A Cheval sur le jazz

Benjamin Mialot | Mardi 18 juin 2013

Au fronton du Palais de l'homme nommé Cheval (encore faut-il en trouver le fronton, certes) : César, Vercintérogix, Archimède et, chaque été, la musique. Avec pour première étape, comme il est de tradition, le versant jazz de ses événements estivaux. Mais de jazz il en sera surtout question avec le violoniste Jean-Luc Ponty. Le "Coltrane du violon" comme on l'appelait, ancien membre du Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin – qui aurait sans doute plu à Ferdinand Cheval, a convié la chanteuse Clara Ponty, qui n'est autre que sa fille, pour un spectacle hommage à la personnalité fantaisiste du fameux facteur et à sa fille, Alice, qui naquit le jour même où il entreprit sa belle et folle ouvrage.

 

Moins jazz, le vieux loup de Rockville Centre, NY (ça ne s'invente pas) Elliott Murphy, caméléon ayant joué tant avec Bruce Springsteen que Little Bob, David Johansen (New York Dolls) ou Lio, viendra présenter en légende vivante son dernier album, It Takes a Worried Man. Enfin, le troisième homme, ou le premier selon comment on se place, sera l'Anglais Hugh Coltman, dont le deuxième album, Zero Killed, l'a fait apparaître en digne héritier multiforme de francs-tireurs tels qu'Andrew Bird, Peter von Poehl ou Piers Faccini – ces deux derniers étant comme lui installés en France. Au moment où il entamera les premières notes de The End of the World, certains verront sans doute, effet d'optique ou pas, les étranges statues du Palais danser.

 

Stéphane Duchêne

 

Jazz au Palais
Au Palais du Facteur Cheval, Hauterives (26) du jeudi 27 au samedi 29 Juin

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Jazz à Vienne : les premiers noms et un album Panini

Festival | Comme chaque année, les festivités estivales de Jazz à Vienne commencent à être dévoilées à l'approche de l'hiver. En plus des premiers noms, le festival innove cette fois un drôle de projet anniversaire : un album Panini.

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Non content d'accueillir, pour donner forme à l'identité visuelle de sa quarantième édition, les talents graphiques de Juanjo Guarnido (connu et multiprimé pour le culte Blacksad, également décorateur et animateur), Jazz à Vienne innove cette année en confiant au dessinateur habité par la grande vitalité du festival les rênes visuelles du concert dessiné monté en partenariat avec le festival d'Angoulême et qui réunira donc l'Espagnol et le plus Français des bluesmen anglais, Hugh Coltman. Autre britannique habitué de JAV, Jamie Cullum, passé au fil des ans et des disques de petit fiancé rebelle du jazz à celui de mètre-étalon. Cette année, Jazz à Vienne mettra surtout le cap sur l'Afrique avec le projet pluridisciplinaire Africa2020 étalé sur l'ensemble de l'année et du territoire français à la remorqu

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Stéphane Duchêne | Jeudi 16 avril 2009

Au Bauer du fleuve

Folk / Lors de son premier passage à Lyon l’an dernier, Alela Diane nous avait permis de faire la connaissance de sa petite famille : son père Tom, hippie sur le retour, l’accompagnait à la guitare ; sa meilleure amie Mariee Sioux, Indienne à la voix enchanteresse, assurait les chœurs et la première partie ; et un colosse chauve à la barbe fleurie nommé Matt Bauer, virtuose du banjo, complétait le tableau. Originaire du Kentucky, Bauer est également, comme Mariee Sioux, à la tête d’une œuvre solo qui mérite de s’attarder sur cette figure de l’ombre. Le titre de son album, The Island Moved in the Storm pourrait titiller l’intérêt des fans de la série Lost et de son île vivante, capable de se déplacer dans le temps et l’espace. En réalité, il décrit une île de schiste sur la rivière Triplett Creek, au pays natal de Bauer, dont la pluie aime redessiner les contours. C’est dans les environs que Bauer situe le récit de son disque : l’histoire, vraie, d’une jeune fille retrouvée morte il y a trente ans façon Laura Palmer, emballée dans un sac de tente et baptisée «la fille à la tente». Bauer, armé de sa voix de couverture chauffante, de son banjo et de quelques amis musiciens, tente, et

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