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UN CNSMD sans frontière

MUSIQUES | Pour la cinquième édition de ses "nuits festives", le Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Lyon entend nous faire passer une "Nuit (...)

Pascale Clavel | Mardi 4 novembre 2014

UN CNSMD sans frontière

Pour la cinquième édition de ses "nuits festives", le Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Lyon entend nous faire passer une "Nuit transfrontalière" qui s'annonce étonnante. Et adresse là, en ces temps où les frontières ont plutot tendance à se fermer, un message quasi politique – qu'elle répètera à deux reprises ultérieurement dans la saison, articulant chaque soirée comme trois volets d’une seule et même œuvre. Et qui mieux que l’inclassable violoncelliste Vincent Ségal pour s'en faire l'écho ? Véritable touche-à-tout, le prochain invité de nos PB Live (au Temple Lanterne le 28 novembre avec Piers Faccini) expérimente avec avidité tout ce qui lui tombe sous l'archet : de la pop au hip-hop, de la musique africaine à l’électro, il cherche et recherche des mélanges d’une texture toujours inattendue. Dans une première partie en forme de carte blanche, il associera ainsi les classes de violoncelle, viole de gambe et violoncelle baroque pour ce qui promet d'être un beau moment de décalage, avant de s'offrir un tête-à-tête avec le griot malien et maître de la kora à vingt-et-une cordes Ballaké Sissoko. Les deux hommes ont beau être complices depuis longte

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La guerre des étoiles

MUSIQUES | Avec ses nuits en triptyque, déroulées sous nos oreilles et nos yeux ébahis depuis deux saisons, le CNSMD, comme à son habitude, bouge les lignes, secoue le (...)

Pascale Clavel | Mardi 30 octobre 2012

La guerre des étoiles

Avec ses nuits en triptyque, déroulées sous nos oreilles et nos yeux ébahis depuis deux saisons, le CNSMD, comme à son habitude, bouge les lignes, secoue le cocotier et par des projets décalés, surprenants et toujours de haute volée, emmène le public plus haut et plus loin. Ou, comme ce vendredi 9 novembre plus enfoncé dans la nuit. Première nuit offerte, celle des météores et sous sa voûte céleste, l’atelier XX-21 comme l’Ensemble Orchestral Contemporain proposent un double portrait de Gilbert Amy et Hugues Dufourt, tous deux compositeurs, philosophes amoureux des arts sous toutes leurs coutures. Le sens originel de Météore  est "qui est en haut" ; pour un compositeur, c’est pain béni, l’inspiration vient de là ! Cette première soirée se déroule en trois temps et multiples compositeurs  : Hugues Dufourt offre un concerto pour alto, Les Chardons d’après Vincent Van Gogh, Gilbert Amy entame un dialogue en temps réel avec Cors et cris. Autour de leurs œuvres incroyablement célestes naviguent Trois poésies de la lyrique japonaise d’Igor Stravinsky, Quatre poèmes hindous de Maurice Delage et autres petites étoiles filantes qui vont régaler

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Tryptique musical

MUSIQUES | Petite balade dans trois lieux où la musique classique bouillonne, où l’innovation est un credo, où l’exigence artistique semble totale. Passez par (...)

Pascale Clavel | Jeudi 15 septembre 2011

Tryptique musical

Petite balade dans trois lieux où la musique classique bouillonne, où l’innovation est un credo, où l’exigence artistique semble totale. Passez par iciLe Festival de Musique Baroque ouvre sa 29e édition. Son directeur artistique, Eric Desnoues, peut se frotter les mains par avance. Il a su faire venir les baroqueux les plus audacieux, ceux qui savent prendre encore des risques, ceux qui osent faire quelques infidélités à la partition, ceux qui offrent généreusement des interprétations réjouissantes voire inattendues. Dès l’ouverture, grand frisson assuré avec l’Ode à Sainte Cécile de Purcell sous la baguette d’un Jean Tubéry qui impose toujours une lecture pleine de spiritualité et d’élégance aux œuvres qu’il touche. S’égrènent au fil de la saison des chefs-d’œuvres servis par des interprètes très inspirés. Un Messie de Haendel, une Fairy Queen de Purcell, une Passion selon Saint Jean de Bach. À côté de ces mastodontes, s’imposent de drôles de petits moments décalés et savoureux. Et par làDe la sérénité, de la fierté aussi pour Jérôme Chabannes, directeur artistique de Piano à Lyon. Une septième saison qui s’annonce exceptionnelle, un programme à rendre jalo

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