Quiet Night

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 juillet 2012

Quand il s'agit d'évoquer ce que l'on a commencé à appeler le néo-folk, au mitan des années 2000, le nom d'Alela Diane s'impose immédiatement. L'ex-(vraie-fausse) sauvageonne de Nevada City incarnant le versant féminin de ce revival folk. Même si elle a depuis quelque peu poli son style rustique en lorgnant vers la pop. Une légère retouche cosmétique qui n'enlève rien à son art du songwriting, mais la rapproche sans doute d'un autre revivaliste californien, Jonathan Wilson, révélation talentueuse en diable et producteur doué, mais qui manque peut-être un peu de relief pour ne pas tomber dans le fétichisme un peu vain et le fantasme de la reproduction à l'identique.

La Californie c'est bien beau mais quand il s'agit de folk, la Suède n'est jamais bien loin qui, environnement boisé aidant (on imagine) a produit nombre de folkeux (José Gonzalez, Christian Kjellvander, Mattias Mellberg, Nicolai Dunger...), tous réunis en 2006 par le label Fargo sous la bannière "Cowboys in Scandinavia". Les filles y étaient peu présentes mais depuis, une génération montante de jeunes folkeuses (Hello Saferide, Britta Persson, Sakert...) qui n'a rien à envier aux Américaines a pris le pouvoir. C'est précisément le cas d'Anna Ternheim. Si elle est encore très peu connue dans nos contrées, la belle du Gotland est une star dans son pays. Son Quiet Night, plus pop et loin d'être son titre le plus réussi, étant devenu la bande-son des aventures du célèbre commissaire Wallander. On lui préfère largement les ballades à la guitare de The Night Visitor enregistré à Nashville, dont la fausse monotonie voyageuse, piquée de petits banjos discrets, font d'elle, comme on le disait de Joni Mitchell, «une étrangère en pays étrange».

Nuit Folk (Alela Diane, Anna Ternheim, Jonathan Wilson)
Dans le cadre des Nuits de Fourvière
Jeudi 12 juillet

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Les magiques systèmes de Jonathan Wilson

Football | Avec La Pyramide inversée, le journaliste anglais Jonathan Wilson a montré que la balle au pied était bien plus qu'un jeu simple où 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et, à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent. Traduite en français dix ans après sa publication, cette Bible culte est l'indispensable pavé vert à mettre sous le sapin de l'amateur de football.

Stéphane Duchêne | Mardi 18 décembre 2018

Les magiques systèmes de Jonathan Wilson

Football de possession ou jeu direct ? Bus dans la surface ou gegenpressing ? Toque ou garra charrua ? Tiki Taka ou cholisme ? Football total ou catenaccio ? Si toutes ces dilemnes hantent vos soirées footballistiques et que vous vibrez aux éternelles controverses tactiques des facétieux experts nocturnes de L'Équipe du Soir, alors ce livre est fait pour vous. Et même si vous êtes susceptibles de penser, comme ça, en première intention, que le WM et la Pyramide inversée sont très probablement des positions du Kama Sutra quelque-peu farfelues mais que vous êtes malgré tout un honnête amateur de balle au pied, il se pourrait que ce soit quand même le cas. Car La Pyramide inversée, signé par

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Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Un festival de talents (et de surprises)

Les têtes d'affiche Cascadeur C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries. Orchestra Baobab C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ? Les découvertes Sage Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des

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Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Petit Bulletin Festival | Quelques semaines après la sortie de son album Cusp qui embrasse la question de la maternité, Alela Diane sera l'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin Festival. À cette occasion, elle nous entretient de son rapport de mère et de femme avec sa vie de musicienne et le regard qu'elle porte sur le monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Cusp est un album sur la maternité, enregistré pendant votre seconde grossesse. Vous y évoquez votre expérience de mère et la difficulté d'être éloigné de son enfant pendant une tournée. La maternité a-t-elle fait de vous une artiste différente ? Alela Diane : C'est très compliqué de concilier la musique et le fait d'être mère. Aujourd'hui, je ne peux pas juste prendre ma guitare et décider de me mettre à composer. Je dois employer des trésors de stratégie pour trouver du temps pour travailler, être plus structurée et tout planifier. C'est pour cela qu'il était si important pour moi d'aller à Caldera [où elle a composé Cusp en résidence, au cœur de l'Oregon NDLR] de manière à me concentrer uniquement sur ma musique. Pour moi, cet album est aussi une sorte d'escapade. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été seule, ni eu l'occasion d'écrire dans de telles conditions. De me centrer sur moi-même, qui plus est loin de chez moi. Ça m'était soudain d'autant plus facile de réfléchir à ma vie à la maison que je n'y étais pas. À Caldera, les choses ont failli tourner court à cause d'une blessure au

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Alela Diane : herbe folk

PETIT BULLETIN FESTIVAL | Après son Petit Bulletin Live de 2014, la reine du folk indé Alela Diane revient nous rendre visite avec son dernier album "Cusp", poignant témoignage personnel, comme elle sait si bien les livrer, sur l'expérience de la maternité.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Alela Diane : herbe folk

2008, on découvre Alela Diane, jeune femme grandie à Nevada City, riante bourgade (3000 habitant) des montagnes de Californie, vestige de la ruée vers l'or où avec quelques amies (Marie Sioux, Dawn Landes, Joanna Newsom, Alina Hardin), elle avait fait affleurer un nouveau genre de folk, renouant paradoxalement avec d'anciennes manières : entre folk pastoral, influencé par Nick Drake et Joni Mitchell, psyché folk, culture native american, et ode à la nature comme sur l'inoubliable Pirate's gospel qui donna son titre à son premier album : loin de la grande épopée, le simple récit d'une virée en bateau sur un coin de lac. Après To be still, toujours

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Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

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Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

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Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

Aux Subsistances | En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 décembre 2017

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en solo dans le cadre du quatrième Petit Bulletin Live. La voici qui nous promet de belles retrouvailles le 28 avril prochain, cette fois ci pour la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival qui se tiendra aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril 2018. La chanteuse de Nevada City viendra nous présenter les chansons de son nouvel album Cusp à paraître en février et dont on peut déjà entendre un émouvant extrait, Emigré, qui se penche depuis les États-Unis sur la condition des migrants en Afrique et en Europe. La mise en vente de la billetterie sera annoncée prochainement.

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Souvenirs du PB Live d'Alela Diane

MUSIQUES | C'était le 12 juin 2014. Sous une chaleur accablante, Alela Diane faisait littéralement suffoquer la Salle Rameau lors du dernier PB Live de la saison (...)

Stéphane Duchêne | Dimanche 8 mars 2015

Souvenirs du PB Live d'Alela Diane

C'était le 12 juin 2014. Sous une chaleur accablante, Alela Diane faisait littéralement suffoquer la Salle Rameau lors du dernier PB Live de la saison avec quelques-uns de ses classiques et les morceaux de son dernier et magnifique disque de rupture About Farewell. Un pur moment de grâce folk à couper au couteau que la Californienne a tenu à bout de voix, comme en témoigne les trois extraits du concert que nous vous proposons de (re)voir ci-dessous.

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Adieu tristesse

MUSIQUES | En visite lyonnaise pour un PB Live intime, Alela Diane interprètera, entre autres et en solo, les sublimes chansons d'"About Farewell". De cet album contant les prémices de son divorce, la folkeuse de Nevada City a fait un disque de renaissance épongeant tout ses échecs et appelant la réussite. Et à trente ans, commence une nouvelle vie. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 5 juin 2014

Adieu tristesse

C'est un disque à propos d'un adieu, mais en forme de retour en grâce. Un règlement de comptes sans acrimonie ni défaussement, mais d'un genre dont il est impossible de faire l'économie si l'on veut continuer à avancer. Un album de préparation à l'accouchement d'une séparation, un exercice de formulation de ces choses qu'on a sur le cœur mais qu'on ne peut sortir, l'exorcisme d'un malaise qu'on n'identifie que dans des mots trop longtemps restés au placard. «I left those words a-hangin' like a ruined dress» chante Alela Diane sur Rose & Thorn.   Alela a toujours parlé de ses expériences, vu la musique comme une thérapie, et ce dès The Pirate's Gospel. Ce titre qui la fit connaître n'est lui-même rien d'autre que la sublimation d'une simple virée en bateau sur un lac, transformée par l'enthousiasme en un de ces "on-dirait-qu'on-serait-des-pirates-ou-des-ind

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Des racines et des ailes

MUSIQUES | Aux commandes d’une "Fanfare" de haut-vol, Jonathan Wilson est revenu l’an dernier avec un album de très haute altitude, qui aspire aux nues des grands obsédés psychédéliques. Pour le pire ? En fait plutôt pour le meilleur. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 1 avril 2014

Des racines et des ailes

On connaît le vers de Baudelaire devenu maxime sur cette histoire d’ailes de géants qui empêcheraient de marcher mais font de celui qui les porte un prince des nuées. On sait aussi qu’à vouloir voler trop haut, on a les ailes qui chauffent au point de disparaître dans le zénith (le point astronomique, pas la salle de concerts) ou de retomber comme une vieille gaufre. C’est toute l’histoire du dernier album de Jonathan Wilson qu’on a connu avec Gentle Spirit (2011), l’oreille collée au transistor 60’s en bon disciple studieux, propret mais pas moins génial, des folkeux de Laurel Canyon – où il vit – et dont les maladresses contenaient en leur sein les fulgurances. Et aussi déjà quelques virées psychédéliques pour lesquelles Wilson s’est cette fois embarqué pour de bon. L'admirablement bien nommé Fanfare, qui affiche rien de moins sur sa pochette que le poster créationniste du plafond de la chapelle Sixtine, est un retour en… en fanfare donc. Sans retenue aucune. Illumination Cette fanfare, Wilson est allée la chercher du côté des psychédéliques californiens et anglais (Grateful Dead, Eagles, Pink Floyd…), dont certains sont devenus si o

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Alela Diane en Petit Bulletin Live

MUSIQUES | A une semaine du concert de Benjamin Clementine et à un mois de celui de San Fermin, nous avons le plaisir de vous confirmer la venue, le 12 juin (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 21 mars 2014

Alela Diane en Petit Bulletin Live

A une semaine du concert de Benjamin Clementine et à un mois de celui de San Fermin, nous avons le plaisir de vous confirmer la venue, le 12 juin prochain, à la Salle Rameau, de la songwriter à la voix d'ébène Alela Diane. Mise en vente des billets pour ce concert exceptionnellement intimiste (elle se produira en solo) : ce samedi 22 mars à 10h.

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Folk & Folk

MUSIQUES | On avait découvert Mariee Sioux Sobonya alias Mariee Sioux, par la grâce – à tous les sens du terme – de son amie d'enfance Alela Diane, qu'elle (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 5 avril 2012

Folk & Folk

On avait découvert Mariee Sioux Sobonya alias Mariee Sioux, par la grâce – à tous les sens du terme – de son amie d'enfance Alela Diane, qu'elle accompagnait sur scène lors de sa première tournée, tout en assurant ses premières parties, seule à la guitare. Puis avec Faces in The Rocks, album de folk animiste comme un hommage à la musique de ses ancêtres maternels Paiute (et non Sioux, comme pourrait l'indiquer son deuxième prénom). Après un double 45t en duo avec Bonnie 'Prince' Billy enregistré par Jonathan Wilson (deux chansons originales, deux reprises), la fille de Nevada City, étoffe son registre, plus orchestré, moins incantatoire mais toujours étourdissant, sur Gift for the end. Un album, qui comme son auteur, également d'ascendance polono-hongroise par son père, joueur de mandoline et hispanique par sa mère, est aux croisements de la musique améri

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La voix de Diane

MUSIQUES | Pop / C'est donc maintenant Alela Diane «& Wild Divine». Du nom du groupe qui l'accompagne, bien sûr. Tout est dans le «&», comme une tentative de (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 30 septembre 2011

La voix de Diane

Pop / C'est donc maintenant Alela Diane «& Wild Divine». Du nom du groupe qui l'accompagne, bien sûr. Tout est dans le «&», comme une tentative de mettre à distance sans pourtant parvenir à la renier, l'image qui fut la sienne à ses débuts : celle d'une divine sauvageonne descendue des collines de Nevada City, volière à hippies sur le retour. Mais de la pochette sépia des débuts, façon Edward S. Curtis, ethnologue et photographe des native americans, on est passé à une image plus hollywoodienne : rouge à lèvres brûlant, carré 50's. Peu importe, l'habit ne fait pas nécessairement la religieuse folk. C'est la voix, d'où résonne les vibrations de l'Amérique. Du pur produit du quart monde white-trash tennessean viré poupée à néons Dolly Parton, à la « native » sans frontières Buffy Sainte-Marie en passant par les sangs-mêlés (Karen Dalton, Joan Baez), le vibrato de la corde féminine vaut vibration commune. Si bien qu'il faudrait se pencher un jour sur l'histoire du folk féminin américain à travers l'analyse du vibrato comme symptôme des soubresauts sociaux et hoquets historiques du pays, du Coat of Many Colors de Parton au Universal Soldier de la Sainte Buffy. Et si elle s'est affranch

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Alela Diane

MUSIQUES | Fini les tresses d'indiennes, les pochettes sépias et les robes cousues mains par mémé dans une caravane de Nevada City, qui donnaient à la chanteuse et à son (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 15 septembre 2011

Alela Diane

Fini les tresses d'indiennes, les pochettes sépias et les robes cousues mains par mémé dans une caravane de Nevada City, qui donnaient à la chanteuse et à son propos des airs de carte postale. Alela Diane s'est émancipée de son propre folk(lore) et sa musique avec, qui flirte parfois avec la pop. Reste ce talent de composition indéniable et cette voix, au croisement de Dolly Parton, Karen Dalton et Paula Fraser (Tarnation), c'est-à-dire hantée par des trémolos folk qui sonnent comme les sanglots de l'Amérique. Avec Alela, patronne du new-folk d'outre-atlantique, peu importe le flacon, l'ivresse est toujours au rendez-vous.

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Al(l)el(ui)a, Diane !

MUSIQUES | Musique / Révélée en folkeuse de Nevada City l’an dernier avec The Pirate’s gospel, Alela Diane sort de sa solitude et s’affranchit de ses racines musicales sur un nouvel album très réussi, To be still. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 13 mai 2009

Al(l)el(ui)a, Diane !

On commence à connaître la chanson : la belle chanteuse folk solitaire venue d’un trou perdu de l’Amérique qui, comme d’un coup de baguette magique, excite la sympathie des auditeurs internationaux, entre trouble érotique et pamoison esthétique. On la connaît si bien qu’elle arrive presque à nous lasser. C’est peut-être ce qu’a dû se dire Alela Diane après l’accueil élogieux réservé à son premier album, où la demoiselle quittait son Nevada City natal, véritable réserve à folkeuse inspirée, pour parcourir le monde et faire découvrir ses morceaux dans leur intense nudité. On attendait donc au tournant la suite, qui n’aura pas mis un an pour arriver sur nos platines. Et c’est une bonne surprise : écriture affinée, mélodies séduisantes et, surtout, envie d’ouvrir les portes du studio à d’autres sons, d’autres instruments, d’autres musiciens. Bien entourée, Alela Diane n’en paraît que plus souveraine dans le paysage du nouveau folk. Le folk en héritageOn ne va pas refaire la biographie détaillée de Miss Diane : lointaines origines indiennes (native americans), parents hippies et musiciens, rencontre providentielle avec la fameuse Joanna Newsom qui l’incite à sortir ses chans

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Danse avec la Sioux

MUSIQUES | Si on dénonce souvent le copinage et le favoritisme, il faut parfois reconnaître que de temps à autre il peut avoir du bon. Car en plus de venir présenter son (...)

Dorotée Aznar | Mardi 8 avril 2008

Danse avec la Sioux

Si on dénonce souvent le copinage et le favoritisme, il faut parfois reconnaître que de temps à autre il peut avoir du bon. Car en plus de venir présenter son très chouette album de folk pastoral, Alela Diane en profitera pour nous présenter, en guise de première partie et de choriste, sa très chouette (et très jolie) copine Mariee Sioux. Laquelle n'est d'après nos informations pas plus mariée que sioux. Elle n'en a pas moins des origines indiennes dont l'écoute de son album Faces in the rocks ne permet guère de douter. Un disque qui n'a rien à envier à celui d'Alela Diane (qui avoue lui devoir son look de squaw) et mérite sans aucun doute de connaître le même succès. Habité par le souci animiste de dénicher le Grand Esprit sous le moindre caillou ou la moindre feuille morte, c'est-à-dire de chercher le Tout dans le souci du détail, Faces in the rock n'en est pas moins d'une simplicité évangélique : une guitare sous hypnose, de discrètes percussions, quelques flûtes et chœurs indiens pour attirer la pluie et bien sûr la voix de Mariee Sioux. Soit la grâce légère de Joni Mitchell, l'esprit ethnique de Buffy Sainte-Marie et ce qu'il faut de dévian

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Herbes folk

MUSIQUES | De passage à l'Épicerie Moderne, Alela Diane et sa copine Mariee Sioux sont le fruit d'une longue tradition de folk conjugué au féminin. Panorama non-exhaustif des grandes dames qui ont semé le folk aux quatre vents. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Mardi 8 avril 2008

Herbes folk

À Nevada City, Californie, ancienne bourgade de la ruée vers l'or reconvertie en parc à hippies, il y a un nouveau genre de pépite : la chanteuse folk. C'était de là déjà que nous était parvenu la voix cinglée de Joanna Newsom. De là que nous arrivent maintenant Alela Diane et Mariee Sioux, artisanes d'une musique de cow-boy qui, pour une fois, donnerait aussi le beau rôle à la nation indienne (Mariee est d'ascendance indienne et Alela fait comme si...). Outre qu'elles sont copines, les trois ont en commun le goût de l'intemporel. Une tendance qui n'a rien à voir avec la volonté affichée de sonner vintage, ces filles ayant un peu vécu hors du temps dans une ville semi fantôme, entourée de parents hippies sur lesquels le temps n'a qu'une prise relative. Cultivant l'esthétique sépia et des histoires vieilles comme l'Amérique, elles sont en réalité les héritières de plus de 50 ans de folk féminin. Avec cette particularité qu'elles pourraient aussi bien en être la racine. On n'y verrait que du feu. En Amérique du Nord, les femmes ont bien plus qu'ailleurs toujours eu la guitare qui les démange. Et ont, tout autant que leurs homologues masculins, apporté leur pierre à l'édifi

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«À Nevada City, le temps passe moins vite»

MUSIQUES | Alela Diane, auteur de "The Pirate’s Gospel", révélation folk de ces derniers mois. Propos recueillis pas Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 4 avril 2008

«À Nevada City, le temps passe moins vite»

Petit Bulletin : Alela Diane, Mariee Sioux, Joanna Newsom, mais aussi Lindsay Clark, Alina Hardin… Pourquoi Nevada City accouche-t-elle d’autant de folkeuses ?Alela Diane : Je ne sais pas, c’est assez dingue ! Nevada City est une petite ville, les habitants y sont très tournés vers les arts et nous nageons tous beaucoup dans la rivière, je n’ai pas d’autre explication à ça. Ce qui est encore plus drôle c’est que ces filles sont toutes mes amies ; elles correspondent chacune à une période de ma vie. Je connais Mariee depuis toute petite car nos parents jouaient dans les mêmes groupes. Lindsay Clark était ma voisine d’enfance. Nous allions à la chorale ensemble, attendions le bus dans la neige et à 13 ans nous avons écrit toutes les deux une horrible chanson. Quant à Alina c’est la petite sœur d’une de mes meilleures amies, avec qui j’ai habité à San Francisco. Vous avez toutes en commun de jouer une musique très enracinée, comme si à Nevada City, le temps s’était arrêté. C’est le cas ?Il ne s’est pas arrêté, non. Mais peut-être qu’il passe moins vite qu’ailleurs. Nevada City est un très bel endroit, très insp

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