Sébastien Tellier au Transbordeur

Christophe Chabert | Vendredi 20 avril 2012

Son quatrième album, My god is blue, pas encore sorti dans les bacs (mais déjà disponible en digital), Sébastien Tellier annonce déjà une date lyonnaise pour y porter sa bonne parole musicale. Car l'ami Tellier, après avoir parlé Politics et Sexuality sur ses précédents disques, s'improvise ici gourou futuriste d'un mouvement visiblement adepte de l'électro disco psychédélique... On adore ou on déteste, mais on sera tous au Transbordeur pour l'écouter le mercredi 17 octobre.

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Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Festival | Édition hors-série, limitée question lieux (deux seulement), jauges et horaires, mais édition aguicheuse et conservant l'ADN du festival : Nuits sonores pense futur sans renier ses basiques et convie aussi bien la star Jeff Mills que la newcomer Lala &ce en juillet 2021. On détaille.

Sébastien Broquet | Jeudi 27 mai 2021

Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Au milieu d'un torrent d'incertitudes (debout ou pas ? comment fonctionneront les bars et la restauration ? pass sanitaire ou pas ? ), le festival Nuits sonores a réussi à concocter une programmation fûtée pour gens couchés qui finalement se lèveront peut-être. Avec une grosse dose d'artistes locaux, parfois emblématiques de la ville (on pense à High Tone et Flore), de découvertes, de quelques stars des musiques électroniques aussi — tel Jeff Mills qui vit à Paris, ou Chloé. Bref, une programmation qui ne renie rien des engagements du festival et fait clairement envie. Avec même le groupe le plus excitant du continent africain contemporain, les natifs de Kinshasa Fulu Miziki, dont l'album doit paraître prochainement sur Crammed Discs. « Avec une édition hors-série et pour la première fois estivale, le festival se réinventera autour de nouveaux récits, d’une nouvelle temporaliteL

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Un Feu sur la langue

MUSIQUES | Rien que de très classique dans cette saison francophone. Du très bon, du bon, du moins bon, Kyo, et au milieu coule une rivière en Feu! Chatterton, inconcevable objet pop aux aspirations littéraires qui feront se gausser ou s'incliner. C'est à voir. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Un Feu sur la langue

Oubliez les Sébastien Tellier (le 18 octobre au Transbo), Julien Doré (le 15 décembre au Radiant) et Stromae (le 1er novembre à la Halle) qui repassent une énième fois par ici ; zappez les vingt ans des Ogres de Barback et le retour de Kyo, tous deux au Radiant (les 6 et 27 novembre), repaire de morts-vivants. Omettez ces trois grands Bretons que sont Miossec, Daho, Tiersen (19 et 5 décembre au Transbo, 16 octobre à l'Epicerie) et Emilie Simon (7 novembre au Radiant, forcément). Bon si vous aimez tous ces artistes, ce qui pour la plupart d'entre-eux est bien légitime (cherchez néanmoins l'intrus), vous pouvez tout de même vous faire plaisir en allant les voir, on ne vit qu'une fois après tout, sauf Daho et Kyo. Mais rappelez vous une chose : la next big thing, celle dont tou

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Aux frontières du Raël

MUSIQUES | Génie de la lampe pop française, Sébastien Tellier s'est mué avec "My God is blue", son dernier album, en gourou bleuté salement illuminé. Pour le meilleur et pour le rire. Alors, abus de Pépitos bleus, crise mystique, foutage de gueule ? Tentative d'explication. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 12 octobre 2012

Aux frontières du Raël

Les chanteurs sont-ils destinés à devenir des gourous ? Par définition oui, puisque les meilleurs d'entre eux sont l'objet d'un culte et culbutent de la groupie/adepte à tour de bras. Mais de vrais gourous, au sens propre du terme ? Aussi. On oublie notamment trop souvent – et sûrement vaut-il mieux l'avoir oublié – qu'avant d'exercer la profession de gourou à succès, Raël fut autrefois, dans les années 60, chanteur sous un autre pseudonyme, Claude Celler, dans un style singeant plutôt grossièrement Jacques Brel.   En dépit de titres aussi forts que Madam' Pipi ou Monsieur votre femme me trompe – où déjà point le crevard de la fesse, cette première carrière n'a malheureusement pas les retombées escomptées et le suicide de son producteur marque la fin de l'expérience. En 1973, Claude Vorilhon, son vrai nom, un temps journaliste sportif, se lance donc, sans doute à la suite d'un bilan de compétence mal branlé, dans une double carrière de «messager» de nos cousins ste

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Le Blues de la rentrée

MUSIQUES | En cette rentrée musicale, Lyon a, comme tout un chacun, le blues. Sauf qu'en l'espèce, c'est plutôt très bon signe et annonciateur d'un automne riche en fibre musicale. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 13 septembre 2012

Le Blues de la rentrée

Inutile de présenter le blues du dimanche soir, c'est une réalité identifiée (quasi) scientifiquement. On sait d'ailleurs depuis cet été – en tout cas, pour ce que ça vaut, un sondage l'a montré – que le blues du dimanche soir commence en réalité le dimanche... matin pour atteindre un pic vers 16h13 – la science est implacable et précise comme une Rolex. Prenons donc ce phénomène et multiplions-le par la racine carrée de la rentrée scolaire, que multiplie la nostalgie d'un été doré, moins les bouchons et les marmots qui braillent à l'arrière du Kangoo, plus l'arrivée imminente de l'automne, et la perspective d'un dimanche après-midi de novembre devant Michel Drucker, et vous obtenez une sorte de super blues du dimanche soir : le blues de la rentrée. Avec ceci de spécifique qu'il peut – cela a été établi par nos soins à l'aide d'une savante approximation – durer jusqu'à Noël. Talk about the blues Car même si l'on s'en tient à un strict point de vue musical, notre rentrée 2012, «elle vient de là, elle vient du blues», comme dit notre poète national. Ça a même commencé très fort le 4 septembre dernier, le jour même de la rentrée scolaire (comment

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The Thick White Duke

MUSIQUES | Après "Cascadeur" l'an dernier, Rover est sans doute la révélation pop française de cette année. Un ovni romantique et bowie, dandy et bestial qui devrait envoûter par sa seule présence, les spectateurs du festival Changez d'Air. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 27 avril 2012

The Thick White Duke

Pour évoquer les «géants de la pop», on peut utiliser comme seul critère le gabarit et avoir de très beaux résultats musicaux : que l'on songe à Brian Wilson des Beach Boys (qui n'aurait jamais pu tenir sur un surf), Antony (qui derrière sa voix de vieille blues woman a la taille d'un buffle) et aujourd'hui Win Butler d'Arcade Fire (fameux joueur de basket) ou Sébastien Tellier (le Christ version Pépitos). Bien entendu cela exclut nombre de crevettes comme Brian Jones, Bob Dylan, David Bowie, Neil Hannon mais fort heureusement, l'important, comme le disait si justement un jour Amanda Lear, ce n'est pas la taille, c'est le goût. Alors oui c'est vrai, ce qui frappe en premier chez Rover, Timothée Régnier de son vrai nom, c'est cette masse pareille à celle d'un trou noir sur pattes, combattant lettré ou écrivain romantique de combat qui aurait fait le tour du Monde et en porte le poids sur ses larges épaules voûtées. En ce qui concerne Rover : de la Suisse aux États-Unis, en passant par le Liban, d'où il fut expulsé en 2006 pour atterrir en Bretagne. Le tour du monde des disques aussi : de Bowie aux Beach Boys, de Dylan aux Beatles. Le Big Four. 

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Housse music

MUSIQUES | Jadis groupe concept alliant, on ne sait trop pourquoi, pop et tennis, Housse de Racket a depuis un moment délaissé les passing-shots et livré l'an dernier un album qui mériterait de figurer dans les dix premiers du classement "ATPop". Sortez les Stan Smith, ils débarquent au Kao et ça va danser au filet. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 avril 2012

Housse music

«Le sport c'est des notes et un blouson, c'est autant visuel que sonore», a déclaré, la semaine dernière, Sébastien Tellier dans les Inrocks. Une devise qu'auraient pu faire leur les Housse de Racket à leurs débuts. À ceci près que le duo de Chavile avait considéré qu'en été un blouson, ça tient chaud : mieux vaut un short, un bandeau à visière, des poignets en éponge et (au cas où on aurait envie de faire un tennis), une raquette. Au point qu'on s'était alors demandé si les enfants cachés de Pit & Rick ne s'étaient pas mis en tête de donner une suite à «La Cicrane (dont les ailes étaient en raquettes de tennis, souvenez-vous, lol) et la Froumi». Bref, on a un peu cru à la blague. Savant mélange plutôt efficace – quoi qu'un peu putassier – d'inspiration house (de racket) et de pop à la Phoenix, on goûtait un peu moins les paroles en français un peu pourraves, ce qui n'empêcha guère le petit succès de Forty Love et du single Oh Yeah !, y compris à l'étranger où l'on ne comprenait pas un traître mot de tout ça.

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La beauté de l’éphémère

MUSIQUES | Musique / Sébastien Tellier déroute avec son nouvel album «Sexuality». Nanar ou chef-d’œuvre ? Génie ou escroc ? Satire cinglante ou coup commercial ? Réponses de l’artiste, au-delà des oppositions binaires de la critique et du business de la musique… Christophe Chabert & Damien Grimbert.

Christophe Chabert | Jeudi 17 avril 2008

La beauté de l’éphémère

À la première écoute du nouvel album de Sébastien Tellier, Sexuality, on s’est demandé pourquoi l’auteur de L’Incroyable vérité et de Politics, disques très différents mais également attachants, avait commis pareille daube musicale. Surfant sur un retour aux années 80, citant l’incitable Moroder et ses claviers atroces, choisissant comme arrangements des cris de plaisir féminins, alignant les textes grotesques («Je rêve de caresses en été, je vois les filles changer de couleur de peau»), l’affaire ressemble au gag d’un musicien doué pris d’un accès de rage commerciale le poussant à se vautrer dans la vulgarité. Quelques jours plus tard, on remet le disque, et on se surprend à l’écouter jusqu’au bout, avec même un certain plaisir. Coupable ? Honteux ? On cherche, mais on ne comprend toujours pas d’où vient l’envie irrépressible d’aimer cet album-là alors qu’on a détesté, par exemple, celui de Teki Latex qui pourtant visait aussi cette nostalgie pour une époque où le mauvais goût faisait la loi. Jusqu’à ce que Sébastien Tellier nous donne lui-même la réponse… «Mon Starship Troopers»«Paul Verhoeven, c’est un réalisateur que j’adore. Ce que j’aime chez lui, c’est que just

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