Le Riddim bat la démesure

Benjamin Mialot | Vendredi 2 novembre 2012

La World Wrestling Entertainment Inc., la plus grande promotion de catch du monde, organise tous les ans depuis 1988 le Royal Rumble, un événement dont le principal combat voit une trentaine de participants gagner le ring à tour de rôle, dans le but de s'en expulser les uns les autres jusqu'au dernier. Là où ça devient bizarre, c'est qu'il plane sur ledit combat une malédiction : tous les types qui sont entrés en quatorzième position ont vu leur carrière s'effondrer et/ou leur vie prendre fin prématurément.

Si nous en faisons état ici, c'est parce qu'en apprenant, à une semaine du coup d'envoi de la quatorzième édition du Riddim Colision, l'annulation de la venue du beatmaker californien Nosaj Thing, l'une de ses têtes d'affiche, on s'est demandé si quelqu'un chez Jarring Effects/Active Disorder n'avait pas tiré le mauvais numéro dans une carrière antérieure.

Vérification faite, il n'en est rien, le festival devrait donc se dérouler sans autres encombres. Tant mieux, car il y a une fois de plus du très bon. En tête The Oscillation, quatuor briton donnant dans le rock altérateur de perception (mercredi 7 au Clacson), nos petits chouchous d'Erotic Market (le 8 au Kraspek, dans le cadre d'une soirée investissant simultanément cinq bars des pentes de la Croix-Rousse), Niveau Zéro, étoile noire montante du dubstep d'ici (le 9 au Marché Gare) et surtout, surtout, les affreux, sales et méchants Death Grips, trio hip hop d'une radicalité sonique et d'une intensité scénique à faire passer les Bad Brains pour d'inoffensifs ouaouach (le 10 au Transbordeur).

Benjamin Mialot

Riddim Collision
Jusqu'au samedi 10 novembre

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Soirée coquine avec Erotic Market

R&B | Erotic Market est de retour avec Queendoms, album voguant vers le r&b, diablement sexy et drivé par Rosemary Martins, désormais seule. À savourer au Marché Gare vendredi.

Sébastien Broquet | Mardi 6 mars 2018

Soirée coquine avec Erotic Market

Seule. Solo aux commandes, Rosemary Martins (de son vrai nom Marine Pellegrini) a laissé son binôme Lucas Garnier s'échapper vers d'autres cieux pour piloter à sa guise le vaisseau Erotic Market qui, forcément, prend la tangente. Oh ! il y a toujours ces beats électroniques qui structurent l'édifice, mais ils ont pris un sacré coup de groove. Ce qui disparaît nettement, balayé, c'est l'influence rock : bonjour le r&b sauvage et sexy, ambiance Missy Elliott voire Kaytranada, porté par un timbre se rapprochant souvent de Santigold. Les textes de ce nouvel opus baptisé Queendoms sont à l'avenant, questionnant la femme et sa place aujourd'hui, ou encore une société pervertie par l'ego, soutenus par un flow capable de muter, alternant scansions rappées ou parties chantées, plus mélodiques et plus coquines, aussi. Erotic Market nouvelle mouture ? Plus sexy, finalement, moins frontalement cul. Mais pas si solo, en fait. Plus collectif, même : Rosemary Martins s'est entourée de deux beatmakers pour l'épauler, pour partager, utilisant les recettes du hip-hop, fuyant l'aspect "groupe" du

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Il faut aussi aller voir Spoek

Riddim Collision | Alors bien sûr, La Colonie de Vacances peut facilement tout éclipser de par l'expérience renouvelée qu'elle propose du concept "concert"... Mais ce serait (...)

Sébastien Broquet | Lundi 20 novembre 2017

Il faut aussi aller voir Spoek

Alors bien sûr, La Colonie de Vacances peut facilement tout éclipser de par l'expérience renouvelée qu'elle propose du concept "concert"... Mais ce serait dommage, car le Riddim Collision cette année se montre très équilibré et ôte de son épaule l'étiquette dark qui lui collait encore à la peau, tout en continuant de défricher des formes différentes. Exemple, la soirée d'ouverture en ce mercredi 22 : une carte blanche à Nuits Noires, avec un artiste inconnu jouant son répertoire... dans le noir. Ça se passera au soyeux studio Mikrokosm : visite conseillée. L'autre gros morceau, c'est le samedi 25 au Transbo (version club) avec Caballero & Jean-Jass : encore des Belges, qui dominent le game du hip-hop ces derniers mois. On guettera surtout sur le même line-up le Sud-Africain Spoek Mathambo, iconoclaste et ultra-prolifique artiste capable de repren

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Suuns, savants pas si fous

Riddim Collision | Après Zeroes QC et Images du Futur, les Canadiens de Suuns viendront présenter leur troisième galette, Hold/Still, au Marché Gare le dimanche 6 novembre pour (...)

Gabriel Cnudde | Mercredi 2 novembre 2016

Suuns, savants pas si fous

Après Zeroes QC et Images du Futur, les Canadiens de Suuns viendront présenter leur troisième galette, Hold/Still, au Marché Gare le dimanche 6 novembre pour l'ouverture du Riddim Collision. Toujours bien installés dans leur laboratoire musical, Joseph Yarmush et ses amis continuent de donner dans les expériences chimiques les plus folles. Oscillant entre un tapis sonore industriel angoissant, des mélodies dissonantes répétées et les gargarismes murmurés de Ben Shemie, Hold/Still se pose en bande originale d'une Odyssée de l'espace plus grimaçante encore que celle de Kubrick. Grands représentants du krautrock, les Suuns remettent la musique progressive à la mode. Exit les riffs guillerets, les refrains aguicheurs et les solos structurés, ici le rock devient une science complexe. Et si les savants de Suuns peuvent sembler fous au premier abord, force est de constater qu'ils sont en fait d'habiles manipulateurs de sons et de bruits. On a déjà hâte d'ente

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Insomniaque

MUSIQUES | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 18 octobre 2016

Insomniaque

22>10>16 NINKASI KAO EZ! #43 Amateurs de bass music, cette soirée va vous combler : c'est un best of du label Château Bruyant qui est ici convié, avec celui qui est sans doute le meilleur représentant du dubstep dans nos contrées, Niveau Zéro, accompagné d'un duo calorifère sur scène (Tambour Battant), d'un DJ passionnant repéré par Gilles Peterson (Nikitch) et enfin de The Unik : clairement pas une nuit pour âmes sensibles, mais les adeptes de breaks tropicalisés et de basses massives vont se caler sur le beat. Heavy. 22>10>16 LE PETIT SALON KEVIN SAUNDERSON Voici venir le quota de légende techno hebdomadaire dans la ville : et pour le coup, c'est rien moins que l'un des trois fondateurs du genre à Détroit, Kevin Saunderson, qui fait une halte au Petit Salon... On lui doit ce qui est devenu un mouvement de masse, mais aussi quelques hits absolus continuant de réveiller n'importe quel dan

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Du zouk, du turntablism et des K7

Riddim Collision | Rendez-vous incontournable des oreilles en quête de découvertes auditives, le Riddim Collision vient de dévoiler sa programmation.

Gabriel Cnudde | Mardi 20 septembre 2016

Du zouk, du turntablism et des K7

La seule règle en vigueur pour apprécier le Riddim Collision, c'est de ne pas baisser les bras après avoir découvert sa programmation. Car derrière les étranges noms de groupe (Hippy Dinosaur 3000, Mat3r Dolorosa, Télédétente 666) et les dénominations stylistiques aussi nombreuses qu'inutiles (future garage, chillwave, alternative zouk noise : really ?) se cachent bien souvent des diamants bruts. Cette année et comme à son habitude, le festival nous en révèlera quelques uns. Pour lancer parfaitement cette 18e édition, ce sont les Montréalais de Suuns qui ouvriront le bal, le 6 novembre. Les adeptes de Kraftwerk et Spiritualized se réjouiront de la venue de ce groupe, jugé par certains comme l'un des plus emblématiques du rock moderne. Moins médiatisé et surtout beaucoup plus calme, Vince Dolphin, qui vient de sortir son deuxième album sur le label lyonnais AB Records, jouera le 17 novembre à la Grooverie lors de la traditionnelle soirée barbars. À quelques pas de là, aux Valseuses, Hubwar présentera une électro aux influences variées, n'hésitant pas à l'emmêler de so

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Riddim Collision 2015 : Clark et Blanck Mass, mutants après tout

MUSIQUES | À l'affiche d'une 17e Riddim Collision en tout point formidable, les Britanniques Clark et Blanck Mass ont suivi depuis leurs débuts un cheminement similaire, d'une annihilation pure et simple de la notion de pulsation à son rapiéçage frankensteinien. Développant, indirectement, une vision apparentée d'un devenir mutant de l'Humanité. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 3 novembre 2015

Riddim Collision 2015 : Clark et Blanck Mass, mutants après tout

Un jour, des implants cérébraux nous offriront la possibilité de télécharger les compétences de notre choix à la volée. Un jour, des bio-imprimantes nous permettront de remplacer en un tour de clavier les organes endommagés par nos excès. Un jour, grâce à des prothèses robotiques, nous pourrons nous affranchir des limitations physiques que Mère Nature nous impose arbitrairement. Bref, un jour, nous serons tous de parfaits fantasmes kraftwerkiens, hommes-machines figés dans une éternelle béatitude de synthèse. C'est en tout cas ce qu'affirme le transhumanisme, ce courant intellectuel prônant l'amélioration des capacités humaines par la science et la technique. Pour l'heure, la réalité est un peu moins glamour. Obésité galopante, affaissement musculaire à force de sédentarité, crainte croissante des défaillances radioactives : l'Homme est plutôt parti pour ressembler au Master, le grand méchant du jeu de rôle post-apocalyptique Fallout, repoussant tas de chair connecté prônant l'Unité, autrement dit le perfectionnement et la dépersonnalisation de l'espèce humaine par la mutation génétique. Longue vie à la nouvelle chair La particul

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Riddim Collision 2015 : une édition d'envergure

MUSIQUES | Amis lecteurs, si vous n'avez toujours pas entendu le vol noir du corbeau sur la plaine, now is the time. Car le noir volatile vient de retrouver, à (...)

Benjamin Mialot | Mardi 3 novembre 2015

Riddim Collision 2015 : une édition d'envergure

Amis lecteurs, si vous n'avez toujours pas entendu le vol noir du corbeau sur la plaine, now is the time. Car le noir volatile vient de retrouver, à l'occasion de la dix-septième édition du Riddim Collision, dont il est l'animal totem, l'emploi d'oiseau de plus ou moins bon augure qui était le sien dans la mythologie scandinave, annonçant l'arrivée au Transbordeur d'une nuée de ses congénères aux ramages ambigus. À commencer par Ho99o9 (prononcez "Horror"), duo du New Jersey qui, à l'instar des deux chantres de la difformité présentés ici, nourrit une passion aussi captivante que dérangeante pour la difformité (son premier EP s'intitulait Mutant Freax) et la canalise en de foudroyantes décharges nihilistes mi-punk mi-hip-hop. Radical et hybride, Gum Takes Tooth ne l'est pas moins, cet autre binôme (de Londres cette fois) orchestrant à visages couverts la rencontre, forcément impressionnante, de la noise maximaliste à la Fuck Buttons (décidément)

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Riddim Collision 2015 : la tournée des Barbars

MUSIQUES | Vous aimez le Circuit ? Alors vous aimerez la Soirée Barbars. Bien que circonscrit aux pentes de la Croix-Rousse, le coup d'envoi du Riddim (...)

Benjamin Mialot | Mardi 3 novembre 2015

Riddim Collision 2015 : la tournée des Barbars

Vous aimez le Circuit ? Alors vous aimerez la Soirée Barbars. Bien que circonscrit aux pentes de la Croix-Rousse, le coup d'envoi du Riddim Collision est en effet articulé autour de la même intention que le ramdam hors-la-Confluence de Nuits Sonores : donner carte blanche à une partie des structures qui, semaine après semaine, se décarcassent pour améliorer vos conditions de vie nocturne – non sans nous accabler de dilemmes éditoriaux, merci les gars – et fédérer tout ce petit monde autour d'une offre tarifaire du genre qui ne se refuse pas – en l'occurrence un pass all access à 6€. C'est par exemple le cas d'Orbit, jeune collectif de beatmakers qui entend importer à La Clé de Voûte l'étonnant mélange d'obstination et de langueur propre à Flying Lotus, Daedelus, Nosaj Thing, TOKiMONSTA et au reste de la scène de Los Angeles, la capitale mondiale du toying rythmique et textural – où le prometteur Kuna Maze, auteur d'un premier EP d'electronica claudicante plein de caractère, se sentirait comme chez lui. C'est aussi celui de Merci Bonsoir, très actif fournisseur d'électricité qui reçoit au Trokson le trio Go!Zilla

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Le Grolektif, une bande à part

MUSIQUES | D'abord regroupement informel de jeunes jazzmen en mal de sensations scéniques, le Grolektif est aujourd'hui un modèle de foisonnement et de résilience DIY. A la veille de son 11e anniversaire et de la 4e édition de son festival étendard, récit d'une belle aventure commune. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 31 mars 2015

Le Grolektif, une bande à part

«Pourquoi les collectifs se multiplient-ils ?» se demande en Une de son tout premier numéro la revue trimestrielle Théâtre(s) Magazine. Fondateur du Grolektif, au même titre qu'une quinzaine d'autres diplômés du Conservatoire de Lyon et de l’École National de Musique de Villeurbanne, Romain Dugelay a sa petite idée sur la question : «C'est une réaction face à une certaine économie et un certain climat.» Á rebours de l'austérité libérale et du retour de l'ordre moral (moins de bruit, moins de blagues, moins de mélanges), cette forme d’organisation un rien utopique s'impose en effet de plus en plus, dans le champ culturel mais pas que, comme le meilleur moyen non seulement d'assumer les risques économiques inhérents à la création, mais aussi de remettre en cause certains acquis artistiques. Et ça, le Grolektif l'a compris dès 2004. Les petits bals perdus Á l'époque, âgés d'une vingtaine d'année, frais émoulus de leurs hautes écoles et pour beaucoup multi-instrumentistes, Romain Dugelay et ses compagnons sont mus par un simple besoin, commun à tous les jeunes diplômés : celui de passer

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La nuit de Château

MUSIQUES | «Ne jamais faire confiance à un type qui après avoir été un punk joue de l'électro» prévenaient les Wampas. Didier et ses copains édentés auraient pu formuler le même (...)

Benjamin Mialot | Mardi 24 février 2015

La nuit de Château

«Ne jamais faire confiance à un type qui après avoir été un punk joue de l'électro» prévenaient les Wampas. Didier et ses copains édentés auraient pu formuler le même avertissement à propos d'un metalhead devenu producteur de dubstep, mais ils auraient pour le coup eu tort : le Parisien Niveau Zero a suivi un tel parcours – et arboré un temps une chevelure arachnéenne à faire passer Sinsémilia pour un bataillon d'apprentis Jacques Dessange – sans que cela l'empêche de s'imposer en une paire d'albums, dont le terrible Jasmine, bande-son âcre et tellurique du Printemps arabe, comme un pilier de la bass music hexagonale. Massif le pilier, à l'instar du reste de l'édifice Château Bruyant, du nom du radar à basses fréquences qu'il co-manœuvre avec le duo marseillais Tambour Battant – qui fait dans la ghetto-tech/house/whatever et le fait bien – et auquel le Transbordeur consacrera une "label night" ce samedi 28 février. Outre ces trois châtelains (manque à l'appel The Unik, mais il se ratt

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Blahblahrella

MUSIQUES | Pour assumer le buzz bourdonné par Erotic Market ces derniers mois, il fallait au minimum un album bien branlé. C'est encore mieux puisque "Blahblahrians" donne carrément envie de se foutre à poil et de faire le sexe avec ses amis, Dame Nature ou même un parcmètre pour une grande partouze post-apocalyptique. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 15 avril 2014

Blahblahrella

A l'heure où le "bla bla" (ou "blah blah" en anglais, magie de la traduction) est devenu un sport de combat, Erotic Market a été bien inspiré d'intituler son très attendu Blahblahrians (en rayon le 28 avril), contraction, on l'aura compris sans être sémiologue, de «blah blah» et de «barbarians». Bref un bien beau barbarisme au service d'une musique du passage à l'acte un rien vandale. Le duo constitué de Lucas Garnier et Marine Pellegrini avait déjà passablement retourné la moquette et repeint les murs du paysage musical façon bordel aux reliefs ondulants avec la rampe de lancement Rumblin'. De live habités en tremplins souvent gravis haut la main en passant par des articles suscitant une curiosité toujours plus large – dans le Guardian récemment – la carrière du groupe n'aura été jusqu'ici qu'un buzz de plus en plus assourdissant dont le climax aura sans doute été la censure de son dernier clip – on y voyait des gens faire le sexe. Blahblahrians arrive donc à point nommé pour asseoir, ou disons coucher, un peu les choses.

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La griffe des Nuits

MUSIQUES | Faire d'un quartier-étendard en plein développement une plateforme festivalière cohérente : tel est le pari que s'est lancé Arty Farty pour l'édition 2014 de Nuits Sonores en investissant la Confluence. Au-delà de l'enjeu politique, force est d'admettre, à la découverte de la teneur de de sa programmation, que l'affaire est en bonne voie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 26 février 2014

La griffe des Nuits

Depuis l'annonce de son déménagement à la Confluence, on se demandait bien, sorti de quelques évidences, quels lieux allait concrètement investir Nuits Sonores. On sait désormais que le Lab se répartira entre l'Hôtel de région et l'Hôtel de ville, tandis que la partie purement musicale du festival se déroulera sous les halles du Marché de Gros (qui avaient déjà accueilli les éditions 2009, 2010 et 2011), à la Sucrière (NS Days et Mini sonore), à la Maison de la Confluence (pour la traditionnelle carte blanche) et au Parc des Berges (pour le "Sunday Park", un événement de clôture présenté comme un clin d’œil convivial à l'extension de Nuits Sonores à Tanger). En attendant de voir comment le Sucre s’intégrera dans ce circuit et comment les collectifs Superscript² et Looking for Architectures l'habilleront, on remarquera que la programmation des Days, scindée en trois scènes (dont une extérieure), poursuit les efforts de thématisation et de brassage démographique produits l'an passé, mais cette fois avec un vrai souci d'équilibre. Comprenez par-là qu'aucune tête d'affiche ne devrait s'accaparer le public de la Carte blanche comme Laurent Garnier et Carl Cox l'ont fait en 20

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Trouver la voix

MUSIQUES | Si l'on excepte Woodkid et Fauve qui ont fait sauter la banque en quelques heures et ne sont plus à présenter – pour cela il faudrait que leurs fans (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 15 novembre 2013

Trouver la voix

Si l'on excepte Woodkid et Fauve qui ont fait sauter la banque en quelques heures et ne sont plus à présenter – pour cela il faudrait que leurs fans laissent un peu de places aux autres –, Nouvelles Voix est, comme son nom l'indique et avec la même régularité que le Beaujolais Nouveau, voué à la découverte d'artistes en devenir. Le tout étant de savoir où exactement est placé le curseur du "devenir". Pour le reste, Nouvelle Voix étend cette raison sociale à un champ toujours plus élargi d'esthétiques : chanson bien sûr avec Maissiat, Barcella et Sophie Maurin, rock (celui pour enfants de The Wackids et celui qui leur fait peur par Darko), pop(s) (Edward Barrow, Pegase, Puggy) et même country-folk québécois avec Lisa Leblanc, quelque part entre Linda Lemay (non, ne partez pas !) et Mama Rosin. Sans oublier la place laissée à la scène locale avec le duo du bayou jurassien Catfish, les propositions indécentes d'Erotic Market, l'inépuisable catch & shoot de Taïni & Strongs et Victor, le régional de l'étape

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Sibot says...

MUSIQUES | «T'as pas une gueule de porte-bonheur». Si l'on se retrouvait nez à nez avec Simon Ringrose dans une jungle tropicale, c'est sans doute ce qu'on lui (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 octobre 2013

Sibot says...

«T'as pas une gueule de porte-bonheur». Si l'on se retrouvait nez à nez avec Simon Ringrose dans une jungle tropicale, c'est sans doute ce qu'on lui dirait, en tout cas s'il était vêtu de l'espèce de zentaï (ces combinaisons en élasthanne qui font le bonheur des fétichistes de la seconde peau) à globules qui sert de tenue de scène à son alter ego musical, Sibot. Et ce serait mal le juger. Car si, dans la toujours plus vaste galaxie des producteurs masqués, il est l'un des astres les plus intimidants, il est aussi et surtout un véritable gri-gri à taille humaine, un précurseur dont les performances et le succès rejaillissent régulièrement sur le reste de la fourmillante scène électro-hip hop sud-africaine. Ne serait-ce que parce qu'il a été l'un de ses principaux bâtisseurs, s'associant tout au long de sa carrière (débutée au tournant du siècle) à nombre de porte-drapeaux arc-en-ciel en devenir, du grand dadais Watkin Tudor Jones, alias Ninja, qu'il a aidé, au sein de Max Normal, à poser les bases de Die Antwoord, à Spoek Mathambo, avec lequel il forme le duo Playdoe et semble prendre un malin plaisir à faire rimer

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Rainbow warriors

MUSIQUES | Hollande, Italie, Angleterre, Allemagne, Suisse, Belgique... Pour son quinzième anniversaire, le Riddim Collision se fait plus cosmopolite que jamais. C'est toutefois en Afrique du Sud que le festival des «musiques alternatives» créé par le label Jarring Effects a déniché ses invités les plus excitants : les rappeurs intercontinentaux de Cape Town Effects et le pionnier de la bass music Sibot. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 30 octobre 2013

Rainbow warriors

Cette semaine, la Maison de la Danse accueille en résidence la compagnie Via Katlehong, fondée dans l'un des townships les plus insalubres de Johannesburg, la capitale économique de l'Afrique du Sud. Après elle, ce sera au tour de la chorégraphe Dada Masilo, elle aussi issue de l'une de ces zones résidentielles dans lesquelles, sous l'Apartheid, étaient parquées les populations à la peau un peu plus chargée en mélanine que celle des colons européens, d'investir le lieu pour une relecture black et gay du Lac des cygnes. Le label indépendant Jarring Effects, lui, profitera ce week-end du quinzième anniversaire de son festival, le Riddim Collision, pour présenter la concrétisation de Cape Town Effects, projet mené en étroite collaboration avec son homologue du Cap, Pioneer Unit. Coïncidence ? Aucunement.  De Paris, où la Gaieté Lyrique déroule depuis la rentrée un panorama complet de la scène artistique contemporaine de Johannesburg, à Lans-en-Vercors, où le Hadra Trance Festival a fait l'été dernier de l'Afrique du Sud son invitée d'honneur, ils sont de plus en plus nombreux à porter leur regard le long des côtes au

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Insomniaque - Semaine du 30 octobre au 5 novembre

MUSIQUES | Les 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le "barathon" du Riddim Collision, Alto Clark au Kraspek Myzik et JD Twitch au Club Transbo. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 23 octobre 2013

Insomniaque - Semaine du 30 octobre au 5 novembre

31.10 Riddim Collision Lancée le 10 octobre, la quinzième édition du Riddim Collision connaitra son acmé les 8, 9 et 10 novembre au Transbordeur. Entre temps, le festival investira les pentes de la Croix-Rousse pour une sorte de barathon, durant lequel se produiront simultanément une quinzaine de formations (au Trokson, aux Valseuses, aux Capucins, au Buffet Froid et au Kraspek Myzik). Parmi elles, le one-man-band qui en a sous la pédale d'effet Jessica93, les métalleux a

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Biotop(e) pop

MUSIQUES | Ah, cette scène locale et sa fâcheuse tendance à rester figée dans ce circuit court que chérissent tant les épiciers bio, sans parvenir à mener une carrière durable au-delà du périph’. On s’en est presque fait une raison tout en ayant choisi d’en ignorer les raisons. D'autant que ce n'est qu'à moitié vrai. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Biotop(e) pop

C’est un fait, il y a fort longtemps que la scène pop lyonnaise ne s’est pas aussi bien portée, qualitativement comme quantitativement. Les anciens sont toujours là et n’en finissent plus de se renouveler, à l’image des Purple Lords, qu’on n’attendaient plus, avec leur splendide Slow Motion Trip d'il y a quelques mois, de Prohom dont la sortie ces jours-ci de l’album Un Monde pour soi sera fêtée le 10 novembre au Périscope, et de Denis Rivet (King Kong Vahiné) dont on avait vanté les mérites du Tout Proches. Après avoir connu les honneurs des Inouïs du Printemps de Bourges, il verra sa tournée française passer par le festival Just Rock ? en compagnie d’Emily Jane White. Le Chic Type Daisy Lambert, toujours alangui dans les bacs, y sera également à l’affiche en soutien de Cascadeur et Rover (classe !), le 23 octobre au Club Transbo. Ses camarades d’Erotic Market, eux, s’en iront érotiser le festival Nouvelles Voix en Beaujolais, et les Taïni et Strongs le "sadiser" (respectivement les 22 et 23 novembre)

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Un été bœuf

MUSIQUES | Ça alors ! Comme le temps passe vite. L'hiver a peine terminé voici venir le 21 juin, l'été et la Fête de la Musique. Ah ! Comme l'envie de tout voir est grande ! Mais comme c'est impossible, voici notre sélection rock-pop-jazz-variété, totalement subjective et non exhaustive. «100 % pur bœuf» assure l'organisateur, mais garantie sans flûte à bec. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Vendredi 14 juin 2013

Un été bœuf

Cette année à Lyon, la fête de la musique est, nous dit-on, garantie «100 % pur bœuf» et sera entièrement financée par Findus et la fratrie Spanghero (l'une de ces deux informations est fausse, l'autre contient un merveilleux jeu de mots). Surtout, le credo de cette année, c'est matin, midi et soir – ce qui fait beaucoup de bœuf, on vous l'accorde. Il faudra donc par exemple prendre une RTT ou profiter de sa pause de midi pour aller voir le joli plateau composé du prometteur folkeux Adam Wood et du plus pop... Poppy (en duo avec Silène) au Musée des Beaux-Arts entre 12h et 14h. Pour ceux dont la pause sandwich est trop courte, Adam Wood rejouera en fin de journée place Johannès Ambre, en groupe cette fois. Rappelons en tout cas que chaque année, le 21 juin est l'occasion de découvrir certains nouveaux talents. Remember Joe Bel l'an dernier et le chemin parcouru depuis. Elargis ton monstre Parmi les scènes emblématiques de l'événement, celle de Lerockepamort – associé au Marché Gare, au Périscope, à Thou Bout

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Bourges : le Grand huit des présélectionnés

MUSIQUES | On connaît désormais les huit projets musicaux sélectionnés pour les sélections régionales du Printemps de Bourges. Ils s'affronteront amicalement les 14 et 15 (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 29 octobre 2012

Bourges : le Grand huit des présélectionnés

On connaît désormais les huit projets musicaux sélectionnés pour les sélections régionales du Printemps de Bourges. Ils s'affronteront amicalement les 14 et 15 décembre en live au Centre culturel de Viviers (Ardèche) afin de gagner une place parmi les désormais fameuses Découvertes du Printemps (23 au 28 avril 2013). Il s'agit de : Denis Rivet, Erotic Market, Broc, Metastaz, The Architect, Kacem Wapalek, Ni et Golden Zip. Les pronostics sont ouverts et les préférences permises. Résultat des courses en janvier.

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Année Erotic ?

MUSIQUES | On ne vous fera pas l'affront de vous traduire le nom d'Erotic Market, même notre bilingue d'ancien Président de la République aura compris. De toute manière, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 19 octobre 2012

Année Erotic ?

On ne vous fera pas l'affront de vous traduire le nom d'Erotic Market, même notre bilingue d'ancien Président de la République aura compris. De toute manière, il suffit d'écouter quelques secondes de ce jeune groupe lyonnais pour que le marché de l'érotisme s'empare de vous comme une jeune fashionista d'un cachemire à moins 70% un jour de soldes. Il n'y avait guère qu'Echo Orange, maison d'énergumènes comme Fireball FC, Daisy Lambert ou The Rebels of Tijuana, pour se faire souteneur d'un projet aussi allumé et addictif (aidé en cela par le Grolektif et Jarring Effects en un curieux mélange de genres). Lequel est manifestement en train d'aguicher au-delà du périphérique lyonnais puisque le buzz – celui du râle de l'amour physique – fait son petit bonhomme de chemin avec un taux de pénétration non négligeable. La faute à un titre qui commence à pas mal tourner : Rumblin', méla

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Du sang (neuf) sur le dancefloor

MUSIQUES | Des lieux reliftés, de nouvelles soirées périodiques, des anniversaires, des parties pour happy few... Le calendrier de la rentrée rock a beau être chargé, il passe, à côté de celui de la rentrée électro-urbaine, pour l'agenda d'un garde-forestier maltais. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 14 septembre 2012

Du sang (neuf) sur le dancefloor

Au revoir les doigts de pied un éventail, bonjour les tendons plein d'entailles. Si les activistes des musiques électroniques s'exprimaient d'une seule et même voix, telle pourrait être leur devise en ce début de saison. Sans exagérer. Vous avez chanté tout l'été à l'ombre des sanitaires du Camping des mimosas ? Vous allez danser maintenant. Au pied des colossaux piliers de la Sucrière, qu'ébranleront la house maousse de Boys Noize, le 1er novembre, et l'electronica séquentielle de Rone, dix jours plus tard. Au sous-sol de la Fée Verte, fraîchement insonorisé, où sera de nouveau assignée à résidence l'iconoclaste association CLFT (elle fêtera sa première sortie discographique le 29 septembre et accueillera le 24 novembre Ben Gibson, discret prodige de la techno glagla). Au DV1, dont la nouvelle sono sera mise à rude épreuve par la fougue disco de Rebolledo le 24 novembre. Ou encore au Desperado Wild Bar, troquet aussi éphémère que select où la célèbre marque de bière aromatisée à la tequila invitera deux sixièmes de TTC (Teki Latex le 10 octobr

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Politique (science) fiction

CONNAITRE | Ciné-concert / Promenez-vous autour de la gare de Perrache (en vous rendant au Marché Gare, par exemple), et vous verrez sous certains ponts des tentes de (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 30 septembre 2011

Politique (science) fiction

Ciné-concert / Promenez-vous autour de la gare de Perrache (en vous rendant au Marché Gare, par exemple), et vous verrez sous certains ponts des tentes de fortunes où s’abritent les exclus de la société libérale et productiviste. Achetez votre quotidien national le matin, et lisez-y le récit de la dernière intervention policière pour démonter un camp de gens du voyage installés au cœur d’une grande ville française. Allumez votre télévision, et regardez le dernier divertissement de Marc-Olivier Fogiel vous expliquant avec son sourire Colgate fresh que la réussite tient au nombre d’entrées et que l’échec se mesure à vos maigres revenus. Ensuite, allez voir le ciné-concert de Robert Le Magnifique autour du film de John Carpenter They Live (dont le titre français, Invasion Los Angeles, est une honte !). Vous y verrez un ouvrier du bâtiment débarquer à Los Angeles avec ses outils sous le bras (musclé), se faire jeter un peu de partout parce que «c’est la crise», trouver refuge dans un bidonville posé au pied des buildings, avant d’assister, impuissant, à son démantèlement par un assaut particulièrement violent des forces de sécurité. Ce serait déjà troublant, mais Carpenter, alors (1

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RIDDIM COLLISION

MUSIQUES | The Dark (K)night

Dorotée Aznar | Vendredi 5 novembre 2010

RIDDIM COLLISION

Jeudi 11 novembre, point d’armistice pour le Sonic. Le festival Riddim Collision poursuit sa croisade anti-(club)bling-bling en déployant ses forces électro punk pour une authentique Noise Party. En ligne de front, le son 8 bit de Gameboy Physical Destruction bombardera lo-fi binaire et distorsions émeutières. Avec pour premières armes cet apocalyptique EP, Analogic Guerilla, qui sonne comme du Atari Teenage Riot entouré de fils barbelés. Pour compléter la machine de guerre, Dupek et les anciens combattants de Basement torpilleront la Saône à coup de larsens incendiaires. Après la soirée Bar-Bar, serait-ce ici la vraie furie d’un jeudi noir ?SL

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Festival - Riddim Collision

MUSIQUES | Le douzième Riddim a eu chaud aux plumes, mais tel un Phénix foudroyé en fin d’été, le voilà qui renaît, nanti du don d’ubiquité qui plus est. Redevenu nomade, le (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 28 octobre 2010

Festival - Riddim Collision

Le douzième Riddim a eu chaud aux plumes, mais tel un Phénix foudroyé en fin d’été, le voilà qui renaît, nanti du don d’ubiquité qui plus est. Redevenu nomade, le festival démarre vendredi 5 novembre au Transbordeur, pour une soirée d’attaque où les collectifs BRK, AADN, Bee et Airflex Labs seront à l’honneur. En tête d’affiche par ailleurs, les Britanniques N-Type, Jazzsteppa et Kelpe viendront respectivement défendre leurs royaumes dubstep, freejazz et hip-hop. On recommande tout particulièrement le live de Kelpe, qui ouvrira son détonnant Cambio Wechsel vers les cimes tranchantes de l’IDM. L’itinéraire se poursuivra à bon rythme le 6 novembre, lors d’une soirée Bar-Bar où Les Valseuses serviront notamment le live à flow tendu de K The I ???. Du nectar west coast qui vaut bien un pot de Côtes. SL

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Les rebonds du Riddim

MUSIQUES | En plein boum pour finaliser le report de sa grande boum, Jarring Effects confirme les dates du 5 au 12 novembre : la douzième édition du Riddim Collision (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 16 septembre 2010

Les rebonds du Riddim

En plein boum pour finaliser le report de sa grande boum, Jarring Effects confirme les dates du 5 au 12 novembre : la douzième édition du Riddim Collision s’ouvrira sur une soirée au Transbordeur (prog en cours), suivie d’une nuit BarBar dans les troquets des pentes. Le dimanche 7, la rue Leynaud sera le QG d’une brocante, et les festivités nocturnes reprendront le mercredi 10, au Marché Gare, avec Brain Damage, 19 Dub, Metastaz… Le 11 novembre, point d’armistice pour les collisions rythmiques ; I Love UFO, Dupek et Gameboy Physical Destruction bombarderont leurs basses au Sonic. Le bouquet final claquera au Clacson le dimanche 12, encore un peu de patience pour connaître la fine fleur qui investira le dancefloor…

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REPORT DU RIDDIM

CONNAITRE | Le festival Riddim Collision n’aura pas lieu, comme initialement prévu, du 28 septembre au 2 octobre au Marché de Gros. Un malentendu sur l’heure de (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 10 septembre 2010

REPORT DU RIDDIM

Le festival Riddim Collision n’aura pas lieu, comme initialement prévu, du 28 septembre au 2 octobre au Marché de Gros. Un malentendu sur l’heure de fermeture du site contraint les organisateurs Jarring Effects et Active Disorder à reporter leur grand raout rythmique. Le festival prendra pour le coup une tournure différente, en s’articulant autour de plusieurs lieux – le Transbordeur, le Clac’son, le Sonic et plusieurs bars des pentes sont déjà pressentis pour accueillir diverses soirées réparties sur une semaine complète, probablement du 5 au 12 novembre. On en reparle bientôt.

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Riddim rédemption

MUSIQUES | Festival / Collision des rythmes et mutation des genres, le festival de Jarring Effects impose sa vision alternative de l’électro. Trois nuits en marge du confort et du conformisme au Marché de Gros. Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Vendredi 25 septembre 2009

Riddim rédemption

Cette année, les mauvaises langues qui prétendent que le Riddim rassemble trop souvent un public sorti du rayon bières de Lidl et des artistes aussi sexy qu’un cirque interlope de Groznyï seront priés d’aller cracher leur médisance ailleurs. Car cette onzième édition pourrait bien en remontrer à ceux qui daubent sur le dub en oubliant que Jarring est avant tout un label pluriel. Même si, «rootsitude» oblige, la soirée du vendredi restera dévolue au dub maison (High Tone, Twelve & Rico…) et aux sound systems d’obédience jamaïcaine, le reste de la programmation sort allègrement des sentiers battus par la génération sweat-treillis des petits-fils de King Tubby. Le hip-hop, notamment, se taillera la part du lion sur les deux scènes du samedi. De l’imprononçable K-The-I ??? aux inimitables performances buccales d’Under Kontrol (champions du monde du beatboxing), du bon vieux rap US d’Oddateee aux accents grime de Ben Sharpa, ce plateau «bass culture» proposera tout ce qu’il faut pour renouer avec l’ombilic du groove «pô pô pô». Mais la collision des rythmes ne se limitera pas cette année à un vaste panel de beats et de breaks, si représentatif soit-il de l’underground électrophile. Avis

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Cadence du ventre

MUSIQUES | Rap / Pour sa dixième édition, le festival Riddim Collision concocté par Jarring Effects se paie une très belle tête d'affiche en la personne du rappeur (...)

Jerôme Dittmar | Vendredi 12 septembre 2008

Cadence du ventre

Rap / Pour sa dixième édition, le festival Riddim Collision concocté par Jarring Effects se paie une très belle tête d'affiche en la personne du rappeur canadien Cadence Weapon, tout nouveau transfuge de Big Dada - la branche ghetto du label Ninja Tune. Âgé d'une petite vingtaine d'années, Roland Pemberton, originaire d'Alberta, est un garçon énervant. Rappeur prolifique. Producteur cheesy. Écrivain prolixe. Dès son premier disque, l'assez remarquable Breaking Kayfabe (2005), Rollie ne tombe pas dans les écueils d'un rap encore un peu vert et préfère narrer ses histoires de quotidien, ses premiers petits boulots adolescents, micro-événements et embrouilles universelles de jeunes gens laissés à l'abandon dans un coin un peu sordide du Canada. Il évitait, avec grâce, de se promettre un futur bardé de disques et de chaînes en or. Une attitude proche de celle de son classieux homologue Buck 65, qui aime à s'égarer dans sa cambrousse natale. S'en suivent trois années de tournées intensives et une plâtrée de remixes (Lady Sovereign, Rick Ross ou encore Simian Mobile Disco en redemandent d'ailleurs). Il accouche après cette période chargée d'un deuxième album d'une troublante sincérité, A

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Électro crash

MUSIQUES | Festival / Une nouvelle édition du Riddim Collision de Jarring Effects qui démarre fort avec la venue de Mike Ladd et qui continue pas mal du tout avec du hip-hop, du dub et de l'électro à gogo. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 26 octobre 2005

Électro crash

Alors que le label Jarring Effects a connu des jours meilleurs, le festival Riddim Collision affiche une belle santé. Joli succès en 2004, programmation alléchante en 2005, voilà de quoi rassurer sur la santé d'une association dont on ne dira jamais assez à quel point elle a servi de locomotive à toute la scène lyonnaise des musiques actuelles. Passons donc au menu des festivités, sachant que celui-ci démarre par un apéritif de luxe le 26 octobre. Une première soirée en amont qui est surtout l'occasion de raccrocher les wagons avec la tournée Lyon Calling lors de son étape à domicile. Pour rappeler la petite histoire : comme l'union fait la force, les sound systems du Peuple de l'Herbe et de Meï Teï Shô ainsi que le guitariste d'High Tone Aku Fen ont décidé de faire cause commune à travers l'Europe pour représenter le son made in Lyon. Jarring Effects les a donc plus que bien entourés pour l'occasion. Se joindra à la fête le collectif new-yorkais Spontane, dont le show mélangeant hip-hop, électro et rock est annoncé comme "psychédélique et novateur". C'est à peu près les mêmes ingrédients que l'on retrouve chez Mike Ladd, artiste à personnalités multiples qui, quand il se produit e

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