Le line-up du Rumble Festival 2013

Benjamin Mialot | Mercredi 2 janvier 2013

"Une grosse ligne de basse, voilà mon type de silence". Si vous vous retrouvez dans cet énoncé du rappeur Dizzee Rascal, le Rumble Festival ne vous est pas inconnu. Vous devez même trépigner tel un poussin sur une poêle à frire dans l'attente de la troisième édition de ce grand raout de la bass music (drum & bass, dubstep, dancehall, trap, bref tout ce qui provoque des séismes au niveau de la cage thoracique), qui se tiendra du mercredi 6 au dimanche 17 mars à la Marquise, au Sonic, au Marché Gare, au Kao et au Transbordeur.

Ce qui suit ne va pas arranger votre cas, puisqu'il s'agit du line-up quasi-complet de ladite édition, tout juste dévoilé. Et comme suffit à en témoigner la présence à sa tête d'une certaine paire de wonderboys écossais du hip hop instrumental et des proprios de l'intarissable source house Sound Pellegrino, il promet du lourd.

Prenez une grande respiration, c'est parti : Hudson Mohawke & Rustie, Andy C, Sound Pellegrino Thermal Team (Tekilatex et Orgasmic), Om Unit, Brown & Gammon, Foamo, Free The Robots, J:Kenzo, Dismantle, Mono/Poly, Kowton, Darling Farah, Aubrey, Moresounds, Nekochan, Panda Dub, Jay Weed, opti & JNPLSRC, Likhan', Birdy Namane, A&B, Metastaz, Hubwar, Tetra Hydro K, Tête de Tigre & Thug Tieg, Juksbowl, W&F, Multi, True Lyon Crew (Phazz + Sulkap + [voloDM] + MC Fly + LeTo + Junior), WSK, VJ Zero, Vizual Invaders, Irwin Barbé, Sophie Le Meillour, Mysterious Kid, Ashes57, Pablito Zago, THTF, Nelio, Fajune, Joris Couronnet.

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Clubbing : les trois soirées à ne pas louper

MUSIQUES | 22.01 Correspondant Certains se souviennent l’oeil humide d’un final dantesque de Nuits sonores où, très punk, Jennifer Cardini avait fini son set (...)

Sébastien Broquet | Mardi 19 janvier 2016

Clubbing : les trois soirées à ne pas louper

22.01 Correspondant Certains se souviennent l’oeil humide d’un final dantesque de Nuits sonores où, très punk, Jennifer Cardini avait fini son set soleil levé, champagne à la main, perchée sur le praticable hébergeant ses platines face à un public en communion totale : c’est dire si la patronne de Correspondant connait son public lyonnais sur le bout des ongles. Elle déboule au Sucre accompagnée de sa comparse de Cologne, Lena Willikens : signée sur le génial label Comème de Matias Aguayo, l'allemande en a l’implacable et si particulier groove, et une puissance de feu techno qui ne devrait pas se relâcher avec la présence du norvégien Andre Bratten, DJ loin du cliché nu disco nordique, dont les sets de techno abstraite sont réputés de toute beauté. Classe. 22.01 We Are Reality Ricardo Villalobos dans une salle, Andrew Weatherall dans l’autre : détonnant duel concocté par We Are Reality et Don't Mess au sein d’un Transbordeur qui risque fort de suinter de sueur au vu des sets chamaniques d’un Villalobos perpétuellement p

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Une marée de basses

MUSIQUES | An de grâce 79 ap. J-C : le Vésuve pique un fard et ensevelit Pompéi sous les cendres. Nos experts sont formels, Lyon va subir le même sort cette semaine. La faute au Rumble Festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 30 septembre 2014

Une marée de basses

Pour une fois, commençons par la fin. Commençons par le dimanche 5 octobre, date à laquelle l'édition 2014 du Rumble Festival prendra fin, sur un open air qui devrait faire écho à l'une des soirées les plus mémorables de la défunte Fée Verte : le back to back du 7 septembre 2012, qui opposa Douster à Flore et se conclut sur une relecture trap de La Chenille. Le premier, sorte d'Alan Lomax en boubou, s'est depuis lancé dans une collecte de folklores électroniques à mêmes de se substituer à une liposuccion des fesses. La seconde, prêtresse de la bass music à racines (africaines) apparentes, vient elle de faire son retour avec Ritual, une performance audiovisuelle impressionnante de tellurisme, et s'apprête à donner à ses soirées Polaar une assise discographique. Ces deux Lyonnais de sang et tiers-mondistes de tympan se "contenteront" ici de se relayer sur scène – mais avec un peu de chance, c'est sur son remix en mode cumbia du thème du Roi lion que Douster laissera la place à sa consœur.   Ça va trembler chérie Les jours qui précèdent, le Rumble fera ressembler le périphérique

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Quelque chose en eux de Düsseldorf

MUSIQUES | LUCA, acronyme de Last Universal Common Ancestor, soit "dernier ancêtre commun universel", est l'organisme, inconnu à ce jour, dont descendraient tous les êtres vivants actuels. Kraftwerk est son équivalent pour la musique électronique : tous les DJs programmés à Nuits Sonores ont une dette envers lui. Ces dix-là l'ont payée avec les intérêts. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

Quelque chose en eux de Düsseldorf

Darkside L'un, Nicolas Jaar, producteur dont la nonchalance n'a d'égal que le raffinement, est à la house ce que la Nouvelle Vague fut au cinéma. L'autre, Dave Harrington, multi-instrumentiste, était jusqu’ici unsideman sans histoire. Ensemble, ils forment Darkside, nom choisi en hommage à Pink Floyd (dont les membres revendiquaient l'influence de leurs amis de Kraftwerk) mais qui aurait tout autant pu l'être en clin d’œil à la Force – voir Daftside, remix bête, méchant et in fine assez jouissif du dernier album de Daft Punk. Psychic, leur premier album, est lui, avec ses licks bluesy et ses artefacts lynchiens, un petit chef-d’œuvre d'electronica à la dérive. Nuit 1 – Halle 1 A l'Ancien marché de gros, mercredi 28 mai (23h45/00h45)

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Insomniaque - Semaine du 12 au 18 février

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Molécule au DV1, la "Sound Pellegrino Label Night" du Sucre et Italojohnson au Club Transbo. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 11 février 2014

Insomniaque - Semaine du 12 au 18 février

13.02 MoléculeCe jeudi, vous aurez peut-être le privilège de croiser Georges Pernoud au DV1. Pourquoi ? Parce que Thalassa a récemment consacré tout un reportage au producteur techno parisien que le club recevra ce soir-là. Son nom : Molécule. Le projet qui lui a valu cette attention : l'enregistrement, à bord d'un chalutier, d'un concept-album inspiré par les sautes d'humeur de la Mer du Nord et l'inclémence du quotidien des marins-pécheurs. Encore plus implacable et enveloppant que les productions régulières de son auteur, Les Déferlantes, premier extrait de60°43’ Nord, laisse entendre que l'expérience a été concluante. 15.02 Sound Pellegrino Label NightDe loin, Orgasmic et Teki Latex sont un peu les Laurel et Hardy de la musique électronique. De près, quand sur leurs vêtements devient distinguable le logo de Sound Pellegrino, le label

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Quand la ville gronde

MUSIQUES | Ne jamais employer l'expression "envoyer du gros". C'est l'une des règles élémentaires du journalisme musical. Comme toutes les règles, elle a son exception : on peut y recourir pour parler de bass music, cette frange souterraine et tonitruante des cultures électroniques, et des événements qui la promeuvent, à l'image de l'impeccable Rumble Festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 1 mars 2013

Quand la ville gronde

La scène se déroule au printemps 2003, à Clermont-Ferrand. Ce soir-là, la Coopérative de Mai accueille Fred Avril, compositeur de musiques de film dont la carrière pop fut aussi honnête qu'éphémère. Sa prestation, elle, n'a rien d'extraordinaire et le public le fait savoir en éclusant bruyamment ses bières. Soudain, il se saisit d'un potard géant et le tourne d'un cran. Un monstrueux bourdonnement s'échappe des enceintes. Silence dans la salle. Les vêtements se décollent des peaux comme des masques peel off. Il le tourne d'un cran supplémentaire. Les cages thoraciques résonnent au point qu'on ne s'entend plus battre du cœur. Encore un cran. La situation devient limite supportable. Avril reprend son set. Soulagement et déception dans l'assistance, encore saisie de cette impression unique d'être à la fois en pleine conscience de soi et sur le point d'exploser tel un œuf dans un micro-ondes. Impression qu'une seule musique nous aura fait éprouver depuis : la bass music. Marée de basses Autant dire que nous n'étions pas les derniers à nous réjouir lorsque, en 2011, est né le Rumble Festival, événement tout entier consacré à cette appellation d'ori

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Nuits sonores 2012 – Jeudi 17 mai - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 2. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 18 mai 2012

Nuits sonores 2012 – Jeudi 17 mai - Report

          "On a préféré partir et se poserLes mecs comment vous dire on est désoléL'attaché de presse nous a clairement invitéEt nous comme on est des mickeys on a dit OK"Un détournement d'une chanson de Sexion d'Assaut, il fallait au moins ça pour témoigner aux labels et promoteurs locaux notre embarras d'avoir préféré à leur Circuit Électronique les mini-burgers et people d'une croisière estampillée «Labo des festivals». Est-ce à dire que notre deuxième voyage au cœurs des Nuits fut de tout repos ? Même si nous y avons pris part en oubliant ceinture, alliance et lunettes de soleil, oui. Hôtel Woodstock Il n'aurait à vrai dire pas pu en être autrement. Cette certitude tient en un mot composé : Hôtel-Dieu. Hier, nous vous laissions entendre que Brossette, en vertu de ses atours de top spot pour explorateurs urbains et en dépit de la difficulté éprouvée par certains régisseurs à y fai

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C'est comme un tremblement de terre

MUSIQUES | Vous aussi vous l'avez senti, n'est-ce pas ? Ce grondement qui, depuis le début du mois, agite les fondations de notre bonne vieille capitale des (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 8 mars 2012

C'est comme un tremblement de terre

Vous aussi vous l'avez senti, n'est-ce pas ? Ce grondement qui, depuis le début du mois, agite les fondations de notre bonne vieille capitale des Gaules. Et vous avez remarqué la façon dont les muses de l'Opéra se cramponnent à leurs piédestaux lorsqu'il se fait entendre. À tous les coups c'est un incident à la centrale du Bugey, et on ne nous en informera qu'une fois que nos os brilleront comme des culs de lucioles, que vous vous êtes dit. Raté : ce grondement n'est pas le dernier râle d'un réacteur agonisant, mais le signal de ralliement de la deuxième édition du Rumble Festival, rendez-vous unique en son genre, en tout cas en France, car tout entier consacré à la bass music. Autrement dit aux musiques électroniques dont les concepteurs ne perçoivent du spectre sonore que les fréquences comprises entre 20 Hz à 200 Hz, à l'image de Goth-Trad, figure japonaise du wob wob wob wob (du dubstep quoi), de Joker et Indigo, qui, à coups de rusés emprunts au gangsta rap pour l'un et à l'electronica pour l'autre, président au renouveau du genre depuis l'Angleterre, des Noisia, darons holandais de la drum'n'bass, ou d

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Ready To Rumble

MUSIQUES | Festival / Cette année, pas de Nuits sonores en mai, mais un nouveau festival qui se positionne sur le versant vrombissant de l’électro : basses fréquences, grime, dubstep et autres secousses qui agitent plus fréquemment les clubbers anglais. R.U ready to rumble ? Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Mercredi 27 avril 2011

Ready To Rumble

Parce qu’un bon verbe vaut mieux qu’un long discours, to rumble – qui signifie littéralement gronder, gargouiller – est certainement plus explicite pour le néophyte que toutes ces dénominations ultra-spés (dubwise, grime, dubstep, future garage…) qui englobent peu ou prou la même substance sous l’étiquette : à savoir le grondement sourd des basses fréquences. To rumble, donc, résonne des mêmes infrabasses que le roulement du tonnerre, charrie la même tension dans les baffles que l’électricité dans l’air. Vous voyez ces sons qui rentrent directement dans le bide, sans passer par le cerveau ? Eh bien ce sont ces vibes typiquement viscérales que l’association Totaal Rez décline cette semaine en festival. Jusqu’ici, les Lyonnais connaissaient les soirées Puzzle Rumble, Bass Rephlex et Jungle Calling, autant de rendez-vous ponctuels qui défendaient déjà la vision «ouverte et festive» de Totaal Rez sur la Bass Music. Depuis 2008, l’association s’applique de fait à créer une voie express entre Lyon et Londres, en important dans nos clubs ce grondement endémique des dancefloors britanniques. L(y)ondon Connexion«Le berceau de la bass music est en Angleterre et les

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