Cool summer

Benjamin Mialot | Vendredi 1 juin 2012

Dans les pochettes-surprises, vous le savez, on ne trouve ni permis de conduire ni diplôme. Pas plus que dans les paquets de lessive ou les boîtes de céréales anglo-saxonnes.

On y trouve en revanche des friandises, des jouets, des articles de fête et, depuis début 2010, le meilleur de la pop électronique.

En tout cas dans celles éditées sous forme de compilations par deBonton, jeune label parisien dont les plus remarquables prospects se nomment Sydney Valette (le chaînon manquant entre la new wave parfum lose de Taxi Girl et les bangers pixelisés de petits génies de la demoscene) et Yan Wagner (lui, c'est entre la synthpop charmeuse d'Étienne Daho et la techno de Détroit).

Fondé par trois exhibitionnistes kiffant «les synthés, les discos, les émotions, les drums, et les mélodies», il présentera sa dernière trouvaille jeudi 7 juin au DV1 : Chevalier Avant Garde, fascinant duo canadien pour lequel un synthétiseur est, comme chez John Maus ou Thieves Like Us (une autre signature maison), autant source de grâce que facteur de morbidité. Il sera pour l'occasion parrainé par DyE, le funkster le plus insaisissable de France (y compris lorsqu'il tient la basse pour Joakim ou Bot'ox).

Benjamin Mialot 

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

La fête à la maison

MUSIQUES | Quel est l'idiot qui a eu cette idée folle d'inventer la fête de la musique, pour en plus la caser le même jour qu'Argentine-Iran et Nigeria-Bosnie ? Faut-il à ce point détester l'être humain ? Puisque c'est comme ça, voici une sélection des festivités avec pleins de Lyonnais dedans, même si pas assez. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 juin 2014

La fête à la maison

La fuite des cerveaux, qu'on appelle ça. Chaque 21 juin, on constate avec un peu plus d'amertume mêlée de joie – pour eux, surtout – que certains des meilleurs éléments de la scène lyonnaise exportent leurs talents pour aller fêter la musique avec des gens qu'on connaît même pas. Prenons (c'est une image) par exemple Erotic Market, qui déplace pour l'occasion son petit commerce amoureux à Beauvais. Même si l'on veut bien admettre qu'il est fort charitable d'apporter un peu d'érotisme bootylicious dans la vie des Beauvaisien – déjà que la Picardie pourrait disparaître –, il y a de quoi être furax de se voir lâchés au moment où on a le plus besoin de nos meilleurs éléments pour couvrir le grand vacarme populaire du musicien du dimanche entendant bien prouver que oui, la France a un incroyable talent et qu'en plus c'est lui – il sait jouer I've Got You Under My Skin avec un poireau à coulisses. Pire, certains de nos chers groupes lyonnais restent même chez eux en attendant que ça passe (ce sont les mêmes qui ne font pas la vaisselle pour la Journée de la femme, honte à eux). Folk progre

Continuer à lire

Orgie de sucre

MUSIQUES | Avec ses installations audio dernier cri, sa terrasse panoramique et ses ambitions next-gen, le Sucre s'est imposé en l'espace d'un demi-mois comme un incontournable de la vie nocturne lyonnaise. Une tendance que le reste de sa programmation estivale devrait confirmer. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 12 juillet 2013

Orgie de sucre

Ça ne pouvait pas ne pas marcher. Un club perché au sommet d'une friche industrielle devenue un haut lieu de l'art contemporain, cautionné par un all-star cast de DJs (Agoria, Laurent Garnier), d'entrepreneurs (Bruno Bonnell) et de médias (Libération y a organisé une sauterie pour son 10 000e numéro) et géré par l'équipe de Nuits Sonores... Non vraiment, quand bien même le quartier environnant est encore embryonnaire – la Confluence, désertée avec fracas par le cuistot étoilé Nicolas Le Bec et le galeriste Olivier Houg – ça ne pouvait pas ne pas marcher. Nulle surprise donc à ce que Le Sucre, par ailleurs caractérisé par une jauge respirable (800 places, alors que l'endroit peut théoriquement en accueillir le double) et un confort d'écoute sans équivalent de ce côté-ci du Rhin (le son est limpide, idéalement spatialisé et supportable), affiche depuis son ouverture fin juin un taux de remplissage limite indécent. Signes avant-coureurs de diabète On ne saurait donc trop vous conseiller de réserver au plus tôt vos places pour les nombreux rendez-vous électroniques de qualité qu'hébergera le lieu tout au long de l'été. En tête ceux des 19 et 26 juillet, qui verront

Continuer à lire

Pas de tigre, pas de sushi

MUSIQUES | La soirée d’anniversaire prévue à l’occasion des dix ans du label Tigersushi (le label de Joakim, Dj, DA et producteur), à la Plateforme, le samedi 23 octobre (...)

Dorotée Aznar | Lundi 18 octobre 2010

Pas de tigre, pas de sushi

La soirée d’anniversaire prévue à l’occasion des dix ans du label Tigersushi (le label de Joakim, Dj, DA et producteur), à la Plateforme, le samedi 23 octobre est annulée. Les organisateurs espèrent la programmer à nouveau prochainement. À suivre.

Continuer à lire