Cruel summer

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 juillet 2012

Avant l'été, le Transbo offre de réviser ses classiques en matière de genres, musicaux s'entend. Troisième Summer session et nouveau changement de genre donc. Encore que dans le cas de l'invité du jeudi 12 juillet, il faille peut-être davantage parler de style que de genre, Hyphen Hyphen ayant beaucoup du premier sans qu'on puisse bien définir dans quelle école musicale s'inscrit le second. Bref, comme beaucoup de formation de son époque – Metronomy, Foals, The Shoes, Marie-Madeleine –, Hyphen Hyphen se nourrit un peu à tous les râteliers esthétiques à la seule condition que le résultat soit foufou – pour ne pas dire légèrement hystérique – obsédant et dansant, au point qu'on puisse inventer pour ce type d'originaux le terme d' «obsédansant». Soit une musique qui prend possession de votre cortex par impulsion électronique et vous secoue dans tous les sens. Faut-il y voir une coïncidence avec la recrudescence soudaine du cannibalisme dans le monde, mais le fait est qu'il y a de plus en plus de ces groupes qui vous mangent le cerveau en l'espace de quelques secondes, sans qu'on ne puisse guère se défendre. Hyphen Hyphen, venu tout droit de la Côte d'Azur est de ceux-là. À ceci près que, lorsqu'on appelle l'un de ses maxis Chewbacca I'm your Mother, on ne peut être animé que des meilleures intentions.

Stéphane Duchêne


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Raoul Vignal : « la guitare est mon piano à moi »

Summer Session | En vedette américaine (mais lyonnaise), la Summer Session du Petit Bulletin accueillera le 3 juillet au Transbordeur Raoul Vignal, qui a publié son troisième album Years in Marble, en mai dernier. Le songwriter et as du fingerpicking revient sur ce disque mais aussi son parcours, sa vision du folk et son cousinage avec Nick Drake.

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 juin 2021

Raoul Vignal : « la guitare est mon piano à moi »

Comment décrirais-tu ta musique et ton attachement au folk ? Raoul Vignal : C'est clairement un genre que je rattache au passé. Ce que j'écoute comme folk, ce sont des choses d'il y a plusieurs décennies, les artistes qui m'ont permis d'entrer dans la composition et dans le jeu de guitare. Et peut-être que dans ma manière de l'interpréter, c'est mis au goût du jour avec les technologies actuelles, ce qui donne ce côté intemporel. Mais je ne cherche pas à ramener le genre dans le troisième millénaire, c'est plus une façon d'habiller ma guitare folk. Comment s'est faite ta rencontre avec la musique pop dans ta jeunesse et qu'est-ce qui t'a justement dirigé vers le folk en particulier au moment de développer ton projet solo ? C'est surtout passé par mon apprentissage de la guitare. J'ai commencé quand j'étais ado et ça m'a très rapidement gonflé, j'ai arrêté parce que la méthode d'apprentissage ne m'allait pas du tout. Être devant une partoche, apprendre les notes une à une, je ne voyais pas où était la musiq

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Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Summer Sessions | Retour des Summer Sessions le 1er juillet, avec en ouverture Pat Kalla & co. Hors d'œuvre d'une saison estivale qui s'annonce prometteuse aux abords extérieurs du Transbordeur.

Stéphane Duchêne | Lundi 14 juin 2021

Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Il était déjà revenu un peu timidement et reviendra sans doute encore bien plus fort mais voici que le live fait sa rentrée d'été au Transbordeur. En extérieur et selon la désormais bonne vieille tradition des Summer Sessions. Lesquelles fleurissent généralement avec le mois de juillet. Ouverture le 1er juillet donc avec Pat Kalla & le Super Mojo en release party du tout frais album Hymne à la vie, à la pochette (et musique) très Summer Session. Kalla qui sera accompagné ce soir-là du projet tout aussi solaire de Paola, Povoa et Jerge (appelez-les PPJ), trio né du confinement et dont le 1er EP vient de paraître. Un set encadré en ouverture du warm-up (où on fera chauffer les pneus, sauf qu'il n'y aura pas de pneus) d'Heavenly Sweetness Sound System (avec Hugo Mendez, fondateur du label Sofrito !) et du closing (c'est quand on ferme la soirée) dispensé par Pedro Bertho. Comme c'est l'ouverture, c'est gratuit (même si sur réservations, la cour du Transbo n'est pas extensib

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Metronomycon

Pop | « Metronomy pour toujours », voici la devise qui présente, fort modestement, le dernier album des popeux ultimes que sont Joseph Mount et sa (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 octobre 2019

Metronomycon

« Metronomy pour toujours », voici la devise qui présente, fort modestement, le dernier album des popeux ultimes que sont Joseph Mount et sa bande, de passage à l'Amphi 3000 ce 11 octobre : la pochette représente un volcan en éruption dont l'écoulement de lave trace à même ses flancs l'inscription Metronomy Forever. Pour toujours, peut-être, mais aussi partout tant le groupe du Devon semble pour allumer son feu d'artifices de tubes, piocher dans le grand fourre-tout de ses influences : des Cars (le terrible Insecurity), à un Prince glam (l'irrésistible Salted Caramel Ice Cream, le funky-soul suave The Light qui lorgne aussi vers Daft Punk), le grunge même (sur un pastiche électronisé à la sauce minimale Upset My Girlfriend), le rock slacker (Lately) et tout un tas d'autres genres (house, disco), de postures, digérées, délivrées, ressuscitées avec gourmandise. « N'est pas mort à jamais qui dort dans l'éternel » dit le Necronomicon Lovecraftien, ici repensé en hymne à la vie pop.

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20 concerts pour l'automne

Nos bons plans | Sélection drastique, forcément subjective, des vingt concerts qu'il ne faut surtout pas rater en cette saison : suivez le guide.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 septembre 2019

20 concerts pour l'automne

Baptiste W. Hamon Surprise : le plus français des countrymen, métis musical revendiqué de Townes Van Zandt et Jacques Bertin, trop méconnu à notre goût, est revenu il y a quelques mois avec Soleil, Soleil Bleu. Si l'on retrouve quelques balises country (l'ami Will Oldham / Bonnie "Prince" Billy est toujours de la partie), celles-ci jalonnent un territoire bien plus pop et orchestré. Et l'art de "l'écrivage" de chanson (le songwriting, quoi) de notre W., de prendre une nouvelle ampleur. À Thou Bout d'Chant le jeudi 3 octobre Metronomy En rentrant en Angleterre pour accoucher de Metronomy Forever, l'ex-néo-parisien Joseph Mount semble avoir retrouvé le mojo tubesque partiellement égaré sur Summer 08, celui qui l'avait vu accoucher de Love Letters, Monstruous, The Look, The Bay ou Corinne, sur ses précédentes saillies. Bonne nouvelle quand on sait que Metronomy vient livrer tout cela avec la fantaisie scénique qu'on lui connaît

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Les bons plans de la semaine #1

Un bon plan par jour jusqu'à la rentrée | Ne jamais s'ennuyer, jusqu'à la rentrée : voici nos sorties de l'été.

La rédaction | Mercredi 5 juillet 2017

Les bons plans de la semaine #1

Mercredi 5 juillet : Rotatives #4 Quatrième volet des soirées Rotatives. Déjà la dernière de la saison pour Hétéroclite, qui présente son numéro 124 couvrant juillet-août. En afterwork après une journée de labeur, pour prolonger l’apéro, prenez place dans l’ambiance feutrée du L Bar. On va picorer, on va picoler… Rentrer dans l’été en se trémoussant frénétiquement sur la playlist de l’éternel Yves Sans Roland, et chanter à s’en décoller le palais. En somme, une soirée Rotatives comme les autres. Au L Bar à 19h Jeudi 6 juillet : Tshegue chauffe les Summer Sessions Chaque année, aux premières lueurs des vacances, nous vous convions à une soirée en compagnie de l’équipe du journal au Transbordeur, avec un coup de cœur qui sera cette année Tshegue. Coup de foudre, aussi : entre la voix de l’ancienne chanteuse de Jaguar, la congolaise Faty Sy Savanet, et les productions de Nicolas Dacunha (aka Dakou), c’est assurément une belle histoire qui vient de débuter par un premier maxi

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Où sont les Femmes ? (à l'apéro)

Petit Bulletin Summer Sessions | À l'invitation du Transbordeur, Le Petit Bulletin organise l'apéro ce jeudi dans le cadre des Summer Sessions : concerts de Her et Kaben, diffusion du match France / Allemagne sur écran géant, et apéro en compagnie de la paire de DJ Femmes aux Fourneaux : interview.

Sébastien Broquet | Mercredi 6 juillet 2016

Où sont les Femmes ? (à l'apéro)

Un profil garage rock 60’s, de la noise qui ne se danse pas, de la techno à la Daniel Avery, de la pop sucrée française : vous ne vous interdisez rien. Comment on s’y retrouve, nous ? Femmes aux Fourneaux : Tu as oublié la northern soul, le disco, le hip hop, le punk... C'est vrai que ça fait une sacrée ratatouille. Du coup, de temps en temps, on offre des crêpes au public pour qu'il s'y retrouve. Vos mixes reflètent l’éclectisme de votre culture musicale. Mais quid des mouvements de société qui les accompagnent souvent, de quelles influences vous sentez vous proches : les riot girlz du début des 90’s ? les mouvements féministes des 70’s ? Ou Beyoncé aujourd’hui ? Les trois ! Les mouvements musicaux sont souvent associés à l'émancipation de minorités (noirs, femmes, LGBT...). On se retrouve dans cette idée d'empowerment... mais aussi d'entertainement. D'ailleurs, avec d'autres filles de la scène lyonnaise, on réfléchit actuellement à de l'organisation de soirées pour promouvoir les artistes féminines, dans un espri

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Tenue de soirée estivale au Transbordeur

Summer Sessions | On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

 Tenue de soirée estivale au Transbordeur

On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son périmètre d’intervention jusqu’aux projections en plein air. Mais pas n’importe lesquelles : des Ciné Drive-in à l’ancienne, dans d’authentiques voitures américaines mises à disposition par le Club V8 Forever (ou dans la vôtre, si vous préférez votre confort habituel), devant un film à la bande originale bien chargée, avec pour ajouter à l’ambiance, un foodtruck histoire de diffuser des odeurs de burgers et de frites — et aussi d’en vendre. Le premier film proposé résonne singulièrement avec l’actualité tragique d’Orlando : Priscilla, folle du désert (1995) de Stephan Elliott. Cette traversée de l’Australie dans un bus piloté par trois exubérants travestis confronte ceux-ci à la défiance, l’agressivité ou l’homophobie des habitants de l’Outback. Malgré tout empli de fantaisie désinvolte (la faute à la musique disco et aux déhanchés de ses comédiens vêtus en drag queen), Priscilla… marqua l’une des nombreuses résurrections de Terence Stamp, ina

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Musilac : le feu au lac

Musilac | Aussi foisonnante que pointue, éclectique que bien choisie, populaire (Les Insus, Elton John) que fureteuse (Barns Courtney), hurlante (Mass Hysteria) que sussurante (Lou Doillon), la programmation de Musilac est un joyeux casse-tête autant qu'un labyrinthe où il fait bon se perdre. Et où nous avons posé ça et là quelques balises.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Musilac : le feu au lac

Grand Blanc L'Australie, La Réunion, Aix-les-Bains : on ne peut plus se baigner tranquille. La nature est devenue tellement folle, que l'on ne peut plus barboter deux secondes dans l'insouciance estivale sans se faire croquer par un requin, ici un Grand Blanc. Certes, Grand Blanc le groupe ne mord pas vraiment mais pour ce qui est de venir souffler de l'intranquillité sur la nuque de vos aspirations festives, il n'y a pas mieux, c'est même un peu le concept du dernier album, qui est d'ailleurs le premier, de ces lorrains à la discold-wave dévastatrice et aux tubes dévorants. Ils ne sont peut-être pas des têtes d'affiche du festival au sens premier du terme. Mais ils en ont la gueule. Et grande ouverte avec ça. Sur la scène Le Korner le samedi 9 juillet à 15h25 Foals À quoi voit-on qu'une sauce est en train de prendre pour de bon ? C'est simple : quand certains commencent, affublés d'une grimace de doute, à l'accuser d'avoir tourné. C'est bien le phénomène qui commence à se produire avec Foals, prodigieux groupe de disque et de live, dont l'ambition démesurée — pour schématiser on pourrait dire qu'ils ont remisé leur m

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Foals, la bête qui (dé)monte

MUSIQUES | Après leur flamboyant Holy Fire (2013), les matheux dansant de Foals, poulains mués en veaux d'or du rock anglais, étaient susceptibles de perdre ce (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 février 2016

Foals, la bête qui (dé)monte

Après leur flamboyant Holy Fire (2013), les matheux dansant de Foals, poulains mués en veaux d'or du rock anglais, étaient susceptibles de perdre ce feu sacré. Mais c'est aux poudres qu'ils ont mis le feu, ravivant leur buisson ardent pop pour mieux s'en faire du combustible. Si le dernier album en date de Foals s'intitule What went down, ce n'est sûrement pas du prophète redescendu de la montagne dont il s'agit. Poussant les Dieux pop du coude et avec eux, les codes en vigueurs, tables de la loi fracassées, c'est une trajectoire ascensionnelle, de plus en plus ambitieuse et pour tout dire dévastatrice qu'a emprunté la bande à Yanis Philippakis. Avec ce son lourd qui prend à la gorge d'entrée sur le morceau titre de l'album, plus rageur et menaçant que jamais, rugissant même (« When I see a man / I see a lion » explose Philippakis), ledzeppelinien par moments (Snake Oil), Foals aurait pu se couler les chevilles dans le béton. Mais le groupe ne se défait jamais vraiment de ses aspirations au sabbat dansant et au funk tribal. C'est cette perpétuelle oscillation entre le massif et le sophistiqué, l'homme et la

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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Musilac 2016 : les premiers noms

MUSIQUES | Alors que les jours commencent tout juste à se refroidir, les festivals d'été dégaînent déjà une partie de leur programmation. C'est le cas notamment de (...)

Benjamin Mialot | Lundi 30 novembre 2015

Musilac 2016 : les premiers noms

Alors que les jours commencent tout juste à se refroidir, les festivals d'été dégaînent déjà une partie de leur programmation. C'est le cas notamment de Musilac qui, du 8 au 10 juillet, toujours à Aix-les-Bains, recevra comme à son habitude moult gens qu'on ne présente plus – et qu'on aimerait ne plus avoir à présenter, à vrai dire : Elton John, Les Insus (Téléphone undercover), Foals, Louise Attaque et Lilly Wood & the Prick (cf. photo qui pique les yeux). Ouverture de la billetterie ce vendredi 4 décembre à 10 h. La suite, moins pépère on l'éspère, plus tard.

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Foals à la Salle 3000

MUSIQUES | On s'est souvent demandé, comme beaucoup de Lyonnais sans doute, si la salle 3000 pouvait voler, avec son air de soucoupe volante élégamment posée en bord (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 29 octobre 2015

Foals à la Salle 3000

On s'est souvent demandé, comme beaucoup de Lyonnais sans doute, si la salle 3000 pouvait voler, avec son air de soucoupe volante élégamment posée en bord de Tête d'Or. Eh bien cette fois ça y est, on en est sûr, elle va décoller. Et ironiquement, ce sera au son de What Went Down, le dernier album supersonique de Foals. Aux commandes de ce disque monstrueux, l'équipage de Yannis Philippakis fait en effet le tour de la galaxie pop à la vitesse de la lumière. On attache ses ceintures le 26 février, il va y avoir des G dans les gencives.

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Un été sur les pistes

MUSIQUES | Plus courtes, les nuits d'été ? pas du côté des clubs, où le non-respect des pauses estivales est quasiment une valeur fondatrice. La preuve en cinq rendez-vous et autant de chances de multiplier les voyages stationnaires (mais pas immobiles).

Benjamin Mialot | Mardi 7 juillet 2015

Un été sur les pistes

Summer Sessions Les Summer Sessions, ce ne sont pas que des concerts taillés pour des containers (voir ci-contre). Ce sont aussi des soirées taillées pour des containers – et "hostées" par des habitués du Transbo. Restent ainsi une EZ! avec Trampa – dont le dubstep est si grinçant qu'il file des picotements dans les molaires – une Encore avec Tevo Howard – l'un les seconds couteaux les plus affûtés de la Chicago house – une Polaar avec Clap! Clap! – jazzman italien qui a les rythmes africains dans la peau. Et même une Arm Aber Sexy, du nom de l'incontournable before du Lavoir Public, qui aura pour la première fois la permission de minuit. Au Transbordeur jusqu'au 31 juillet

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Le Petit Bulletin aux Summer Sessions

MUSIQUES | Hier soir, Le Prince Harry, invité d'honneur des 20 ans de l'émission radio Tous en Tong, a donné le coup d'envoi, évidemment retentissant, des Summer (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 26 juin 2015

Le Petit Bulletin aux Summer Sessions

Hier soir, Le Prince Harry, invité d'honneur des 20 ans de l'émission radio Tous en Tong, a donné le coup d'envoi, évidemment retentissant, des Summer Sessions, le cycle estival de concerts en plein air, apéros graphiques et autres projections en mode yankee du Transbordeur. Comme l'an passé, Le Petit Bulletin en sera partie prenante, le temps d'un apéro indie rock ambiancé par Super Fuzz Chabert et Big Muff Mialot, prélude à un concert de l'excellent trio folk-rock Woods. Ça se passe jeudi 9 juillet dès 19h, et c'est gratuit si vous vous inscrivez en amont (sinon, il vous en coûtera seulement 7 euros). Plus d'informations : http://www.transbordeur.fr/agenda/summer-sessions-woods-hummingbird-jeu-09-juillet-2015

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Musilac – Du 10 au 12 juillet – Aix-les-Bains (73)

MUSIQUES | Il est des festivals qui parviennent à concilier l'inconciliable. C'est le cas de Musilac qui, en bordure d'un lac cher à Lamartine, parvient à mélanger l'eau de l'exigence populaire et l'huile d'actes de bravoure artistiques, nécessité économique et prise de risques, David Guetta et Alt-J. Sélection pas complètement au débotté. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Musilac – Du 10 au 12 juillet – Aix-les-Bains (73)

Alt-J Dans Alt-J, le "J", se prononce "Djé" à l'anglaise, mais aussi comme dans "genius". Car c'est un peu ce qu'est le quatuor de Leeds : une bande de petits génies à laquelle il n'est pas toujours aisé d'être sensible, tant cette pop versatile est sophistiquée et trompeuse. Sournoise presque, dans sa manière de nous embarquer – incroyable morceau que Every Other Freckle sur This Is All Yours. Alt-J, c'est la confirmation en 2015 que la pop peut se compliquer la vie et avoir la folie des grandeurs, du moment qu'elle se donne les moyens de les atteindre.

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Drive-in au Transbo : des Blues au cœur

ECRANS | Les Summer Sessions du Transbordeur reprennent et avec elles la programmation de cinéma en plein air proposée par ZoneBis, vaillante organisatrice de (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 juin 2015

Drive-in au Transbo : des Blues au cœur

Les Summer Sessions du Transbordeur reprennent et avec elles la programmation de cinéma en plein air proposée par ZoneBis, vaillante organisatrice de l’incontournable festival Hallucinations Collectives. Histoire de se démarquer d’autres rendez-vous du même type (dont L’Été en cinémascope, qui démarre aussi cette semaine sur la Place Ambroise Courtois), ZoneBis adapte à la sauce hexagonale la pratique très yankee du drivein : tandis que l’image défilera sur un écran géant, vous serez installés peinards dans votre bagnole, l’autoradio branché sur une fréquence qui diffusera le son du film. Au menu de ces deux séances exceptionnelles, d’abord le mythique Blues Brothers de John Landis (le 26 juin à partir de 19h), resté aussi célèbre pour son casting de stars de la musique black — Ray Charles, Aretha Franklin, Cab Calloway, James Brown — et pour les tubes qu’elles interprètent que pour le duo John Belushi / Dan Aykroyd, frères de sang et de son en mission pour le seigneur afin de monter un grand concert de blues caritatif. Pour ceux qui, en attendant la tombée de la nuit, voudraient se cultiver tout en sirotant leur bière, on conseille

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La french pop a rendez-vous au festival Changez d'Air

MUSIQUES | On ne sait trop si Changez d'Air, le festival aux cotons tiges de Saint-Genis-les-Ollières (du 28 au 30 mai), se préoccupe des malentendants, bégaie ou voit (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 mai 2015

La french pop a rendez-vous au festival Changez d'Air

On ne sait trop si Changez d'Air, le festival aux cotons tiges de Saint-Genis-les-Ollières (du 28 au 30 mai), se préoccupe des malentendants, bégaie ou voit double, toujours est-il que Hyphen Hyphen et Baden Baden formeront une partie de la très solide ossature de la prochaine édition de cet événement qui n'aime rien tant que mettre en avant les talents les plus prometteurs de la pop française. De la pop à singles serait-on tentés d'ajouter, tant les deux groupes les alignent comme on enfile des perles : dernièrement Just Need Your Love et Fear is Blue pour Hyphen Hyphen (il y en eut d'autres avant) et J'ai plongé dans le bruit pour Baden Baden sur son récent, impeccable et bien nommé – et recentré sur le chant en français – Mille éclairs (on avait déjà succombé en 2012 à You'll See et Good Heart sur l'album Coline). Si l'on ajoute à cette programmation des valeurs jeunes mais sûres comme Kid Wise, Isaac Delusion (autre chantre important de la pop à voix de fausset), on obtient un quarté gagnant. Que l'on se permettra de compléter avec un joker non négligeable, Faik, ex-voix renversante des Lyon

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De nouveaux noms pour Musilac

MUSIQUES | Le festival prévu du 10 au 13 juillet à Aix-les-Bains vient d’annoncer les derniers gros artistes programmés. On fait le point.

Aurélien Martinez | Vendredi 10 avril 2015

De nouveaux noms pour Musilac

On était déjà au courant pour Christine and the Queens, The Chemical Brothers, Baxter Dury, David Guetta, The Do, Alt-J, Cerrone, Muse (complet dans le cadre du "bonus day"), Brigitte, Selah Sue… Mais l’équipe du festival en avait encore en stock. Se rajoutent au programme les indie pop The Kooks, les explosifs Français The Shoes, l’élégant Dominique A, les punks Toy Dolls ou encore les classieusement pop et toujours « ready for the floor » Hot Chip (photo). Pêle-mêle, il y aura aussi Joris Delacroix, Electric Octopus Orchestra, Prince Miiaou, Gomina, Triggerfinger, Bo Ningen, The Bohicas et Palace. La prog complète jour par jour est à découvrir ici.

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La samba sans sambas de Samba de la Muerte

MUSIQUES | Ne pas s'y tromper : cette Samba de la Muerte ne s'incarne aucunement en une samba endiablée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Plutôt loin de là, même. Au moment où (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 juillet 2014

La samba sans sambas de Samba de la Muerte

Ne pas s'y tromper : cette Samba de la Muerte ne s'incarne aucunement en une samba endiablée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Plutôt loin de là, même. Au moment où les formations les plus en vue de la pop française s'éparpillent en projets solo (il n'y a qu'à voir les Atlas Mountains faire feu de tout bois), c'est ici un Concrete Knife, sensation 2013 venue de Caen – Be Your Own King, souvenez-vous – qui s'accorde un quartier libre pour donner un peu de champ à ses élans créatifs. Loin de la pop à la fois martiale et en sucre (candide) des couteaux de béton, menée de main de maître par Nicolas Delahaye et incarnée par la lunaire Morgane Colas, Adrien Leprêtre – accompagné de Corentin Olivier (guitare), Gabriel Legeleux (percussions) et Martin Bonnet (basse) – affirme moins frontalement ses facilités. Préférant la demi-teinte et les demi-tons : mélange de folk, d'orientalisme et d'indietronica, plus atmosphérique qu'accroche-coeur ou tapageur. Et en cela, atmosphérique donc, comme les climats océaniques au contact desquels a grandi le musicien, sujet au changement, la fraîcheur laissant place au réchauffement et inversement – Bon Iver en été, qu

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Une bombe de bal

MUSIQUES | Il y a des semaines comme ça confinant à la monomanie. Où que l'on regarde, la soul est (ou aurait dû être, dans le cas de Womack) partout. On ne s'étonnera (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 juillet 2014

Une bombe de bal

Il y a des semaines comme ça confinant à la monomanie. Où que l'on regarde, la soul est (ou aurait dû être, dans le cas de Womack) partout. On ne s'étonnera donc guère que le bal donné par le Transbordeur dans le cadre de son club de vacancesen plein air premium baptisé Summer Sessions ait une forte teinte soulisante. L'accroche, stipulant une gratuité pour les tatoués, en est la suivante : "Mods vs rockers". Qu'on se rassure, il n'y aura pas de baston d'anthologie digne des mythiques concours de gifles 60's de la plage de Brighton. Mais des super groupes, oui, avec The Gentlemen's Agreement, quintette au redoutable groove et aux claviers peu appréciés de la police du pelvis. Mi-mods, mi-rockers et donc vrais schizophrènes, The Rebels of Tijuana sont eux à la fois les rejetons de Jacques Dutronc et du Jon Spencer Blues Explosion. Mais aussi de grands malades de l'esthétique vintage, comme en témoigne leur single Brazil 70, diffusé au début de la Coupe du Monde. Ajoutez à cela des DJs raccords (Yann Cracker et Fabylicious) et une audience saoule et vous obtenez un bal "bootylicieux" où choper ne sera

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L’esprit et la lettre

MUSIQUES | On allait écrire que dans le Love Letters des laborantins pop de Metronomy, infiniment bien produit et qui régalera sans doute les amateurs de vinyles et (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 29 avril 2014

L’esprit et la lettre

On allait écrire que dans le Love Letters des laborantins pop de Metronomy, infiniment bien produit et qui régalera sans doute les amateurs de vinyles et de son analogique – il a été enregistré dans le temple vintage Toe Rag – il manquait l’essentiel : des tubes. C’est effectivement ce qui apparaît lorsque l’on commence à se pencher sur ce troisième album, ou plutôt ce qui n’apparaît pas. L’emballage est tellement beau, le paquet cadeau si riche de couches successives, qu’on a le plus grand mal à dénicher le trésor qui s’y cache. Peut-être aussi, depuis Nights Outs (2008), s’est-on habitué, en enfants trop gâtés rendus paresseux par les sucreries, à un excès de générosité mélodique qui culmina fort haut avec The English Riviera, son The Look ravageur et sa Corinne aguicheuse. Le tube c’est la lettre de la pop, mais il y a, dit Saint-Paul dans son deuxième épître aux Corinthiens, la lettre et l’esprit. Et si l’on accepte ce principe, alors Love Letters et son esthétique suédée font mouche à coups de compositions aux rondeurs bizarres, profondément mélancoliques et infiniment vénéneuses (Monstrous, enfant du placard de Bowie, Mi

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Foals Sacré

MUSIQUES | De passage à Lyon, Foals débarque avec un talisman inestimable, "Holy Fire". Un troisième album qui, tout en égarant le chaland comme aime à le faire le groupe d'Oxford, contient la recette d'un feu sacré pop dont la flamme changeante semble ne jamais devoir s'éteindre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 13 mars 2013

Foals Sacré

De Ride à Radiohead, de The Jazz Butcher à Swervedriver, Oxford a toujours abrité une colonie de groupes savants, cérébraux ou à la créativité tordue. Même les Supergrass, autoproclamés crétins congénitaux, finirent par s'ériger en élèves modèles d'une pop en perpétuelle recherche d'elle-même. On ne dirait pas autre chose de Foals, à ceci près que la bande de Yannis Philippakis a immédiatement annoncé la couleur avec son math rock sur-diplômé mais pas que. Avec The French Open sur Antidotes ou Mathletics, le single qui le précéda, Foals prévenait déjà : leur musique serait à la fois première de la classe et imprenable en sport. Et surtout jamais là où on l'attend, en perpétuel mouvement, fumant du cerveau comme des gambettes. Puis s'accorderait quelques vacances au soleil à Miami, single-fausse piste menant à un Total Life Forever qui égarerait tout le monde de Fugue en This Orient ou Spanish Sahara. Oui, il y a chez Foals ce côté "attrape-moi si tu peux", qui finit toujours chez ce genre de groupe par conduire à une dématérialisation

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The French Invasion

MUSIQUES | Tous à vos marinières ! Si The Bewitched Hands et Concrete Knives sonnent comme le meilleur de la pop anglo-saxonne, ils n'en sont pas moins les ambassadeurs d'une pop française dont le renouveau est un éternel recommencement. Et une arme fatale pour conquérir le monde. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 21 novembre 2012

The French Invasion

Il fut une époque où la pop des régions (on n'a plus le droit de dire « provinciale », ça fait parigot) avait pour épicentres Toulouse ou Rennes. Nancy fut également un temps à la pointe, on en a encore la preuve la semaine prochaine avec le retour de Kas Product – improbable créature américano-lorraine qui fit danser jusqu'outre-Manche. Puis Clermont-Ferrand plus récemment, dans le sillage de la Coopérative de Mai. Si l'on devait aujourd'hui distinguer les deux places to be en matière de musique de jeunes, nul doute que Reims et la Basse-Normandie (Caen et ses environs) sortiraient haut la main du chapeau.   D'un côté, The Shoes ou Yuksek, Alb, The Film ou Brodinski ont déjà fait des dégâts aussi bien dans la presse que sur les dancefloors ou, comme disait Coluche, « dans les milieux autorisés ».   De l'autre, le bocage normand est actuellement en train d'accoucher d'une ribambelle de formations toutes plus sexys et créatives les unes que les autres (Lanskies, Chocolate Donuts, Da Brasilians, Jesus C

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Reperkusounds good

MUSIQUES | Festival Reperkusound / Sept, comme les sept jours de la Création. Sept, comme les sept merveilles du monde. Sept, comme le pH de l'eau pure. Sept, (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 mars 2012

Reperkusounds good

Festival Reperkusound / Sept, comme les sept jours de la Création. Sept, comme les sept merveilles du monde. Sept, comme le pH de l'eau pure. Sept, comme les sept vertus du bushido. Sept, comme les sept nains. Sept, enfin, comme l'âge du festival Reperkusound, qui se tiendra, comme de bien entendu, à l'Espace Double Mixte les 6, 7 et 8 avril prochains. De prime abord, la coïncidence est troublante. À l'aune de sa programmation, elle est d'une cosmique luminosité.  Et pour cause : jusqu'ici l’apanage des éleveurs nomades de canidés et des futurs bacheliers, l'événement s'est mué, sous l'influence de ce nombre qui justifie à lui seul l'existence de la numérologie, en un redoutable méli-mélo électronique. Oh bien sûr, l'electro-punk bas de la crête (Shaka Ponk, La Phaze), la drum'n'bass Max Havelaar (Highlight Tribe) et la house autocrate (Sebastian) y figurent toujours en bonne place. Mais de la techno hélicoïdale de Mr Nô à l'abstract hip-hop tradi-futuriste du vétéran nippon

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Bonnes étoiles à Fourvière

CONNAITRE | Et voici la programmation complète (ou presque, tant elle est riche) des Nuits de Fourvière 2012 ! Certains événements étaient déjà connus, mais s’y ajoutent d’excellentes surprises, qu’elles soient musicales ou théâtrales… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 26 mars 2012

Bonnes étoiles à Fourvière

Les fuites ayant été nombreuses cette année (mais comment, à l’heure d’internet, garder sous cloche pendant trois mois les dates de tournée d’artistes que leurs fans observent comme le lait sur feu ?), on savait déjà que Les Nuits de Fourvière 2012 allaient envoyer du lourd. Cela faisait un bail que les organisateurs rêvaient d’accueillir Björk (le 30 juin), et ce sera donc chose faite cette année, après le lancement (passé un peu inaperçu) de son album concept multimédia Biophilia. Rêve aussi avec la reformation des Stone Roses (le 25 juin), groupe culte de la brit-pop flamboyante des années 90, dont le concert s’est inscrit in extremis dans la programmation. Enfin, retour en force de Bartabas, certes un habitué du festival, mais avec une de ses productions XXL, Calacas, où les cavaliers célèbrent la fête des morts mexicaine déguisés en squelettes sur leurs toujours impressionnantes montures (du 11 juin au 17 juillet au Parc de Parilly). Mais tout cela, on le savait déjà, donc. De A à Ben En revanche, deux poids lourds s’ajoutent à la liste : Ben Harper (le 17 juillet

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Maestronomy

MUSIQUES | Laissez tomber Cannes et la Côte d’Azur. Bien trop cliché. Trop dans le mistral. En ce printemps, les quatre jeunes gens dans le vent, c’est Metronomy, et (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 12 mai 2011

Maestronomy

Laissez tomber Cannes et la Côte d’Azur. Bien trop cliché. Trop dans le mistral. En ce printemps, les quatre jeunes gens dans le vent, c’est Metronomy, et la meilleure carte postale à s’envoyer dans l’iPod, c’est celle de The English Riviera. Un disque comme un décor de cinéma, conçu par Joseph Mount comme un hommage à son Devon natal. Une station balnéaire fantasmée, envisagée comme l’équivalent synth-pop de la west coast américaine. Un Glamorama so british en bord de mer, où les cris des mouettes côtoient claviers et clins d’œil obsolètes. Un paysage imaginaire pour des chansons qui se situeraient entre Eagles et James Murphy, avec ce qu’il faut de bidouilles électro pour rappeler que Joseph Mount, avant d’être un leader pop exilé à Paris, a longtemps été ce geek de studio reclus dans sa cambrousse anglaise. Riviera rurale où il vivait en ermite parlant à ses bécanes, avant de trouver avec Nights Out la consécration du jeu de groupe. Trio devenu quatuor, Metronomy change dès lors de line-up (une fille à la batterie, un black à la basse) et d’humeur. Alors que Nights Out était un plaidoyer en faveur des soirées foireuses, du

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Cris à Oxford

MUSIQUES | Musique / Rare révélation de la saison, les Anglais de Foals investissent L’Épicerie Moderne avec un premier album réussi, n’échappant pas à la tentation rétro actuelle mais s’autorisant à froisser l’auditeur autant qu’à le draguer. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 11 novembre 2008

Cris à Oxford

On a parlé à l’occasion de la sortie d’Antidotes, premier album du quartet d’Oxford Foals, d’un rock qui irait fureter du côté de la musique africaine pour renouveler son fonds de commerce. De deux choses l’une : Damon Albarn l’avait fait il y a quelques années déjà, avec qui plus est le courage de se rendre sur place et pas seulement de télécharger des disques sur Internet (ne parlons même pas du projet Extra Golden, dont les albums ont dû se vendre à douze exemplaires en France !). Ensuite, le fait de se décentrer de sa propre culture musicale n’est pas un gage de postérité, et encore moins de révolution. S’il y a effectivement chez Foals des sonorités de guitare qui ressemblent à celles de groupes congolais, des cuivres hérités de l’afro-beat, des boucles de textes proches des chansons maliennes, la vérité oblige à dire que le groupe est plutôt l’énième héritier d’un revival marqué par le rock underground new-yorkais des années 80 (qui s’accouplait pareillement avec le funk). Et le contenu des textes, où l’on cause d’internement psychiatrique ou d’un joueur de tennis avant son entrée sur le court de Rolland-Garros, doivent évoquer énormément de choses aux habitants de Bamako !

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Girl Power

MUSIQUES | Électro / Étonnant que Barack Obama n'ait jamais cité dans un de ces discours les membres du groupe de rap floridien Yo ! Majesty. Le regard grave, il (...)

Jerôme Dittmar | Vendredi 7 novembre 2008

Girl Power

Électro / Étonnant que Barack Obama n'ait jamais cité dans un de ces discours les membres du groupe de rap floridien Yo ! Majesty. Le regard grave, il aurait pu lancer : "j'ai rencontré des jeunes femmes extraordinaires. D'un courage exemplaire. Elles sont noires, homosexuelles, originaires des quartiers de Tampa Bay. Cette histoire est inscrite dans mes gènes et elle dessine le changement d'une nation qui est plus que la somme de ses composantes". Amen. Niveau politique-fiction et idéologie, Shunda K, Shon B et Jwl.B préfèrent coller un coup de latte bien vicieux dans les parties intimes du rap sexiste. Au propre comme au figuré. Le flot épileptique de ce groupe créé en 2006 s'entrechoque sur des instrumentaux flirtant avec punk, funk et crunk, influencés par Georges Clinton, ESG et les Salt'n'Pepa - qu'elles reprennent à l'occasion sur scène (le morceau Push It rebaptisé Kryptonic Pussy - ça promet). La musique crossover de leur premier album Futuristically speaking… Never be afraid (sorti fin septembre) est tout aussi audible dans une cathédrale, un ghettoblaster qu'un club huppé ou loqueteux. Ça tombe plutôt bien. Elles viennent bal

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