Cuba libre

Benjamin Mialot | Jeudi 20 juin 2013

D'après une blague qui faisait le tour des cours de récréation auvergnates au début des années 90, les habitants de Cuba ne seraient pas les Cubains, mais les Chipaho. Parce que s'ils ont le cul bas, ils... Voilà. Nous n'avons jamais eu l'occasion (encore moins l'envie) de vérifier si l'anatomie du pianiste havanais Roberto Fonseca, programmé mercredi 3 juillet au festival Jazz à Vienne, était conforme à celle décrite par ce puéril calembour. Ce que nous avons pu constater à sept reprises en revanche, c'est que sa musique, elle, plane très haut. Sept comme le nombre d'albums enregistrés par ce presque quadra qui fit ses armes au sein du Buena Vista Social Club - regroupement de figures historiques de la salsa et du son qu'immortalisa en 1999 le cinéaste Wim Wenders, et dont les survivants se produiront dans le Théâtre antique juste après Roberto.

 

Baptisé Yo, le dernier en date est le plus ambitieux et émouvant de son auteur, un disque-monde où, non content d'explorer sa part d'africanité avec le concours de musiciens originaires du Continent Noir, Fonseca déploie une érudition (harmonies traditionnelles, rythmes funk, boucles d'inspiration électronique...) et un sens du groove proprement hors du commun – et auxquels sa prolificité et ses dons d'improvisateur ne sont pas étrangers. Un disque finalement à l'image des deux pays entre lesquels il bâtit un pont : bariolé, généreux et néanmoins empreint de douleur.

 

Benjamin Mialot 

 

Roberto Fonseca + Orquesta Buena Vista Social Club
A Jazz à Vienne (38), mercredi 3 juillet


Cuba

Orquesta Buena Vista Social Club featuring Omara Portuondo & Eliades Ochoa + Roberto Fonseca “Yo”
Théâtre antique de Vienne Vienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Lyon Whisky Festival aura finalement lieu en mai

Salon | La troisième édition du Lyon Whisky Festival, initialement prévue en février, est déplacée aux samedi 14 et dimanche 15 mai, toujours au Palais de la Bourse.

Sacha Pelordet | Vendredi 7 janvier 2022

Le Lyon Whisky Festival aura finalement lieu en mai

La troisième édition du Lyon Whisky Festival aurait dû se dérouler les 5 et 6 février prochain, au sein du Palais de la Bourse. L'événement, coorganisé par Agence Tintamarre / groupe Unagi (dont fait partie Le Petit Bulletin), est destiné aux initiés comme aux moins expérimentés, passionnés par le monde du whisky. Lesquels se retrouvent autour de masterclass, d'ateliers, d'une librairie dédiée et bien sûr de dégustations. Faisant face aux contrainte sanitaires, le Lyon Whisky Festival a été reporté et se déroulera les samedi 14 et dimanche 15 mai, toujours au Palais de la Bourse.

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La valse des annulations et des reports recommence à Lyon

Covid-19 | Le retour en force du Covid a entraîné de nouvelles restrictions sanitaires, annoncées le lundi 27 décembre par le Premier ministre : spectacles assis, jauges limitées à 2000 personnes en intérieur, le tout au moins jusqu’au lundi 24 janvier... Les répercussions ont été rapides avec des salles fermées, des concerts annulés ou reportés : on fait le point sur l'impact sur les programmations à venir.

Sacha Pelordet | Mardi 4 janvier 2022

La valse des annulations et des reports recommence à Lyon

La Halle Tony-Garnier a déplacé tous ses évènements jusqu’au 24 janvier. Même chose du côté du Ninkasi Gerland où les annulations et reports se multiplient ; la programmation est maintenue dans les 22 autres établissements Ninkasi, avec un public assis. Au Transbordeur, presque toutes les dates sont annulées ou reportées jusqu'au 29 janvier. Au Kraspek Myzik, le festival Plug & Play est annulé : le café-concerts choisit de fermer son établissement tout janvier, une décision évidente pour un spot de 80 places où les concerts assis sont peu envisageables — et surtout, pas dans l’esprit du lieu. Le Sonic reste fermé du fait de son statut ERP de discothèque, même si il n’en est pas une. Les clubs et boîtes de nuits (Le Sucre, Terminal, Petit Salon...) n’ont pour le moment aucune nouvelle sur leur futur et une éventuelle date de réouverture. Halle Tony Garnier - Harry Potter à l’École de sorciers (7 janvier) : reporté au 16 mai 2022

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"Street Food des Gones" : un livre de portraits et de recettes

Street Food | De bons artisans rencontrent des jeunes cuistots et paf !, ça fait de la cuisine qu’on mange avec les doigts. Et à la fin, un livre de portraits et de recettes, Street Food des Gones.

Adrien Simon | Mardi 4 janvier 2022

Lyon semble être devenue une place forte de la street food en France. Pour preuve, le Lyon Street Food Festival a encore accueilli cet automne quelques dizaines de milliers de visiteurs. Cela peut surprendre : manger en marchant n'est pas inscrit dans la tradition locale — un bouchon invite à s'attabler. Le récent succès de la street food doit donc être mis sur le compte de quelques acteurs qui s’échinent à rafraîchir la gastronomie d’entre Rhône et Saône. Parmi ceux-ci, La Food Factory et La Buvette Lyonnaise, « dénicheurs de tendances culinaires », qui se sont associées pour auto-éditer ce livre. Bouquin qui tente justement de faire exister une nourriture de rue à l’accent rhodanien, telle qu’elle est servie à Food Traboule : on pense au grec d’andouillette ou aux frites de quenelles du stand La Meunière. L’idée, c’est que la street

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Festivals littéraires : le retour des classiques

Littérature | S'il faut être prudent avec la recrudescence des cas de Covid, il est prévu que cette année, les grands raouts littéraires se tiennent de manière classique – comme on les aime. Avec, pour certains, des pré-programmations croustillantes.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 janvier 2022

Festivals littéraires : le retour des classiques

Parilly est ouvert Retour à l'Hippodrome de Parilly pour la Fête du Livre de Bron qui va renouer avec les tables rondes et les rencontres en présentiel, selon l'expression consacrée par le management. Avec cette année, un nouveau thème fort qui prend appui sur l'actualité et les enjeux du moment – l'écologie, le féminisme, la violence sociale, la liberté, l'utopie, l'identité – où la menace et le principe de précaution sont rois : courir le risque. Avec l'idée que la littérature est peut-être l'un des derniers bastions du risque assumé. Comme chaque année, on y retrouvera le meilleur des auteurs des rentrées de septembre et janvier, essentiellement nationales, mais toujours avec une petite pointe d'international, entre écrivains confirmés et voix émergentes, auteurs et illustrateurs jeunesse et une large part laissée aux sciences sociales. La programmation n'est pas connue mais on peut prendre rendez-vous pour l'ouverture du 11 mars, le festival commençant traditionnellement par la remise du Prix Summer décerné par les lecteurs des bibliothèques et médiathèques de la région. Un la

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Opéra de Lyon : l'ancien directeur dépensier et les tutelles absentes

Politique Culturelle | Ce rapport était attendu. Une partie de la ville bruissait de rumeurs à son sujet, suite aux révélations de Médiacités, qui avait dévoilé en mai 2017 les largesses que s'octroyait Serge Dorny, alors directeur, avec ses notes de frais. Il est arrivé, il fait 78 pages et sans surprise, il est cinglant : nous parlons du rapport d'observations de la Chambre Régionale des Comptes concernant le fonctionnement de l'Opéra National de Lyon et couvrant la période allant de 2010 à 2019.

Sébastien Broquet | Mardi 14 décembre 2021

Opéra de Lyon : l'ancien directeur dépensier et les tutelles absentes

Élu “Meilleure Maison d'Opéra de l'année 2017" deux jours avant les révélations de Médiacités, l'Opéra de Lyon doit beaucoup à Serge Dorny : une reconnaissance mondiale, des créations acclamées — y compris avec des personnalités non issues du sérail que l'ancien directeur aimait convaincre, tels Régis Debray en 2016 ou Wajdi Mouawad —, un public qui s'est diversifié largement au-delà des idées reçues et plus si élitiste qu'autrefois, et bien sûr cet Opéra Underground d'abord confié à Oliver Conan puis à Richard Robert pour servir de laboratoire aux musiques de

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La Têtue invite

Chai | L’émission culinaire de France Inter, On va déguster, réunissait en novembre dernier deux Lyonnaises dont on a récemment parlé : Anaïs Duraffourg et Géraldine (...)

Adrien Simon | Jeudi 16 décembre 2021

La Têtue invite

L’émission culinaire de France Inter, On va déguster, réunissait en novembre dernier deux Lyonnaises dont on a récemment parlé : Anaïs Duraffourg et Géraldine Dubois, qui produisent respectivement du fromage et du vin dans le centre de Lyon. Pour concrétiser leur rencontre, les deux artisanes se sont retrouvées le week-end dernier à la Laiterie de Lyon, à la Guillotière. Géraldine du chai urbain La Têtue enchaîne les événements, et ce samedi 18 décembre c’est elle qui invite. Elle ramènera dans ses locaux du 1er deux friperies, La Claque et L’atelier des Fripes, qui comme notre amie vigneronne veulent promouvoir une autre manière de consommer (ici de la fringue). Cet après-midi "sapes et vin chaud" se déroulera au 3 rue Grobon de 14h à 19h.

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À l'arrache : nous avons lu le livre de Sébastien Escande

Underground | « Don't hate the media, become the media ». La phrase est de Jello Biafra, ex-chanteur des Dead Kennedys, et s'affiche au détour d'une phrase (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 14 décembre 2021

À l'arrache : nous avons lu le livre de Sébastien Escande

« Don't hate the media, become the media ». La phrase est de Jello Biafra, ex-chanteur des Dead Kennedys, et s'affiche au détour d'une phrase du livre édité par Sébastien Escande dit "Barbapop". Une sorte de mantra du do it yourself qui depuis les origines irrigue la scène underground lyonnaise et cette manière d'organiser des concerts avec des bouts de ficelles dans des lieux qui tiennent parfois à peine debout ou n'ont pas vu une étiquette "norme européenne" depuis des lustres et avec chevillé au corps des principes indéboulonnables (prix libre, pas d'agent de sécurité, ce genre...). La chose est née du punk et Sébastien Escande qui a œuvré un moment avec Barbapop dans l'organisation de concerts pop obscurs (et néanmoins lumineux), souhaitait en raconter l'histoire lyonnaise, riche de personnages hauts en couleurs, d'assos (Silly Hornets, Sonotone), de groupes (Haine Brigade) et de lieux (le Pez-Ner, le Wolnitza, le Kafé Myzik) entrés dans la légende. Une histoire

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Sébastien Escande : « j'ai fait ce livre comme j'aurais fait un fanzine »

Do It Yourself | Organisateur de concerts et éditeur depuis quinze ans sous le nom de Barbapop, Sébastien Escande vient d'éditer À l'arrache – Portraits & récits de la scène musicale underground de Lyon, 1980-2020, livre somme à l'esthétique fanzine sur le milieu des concerts artisanaux, indés et l'esprit DIY punk qui hante le souterrain lyonnais depuis plus de 40 ans. Retour d'expérience.  

Stéphane Duchêne | Mardi 14 décembre 2021

Sébastien Escande : « j'ai fait ce livre comme j'aurais fait un fanzine »

Pour commencer, la question rituelle que tu poses à tes interlocuteurs dans le livre : qu'est-ce qui a déclenché ton intérêt pour la musique et comment s'est-il manifesté dans un premier temps ? Sébastien Escande : Quand j'étais ado, j'écoutais de la musique plutôt mainstream. C'était Nirvana, Smashing Pumpkins, ce genre de choses, mais ça restait mainstream. Quand j'ai été étudiant, je me suis retrouvé en colocation avec un musicien qui joue aujourd'hui dans le groupe Maison Neuve, chez Talitres. D'un coup, je découvrais l'univers des vinyles, des 45t fait à la maison et notamment la musique indé via le label Sarah Records. De là, je me suis attaché à tout le microcosme de la musique, à la culture DIY, à ce côté artisanal et un peu rare. Je suis devenu collectionneur et j'ai ré-orienté ma vie professionnelle vers la musique. J'ai été stagiaire aux Transmusicales de Rennes, trois années d'affilée, j'ai tr

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Raconte-moi Lyon dépoussière les audio-guides

Tourisme | En attendant de voyager via le métavers, pour visiter des villes, il existe toujours des audio-guides. Beaucoup sont poussiéreux, soporifiques, monocordes… D’autres, comme celui de Séverine Peurichard, nous transportent avec virtuosité dans l’Histoire au travers de balades guidées en totale autonomie : voici Raconte-moi Lyon.

Louise Grossen | Vendredi 3 décembre 2021

Raconte-moi Lyon dépoussière les audio-guides

Impossible de passer à côté si vous habitez le quartier de Saint-Jean. Depuis septembre, cette dame vêtue d’une robe de marquise du XVIIIe siècle, d’un corset et d’un chapeau à plumes déambule dans les rues, accompagnée de son fidèle équipier, un shiba inu. Mais que fait-elle ? Elle nous raconte Lyon. « À la base, je n’aime pas du tout les audio-guides, particulièrement ceux des musées. Je les trouve ennuyeux, les boitiers sont lourds… Je voulais créer des guides vivants, les dépoussiérer de leurs vieux clichés. Ma passion de l’Histoire s’exprime jusque dans ma tenue. Tous les samedis, j’enfile ma robe et je descends à Saint-Jean pour faire la promotion de mon activité » nous explique Séverine Peurichard. Passion et expertise transpirent au travers d’épisodes qui nous font oublier les commentaires un peu trop sages des audioguides traditionnels. Ici, ils sont nourris de saynètes, font appel à des commentaires plus personnels et s'enrichissent d’un décor sonore et musical quasi cinématographique. À la manœuvre : le crooner et musicie

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Nacre, bain d’iode à Saint-Paul

Bar à Huitres | « J’adore les huîtres : on a l’impression d’embrasser la mer sur la bouche » disait le poète Léon-Paul Fargue. On a testé Nacre, fraîchement ouvert à Saint-Paul : tout un poème.

Louise Grossen | Jeudi 18 novembre 2021

Nacre, bain d’iode à Saint-Paul

Ces cinq dernières années, Martin Bagne travaillait dans le bassin de Marennes-Oléron chez l’ostréiculteur Les Claires d’Arceau. Les huîtres, il connaît ça par cœur. Avec deux de ses amis, Mathieu Ryon et Matthieu Julliat, ils ont fait le pari d’ouvrir Nacre, une petite huîtrerie située au 14 rue Lainerie. « Je m’occupais de la vente, mais je m’intéressais forcément au produit. J’allais parfois en mer, et j’en ai appris un rayon. On s’est dit que c’était une bonne idée d’en proposer ici » explique Martin. Quelques tables, de quoi accueillir une quarantaine de couverts en intérieur, poutres et pierres apparentes, guirlandes style guinguette et une fresque bleue habillée de mouettes, un trompe l’œil imaginant Lyon en bord de mer. Ici, l’huître trône en reine des lieux autour des "à-côtés" : crustacés, fromages de la crèmerie Saint-Antoine ou de la Mère Richard et charcuterie de chez Bobosse. Pour les huitres, Martin détaille : « on se fournit directement chez le producteur — Les Claires d’Arceau et Yves P

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À la découverte des abordables Monts du Lyonnais

Rhône | Plus discrets, moins rutilants que les Monts d'Or, les Monts du Lyonnais se prêtent au jeu trouble de l’automne (ok c'est joli ces feuilles orangées, mais on se caille, non ?). Balade au-dessus de Mornant sur la ligne des crêtes entre le col de la Luère et Riverie, à une demi-heure de Lyon.

Nadja Pobel | Jeudi 18 novembre 2021

À la découverte des abordables Monts du Lyonnais

Le grenier de Lyon À regarder la carte des Monts du Lyonnais, surgissent les mêmes noms de communes que sur les étals des marchés de producteurs de Lyon : Rontalon, Thurins, Taluyers, Orliénas... C'est que cette zone coincée entre Rhône (le fleuve) et Loire (le département) à l'est et l'ouest — et le Parc naturel régional du Pilat et le Beaujolais au sud et au nord —, est essentiellement agricole comme en témoignent les serres qui parsèment (sans défigurer) les champs à perte de vue. C'est aussi un lieu d'élevage qui donne à ses légumes (et fraises, framboises, pommes, poires, pêches...), viandes, volailles, charcuterie et produits laitiers (ah, les fromages de chèvre de Rontalon qu'on retrouve sur la place Carnot le mercredi !) une marque : Le Lyonnais Monts et Coteaux. Et le vignoble des Coteaux du Lyonnais est une AOC/AOP, celui des Collines rhodaniennes une IGP. Depuis les années 1950-1970, le territoire a été adapté pour notamment favoriser l’irrigation et pérenniser l’agriculture. Cela se fait dans le respect de l’env

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Au Palais de la Bourse, le retour de Sous les pavés, la vigne

Vin Nature | Joli plateau de vigneronnes et vignerons 100% naturel pour cette septième édition du salon des vins porté par Rue89Lyon, Sous les pavés la vigne.

Sébastien Broquet | Mercredi 3 novembre 2021

Au Palais de la Bourse, le retour de Sous les pavés, la vigne

C'est aussi le retour pour Sous les pavés, la vigne. Le salon des vins naturels porté par Rue89Lyon et Nouriturfu débarque les samedi 6 et dimanche 7 novembre au Palais de la Bourse, pour une septième édition. Au programme : des dégustations, bien sûr, mais pas seulement. Près de 70 vigneronnes et vignerons sont attendus, où l'on notera quelques habitués comme le Domaine de Pélissols (Languedoc), le retour du Château Gombaude-Guillot (Bordelais) à qui l'on doit aussi un savoureux Pom'n'Roll ou encore le fabuleux Domaine Achillée, pour amateurs de vins d'Alsace, aux étiquettes aussi stylées que ses gewurztraminer. Côté beaujolais, la présence d'un Romain Zordan rassure : il y aura bien un morgon de compétition à déguster. Installé près de Belleville, celui qui a repris le domaine familial sort aussi un fleurie "cuvée spatiale" de très belle allure. Voilà pour nos valeurs sûres, mais le but, c'est aussi de découvrir ses nouveaux chouchous et/ou des destinations plus rares : ainsi, on proposera à nos gosiers un voyage en Arménie, représentée cett

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Saint-Jean, la lumière vient de l’intérieur avec Damien Fontaine

Mapping | Cette fois c’est immersif et en intérieur ! Damien Fontaine est l'un des grands habitués de la Fête des Lumières qui aura lieu cette année du 8 au 11 (...)

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Saint-Jean, la lumière vient de l’intérieur avec Damien Fontaine

Cette fois c’est immersif et en intérieur ! Damien Fontaine est l'un des grands habitués de la Fête des Lumières qui aura lieu cette année du 8 au 11 décembre (les chevaux qui courent dans les amphithéâtres gallo-romains en 2017 c’est lui, la colline de Fourvière l’année d’après aussi comme la place des Terreaux en Prince des Lumières 2013 et Bellecour l’année suivante). Ici, organisation privée et ce n'est pas gratuit (12€/18€). Du vendredi 22 octobre au jeudi 11 novembre, Lyon née de la lumière est une projection à 360° dans la cathédrale Saint-Jean, consacrée au Temps des bâtisseurs. À voir tous les jours, durant 1h20, à 18h30 et 21h. Réservations sur https://lyonneedelalumiere.com

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Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Écologie | Modèle d'initiative citoyenne, Nettoyons Lyon, association fondée par deux amis — Nicolas Navrot et Maximilien Bouffard-Roupé —, fête sa première année d'actions concrètes, consistant à nettoyer fleuve, parcs ou places de tous leurs déchets. Tout en sensibilisant.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Comment est né Nettoyons Lyon ? Nicolas Navrot : Avec un petit groupe d'amis. On était trois. Au bout de deux semaines, dix. Des potes. On s'est concentrés à la base sur la pêche à l'aimant. Je suis photographe, j'étais souvent dehors. Durant les pauses de midi, quand la lumière n'était pas propice à la photographie, on s'est dit avec mon ami et cofondateur, Maximilien Bouffard-Roupé, tiens qu'est-ce qu'on peut faire ? On avait chacun dans nos placards un aimant, issu d'une petite mode de quelques mois ayant suivi la mise en avant par un YouTubeur de la pêche à l'aimant. Tout le monde s'était dit que ce serait génial de trouver des choses historiques en jetant un aimant dans un fleuve. Nous, ce n'était pas du tout notre cas : on remontait une quinzaine de trottinettes électriques par jour... Des scooters, parfois. Pas ce que l'on attendait, du tout ! Donc, prise de conscience. Au début, on allait ramasser dans les fleuves avec ce petit groupe d'amis, même à la main, sous les ponts : pneus, fours, trottinettes, etc. Moi, réseaux sociaux oblige, j'ai une grosse communauté en tant que photographe

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Lyon : Le Petit Pont, un fromage de la Guillotière

Laiterie | Anaïs Duraffourg a fondé la Laiterie de Lyon il y a un an, dans une ruelle proche de la place du pont. Elle vend désormais ses yaourts et fromages dans une boutique attenante.

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : Le Petit Pont, un fromage de la Guillotière

Paris, Bordeaux, Toulouse : des laiteries urbaines éclosent simultanément au cœur des grandes villes de l’hexagone. Souvent dans des quartiers populaires : la Goutte d’Or ou La Chapelle, Saint-Cyprien, Saint-Michel. Souvent ouvertes par de jeunes femmes — c’est le cas à Marseille, à Bordeaux et à Nantes. Et ici ? La Laiterie de Lyon est née à la Guillotière, coté 3e, dans la petite rue Montebello qui joint le tram’ à la Fosse aux Ours. Anaïs Duraffourg l'a montée il y a un an, aidée à l’époque par Jean Bordereau, de la fromagerie des Trois-Jean, à Jean Macé. Dans une autre vie elle travaillait dans l’humanitaire, elle habita en Indonésie. Puis cette enfant de producteurs de Comté a bifurqué : direction Paris et une formation de crémerie-fromagerie. L’un de ses profs s’appelle alors Pierre Coulon, c'est un ancien éleveur de Notre-Dame-des-Landes qui vient d'ouvrir une petite laiterie dans le XVIIIe. Anaïs s’y forme : « Pierre est génial, il a une connaissance assez dingue et en même temps il a un projet social, militant même ». Elle revient dans le Rhône nourrie des mêmes idées : ra

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"Candyman" de Nia DaCosta : double crochet du droit

Horreur | À la fois suite, reboot et extension de l’univers du Candyman originel de Bernard Rose (1992), ce nouveau chapitre signé Nia DaCosta utilise avec intelligence et efficacité les codes du genre pour s’emparer d’un thème toujours d’actualité dans cette Amérique où suffoque George Floyd : la discrimination raciale/sociale, ainsi que les violences associées. Pointu.

Vincent Raymond | Mardi 21 septembre 2021

Chicago, de nos jours. Artiste peintre en mal d’inspiration, Anthony McCoy vient d’emménager dans le quartier de Cabrini-Green autrefois ghetto noir, désormais gentrifié. Découvrant la “légende urbaine” de Candyman, le tueur au crochet ayant jadis sévi dans les environs, il va s’en inspirer pour ses nouvelles toiles… et provoquer la résurrection sanglante de ce vengeur des Noirs opprimés… Un même titre pour une autre histoire ? Disons plutôt une prolongation offrant une lecture politique actualisée, de surcroît par des auteurs afro-américains. En cela, il ne s’agit pas d’une nouveauté : souvenons-nous du précédent récent que constitue l’excellent The Birth of a Nation (2016) de Nate Parker, ce nécessaire contrepoint au sinistre long-métrage homonyme signé Griffith en 1915. Las, Parker et son œuvre primée à Sundance se trouvent actuellement au purgatoire car une

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Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Restaurant | Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. (...)

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. Mais rien de définitif. L’équipe a saisi l'occasion pour rafraichir l’espace et la carte. Un échantillon en fut dévoilé lors du Lyon Street Food Festival : des baos ! Petites boules de pain cuites à la vapeur et farcies, en tout cas le week-end dernier : d’une viande bœuf s’effilochant, galanga et poivre de kampot, ou d’une farce crevette et volaille, sauce porc-saint-jacques, arrosé de sriracha. Le soir, on devrait retrouver un menu plus éclectique, organisé autour d’une table à partager. La levée de rideau est annoncée pour la fin octobre.

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Lyon Street Food Festival : on a testé

Food | Jeudi 16 septembre s’ouvrait la cinquième édition du Lyon Street Food Festival. On y était, on vous raconte.

Adrien Simon | Vendredi 17 septembre 2021

Lyon Street Food Festival : on a testé

18h, une file commence à se former à l’entrée des anciennes usines Fagor-Brandt, dans le 7e arrondissement de Lyon. À l’intérieur, une ribambelle de cheffes et cuistots attendent de pied ferme la première fournée des quelques dizaines de milliers de visiteurs attendus durant le week end. Les formalités expédiées, QR code par ci, QR code par là, système de paiement dématérialisé à créditer, et on s’enfonce dans la halle principale. Voisinant le stand du MOF Joseph Viola, on retrouve l’équipe de Cocotte, bistrot lyonnais aux accents italiens. Sur leur comptoir une meule de parmesan, évidée, attend qu’on y déverse des louches de risotto aux brisures de truffes, liées minute au fromage italien. On engloutit une coupelle en carton et l’on file vers le stand qui devrait faire le buzz lors de cette édition : celui de l’équipe de La Bijouterie. Qui dévoile pour la première

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Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

Food | Année après année, le Lyon Street Food festival s’est imposé comme l’un des gros événements de la rentrée, pas seulement culinaire. Pour cette cinquième édition, qui s’ouvre ce jeudi, Emeric Richard, l’un des organisateurs, se prépare à accueillir près de 35 000 visiteurs. Entretien.

Adrien Simon | Mercredi 15 septembre 2021

Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

À l’origine de ce festival il y a un duo… Emeric Richard : On a créé cet événement avec Thomas [Zimmermann]. On était amis depuis plusieurs années déjà et on voulait créer notre entreprise pour venir bousculer les codes culinaires lyonnais. On a commencé en intervenant sur des salons et sur des événements de plus en plus grands : un banquet de 4000 personnes à la Halle Tony Garnier ou la fan zone de Bellecour lors de l’Euro de Football. Comment est venue l’idée d’un tel festival ? En voyageant on avait rencontré et apprécié une approche de la cuisine différente de ce qu’on trouve ici. Décomplexée, plus abordable, avec un fort contact chef-public. Je pense à Hong Kong, où on retrouve cette approche qui nous plaît. Ce sont les night market, en pleine rue, avec des plats un peu dingues, une cuisine cosmopolite, avec des nourritures de toute l’Asie. On trouvait étonnant que cette approche ne soit pas plus présente à Lyon. Envisager un événement autour de la street food, c’était un genre de pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise. Ça plait aux chefs, même les plus répu

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Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Enquête | Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) signée Oriane Mollaret et publiée par Rue89Lyon. Le pure player révèle qu’une enquête — administrative, celle-là — a été ouverte le 19 avril par l’institution à propos de l’un de ses mandarins, Jacques Gerstenkorn, après que des étudiantes l’ont signalé à la cellule anti-discrimination, harcèlement, violences sexuelles et sexistes créée… un mois plus tôt. Ponte de la filière d’études cinématographiques, par ailleurs fondateur du festival Doc en Courts, l’enseignant se voit reprocher un « comportement abusif » allant « du harcèlement à l’agression sexuelle » par plusieurs victimes présumées témoignant longuement, pour la plupart à visage découvert — également sollicité par

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Au cinéma cette quinzaine à Lyon : performances !

Théma | À l’aube d’une rentrée cinématographique qui s’annonce particulièrement dense, l’exploit et le dépassement de soi s’invitent cette quinzaine sur les écrans en empruntant des chemins (ou des visages) fort différents…

Vincent Raymond | Jeudi 26 août 2021

Au cinéma cette quinzaine à Lyon : performances !

« Il faut souffrir pour être belle » serinait-on autrefois aux petites filles pour légitimer toutes les tortures quotidiennes que la coutume leur imposaient. Ce dicton suranné conserve une pleine actualité dans le vase-clos des Petites Danseuses filmées dans le très édifiant documentaire d’Anne-Claire Dolivet (25 août) : ces (parfois très) jeunes ballerines issues de bonnes familles se soumettent à des emplois du temps et des exercices démesurés pour préparer des concours, satisfaisant à la douce pression parentale tout en reproduisant, consciemment ou non, un certain formatage social. Pour elles, le plaisir de danser et la scène passent après la discipline de l’art. Souffrir, être gracieuses, mais ne jamais avoir le temps d’être petites… À quoi bon ? Autre troupe, autre scène : celle d’Un triomphe d’Emmanuel Courcol (1er septembre), titre ô combien casse-gueule car il se doit doit d’être à la hauteur de sa promesse programmatique. Tiré de faits réels scandinaves, cette histoire d’un comédien au chômage montant une pièc

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Le retour, en plus grand, du Lyon Street Food Festival

Food | Le festival de la bouffe de rue, et plus encore, revient pour une cinquième édition — cette fois à Faogr-Brandt, du 16 au 19 septembre 2021.

Adrien Simon | Jeudi 8 juillet 2021

Le retour, en plus grand, du Lyon Street Food Festival

Après quatre éditions passées aux Subsistances, le Lyon Street Food Festival avait prévu de se décaler, en automne 2020, du côté des usines Fagor-Brandt (bien connues des amateurs de Nuits Sonores). L’objectif ? Prendre ses aises et augmenter la jauge, alors que plus de 30 000 personnes étaient venus manger (avec les doigts) l’année précédente. Patatras, la Covid est passé par là, alors on se donne rendez-vous même lieu même heure, presqu’un an plus tard. L’événement qui, depuis la première édition, voit accourir les Lyonnais et Lyonnaises par l’odeur (de street food) alléchés, n’a cessé de gonfler au fil des années. Résultat, il devient peu aisé de le définir. Est-ce un rassemblement de foodtrucks ? Un rencard pour grands chefs voulant s’essayer à la nourriture de rue (cette année, notamment, Anne-Sophie Pic, Yoann Conte, Mathieu Viannay, tous étoilés) ? Un salon de créateurs locaux (une cinquantaine « d’artisans fait-main », répart

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Une rétrospective pour Kinuyo Tanaka

Festival Lumière | À moins d’être un familier du cinéma de Mizoguchi dont elle fut l’une des interprètes fétiches (notamment pour Les Contes de la lune vague après la pluie, 1953) (...)

Vincent Raymond | Jeudi 8 juillet 2021

Une rétrospective pour Kinuyo Tanaka

À moins d’être un familier du cinéma de Mizoguchi dont elle fut l’une des interprètes fétiches (notamment pour Les Contes de la lune vague après la pluie, 1953) ou de celui de Naruse, le nom de Kinuyo Tanaka n’est pas forcément évocateur de beaucoup d’images. Pourtant, cette comédienne a la carrière longue comme le bras a imprimé sa silhouette de l’enfance et l’aube du cinéma nippon à sa mort en 1977. Mais plus encore, elle a signé la réalisation de six longs-métrages entre 1953 et 1962 : Lettre d'amour, La Lune s'est levée, Maternité éternelle, La Princesse errante, La Nuit des femmes et Mademoiselle Ogin. Si le premier fut présenté à C

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Le Lyon Street Food Festival de retour

Food | Le Lyon Street Food Festival fera son retour du 16 au 19 septembre. Supprimé l'an dernier, le rendez-vous des foodies se trouve confronté à une (...)

Sébastien Broquet | Dimanche 27 juin 2021

Le Lyon Street Food Festival de retour

Le Lyon Street Food Festival fera son retour du 16 au 19 septembre. Supprimé l'an dernier, le rendez-vous des foodies se trouve confronté à une nouvelle donne depuis sa dernière édition en 2019 : les food courts sont devenus monnaie courante dans la ville, les restaurants éphémères comme Edo, celui de Mory Sacko à Fourvière, marchent sur les mêmes platebandes : il va donc falloir assurer du côté des chefs invités, et bien s'imprégner du nouveau spot choisi — Fagor-Brandt succède aux Subsistances. L'on sait déjà que Anne-Sophie Pic, la cheffe de Valence, sera de la partie. Pour la suite, réponse bientôt : la programmation complète de cette cinquième édition sera dévoilée ce jeudi 1er juillet.

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Pop’sciences : imaginer de nouveaux tourismes

Entretien | Escale sur des réflexions parfaitement accessibles et stimulantes de chercheurs universitaires, le dernier numéro — gratuit — de Pop’sciences interroge les nouveaux imaginaires d’un tourisme de masse fortement modifié par la crise sanitaire. Son rédacteur en chef, Samuel Belaud, nous explique.

Nadja Pobel | Mardi 6 juillet 2021

Pop’sciences : imaginer de nouveaux tourismes

L’édito de la revue Pop'Sciences mentionne que la crise sanitaire a « achevé le modèle du tourisme de masse et mondialisé ». Est-ce si sûr ? Samuel Belaud : Au moment où on réfléchit à ce magazine, on constate que le modèle du tourisme international est à terre. L’ensemble des discours sociétaux et politiques vont dans le sens d’un tourisme réinventé, des états généraux sur le tourisme en transition se font un peu partout. Vous évoquez le gigantisme du tourisme dans cette revue, dopée par « le désir de découvrir quelque part et la peur de rater quelque chose. » L’envie de voir ailleurs est inhérente à l’espèce humaine, la soif de tourisme est impossible à étancher. Elle a été organisée, mise en marché de telle manière qu’à force de développement, on est allé trop loin. C’est le cas du low-cost dont la dette écologique supplante les recettes économiques qu’il peut générer. L’enjeu qui traverse de nombreuses enquêtes que l’on propose est la polarisation de l’activité touristique. Celle-ci n’est pas un problème en soi, ma

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Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Bande Dessinée | Officiellement, la 16e édition du Lyon BD Festival se tient les 12 et 13 juin. Mais chacun sait que, dans les faits, le rendez-vous de la bande dessinée a commencé depuis une septaine déjà. Rien à voir avec quelque éviction prophylactique : entre le off et le in, c’est tout le mois de juin qui est contaminé par le 9e art. Et aussi, surtout, l’ensemble de la vi(ll)e de Lyon…

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Les éditeurs feront sans doute un peu grise mine cette année du fait de l’absence de barnum place des Terreaux accueillant les stands à leurs couleurs — et leurs auteurs. Mais le pragmatisme l’emportant toujours sur la déception, ils se consoleront vite en considérant le verre rempli à ras-bord : la tenue en présentiel d’un des plus grands festival de bande dessinée de France, avec un programme conforme en ambition, en diversité et propositions, avec ceux déployés lors des éditions précédentes — on imagine les trésors d’inventivité qu’il aura fallu mettre en œuvre ! Fidèle à sa philosophie, Lyon BD poursuit en effet cette politique du “décloisonnement“ qui a fait son succès en révélant l’infini extraordinaire des interactions potentielles entre, d’une part, un art séquentiel lui-même multiple dans ses modes d’expression, et de l’autre toutes les disciplines culturelles et/ou les lieux les abritant dans la cité. En gagnant de nouveaux à sa cause chaque année, telle la Biennale de la Danse pour cette édition. Ça repart en live ! Au-delà des dédicaces (lesquelles ont toujours cour

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Lyon : RoofPop s'installe à la Part-Dieu

Street Food | C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour (...)

Louise Grossen | Vendredi 4 juin 2021

Lyon : RoofPop s'installe à la Part-Dieu

C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour profiter d’un afterwork. Ouvert depuis le jeudi 3 juin, ce nouveau spot fonctionne sept jours sur sept de 11h à minuit. Cette terrasse de 250 m2 gérée par Nomad Kitchens — qui pilote le Lyon Street Food Festival —, promet de rythmer l’été avec sa programmation bouillonnante de mixologues, de chefs et de DJs. Côté food, le RoofPop déballera sa caravane Airstream flambant neuve de laquelle abonderont burgers, tapas et diverses denrées estampillées street food. À accompagner d'une sélection de craft beers et de cocktails pop. Mais, car il y a un mais : le spot est éphémère, et f

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AKAA : à l’avant-garde de l’art contemporain africain

Art Contemporain | Treize artistes issus du continent africain, ou inspiré par lui, ont pris leurs quartiers chez Manifesta, galerie hybride qui a invité la foire parisienne AKAA. Une exposition réussie qui bouleverse quelques idées reçues.

Sarah Fouassier | Lundi 17 mai 2021

AKAA : à l’avant-garde de l’art contemporain africain

La première fois qu’on a poussé la porte de Manifesta, on a été comme subjugués par ce lieu hybride composé de différents espaces qui ressemblent tour à tour à un bureau ultra design, à un appartement aux lignes résolument contemporaines et à une galerie décidée à rendre accessible la création contemporaine au public et aux entreprises. Une visite qui donne le vertige et qui mérite une explication de texte. En imaginant Manifesta, Céline Melon et Marie Ruby souhaitaient sortir des carcans d’une galerie classique. Elles ont par conséquent composé un lieu de rencontre entre le public et des institutions, foires et galeries peut enclines à exposer en "province" pour les plus Parisiens ou en "région" pour les moins snobs. La fracture entre nous et la capitale est réelle dans bien des domaines et l’art contemporain n’y échappe pas. Alors quand une foire parisienne décide de venir à nous avec dans ses bagages des artistes et œuvres visibles pour la première fois en France, on ne se fait pas prier pour s’y rendre. AKAA c’est quoi ? AKAA, pour Also Know As Africa, est une foire d’a

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Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

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Les Baronnies pour baromètre

Drôme | À l’extrême sud de la région Auvergne-Rhône-Alpes, les Baronnies et le Nyonsais sont le berceau des olives, truffés de balades dans une végétation qui lorgne déjà vers la Méditerranée. Avant que ne s’impose le Mont-Ventoux, halte dans ces entrelacs drômois.

Nadja Pobel | Mercredi 26 mai 2021

Les Baronnies pour baromètre

Direction plein Sud, en voiture ou en train. Juste après Montélimar, virage à 90° : à l’Est toute ! Traverser cette étrange Enclave des Papes, enfermée dans la Drôme, alors qu’elle est administrativement vauclusienne, et s’arrêter à Nyons, l'un des points d’entrée sur ce parc régional naturel pas très vieux : les Baronnies provençales, créé en 2015. Commencer par visiter Nyons Avec ses plus de 7000 habitants, la cité se déploie comme une poupée russe tant elle regorge de belles surprises cachées les unes dans les autres. Nyons a les pieds dans l’Eygues qu’enjambe un pont de pierre roman remarquable, avant de proposer un dédale de ruelles et une place carrée à arcades. Ce serait suffisant pour y faire halte mais, au gré des panneaux, il faut grimper un peu sur les pavés pour se trouver nez-à-nez avec les ruines d’un château féodal, la tour Dauphine et surtout la tour Randonne et son épatant clocher pyramidal et ajourné qui coiffe, dans son style néo-gothique, une chapelle. Encore quelques pas et vous serez au bout de crête en atteignant ce qu’il reste de château Delphinal. De part et d’autre des ruelles, rue des Grands Fort

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Vengeance(s) ! Quatre films de revanche à découvrir en salles

Cinéma | À l’occasion du retour de la revanche des salles obscures, la vengeance est servie comme plat de résistance au menu de bien des séances. Vous en reprendrez bien un peu ?

Vincent Raymond | Vendredi 21 mai 2021

Vengeance(s) ! Quatre films de revanche à découvrir en salles

Savoureux plat pour qui la cuisine, amer pour qui la déguste froide, la vengeance est en général plaisante à observer à l’écran. Si l’on a pu se délecter durant le confinement de l’excellent (et dépaysant) The Nightingale, la réouverture nous offre une sélection éclectique à dévorer ces trois semaines. En tête de gondole, une étrange fausse comédie noire (mais au vrai sous-texte féministe) signée Emerald Fennell, Promising Young Woman (le 26 mai, photo). Carey Mulligan y campe sous différents avatars une jeune femme feignant d’être ivre dans des bars ou des boîtes afin de piéger les hommes tentant d’abuser de son apparent état de faiblesse, histoire de les vacciner à tout jamais contre leurs comportements de sanglier. Consécutive à un traumatisme d’adolescence, sa croisade connaîtra un spectaculaire finale. Construit comme une rom-com alternative, où Cendrillon serait vêtue de conscience sociale et perdrait la vie au lieu d’un soulier de vair, c

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Kamal Hakim & Mohamad Kraytem, deux auteurs libanais en résidence à Lyon

Bande Dessinée | En résidence à Lyon avec le festival Lyon BD et le programme NAFAS de l’Institut Français, les deux auteurs-illustrateurs libanais Mohamad Kraytem et Kamal Hakim vont partager pendant dix semaines leurs regards et dessins via notre compte Instagram. Faisons connaissance avec ces deux talents aussi complices que complémentaires…

Vincent Raymond | Lundi 10 mai 2021

Kamal Hakim & Mohamad Kraytem, deux auteurs libanais en résidence à Lyon

Vous êtes en résidence à Lyon grâce au programme NAFAS de l’Institut français. Avez-vous postulé ? Kamal Hakim : On a été sélectionnés, mais j’avoue ne pas connaître les coulisses officielles. On s’est retrouvés, et c’est tout. Tu as un truc à ajouter ? Mohamad Kraytem : Pour moi, je me suis juste levé le matin, j’ai checké mes mails, j’ai été très surpris parce que je ne m’y attendais pas. C’était l’époque du confinement, en novembre ; j’étais presque déprimé, en train de travailler à Beyrouth, de vivre ma routine. Ça m’a juste rendu très heureux. En arrivant, qu’avez-vous trouvé de plus inspirant d’un point de vue graphique dans la géométrie et la géographie lyonnaise ? KH : Ça commence avec l’architecture : rien que le prétexte des traboules. Déjà, tu rentres dans l’histoire des traboules. Pour un Libanais, tu te dis : tout est une question de faufilades pour n

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CCO : un nouvel été de festivités à la Rayonne

Villeurbanne | Le CCO relance une programmation estivale en extérieur pour faire rayonner un été culturel.

Stéphane Duchêne | Vendredi 30 avril 2021

CCO : un nouvel été de festivités à la Rayonne

Le CCO remet le couvert de son Été à la Rayonne, en ouvrant une nouvelle fois le chantier de son nouvel équipement. L'an dernier, dans un contexte en tout point similaire, Un Été à la Rayonne avait attiré quelques 7000 spectateurs. Et entend bien faire aussi bien cette année avec une série de spectacles pluridisciplinaires, en coproduction avec une poignée de structures culturelles, locales, qui s'étaleront du 12 mai au 31 juillet, pour la programmation déjà connue – après un lancement du chantier ouvert le 8 mai, réservé aux professionnels de la profession. La chose s'ouvrira avec du théâtre réservé aux scolaires par La ville du chat obstiné. Et se porusuivra avec des ateliers (Coup d'éclat, samedi 22 mai). Du théâtre : Les sept jours de Simon Labrosse, les 28 et 29 mai et Mémoire Vive #1 et 2, le 19 juin et le 10 juillet, beaucoup de concerts dont l'ouverture aura lieu le 10 juin avec Mariani et Jan Wilhemn : Jazz à l'Est (11 juin), Ensembles à l'Est (17

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La Foire de Lyon annulée

Lyon | La Foire de Lyon, prévue fin juin 2021, est annulée. Comme l'an dernier. Rendez-vous est pris en mars 2022 pour la prochaine édition.

Sébastien Broquet | Mercredi 21 avril 2021

La Foire de Lyon annulée

La Foire de Lyon est annulée. Faute de perspectives claires données par le gouvernement et pour cause d'une situation sanitaire toujours préocuppante, les organisateurs de la Foire — GL Events — se sont résolus, comme de nombreux festivals d'été, à abandonner toute perspective d'organiser cet événement cette année. « Pour les exposants et partenaires, la participation à un événement de l’ampleur de Foire de Lyon s’anticipe. L’organisateur a adapté son calendrier pour laisser un maximum de flexibilité à toutes ses parties prenantes. Les engagements financiers et logistiques doivent se prendre aujourd’hui mais l’incertitude liée à la situation sanitaire et l’absence de modalités d’ouverture des événements ne permettent pas de passer à l’action » ont déclaré les organisateurs dans un communiqué envoyé à la presse ce mercredi 21 avril. L'édition 2021 était initialement prévue à Eurexpo du 19 au 27 juin. Rendez-vous donc en 2022, du 18 au 28 mars exactement, pour retrouver la Foire d

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Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Mercato | À la tête du festival Lyon BD depuis sa création en 2006, Mathieu Diez annonce son départ pour de nouveaux horizons… Il laisse une enviable place vacante pour une institution culturelle riche de projets, solidement amarrée dans le paysage lyonnais, contribuant à son rayonnement international et produisant un festival réputé, à l’édition 2021 prometteuse…

Vincent Raymond | Mardi 13 avril 2021

Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Nous sommes à trois mois de la prochaine édition du Lyon BD Festival. Alors que les annulations de manifestations pleuvent, le festival est-il bien maintenu ? Mathieu Diez : Il est maintenu et confirmé aux 11-12-13 juin pour le cœur de la manifestation. Tous les partenaires du festival sont à nos côtés parce qu'on pense qu’il y a un espace raisonnable et de bonnes chances. Bien sûr, cela tient à la réouverture des lieux culturels à la mi-juin (et donc de l’Hôtel de Ville, qui n'est pas vraiment un lieu culturel mais il faut qu'il puisse nous accueillir, de concert avec les institutions culturelles), ce qui est assez crédible. Et si elle s’accompagnait de contraintes fortes, on a montré qu'on savait faire lors de la Saison d’automne l’an dernier — notamment le concert Acid Arab. On saura faire, autant pour pour le week-end que durant tout le mois de juin. Parce que ce ne sera pas un “mini“ Lyon BD : on a quand même un programme important. Même si on doit supprimer les stands éditeurs, intenables pour des raisons sanitaires, le festival se tiendra sur 60 lieux dans la ville, ave

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Nicolas Galaud : « un des rares mérites de la crise : la prise de conscience de ce à quoi servent les bibliothèques »

Bibliothèques | Nicolas Galaud a pris son poste le 1er octobre à la tête du premier établissement culturel de la Ville de Lyon : le réseau des bibliothèques municipales. Fermées durant le premier confinement, elles sont désormais ouvertes. Et très fréquentées. Ce conservateur général des bibliothèques, passé par Reims, Brest et tout récemment Bordeaux, évoque cette situation particulière et son cap pour les prochaines années.

Nadja Pobel | Mercredi 14 avril 2021

Nicolas Galaud : « un des rares mérites de la crise : la prise de conscience de ce à quoi servent les bibliothèques »

Quel bilan tirer de la réouverture des bibliothèques municipales de Lyon depuis le 1er décembre ? Nicolas Galaud​ : La période actuelle est significative de la place qu’ont aujourd’hui les bibliothèques dans le paysage culturel. Je déplore bien sûr que les autres établissements culturels soient fermés et trouve incompréhensible que les musées soient portes closes, car il n’y a pas plus de risques sanitaires que dans les bibliothèques et nous les maitrisons. Il n’y a pas de clusters, alors que nous recevons 200 000 personnes par mois dans nos lieux. Les décisions gouvernementales répondent à d’autres logiques. Mais les bibliothèques sont partout le premier établissement culturel en terme de fréquentation, c’est l’une des principales portes d’entrée vers la culturel. Dans beaucoup de communes, c’est le seul établissement culturel existant. Les étudiants, les collégiens, les lycéens y trouvent aussi un espace de travail. Un des r

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Bande Dessinée | Parmi les futurs locataires du Collège Truffaut réhabilité figure Lyon BD Organisation, l’association à la tête du festival homonyme depuis quinze ans et à la manœuvre d’une foultitude d’événements en lien avec les univers graphiques tout au long de l’année. Son projet ? Le Collège Graphique.

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Un (presque) retour aux sources géographiques pour Lyon BD Organisation. À l’origine créée sur le plateau de la Croix-Rousse, où s’étaient tenues les premières édition du festival, l’association avait dévalé la colline pour trouver refuge sur les quais du Rhône. La manifestation initiale a depuis pris l’ampleur que l’on sait, travaillé avec tous les lieux culturels de la Métropole ou presque, coproduit des spectacles, des expositions ; édité des ouvrages, tendu des passerelles entre Lyon et le monde, en tissant des liens entre auteurs, autrices, lecteurs, lectrices… Actrice incontournable du paysage — de l’écosystème — BD lyonnais, Lyon BD Organisation se positionne également comme un partenaire économique de nombreux artistes et membres de la filière BD locale (scénaristes, coloristes, illustrateurs, éditeurs…), tout particulièrement auprès des talents émergents. L’équipe ne pouvait être qu’intéressée par le cahier des charges du Collège Truffaut.

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

Crise Sanitaire | Certes très subventionnées, les structures culturelles en régie directe de la Ville de Lyon n’en sont pas moins fortement impactées par la crise sanitaire, car elles ne peuvent bénéficier d’aucun dispositif d’aide. Les Célestins tablent sur un déficit de 600 000€ en 2021, l’Auditorium affiche déjà un trou de 2M€ pour 2020. Toutes deux en appellent à l’État pour pallier la rupture d’égalité avec d’autres établissements aux missions similaires.

Nadja Pobel | Vendredi 12 mars 2021

Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

« Même si on rouvre en mai et juin, avec une jauge dégradée d’environ 50%, fin décembre la perte de recette de billetterie du théâtre s’élèvera à 600 000€ » affirme Pierre-Yves Lenoir, co-directeur du Théâtre des Célestins. Du côté de l’Auditorium de Lyon, son homologue Aline Sam-Giao estime à un million d’euros ses pertes à la fin de l’année civile avec la même hypothèse de reprise — fatalement très aléatoire —, qui se cumuleront avec les deux millions de déficit sur 2020. Aux Célestins, le dernier exercice s’est terminé à l’équilibre notamment grâce au fonds de soutien de la Ville de Lyon ; et parce qu’ils n’avaient pas prévu de jouer dans la grande salle entre avril et

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

Politique Culturelle | Coup de tonnerre à l'Opéra de Lyon : la Ville, par l'intermédiaire de son adjointe à la Culture, a décidé d'ôter 500 000€ par an de subvention au lieu dirigé par Serge Dorny pour quelques mois encore. Ce dernier a été prévenu il y a trois jours. Nathalie Perrin-Gilbert nous explique la raison de ce choix, qu'Étienne Blanc fustige.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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"Le Voyage à Lyon" : Claudia, Elisabeth, Flora ou l’éternel retour

En VOD | Tourné à l’été dans une ville quasi déserte, "Le Voyage à Lyon" de Claudia von Alemann avait été présenté au Festival Lumière dans sa version restaurée en 2018. Et voici que Henri, la plateforme en ligne de la Cinémathèque Française, l’accueille à partir du 17 février. À voir !  

Vincent Raymond | Mercredi 17 février 2021

Près de quarante ans jour pour jour après sa sortie sur les écrans berlinois, c’est à une bien troublante expédition que convoque Le Voyage à Lyon (1981). À la fois fascinante par sa beauté de porcelaine et le duveteux de son grain de 16mm (merci la restauration 2K), stupéfiante de modernité quant à son propos (ne s’interroge-t-il pas, notamment, sur la difficulté pour une femme de faire admettre son statut d’égale de l’homme ?), cette fiction trouée de séquences documentarisantes raconte plusieurs histoires. Ou plutôt, plusieurs Histoires. La première est celle de l’héroïne, Elisabeth (la bressonienne Rebecca Pauly), jeune Allemande en rupture de ban conjugal et familial s’octroyant “une semaine de vacances” au bas mot à Lyon afin d’effectuer des recherc

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Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

Médias | Suite à l'article paru sur notre site jeudi 14 janvier, révélant l'annonce de son licenciement début janvier par la direction parisienne de LNEI (le groupe possédant Radio Nova), Alfredo Da Silva — ex-directeur de Nova Lyon et toujours propriétaire de 49% des parts, les 51% restant appartenant à la SAS de Matthieu Pigasse — a souhaité publier un droit de réponse avec ses précisions.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

« M. Da Silva souhaite démentir les propos avancés dans l'article du Petit Bulletin du 14/01/2021 au sujet de son travail, notamment la gestion dite "légère", les locaux sur la péniche, les résultats d'audience, et préciser : - La gestion budgétaire stricte en respectant le budget établi - La mise en place d'une équipe de professionnels pour l'éditorial avec l'augmentation de l'audience régulière depuis le début (cf. Médiamétrie) - Les nombreux soutiens culturels obtenus localement au moment de l'obtention de la fréquence - L'installation sur une péniche, visitée par la direction du groupe, lieu exceptionnel et emblématique pour une radio, bénéficiant d'un loyer très inférieur au prix du marché dans le quartier de la Confluence - Plus récemment, le travail sur le dossier déposé auprès de la Ville de Lyon ayant permis une aide de 25 000€ au titre du Fonds d'urgence pour la Culture, dans le cadre de la pandémie. »

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Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

Médias | Une nouvelle ère s'ouvre pour Nova Lyon, qui souhaite se relancer avec le licenciement de celui qui en était le directeur et avait opéré en 2017 la fusion avec l'ancienne radio associative RTU, Alfredo Da Silva.

Sébastien Broquet | Jeudi 14 janvier 2021

Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

La réorganisation de Radio Nova se poursuit : après l'arrivée à la direction générale du groupe LNEI (la SAS de Matthieu Pigasse possédant la station) de Emmanuel Hoog en mai 2019, puis la nomination de Mélanie Mallet — une historique de la radio fondée par Jean-François Bizot — comme directrice déléguée de Nova, après aussi le départ de Bernard Zekri en janvier 2020, c'est désormais l'antenne locale lyonnaise qui change de tête : le directeur de la station, Alfredo Da Silva, a été licencié en ce début d'année 2021. En cause, une gestion jugée trop légère et l'achat à titre personnel de la péniche amarrée quai Rambaud, où sont situés les locaux loués à la radio depuis quelques mois, sans prévenir la direction parisienne — laquelle n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Pour l'instant, aucun remplaçant n'a été nommé à la direct

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Jacques Perrin-Fayolle, le constructeur

Architecture | II fut l’architecte du campus de la Doua, de l’hôpital cardio, de la bibliothèque de la Part-Dieu et pourtant Jacques Perrin-Fayolle (1920-1990) est aussi méconnu du grand public que ses œuvres sont fréquentées. Le professeur d’histoire de l’architecture Philippe Dufieux livre un solide et fort intéressant inventaire de son travail, racontant ainsi comment Lyon s’est transformée dans les années 60 et 70. L’auteur sera présent à la librairie Descours le jeudi 21 janvier.

Nadja Pobel | Mercredi 20 janvier 2021

Jacques Perrin-Fayolle, le constructeur

On ne va pas se mentir, en lisant ce livre, on s’est d’abord rendu compte que les bâtiments qui entachaient cette belle Presqu’île étaient dues à… Jacques Perrin-Fayolle, tel l’hôtel Sofitel sur le quai Gailleton (à la place de l’ancien hôpital militaire Desgenettes) ou les immeubles qui donnent sur la Saône, côté 2e arrondissement, sur le quai Saint-Antoine vers la place d’Albon et la rue Mercière. Il n’aura là, d’une certaine manière, que remplit ces espaces que le maire et roi du béton Louis Pradel avaient libéré, peu enclin à rénover l’existant déclinant, devenu insalubre au fil du temps. Mais bien sûr, ceci est presque une anecdote dans cet ouvrage de près de 300 pages extrêmement fouillé et imagé (photos d’hier et d’aujourd’hui, plans, dessins et même aquarelles), car ce que dresse Philippe Dufieux, c'est le portrait d’un homme de son temps, participant activement aux politiques étatiques de construction massives de campus et d’hôpitaux publics, plus qu’aux logements (le quartier villeurbannais du Tonkin est de son fait, l’immeuble Les Eaux-vives dans le 6e à la lisière du

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Ganafoul retrouvé et sidér...ant

Rock Story | En septembre, les Givordins de Ganafoul, tête du pont de la faste période "Lyon capitale du rock", ont réédité "Sider-Rock" un album jusque-là inédit de 1975, témoignant de leurs débuts, en quintet et en français. Un petit morceau d'Histoire pour les amateurs de rock en acier trempé.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 novembre 2020

Ganafoul retrouvé et sidér...ant

Sur la photo de famille princière de la fameuse Lyon capitale du rock de la fin des années 70, gravitant de plus ou moins loin autour du punk et dont on aime par chez nous agiter le souvenir fiérot, Ganafoul avait pris soin, par goût (quoi d'autre ?), de s'assoir quelque peu à l'égard. Sur le trône notoirement vacant d'un genre encore peu exploré dans l'hexagone : le hard rock. Ce truc-là, ce drôle de machin à guitares ramenardes, poitrails saillants et cheveux en cascades, n'appartient alors quasi exclusivement qu'aux anglo-saxons, Led Zeppelin et AC/DC en tête. Rien que cela fait déjà de Ganafoul, qui doit son nom signifiant "comme un fou" en patois givordin, une originalité. Au départ un quintet, francophone — c'est important pour la suite — formé par le trio instrumental Édouard "DooDoo" Gonzales (guitare), Philippe "Fourmi" Veau (basse) et Yves Rothacher (batterie) vite complété par le guitariste Jack B

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Encore en Corée : "Peninsula" de Sang-Ho Yeon

Horreur | Spectaculaire, mais finalement décevant : Peninsula de Sang-Ho Yeon ne tient pas ses promesses initiales.

Vincent Raymond | Jeudi 22 octobre 2020

Encore en Corée :

Depuis qu’une épidémie de zombies a ravagé la Corée (voir Dernier train pour Busan), l’ensemble de la péninsule a été mise sous clef. Un groupe de mercenaires y est pourtant expédié pour récupérer un transport de fonds. Problème : des survivants demeurent sur place, et ils ne sont guère commodes… Passons sur la dimension prophétique d’une pandémie venue d’Asie (ou d’ailleurs) : Peninsula ressemble surtout à un gigantesque gymkhana façon Mad Max rencontre Fast and Furious, qui hélas tire à la ligne en faisant durer ses poursuites en bagnoles déglinguées tamponnant les zombies. Certes, c’est spectaculaire à bien des égards, mais Sang-Ho Yeon aurait pu croquer vingt minutes sans nuire à un film déjà lesté par une collection de personnages clichés : gamine boudeuse mais super forte en voiture téléguidée, l’adolescente conduisant comme Lewis Hamilton, chef militaire falot et alcoolique dominé par son second (comme le capitaine Haddock par Allan Thompson), héros invulnérables malgré des tombereaux de morts-vivants. La déception s’avère d’a

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Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Concours d'écriture | Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 14 octobre 2020

Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle Pagano, Philippe Forest, Olivia Rosenthal — au cœur de fictions inédites pour la collection Récits d'objets du Musée des Confluences. Collection qui fait doublement sa rentrée en ce début d'automne avec des habits neufs — un nouvel éditeur : Cambourakis. D'abord parce que l'autrice italienne et francographe Simonetta Greggio et la Mauricienne Ananda Devi y publient L'Ourse qui danse et Fardo où la fiction s'empare respectivement d'une statuette inuit et d'une momie de femme péruvienne. Ensuite, via un concours d'écriture ouvert à tous en partenariat avec la BmL (et Le Petit Bulletin). L'idée : imaginer, dans l'esprit de la collection, une fiction autour d'un des trois objets exp

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