La rentrée des clubs

MUSIQUES | Un ravalement par-ci, un partenariat par-là : le Sucre a beau monopoliser toute l'attention médiatique, les autres repaires à noctambules de la ville ne sont pas en reste question nouveautés. Tour des propriétaires. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 20 septembre 2013

Si le milieu électro a longtemps déploré l'absence d'un club au sens berlinois du terme, il n'a pas attendu l'ouverture du Sucre pour se doter de lieux de vie nocturne où poser ses valises de vinyles. Rien que sur l'année écoulée, ils sont deux à avoir ouvert leurs portes pour la première fois. D'un côté le Platinium, qui après une première saison aux mains de Doop Event est aujourd'hui géré par Touche Française. Un passage de relais sans incidence sur la ligne artistique (prédominance de la house, notamment lors de nouvelles soirées mensuelles baptisées Club Sofa) et pour cause : Touche Française assurait déjà sa direction artistique. De l'autre le Terminal, propriété de Doop Event justement, qui a souhaité se consacrer pleinement à cette intime et modulable boîte noire dévolue à la techno et à la house. Ils sont rejoints cette saison par un troisième lieu, le Distrikt XII, situé au 12 quai Saint-Vincent, dans le premier arrondissement.

Quant au DV1, comme à chaque rentrée, il a tellement évolué qu'il en est méconnaissable : étage plus grand public, import de soirées en vue (comme les Currywurst du Batofar), nouvelle scénographie pour la cabine du rez-de-chaussée (une sphère de cubes lumineux qui n'est pas sans évoquer la Shadowsphere de DJ Shadow)...

 

Mille et une nuits


Il lui faudra bien ça pour continuer à tirer son épingle d'un jeu de plus en plus disputé, y compris par les salles plus traditionnelles. Par exemple La Marquise, qui fêtera en 2014 son vingtième anniversaire avec un cycle de vingt rendez-vous dont nous sommes impatients de connaître la teneur. De son côté, l'hyperactif Ninkasi Gerland, tout en s'ouvrant à de nouveaux partenaires (Génération Spontanée, le festival Afro Soul), s'impose de plus en plus comme LE haut lieu du hip hop, notamment grâce au lancement début septembre des Ninja Sessions du label Mutant Ninja.

Enfin le Club Transbo, le laboratoire du Transbordeur ainsi que le considère David Fontaine, son directeur adjoint, ne fait pas dans la demi-mesure avec pas moins de trois nouveaux projets : Don't Mess with Us (parrainé par Arnaud Rebotini, cf. page 16), No Gym Tonic («juste du hip hop», avec la complicité de Detect du Klub des Loosers) et Hunkpapa (par la team Caramelo, dont la de plus en plus fameuse Perrine devient au passage résidente du lieu). Autant d'actus et bien d'autres (de l'arrivée du festival Elekt'Rhône au retour du Riddim Collision en passant par la poursuite des launch parties d'albums locaux) dont nous ne manquerons pas de vous reparler le moment venu.

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5 étoiles au Festival Ninkasi

Festival | 7 jours, 33 artistes, 27 événements gratuits, répartis sur un territoire vaste comme son réseau de brasseries, le Festival Ninkasi est ras-la-gueule de festivités musicales. Et blindé d'artistes locaux, conformément à la politique maison menée par le grand mamamouchi Fabien Hyvernaud. On vous aide à y voir plus clair avec une sélection des 5 groupes à voir à Lyon et ses environs.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 septembre 2021

 5 étoiles au Festival Ninkasi

Johnnie Carwash, c'est Cali « La Caaaalifoooorniiiie » hululait Julien Clerc. Johnnie Carwash nous la joue depuis Lyon en mode quatuor rock guitare-basse-batterie-coolitude absolue (la coolitude est surnuméraire, en vrai, ils sont trois). Son sec comme une trique, guitares coiffées-décoiffées, chant sans filtre (la voix très 90's de Manon, école Kim Deal/Tanya Donelly), avec trois bouts de ficelles DIY, Johnnie Carwash, auteur d'une belle cavalcade avec le EP Mom is a punk (ils ont donc de qui tenir), recrée une géographie, une époque et s'impose comme la formation lyonnaise la plus excitante du moment. Au bas mot. Mettre une pièce également sur Arabella en première partie, issu du Ninkasi Musik Lab. Au Ninkasi Gerland le jeudi 9 septembre à 20h30 Ulysse Von Ecstasy, psycho-folk

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Un nouveau Ninkasi au cœur d'OL Vallée

Brasserie | La saison prochaine, les supporters de l’Olympique Lyonnais pourront retrouver la saveur d'une mousse d'avant-match dans un Ninkasi comme du (...)

Louise Grossen | Vendredi 21 mai 2021

Un nouveau Ninkasi au cœur d'OL Vallée

La saison prochaine, les supporters de l’Olympique Lyonnais pourront retrouver la saveur d'une mousse d'avant-match dans un Ninkasi comme du temps de Gerland. 160 places en intérieur, 100 supplémentaires en terrasse pour savourer les 17 variétés de bières de la marque ou découvrir la récente gamme des spiritueux maison, c'est le programme de ce tout nouveau Ninkasi qui ouvrira le 7 juin sur le site d'OL Vallée. À la direction : Olivier Milesi, ancien gérant du Ninkasi Sans Souci. Côté food, on se délectera des désormais traditionnels burgers, bagels et frites maison. Et la programmation viendra confirmer le concept "bières burgers musique" avec au menu : blind tests, concerts d'artistes locaux, soirée disco bingo & karaoké. Ninkasi OL Vallée 2 avenue Simone Veil, 69150 Décines-Charpieu Du dimanche au mercredi de 11h à minuit Du jeudi au same

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Ponta Preta : seins et surf

Surf Rock | Révélés par le Ninkasi Music Lab en 2019, les cinq Lyonnais de Ponta Preta sacrent le printemps avec leur premier album, Tits Up, impeccable dégradé psychédélique de surf music et de garage pop qui convoque le soleil et réchauffe corps et cœurs, tous azimuts.

Stéphane Duchêne | Vendredi 23 avril 2021

Ponta Preta : seins et surf

Avec le retour des beaux jours, et même – qui sait ? – des « jours heureux », et bientôt tous vaccinés d'ici quinze jours-trois mois, voilà qu'on va pouvoir réinvestir l'extérieur jusqu'à des 20h, 20h30, tomber sinon les masques du moins chemises et t-shirts, sortir les pantacourts et les mini-jupes, gonfler les torses et pointer les seins vers l'azur même, si on veut – c'est fait pour ça les jours heureux, non ? Eh bien voilà qu'arrive à point nommé le premier album des rookies lyonnais du moment, Ponta Preta, qui pourrait bien être la bande son idéal de ces prémices estivales. La chose a pour nom Tits Up et résonne donc comme une invitation à se dépoitrailler, y compris à se dépoitrailler l'esprit qui commence à sérieusement sentir le renfermé et la chaussette confite. Un titre qui est aussi, les fins limiers de la pop moderne l'auront compris, un clin d'œil plus ou moins avoué au Surf's Up des Beach Boys. Car ces jeunes surfers en partie révélés il y a deux ans — cette douce éternité —, par le

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Ninkasi et À Thou Bout d'Chant dévoilent les gagnants de leurs tremplins

Espoirs | Avec la rentrée, commencent les tremplins musicaux qui livrent généralement leurs verdicts avant l'été. Sauf cette année où, chacun l'aura noté, tout est un peu (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 octobre 2020

Ninkasi et À Thou Bout d'Chant dévoilent les gagnants de leurs tremplins

Avec la rentrée, commencent les tremplins musicaux qui livrent généralement leurs verdicts avant l'été. Sauf cette année où, chacun l'aura noté, tout est un peu à l'envers. C'est donc fin septembre que sont tombés comme des fruits trop mûrs les lauréats du tremplin découverte À Thou bout d'chant et du Ninkasi Music Lab. Le temple de la rue de Thou siégeait pour sa finale du côté de la Comédie Odéon et a désigné deux vainqueurs : le duo Enoïa remportant le prix du public et Oscar les Vacances et ses chansons de slacker made in France, celui du jury. Du côté du Ninkasi, ce sont les popeux zinzins d'Arche qui ont emporté l'adhésion – ici, pas vraiment de vainqueur même si un peu quand même – à l'issue de la soi

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Le Festival Ninkasi rabote son programme

Ninkasi | Le Festival Ninkasi aura bien lieu en septembre. Mais en version encore raccourcie, amputée de plusieurs concerts et soirées prévues avant l'été. On détaille tout ça.

Stéphane Duchêne | Jeudi 27 août 2020

Le Festival Ninkasi rabote son programme

Le Ninkasi et son directeur musiques Fabien Hyvernaud étaient un peu partis la fleur au bout du fusil pour bien montrer que non les musiques actuelles ne baisseraient pas les bras face au Covid-19, et c'était tout à leur honneur : le Festival Ninkasi deuxième du nom aurait bien lieu, du 7 au 13 septembre. Mais avec l'augmentation de la recrudescence comme disait le poète, il a bien fallu se rendre à l'évidence et changer de braquet face à la Covid-19 et au manque de lisibilité des mesures de restrictions et solutions gouvernementales - d'autant plus avec le passage en zone rouge du Rhône annoncé ce jeudi matin. Car plutôt que d'annuler l'événement la mort dans l'âme le Ninkasi a choisi d'adapter et de modifier son déroulement — ce q

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Festival Ninkasi : par ici la rentrée ?

Ninkasi | Histoire d'attaquer la saison automnale à la gorge et peut-être de forcer le destin des concerts post-Covid, le Ninkasi a remis sur la table son festival de rentrée, avec les moyens du bord mais pas mal de talent, dans l'organisation et sur scène. 34 artistes, 20 lieux, 97% de locaux, 100% de fun. Et surtout des concerts, nom de dieu !

Stéphane Duchêne | Mercredi 15 juillet 2020

Festival Ninkasi : par ici la rentrée ?

Alors, certes on ne sait pas si la saison automnale aura lieu mais son lancement lui, oui — enfin si tout va bien — grâce au Festival Ninkasi, qui se veut depuis sa création l'an dernier le starter de la saison. Peut-être faut-il y voir pour le brasseur de bière et de culture, une manière de forcer le destin. De rester positif et de conserver quelques perspectives comme le clame le patron Christophe Fargier. Bien sûr, le Ninkasi a dû s'adapter à la situation et c'est une programmation en circuit beaucoup plus court (pas d'internationaux, parce que Covid, frontières et tout le bazar) qui s'annonce — et même plus que cela puisqu'on compte 97% de locaux, chiffre officiel confié par Fabien Hyvernaud, directeur général de Ninkasi Musiques qui s'exprime ci-dessous —, constitué notamment de quelques reports de concerts du printemps mais pas que. Pour tout voir du 5 au 13 septembre, il faud

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Le Ninkasi met à disposition des soignants son stock d'alcool neutre

Covid-19 | Face à la pénurie de gel hydroalcoolique et à l’urgence de la situation, le Ninkasi se mobilise et soutient l’ensemble du personnel soignant, pharmacies, (...)

Sébastien Broquet | Lundi 23 mars 2020

Le Ninkasi met à disposition des soignants son stock d'alcool neutre

Face à la pénurie de gel hydroalcoolique et à l’urgence de la situation, le Ninkasi se mobilise et soutient l’ensemble du personnel soignant, pharmacies, centres hospitaliers, en leur mettant à disposition les 181 litres d’alcool neutre présents dans sa distillerie de Tarare. Les soignants qui le souhaitent peuvent récupérer cet alcool gracieusement auprès d’Alban Perret, maître-distillateur du Ninkasi en le contactant au préalable à l’adresse suivante : alban.perret@ninkasi.fr.

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Kakfa à la Méditerranée : "Terminal Sud"

Thriller | Un pays méditerranéen indéfini de nos jours, en proie à un conflit civil et religieux. Non aligné, un médecin tente d’exercer son métier malgré les tracasseries ordinaires et les incitations de ses proches à migrer en sûreté. Un jour, sa situation s’envenime malgré lui…

Vincent Raymond | Mardi 19 novembre 2019

Kakfa à la Méditerranée :

Porté un Ramzy Bedia inspiré (comme il l’est souvent lorsqu’on lui confie un rôle dramatique), Rabah Ameur-Zaïmeche signe sans doute son film le plus abouti. Celui dont le récit s’avère le plus linéaire, mais surtout celui dont l’histoire est la plus universelle. Le contexte méditerranéen, l’évocation d’une guerre de décolonisation, la Nation déchirée et la question de la trahison… Autant de thèmes qui font écho à l’œuvre de Camus dont le cinéaste offre ici une forme de continuation contemporaine. Jusqu’à l’absurdité d’une séquence de torture qui, elle, renvoie moins à la pensée camusienne qu’à l’absurdité tchèque des procès de Prague (voir L’Aveu), quand des trésors de raffinements staliniens étaient mis en œuvre pour que des innocents s’accusent de forfaits dont ils ne connaissaient même pas l’existence. Terminal Sud Un film de Rabah Ameur-Zaïmeche (Fr-Alg, avec avert. 1h36) avec Ramzy Bedia, Amel Brahim-Djelloul, Slimane Dazi…

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Ninkasi Musik Lab : Ponta Preta récompensé

Tremplin | Alors certes, au Ninkasi Musik Lab, c'est un peu comme à l'École des fans, on aime à dire que tout le monde a gagné, ce qui n'est pas faux. Il n'empêche que le (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mai 2019

Ninkasi Musik Lab : Ponta Preta récompensé

Alors certes, au Ninkasi Musik Lab, c'est un peu comme à l'École des fans, on aime à dire que tout le monde a gagné, ce qui n'est pas faux. Il n'empêche que le grand finale de la saison sert aussi à départager les trois protagonistes sélectionnés : Claire Days, Effigie et Ponta Preta. Le 15 mai dernier, devant un Kao comble, c'est Ponta Preta qui a été désigné par le jury, séduit par ce surf-rock pétri de facilités et toujours au bord de la crise aiguë de nonchalance. Pour la peine le groupe lyonnais se voit gratifié d'un accompagnement artistique et financier d'un an d'une valeur de 5000 euros pour lui permettre de se développer. Et comme Claire Days et Effigie écumera les festivals locaux cet été (24h de l'Insa, Woodstower, Lyon Street Food Festival). Attendez vous à ce que l'on reparle d'eux.

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Ninkasi Music Lab : le Season Finale

Tremplin | Peu sans doute souscriront à cette affirmation mais il n'y a pas que Game of Thrones dans la vie. Il y a aussi le Ninkasi Music Lab dont l'haletante (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mai 2019

Ninkasi Music Lab : le Season Finale

Peu sans doute souscriront à cette affirmation mais il n'y a pas que Game of Thrones dans la vie. Il y a aussi le Ninkasi Music Lab dont l'haletante saison 3 s'achève ce mercredi 15 mai sur la scène du Kao. Un peu comme dans Game of Thrones, ils étaient au commencement près de 150 candidats au trône et douze élus pour les prestations live de décembre à mars. Au final, seulement trois ont survécu (façon de parler) jusqu'à cette ultime étape. Même si ici on ne parle pas de finale ou de lauréat(s), juste de best-of appelé à résumer ce que cette saison a compté de meilleur – le Music Lab se voulant surtout un projet de repérage et d'accompagnement. Ont ainsi été choisis par le jury maison – mélange de programmateurs, de professionnels de la profession et de journalistes –, trois artistes forcément prometteurs : la folkeuse Claire Days (anciennement connue sous le nom de CMK), les surfeurs-rockeurs de Ponta Preta qui font de la nonchalance un sport de haut niveau et le du

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Décret son : The sound of silence ?

Salles de concerts | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concerts, clubs, festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup, à commencer par les petits lieux, s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs lyonnais emblématiques de la musique live.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 janvier 2019

Décret son : The sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again ». C'est un peu l'ouverture du The Sound of silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musique actuelle depuis octobre dernier, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017. Un décret dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals, y compris en plein air, l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses, NdlR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 db. Si sur le papier la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. Stéphane Bony et Thierry Vignard, co-gérants du Sonic, expliquent : « Le son c'est

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Un nouveau Ninkasi à la Part-Dieu

Brasserie | Ce mardi 18 décembre, le 17e établissement de la famille Ninkasi ouvre ses portes dans le 3e arrondissement de Lyon. 170 mètres carrés, agrandis d'une (...)

Lisa Dumoulin | Vendredi 14 décembre 2018

Un nouveau Ninkasi à la Part-Dieu

Ce mardi 18 décembre, le 17e établissement de la famille Ninkasi ouvre ses portes dans le 3e arrondissement de Lyon. 170 mètres carrés, agrandis d'une terrasse en été. Les dix-sept variétés de bière de l'enseigne seront disponibles, ainsi que les burgers, bagels et frites traditionnels. La musique sera aussi au rendez-vous avec des concerts chaque mois et des blindtests le lundi. Last but not least, le tout nouveau whisky sera à la carte, avec le reste de la gamme de spiritueux (vodka et gin) du Ninkasi.

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Ninkasi in the UK

Britpop | Pour ceux qui aiment les réveillons à thèmes très fréquentés et déguisés, le 31 décembre à Lyon passe forcément par le Ninkasi, devenu en quelques années un spécialiste du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 11 décembre 2018

Ninkasi in the UK

Pour ceux qui aiment les réveillons à thèmes très fréquentés et déguisés, le 31 décembre à Lyon passe forcément par le Ninkasi, devenu en quelques années un spécialiste du genre au savoir-faire inégalé. Après la plongée dans le passé l'an dernier au cœur des années 90 et de leurs looks douteux, le Ninkasi a décidé cette année de nager à contre-courant du Brexit et de consacrer une année à l'actualité finalement très anglaise marquée, outre le divorce européo-britannique, par le mariage princier d'Harry et Meghan, la célébration du groupe Queen a travers le biopic Bohemian Rapsody, la reformation des Spice Girls et – on se permet d'ajouter – le sublime parcours européen du Liverpool FC, digne de la grande époque des Reds des années 70-80. Surtout, le brasseur-distilleur entendait marquer le coup de la sortie du premier gin labellisé Ninkasi. Alors voilà une soirée 100 % british pour laquelle le dress code conseillé sera estampillé famille royale – c'est le moment de sortir les tailleurs jaune poussin ou lavande façon Elisabeth. Pour ce qui est de l'ambiance, on nous pro

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Brassage de talents au Ninkasi Music Lab

Concours | Créé en 2016, le Ninkasi Music Lab – qui récompensa l'an dernier le hip-hop de Kikesa – a battu des records d'affluence cette année. Sur les 189 (!) (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 27 novembre 2018

Brassage de talents au Ninkasi Music Lab

Créé en 2016, le Ninkasi Music Lab – qui récompensa l'an dernier le hip-hop de Kikesa – a battu des records d'affluence cette année. Sur les 189 (!) candidats régionaux, douze ont été retenus – neuf par un jury de professionnels, trois par le public sur une plate-forme dédiée – pour les soirées de sélection qui se dérouleront au Ninkasi Kafé, les 4 décembre, 8 janvier, 5 février et 5 mars. Ponta Preta (surf rock), Blade (hip-hop), Effigie (électro), Bear's Tower et CMK (folk), Brume (new wave), Micromega et TV Party (indie pop), Zacharie (chanson), Cramble (pop), The Mood's Trip et Wandering Stream (rock alternatif) rendront ainsi compte de la richesse et de la diversité d'Auvergne-Rhône Alpes en matière de musiques actuelles. Les trois artistes les plus prometteurs officieront le 15 mai lors d'une soirée de clôture "Best of the Lab" où sera désigné le ou les lauréats de l'année, bénéficiaire(s) d'un accompagnement artistique et financier du

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Fabien Hyvernaud : « on fait quelque chose qui a du sens »

Ninkasi | Programmateur, directeur de production et administrateur de Ninkasi Musiques de 2008 à 2015, Fabien Hyvernaud y revient pour occuper le poste de directeur général. Il nous parle de son rôle, de programmation et de l'évolution du Ninkasi Music Lab.

Stéphane Duchêne | Lundi 24 septembre 2018

Fabien Hyvernaud : « on fait quelque chose qui a du sens »

Après trois ans passés au Sucre comme directeur de production, vous revenez en cette rentrée dans le groupe Ninkasi en tant que directeur général de Ninkasi Musiques. En quoi consiste ce poste exactement ? Fabien Hyvernaud : Mon travail, c'est de manager l'équipe de Ninkasi Musiques qui s'est enrichie d'une administratrice, d'un régisseur, d'un chef de produit musique, et d'incarner la direction artistique du groupe, du Ninkasi Kafé à l'ensemble des quinze établissements actuels, sachant qu'il en ouvre environ trois par an et que chaque nouvel établissement est désormais équipé d'une scène pour accueillir des concerts. Ça représente combien de concerts par an sur l'ensemble des enseignes ? Plus de mille. À Gerland, il y a quasiment une date tous les jours rien que sur le live. Et ça se développe constamment avec les enseignes et le champ animation. Pour combien de spectateurs ? 66 000 pour le Kao l'an dernier et 62 000 pour le Kafé. On est à pratiquement 130 000 sur Gerland. Sur les lieux Ninkasi il est plus difficile d'avoir des estimations, comme ce sont des lieux de vie, c'est compliq

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BlastArt ouvre son Terminal

Street Art | C'est peu dire que la scène alternative artistique lyonnaise s'agite dans tous les sens et multiplie les idées et expériences ces temps-ci : l'expo Zoo (...)

Sébastien Broquet | Mardi 29 mai 2018

BlastArt ouvre son Terminal

C'est peu dire que la scène alternative artistique lyonnaise s'agite dans tous les sens et multiplie les idées et expériences ces temps-ci : l'expo Zoo côté street art (à lire ici), la Taverne Gutenberg, et bientôt ce sera le tour de Grrrnd Zero qui va inclure une salle d'expositions dans son projet tout proche de voir la lumière : c'est prévu au second semestre. Et dès le 7 juin prochain, il faudra compter avec un nouveau projet éphémère dédié au street art : Terminal. Soit un entrepôt appartenant au promoteur immobilier Nicolas Gagneux, grand amateur d'art, qui l'a prêté six mois durant à un collectif avant destruction définitive durant l'été. Situé dans une arrière cour du 7e arrondissement, le spot a été entièrement revisité pour en faire un espace d'exposition ambiance space opéra, avec un sas de vaisseau spatial pour y accéder, des graffitis et du mapping au mur, des robots géants au centre de l'ant

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Grandmaster Flash à la Ninkasi Urban Week

hip-hop | Le festival de la culture urbaine de la Ninkasi Urban Week revient à Lyon pour sa 4e édition, du 21 au 27 mai, avec un programme fort rythmé. Préparez-vous à danser, mais pas que.

Margaux Rinaldi | Mercredi 23 mai 2018

Grandmaster Flash à la Ninkasi Urban Week

Sur la liste des artistes invités, seront présents : Rémy, Dinos, Telep, Biffty & DJ Weedim, Kikesa ou encore Dooz Kawa. Même le parrain du hip-hop Joseph Saddler, plus connu sous le nom de Grandmaster Flash, sera là pour enflammer la piste : ceux qui ont récemment lu la bande dessinée d'Ed Piskor, Hip-Hop Family Tree, savent à quel point cet homme a marqué l'histoire du genre. N’oubliez pas non plus de vous inscrire à la battle de danse, un contre un, au Ninkasi de la Guillotière. Quant à ceux qui hésitent, peut-être que le rap défendu par le label Galant Records, toute nouvelle entité lancée par Jarring Effects, qui invite le Rouennais Vîrus, ou encore celui de Eurêka, parviendront à vous convaincre. Mutafukaz et une piste de skate À la Ninkasi Urban Week, personne n’est mis de côté. Surtout pas les fans de BD, qui pourront assister à la projection du film Mutafukaz

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Roy Davis Jr au Ninkasi ou Garçon Sauvage au Sucre ?

Clubbing | L’éternelle question revient telle un mantra chaque année : que faire le 31 décembre ? Et surtout, où aller ? Si vous êtes prêts à braver froid et foule pour vous (...)

Sarah Fouassier | Mardi 12 décembre 2017

Roy Davis Jr au Ninkasi ou Garçon Sauvage au Sucre ?

L’éternelle question revient telle un mantra chaque année : que faire le 31 décembre ? Et surtout, où aller ? Si vous êtes prêts à braver froid et foule pour vous réchauffer sur le dancefloor, direction les péniches : musiques afro, disco, house et décor tropical prendront le contrôle de La Marquise dans une ambiance concoctée par la joyeuse team d’Art Feast, habituée des lieux. Sur le bateau Bellona, c’est encore la fièvre du disco associée aux tubes mythiques des années 90 qui transportera joyeusement ses passagers vers 2018. Quant à La Plateforme, des résonances latines prendront possession de l’embarcation avec une soirée organisée par la radio lyonnaise Capsao. Pour les amateurs de house, c’est du côté du Ninkasi et du Groom qu’il faudra vous rendre. À Gerland, le dresscode sera résolument tourné vers les nineties avec un invité de marque : Roy Davis Jr, venu tout droit de Chicago pour nous délivrer house, disco et techno. Si vous êtes adepte d'un club plus intimiste, on vous conseille le Groom qui invite un DJ et producteur français à suivre de près, Aleqs Notal, qui se plier

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Christophe Moulin : « Le brassage, c'est aussi mixer food, bières et musiques »

Ninkasi | Pour ses vingt ans, le Ninkasi s'est offert un lifting : rendez-vous le 16 octobre pour un lieu multiple repensé autour d'une programmation toujours plus éclectique où se croiseront jusqu'en décembre Arrested Development, The Stranglers ou encore Tété. On en parle avec Christophe Moulin, le programmateur.

Sébastien Broquet | Mardi 19 septembre 2017

Christophe Moulin : « Le brassage, c'est aussi mixer food, bières et musiques »

Quel retour feriez-vous de votre première année de programmateur du Ninkasi ? Christophe Moulin : Il y a un an, nous avons commencé les travaux, dont nous ne récoltons pas encore les fruits. C'était une année de transition, mais aussi de complication pour le public, pour les artistes - les backstages étant en travaux. On s'en excuse encore ! C'était une année d'expérimentation, sans pouvoir aller au bout du geste. Ça va vraiment démarrer le 16 octobre : là on va commencer à dérouler la machine telle qu'on l'a réfléchie il y a deux ans. Je garde de très bons souvenirs comme The Game, ou encore la Ninkasi Urban Week où l'on a pu investir l'espace urbain, notre travail sur le Mur7 avec Birdy Kids. C'est ma touche personnelle, cette porosité entre la salle et le quartier. J'ai du mal à rester en place ! C'est normal que les habitants n'entrent pas obligatoirement dans une salle de concerts qui reste un cube fermé. Mais le concert doit sortir à l'extérieur, lui.

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Andrew Weatherall pour les 4 ans du Terminal

Clubbing | On l'appelle la "boîte noire". Zone d'agitation en dehors des radars officiels, nécessaire espace de création underground et de mixité sociale, le Terminal fête ses 4 ans en majesté, conviant l'immense Andrew Weatherall.

Sébastien Broquet | Mardi 14 mars 2017

Andrew Weatherall pour les 4 ans du Terminal

Andrew Weatherall n'est peut-être pas le nom le plus évident pour les aficionados de techno courant les festivals. C'est pourtant l'une des personnalités les plus cruciales du mouvement : déjà, parce qu'on lui doit d'avoir métamorphosé I'm Losing More Than I'll Ever Have, une pop song anonyme de Primal Scream en hit planétaire, Loaded, en 1990, avec son inoubliable sample de Peter Fonda. Les Écossais l'avaient approché après avoir lu une critique positive de leur précédent album dans Boys Own, le fanzine de Weatherall mêlant pop culture et football ; il était alors journaliste mais avait déjà tâté du remix en retouchant pour les clubs le Hallelujah des Happys Mondays (en tandem avec Paul Oakenfold) et New Order, ou plus tard My Bloody Valentine... Si rock et musiques électroniques se sont ainsi rapprochés avec les années, Andrew Weatherall en est assurément un précurseur (que serait DFA sans lui ?). Mais ce n'est pas tout : après avoir fait évoluer Boys Own en label (qui deviendra Junior Boys Own à son départ), il s'en va signer du côté de Sheffield sur un label alors à l'avant-garde absolue : Warp R

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Franchir le cap avec Juan Atkins

Clubbing | Pour les amateurs de musique électronique, le réveillon se passera du côté de Gerland, dans l'antre du Ninkasi où est convié le géant Juan Atkins, l'un des (...)

Sébastien Broquet | Mardi 13 décembre 2016

Franchir le cap avec Juan Atkins

Pour les amateurs de musique électronique, le réveillon se passera du côté de Gerland, dans l'antre du Ninkasi où est convié le géant Juan Atkins, l'un des fondateurs de ce mouvement que l'on nomme tout simplement techno. C'est à Détroit, avec ses compères du lycée de Belleville que sont Derrick May et Kevin Saunderson qu'il a posé les bases de ce son qui a renversé les clubs du monde de longues années plus tard. Petit retour sur son parcours : dès 1981, Atkins fonde avec Rick Davis un duo nommé Cybotron qui reste séminal dans l'histoire des musiques électroniques, et sort l'année suivant un premier album sur lequel on retrouve l'anthem électro qu'est Clear, qui marquera des générations de DJs. L'année suivante, la paire fait entrer le mot techno dans le champ lexical des musicologues avec le track Techno City. S'ensuivra l'aventure Model 500, en solo mais tout aussi culte et prolifique, avant un premier album sous son nom, Deep Space en 1995. Son projet Infiniti, où il déroule une techno des profondeurs, mélodique et hypnotique (écoutez l'immense Postcard from the Future), fascine tout autant par sa spiritualité éloignée d

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 septembre 2016

Insomniaque

16.09.16 > L'AMBASSADE SACHA MAMBO Plébiscité par les grands (DJ Harvey en tête), le label Macadam Mambo, spécialisé dans les édits disco depuis 2012 est mené de main de maître par Guillaume des Bois et Sacha Mambo. Ce dernier, installé à Lyon, s'illustre régulièrement aux platines par des sets éclectiques où house baléarique, acid techno et disco font bon ménage : le Sucre en a fait l'un de ses résidents et Karat a signé son premier album, avant qu'il ne rejoigne récemment le label à suivre par ici, That Place. Solide. 16.09.16 > TERMINAL CYTOCHROME Bon, ok, c'est encore un nom de soirée pas possible mais il y a du sens derrière (checkez le Larousse...) et surtout, c'est la résidence de Diane, la DJette qui commence à devenir incontournable dans la cité par sa vision de la techno qu'elle partage ici avec ses invités venus de Rome, le duo Beat Movement, fondateur du tout récent label DLBM. Aussi au programme : Alienata. Le rendez-vous de choix pour raveurs obstinés. Cellulaire. 18.09.16 > DISTRIKT XII LES 3

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Le Ninkasi brasse local

19e Anniversaire | Point d'énorme fête avec têtes d'affiches ni de rétrospective, pour ce 19e anniversaire du Ninkasi qui pointe le bout de la truffe la semaine prochaine, mais (...)

Sébastien Broquet | Mardi 6 septembre 2016

Le Ninkasi brasse local

Point d'énorme fête avec têtes d'affiches ni de rétrospective, pour ce 19e anniversaire du Ninkasi qui pointe le bout de la truffe la semaine prochaine, mais une volonté de s'afficher brasseur de musiques autant que de houblon avec deux soirées mettant en avant les artistes locaux accueillis durant la pause estivale en résidence de création, l'un des axes forts que le lieu veut impulser depuis sa reprise en main artistique par l'échappé du Cargo, Christophe Moulin. Culottes Courtes, Scampi (photo) et Mary seront ainsi à l'affiche le mardi 13, et Honest, Segfault et XI le lendemain. Jeudi, les DJ résidents Maggy Smiss et Oskar Lewel gardent la main. Avant, surtout, une party sous l'égide du label Embrace le vendredi 16 : UK house toute la nuit avec l'esthète Clément Bazin (déjà repéré aux côtés de Woodkid), mais aussi Crayon, The Geek & VRV et surtout Daze, le tout en live dans la salle du Kao. À noter que

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Insomniaque : vos trois soirées du week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 7 juin 2016

Insomniaque : vos trois soirées du week-end

10.06.16 > TRANSBORDEUR WE ARE REALITY Le come-back du fils prodigue : Agoria est de retour au Transbordeur pour une nuit où il fait non seulement office de headliner pétri de talent, dont les sets regorgent de ressources, naviguant sur toutes les vagues des musiques électroniques pour agiter le dancefloor, mais aussi d'hôte parfait ; car c'est lui qui convie ici une moitié d'Âme, celle se produisant live, à savoir Frank Wiedemann l'esthète d'une house hypnotique comme on peut la savourer sur son label Innervisions. Communion. 10.06.16 > DV1 KEEPSAKES Voilà, c'est fini. C'est la dernière pour ce petit club du bas des pentes, qui depuis de longues années ne se contentait pas de programmer du DJ techno à la chaîne mais savait donner sa chance à de jeunes talents, à des promoteurs débutants. La mort d'un club, c'est souvent un bout de l'âme d'une ville qui s'envole. Mais aussi, parfois, une

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Dernière danse pour le DV1

Clubbing | C'est par le biais d'un post Facebook que la nouvelle a été annoncée, en fin de semaine dernière : le DV1, ouvert en 2002, ferme définitivement ses portes. Ce petit club techno, incontournable dans la ville, profondément attaché à la découverte (de jeunes DJs, de collectifs inconnus qui ont fait là leurs premières armes, de gloires obscures venues de l'autre côté de l'Atlantique) va manquer aux clubbers. Clap de fin le vendredi 10 avril avant, qui sait, de nouvelles aventures, ailleurs. Yvan Damidot, le boss depuis 2012, nous donne le mot de la fin.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Dernière danse pour le DV1

Pourquoi cette fermeture ? Yvan Damidot : Jusqu'à maintenant, on profitait du fait que les trois étages au dessus du club étaient dévolus à une école. Pas de problème de nuisances : ils fermaient le soir avant que l'on ouvre. L'école est partie il y a un an, les propriétaires de l'immeuble ont cherché une nouvelle activité pour la remplacer. Le projet retenu est une auberge de jeunesse, avec près de 160 couchages. D'où notre inquiétude : nous partageons une même activité de nuit, mais eux pour du sommeil et nous pour un club techno. Nous avons pris contact avec ces repreneurs et avons rapidement compris tous les deux que nos activités étaient contradictoires. Plutôt que de perdre en qualité d'accueil et de son, nous avons préféré arrêter. Du coup, ce sont ces mêmes personnes qui vont aussi reprendre le DV1 pour une activité plus adaptée, sans doute un bar à cocktails pour la salle du haut et un bar festif le week-end dans la salle du bas. C'est la raison principale de la fermeture du DV1. Vous parlez aussi

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Le Ninkasi Kao remet la pression

Musiques Actuelles | La vie des salles lyonnaises est animée ces derniers mois : c'est désormais le Ninkasi Kao qui fait l'actualité en relançant son activité de production de concerts mais pas seulement, comme nous l'explique Christophe Moulin, tout nouveau directeur de la partie musicale, venu de Caen où il avait fondé le festival Nördik Impakt.

Sébastien Broquet | Mardi 10 mai 2016

Le Ninkasi Kao remet la pression

Pourquoi le Ninkasi relance l'activité de concerts au Kao maintenant ? La raison est lointaine et dépasse de très loin mon arrivée, le 1er mars dernier. Les concerts s'étaient arrêtés depuis 2009, quand les pouvoirs publics ont décidé de ne plus verser de subventions à l'association Kao Connection, qui portait alors cette activité. Nous avons décidé de relancer un projet culturel fort, pas seulement des concerts qui n'en sont qu'une partie, mais aussi de développer un soutien aux groupes émergents, de l'accompagnement, des résidences, un soutien en communication... La production de concerts va faire partie d'un ensemble cohérent, utilisant les différents espaces du lieu. C'est une envie de mettre le pilier musique au cœur du projet avec Christophe Fargier, le directeur, au delà du simple concert : le Ninkasi est un ensemble formidable, on ne se refusera rien. Pour quelle direction artistique ? Nous n'avons aucune subvention aujourd'hui, donc nous sommes dans une économie toujours précaire. Mais nous voulons un projet ambitieux, pertinent, au cœur de la ville et collaboratif avec les différentes associations lyonnaises, c

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2 Bal, toujours aussi efficace

MUSIQUES | Deux de perdus, deux de retrouvés. Alors que La Cliqua (ou du moins ce qu'il en reste) devait se produire dans le cadre du 18e anniversaire du Ninkasi, (...)

Benjamin Mialot | Mardi 8 septembre 2015

2 Bal, toujours aussi efficace

Deux de perdus, deux de retrouvés. Alors que La Cliqua (ou du moins ce qu'il en reste) devait se produire dans le cadre du 18e anniversaire du Ninkasi, ce sont finalement d'autres MCs habitués des rubriques "Que sont-ils devenus ?" qui viendront souffler les bougies : 2 Bal, alias G-Kill et Doc TMC, rescapés d'un temps révolu où la rue n'était pas un terrain de workout comme les autres et où le beatmaking consistait à convaincre son prochain de rouler du bassin plutôt que des mécaniques. On parle bien sûr des années 90, âge d'or du rap français en général et francilien en particulier (Scred Connexion, ATK, X-Men...) dont, selon l'histoire officielle, les jumeaux de Seine-et-Marne écrivirent les prémices dès la sixième. Celle avec un grand H retiendra leur contribution à la mythique BO de Ma 6té va crack-er (La Sédition, 1996) et l'album 3 x plus efficace (même année), classique instantané de boom bap gaillard et néanmoins décontracté – Poètes de la mort sample le jeu Mortal Kom

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Gloire à l'art de rue

MUSIQUES | Devenu en quelques «coups de cœur» bien sentis la place forte du rap haut du front, le Ninkasi passe la démultipliée en consacrant une semaine entière de sa (...)

Benjamin Mialot | Mardi 3 mars 2015

Gloire à l'art de rue

Devenu en quelques «coups de cœur» bien sentis la place forte du rap haut du front, le Ninkasi passe la démultipliée en consacrant une semaine entière de sa programmation aux cultures urbaines. Débutée pendant le bouclage de ce numéro, la Ninkasi Urban Week, c'est le nom de l'événement, se poursuit jusqu'au 8 mars avec notamment deux soirées musicales qui s'annoncent lourdes de fou (désolé). D'un côté (le 6 au Kao), un concert donnant à entendre le rap francophone dans toutes ses nuances : méditerranéen et mature chez Demi Portion, aboulique et finaud chez l'atypique Beny le Brownies (le Earl Sweatshirt de la Haute-Savoie, pour le dire vite) et bondissant et revenu de tout dans le cas du pionnier du Seine-Saint-Denis Style Busta Flex – il n'a d'ailleurs jamais aussi bien kické que sur Sexe, violence, rap et flooze (2000), son deuxième album. De l'autre (le lendemain au Kafé), un plateau tentaculaire de platinistes du cru emmené par DJ Format, vétéran britannique du frottage de vinyle et camarade de chambre, au sens moqueur du terme, de Jurassic 5 – et auteur de deux albums à la belle patine 70

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L'âge de déraison

MUSIQUES | «- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, / Vous demandez des bocks ou de la limonade... / - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans / Et (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 9 septembre 2014

L'âge de déraison

«- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, / Vous demandez des bocks ou de la limonade... / - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans / Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.» écrivait Arthur Rimbaud du haut de sa fringante et géniale précocité. Bon, pour les tilleuls sur la promenade on n'est pas sûr. Mais pour le reste, le café éclatant, les bocks, la limonade maison, et l'envie de faire les foufous, on peut penser qu'on tient là une description assez fidèle de ce que pourraient être les 17 ans du Ninkasi. A ceci près qu'il y aura aussi un bœuf – musical, s'entend – pour ouvrir des festivités qui dureront pas moins de cinq jours (du 10 au 14 septembre). Et qui comprendront l'un de ces fameux et surréalistes blind tests d'Harry Cover et DJ Stéphane – champions du monde de rébus – une journée enfants à la Guitoune, la présence de la résidente Maggy Smiss et de la référence hip-hop DJ Sly. Mais aussi, et surtout, un concert qu'on annonce assez dingue avec les électro-rocko-classieux marseillais de Nasser et une révélation pop multicolore lyonnaise, An

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Braquage à l'anglaise

MUSIQUES | Largement responsable, avec ses soirées au Club Transbo, du dynamisme actuel de la culture club lyonnaise, Haste ambitionne maintenant de remettre la production au centre du débat. Portrait d'un collectif qui, en dépit de ce que laisse entendre son nom, ne confond pas vitesse et précipitation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 4 février 2014

Braquage à l'anglaise

«Il y a plein de drôles d'oiseaux dans le milieu des musiques électroniques. Nous, nous sommes des corbeaux : nous sommes à l'écart, par choix et parce qu'en France et à Lyon en particulier, la culture techno fait défaut». Dressé à l'automne 2012 par l'intraitable groupuscule CLFT, ce sévère constat est depuis quelques mois battu en brèche : du fumoir tamisé du Terminal à la terrasse panoramique de La Sucrière, le 4/4 post-industriel n'a jamais autant eu le vent en poupe à Lyon. Question de contexte, son mode de consommation, pour le moins hédoniste, s'accordant particulièrement bien avec le rude climat social du moment. Question de rajeunissement du public aussi, autant le fait d'un passage de relais démographique que le signe d'une maîtrise croissante des nouveaux canaux de communication. Question de militantisme surtout. Notamment celui du collectif Haste, dont les soirées ouvrent depuis deux ans de nouvelles perspectives esthétiques et éthiques. Le cœur sur la Manche Retour au début de l'année 2011. Cela fait déjà quelques temps que le dénommé Pierre Serafini cherche un moyen de traduire scé

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Le Ninkasi a 16 ans

MUSIQUES | Le Ninkasi soufflera prochainement sa seizième bougie. L'occasion pour le tentaculaire brasseur de lancer sa saison musicale, avec cinq jours de (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 août 2013

Le Ninkasi a 16 ans

Le Ninkasi soufflera prochainement sa seizième bougie. L'occasion pour le tentaculaire brasseur de lancer sa saison musicale, avec cinq jours de festivités (du 11 au 15 septembre, au Kafé et au Kao) durant lesquels se produiront, entre autres, ses DJs maison, les groupes les plus convaincants des scènes ouvertes qui ont jalonné la saison précédente (on avoue un faible pour le garage atrabilaire de Little Garçon) et surtout les Uzual Suspektz et le S-Crew (un satellite de L'Entourage), deux collectifs rapologiques des plus prometteurs. Programme complet ici : http://www.ninkasi.fr

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Insomniaque - Semaine du 27 février au 5 mars

MUSIQUES | 01.03. I'm Kenny LarkinVendredi 25 janvier, le DV1 accueillait, pour la première d'un cycle de rendez-vous dédiés aux plus éminentes figures de la techno, (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 21 février 2013

Insomniaque - Semaine du 27 février au 5 mars

01.03. I'm Kenny LarkinVendredi 25 janvier, le DV1 accueillait, pour la première d'un cycle de rendez-vous dédiés aux plus éminentes figures de la techno, l'un des trois pères fondateurs du genre, à savoir Juan Atkins. On a encore du mal à le croire. Il va pourtant bien falloir. Car en attendant, on l'espère, de compléter le tableau en programmant Derrick May et Kevin Saunderson, c'est à Kenny Larkin, autre black de Détroit à la carrière longue comme ça et à l'influence à l'avenant, que le club des pentes a adressé une invitation. Et le bougre a répondu favorablement. Classe. 01.03 Bye Bye Boom Party«Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin… Et Dieu, s’il existe, sait ô combien cette chose fut bonne». Ainsi débute le texte promouvant la Bye Bye Boom Party, tout dernier événement organisé par Galacticut, structure bicéphale qui, depuis cinq ans, œuvrait à l'animation des nuits lyonnaises et au développement du vivier électro locale

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DV1 and only

MUSIQUES | Cette rentrée, le DV1 fait peau neuve : nouvelle scéno, nouvelles soirées thématiques, nouvelle direction.... Nous sommes allés à la rencontre de cette dernière pour faire le point. Olivier Bouillon

Benjamin Mialot | Mardi 30 octobre 2012

DV1 and only

En dix ans, le DV1 est devenu un lieu incontournable du monde des sorties lyonnaises. Cette année, il change de propriétaire ; Yvan, le nouveau gérant, connaît cet univers sur le bout des doigts car non content d’être un gestionnaire, il est l'un des rares patrons de clubs à avoir été aussi derrière les platines. Depuis le début des années 90 et un séjour à Londres qui lui a permis de découvrir la musique électronique anglaise de l'époque, il est en effet DJ et compositeur sous le nom de DJ Pol'N. Depuis son retour à Lyon, il n'a jamais cessé de mixer et d'organiser des soirées. «C'est la première fois que j'ai un lieu à moi» nous confie-t-il. Et même si il avoue que l'ouverture d'un club demande énormément de travail, il ne cache pas son enthousiasme. Car les nouveaux projets sont nombreux, ne serait-ce que dans l'aménagement de la salle : «On a refait toute une installation vidéo qui manquait à ce lieu. On a une résidence avec un collectif qui s'appelle WSK qui nous fait le mapping derrière la scène. On a aussi une installation dans la salle du haut avec des projections sur la surface du bar. La peinture aussi est importante, c'est quelque

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L'Anniv' avec Prohom

MUSIQUES | Musique / Indifférent aux décennies ou aux chiffres ronds, chaque année, le Ninkasi fait comme tout le monde et fête son anniversaire. Entrant dans (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 septembre 2010

L'Anniv' avec Prohom

Musique / Indifférent aux décennies ou aux chiffres ronds, chaque année, le Ninkasi fait comme tout le monde et fête son anniversaire. Entrant dans l'adolescence en bouclant sa treizième année, fêtant les 10 ans du Kao, le brasseur agitateur de culture, à l'aube d'une mue spectaculaire en termes d'infrastructures, met une fois de plus les petits plats dans les grands pour souffler ses bougies : la fête oscille entre ripailles à base de levure (pain, bière) et manifestations culturelles tous azimuts : battles de Dj's, soirée électro (avec Galacticut), scènes découvertes, etc. Et puis pour les amateurs de musique auxquelles les agapes donnent des ballonnements, un joli concert coup de cœur avec en vedette le bel Anglo-italien aux mèches folk, Piers Faccini, qui enchanta l'année dernière la scène du Marché Gare avec les titres de son superbe "Two Grains of Sand". Un concert qui permettra également de retrouver (gratuitement) sur la scène du Kao, dont il fit certaines des belles heures : Philippe Prohom. Sans doute le candidat idéal à cette fête d'anniversaire était-il ce beau parleur-chanteur dont la carrière vieille elle aussi de 13 ans (1997, date de ses véritables débuts musicaux)

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Dossiers en cours : Le Ninkasi Kao

MUSIQUES | MORCEAUX CHOISIS DE SUJETS CULTURELS QUI FÂCHENT / DOSSIER : LE NINKASI KAO

Dorotée Aznar | Mardi 18 mai 2010

Dossiers en cours : Le Ninkasi Kao

Depuis septembre dernier et après sept ans d'existence, l'association Kao Konnection a cessé son activité dans le secteur des musiques actuelles. Le Ninkasi Kao est donc devenu une salle ouverte à la location, sans projet culturel et l'association est en cours de dissolution. Interpellé sur l'implication de la Ville de Lyon dans le Kao, Georges Képénékian, adjoint à la Culture, maintient sa position. «Christophe Fargier (directeur du groupe Ninkasi, NdlR) souhaitait transformer le Kao en Smac (scène de musiques actuelles), mais nous n'étions et ne sommes pas en situation financière de créer une telle structure». L'adjoint concède que le Kao était un «superbe outil» mais, selon lui, «à un moment, on se frotte à la réalité et on réalise que cela ne marche pas. Christophe Fargier a estimé qu'il lui fallait 40 000 euros de plus. Mais la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a». Seule concession envisagée par la Ville de Lyon, une aide financière versée aux groupes émergents locaux qui se produiraient au Kao. Mais selon Georges Képénékian, «Christophe Fargier ne va pas arrêter de faire de la musique, il va continuer mais peut-être sans le soutien direct de la Ville». C

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Ninkasi sans souci

MUSIQUES | Bar-brasserie / Après Ampère, Opéra, Ferrandière et bien sûr Gerland, c'est dans le 8e arrondissement qu'un nouveau Ninkasi s'est implanté. À quelques pas du (...)

Dorotée Aznar | Mardi 16 février 2010

Ninkasi sans souci

Bar-brasserie / Après Ampère, Opéra, Ferrandière et bien sûr Gerland, c'est dans le 8e arrondissement qu'un nouveau Ninkasi s'est implanté. À quelques pas du métro Sans Souci et de la Manufacture des tabacs, cette déclinaison du bar-brasserie désormais célèbre à Lyon, capte le public étudiant de Lyon 3 mais pas uniquement, comme le constate Sandrine Mileri, co-gérante du lieu : «nous avons aussi tous les personnels des nombreux bureaux environnants qui viennent déjeuner et le week-end, ce sont des gens du quartier, c'est assez familial». À la carte, toujours les hamburgers, les salades et les bières maison dont certaines sont renouvelées tous les trimestres : la fruitée et celle de saison. La firme Ninkasi a aidé Sandrine Milesi et son mari à financer cette nouvelle enseigne et, peu à peu, l’objectif est que les gérants deviennent les seuls propriétaires comme c'est actuellement le cas pour le café Ferrandière. Si le couple Milesi a une certaine liberté pour aménager son établissement, la patte Ninkasi est immédiatement identifiable avec ses couleurs grises, rouges et oranges. Comme dans chaque établissement de l'entreprise, les soirées musicales sont gratuites. Tous les jeudis soi

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Re-maquille toi

MUSIQUES | Révélation / "Les gens n'ont malheureusement aucune culture. Ils ont tendance à ne pas savoir que la techno de Detroit a été créée par des gros noirs qui (...)

Jerôme Dittmar | Jeudi 26 mars 2009

Re-maquille toi

Révélation / "Les gens n'ont malheureusement aucune culture. Ils ont tendance à ne pas savoir que la techno de Detroit a été créée par des gros noirs qui cachaient sous leurs platines vinyles des fusils à pompe. Il ne faut pas oublier ça" explique Grems, rappeur et leader hystérique du groupe Rouge à Lèvres. "En France, de toute façon, ça suce des bites et les artistes n'ont pas les couilles de créer leur propre truc à eux" paraphe-t-il de façon assez cinglante. Certes. Il en aura fallu une belle paire pour faire jaillir l'entité Rouge à Lèvres, excellente surprise de cette nouvelle édition de l'Original. Alors qu'ils écoutent Moodyman et Kerri Chandler il y a cinq ans, le rappeur Grems et son metteur-en-son Le 4Romain s'interrogent benoîtement : "Pourquoi personne n'a jamais rappé sur ce genre de musique ?", en l'occurrence la house chaleureuse et la techno colorée extraite du cœur de Detroit, ville aux relents industrielles. N'étant pas du genre à tourner autour du pot, les acolytes se mettent aussitôt au travail. En 2005 sort Maquille-toi, condensé de violence sexuelle bon enfant, de rap salace et de rythmes électroniques assez distinguées. Le rappeur John 9000 et l'ultra-habile

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Chaud le cas Kao

MUSIQUES | Musique / Dans un contexte déjà alarmant pour les musiques actuelles, le Ninkasi Kao et l'association Kao Connection, au pied du mur financier, viennent de lancer un signal de détresse à leurs spectateurs et à la Ville de Lyon. Antoine Allegre

Jerôme Dittmar | Vendredi 13 février 2009

Chaud le cas Kao

La présentation de la mi-saison du Ninkasi Kao a eu un goût amer. What's going on ? L'association Kao Connection s'occupe depuis près de huit ans du projet culturel de la salle de concert le Ninkasi Kao ; un projet culturel soutenu par un partenaire privé, le Ninkasi, chaîne de restauration ayant développé cinq enseignes à Lyon intra-muros et une à Saint-Étienne. Du point de vue du financement public, la Kao Connection commence sérieusement à tirer la langue. "Notre demande de financement auprès de la ville de Lyon est de 120 000 euros, ce qui est concrètement trois fois moindre que ce qui se pratique sur le plan national (ndlr : la moyenne étant de 360 000 euros)" confie Jean-Marie Potier, administrateur de Kao Connection et programmateur du Kao. En plus d'un contexte économique frileux et du désengagement de l'Etat — par le biais de la DRAC — la Kao Connection n'a finalement touché que 60 000, puis 20 000 euros (soit 80 000 euros au total) émanant de la délégation culture de la Ville de Lyon. "C'est un peu la douche froide. On programme avec le couteau sous la gorge. Là où une SMAC peut se permettre de perdre en moyenne 2500 euros par concerts, nous, nous sommes obligés

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Kaiser sosies

MUSIQUES | Musique / Les Kaiser Chiefs et leur rock tapageur, mélange de l'électro-pop martiale de DAF et du lyrisme bonhomme de Dexy's Midnight Runners, font pléthore (...)

| Mercredi 24 janvier 2007

Kaiser sosies

Musique / Les Kaiser Chiefs et leur rock tapageur, mélange de l'électro-pop martiale de DAF et du lyrisme bonhomme de Dexy's Midnight Runners, font pléthore d'émules sur le front du rock dansant. Et puisque eux-mêmes rechignent toujours à venir étrenner en terre lyonnaise leur ahurissante version live et éthylique d'Apocalypto («Y'a plus de Guinness les gars, sacrifions un ampli !»), on peut toujours se rabattre sur leurs petits frères : The Sunshine Underground (également originaires de Leeds) et The Automatic (pensionnaires du même label : B-Unique). L'un comme l'autre produisent ce rock goguenard et ouvrier qui roule les «r», avale la moitié des mots, et pose dans les magazines tout en prenant bien soin d'y paraître plus abruti et houblonné qu'une guenon alcoolique. The Sunshine Underground lorgne vers la grandiloquence froide de Bloc Party ou la morgue de Hard-Fi, mais, devant son nom à un titre des Chemical Brothers, refuse de choisir entre électro aguicheuse et rock précambrien. The Automatic, Gallois sauvageons, raniment l'euphorie potache de Super Furry Animals (avec qui ils partagent leur producteur). Plus punk et plus bas de plafond, ils n'en taillent pas moins volontiers

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Second Life

MUSIQUES | Musique / Razorlight est le genre de groupes qu'on attend toujours un peu au tournant, en général avec un flingue chargé. Et ce, pour d'immuables raisons (...)

| Mercredi 7 février 2007

Second Life

Musique / Razorlight est le genre de groupes qu'on attend toujours un peu au tournant, en général avec un flingue chargé. Et ce, pour d'immuables raisons quand il s'agit de rock britannique : pantalons moulants et bottines luisantes, têtes à bourre-pifs, et leader hâbleur, ici Johnny Borrell, au brushing façon bolduc et aux propos risibles du style : «je suis le nouveau messie du rock, aimez-moi et je sauverai vos âmes souillées par les Kooks, mes ennemis jurés». Leur premier album, Up all night, n'avait pas calmé nos a priori : une poignée de singles tranchants, certes, mais emballés dans du flan. Bref, comme beaucoup de leurs aînés de la «grande» époque britpop (Cast, Shed Seven, Menswear et 16 000 autres dont les noms nous échappent) et trop de leurs contemporains, les Razorlight étaient voués à ne pas survivre au second album et à retourner vendre des talonnettes dans quelque boutique de Muswell Hill. Sauf que non. Si Razorlight, album éponyme donc, reste un disque de pure pop britannique, il se démarque par le haut du tout-venant de la production actuelle. Pour la première fois depuis longtemps dans le rock anglais, on n'y trouve aucun éloge aux Clash ou aux Cure, usés jusqu'à

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Super champion

MUSIQUES | Musique / Star au Québec, Champion aura mis deux ans pour arriver jusqu'à chez nous et imposer son électro-rock hypnotique à l'esprit large. Premier contact scénique au Ninkasi Kao le 7 février. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 7 février 2007

Super champion

La France a beau avoir «des valeurs communes sur la liberté et la souveraineté du Québec», il semble évident que ces valeurs s'arrêtent quand on arrive sur le terrain musical. Ah ! quand il s'agit de nous envoyer la première chanteuse beuglante, c'est sûr que l'Hexagone est presque une terre d'asile ; mais pour le reste... Il aura fallu près d'un an pour que le premier Arcade Fire se retrouve chez les disquaires d'ici, et le cas de Champion (Maxime Morin à l'état civil) est encore plus éclairant. Plus d'un Dj a fait importer depuis belle lurette ses productions et en alimentait ses playlists, mais aucune maison de disques n'avait jugé bon de relayer sur le territoire français le succès remporté au Québec par son premier album, Chill'em all. Pourtant, les beats électro, les riffs de guitare et l'anglais chanté par une voix suave et soul ont a priori une certaine faculté à traverser les frontières... Mieux vaut tard que jamais, deux ans après, nous voici enfin en mesure de recevoir ce brillant électron libre dont la musique a de quoi ravir les férus de dancefloor comme les nerds scotchés à leur myspace. Tables et têtes tournantes D'abord Dj réputé à Montréal, Champion se lasse de n

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Le fils préféré

MUSIQUES | Musique / Jakob Dylan, Adam Cohen, Rufus Wainwright, Ziggy Marley, nombreux sont les «fils de» qui ont embrassé, avec plus (Jeff Buckley) ou moins (...)

| Mercredi 28 février 2007

Le fils préféré

Musique / Jakob Dylan, Adam Cohen, Rufus Wainwright, Ziggy Marley, nombreux sont les «fils de» qui ont embrassé, avec plus (Jeff Buckley) ou moins (Chris Stills) de réussite, la carrière de leur illustre géniteur. Mais s'il en est un pour qui se jeter à l'eau ressemblait à un saut de l'ange dans les ennuis, c'est bien Sean Lennon, l'enfant-roi de John et Yoko. D'autant que son demi-frère Julian (le Jude de Hey Jude) avait déjà essuyé les plâtres (et les quolibets) dans les années 80 avec ses vaines tentatives discographiques. Sean, lui, avait, pour son premier disque, Into the Sun (1998), évacué toute comparaison en signant, sur le label des Beastie Boys, un album qui flirtait davantage avec l'underground new-yorkais et la curiosité brindezingue de maman qu'avec les mélodies british de papa. Huit ans plus tard, il s'est pourtant décidé à en découdre avec l'héritage paternel sur Friendly Fire, collection morbide de fines ballades beatlesiennes sur le destin tragique de son meilleur ami (après avoir piqué la copine de Sean, il s'est tué en moto, c'est ballot). Mais, pied de nez au mythe familial, ses indéniables qualités de compositeur vont plutôt fouiner du côté de Brian Wilson, Ell

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Assiette anglaise

MUSIQUES | Musique / Hasard du calendrier, cette semaine l'assiette lyonnaise ne se remplira quasi exclusivement que de mets anglais (ou, disons, britanniques). (...)

| Mercredi 7 mars 2007

Assiette anglaise

Musique / Hasard du calendrier, cette semaine l'assiette lyonnaise ne se remplira quasi exclusivement que de mets anglais (ou, disons, britanniques). En attendant plus roboratif avec The Rakes, Bloc Party, Kaiser Chiefs ou The Stranglers, le hors-d'œuvre est plutôt varié avec The Servant, Kasabian et, pour alléger le tout, le pâtre(-ick Bruel) irlandais, Damiiiiieeeen Rice. Si The Servant doit son nom à un film plutôt fascinant de Joseph Losey, sa musique l'est nettement moins. Elle n'est pour autant pas déplaisante : rien que du très classique, très calibré et à l'occasion très efficace qui fait de The Servant un chouchou du public pop sur la foi de quelques titres détonnant comme Orchestra et d'une attitude savamment péteuse (si Lou Reed entend un jour le geignard Hey Lou Reed, il les déculottera devant tout le monde). Il y a dix ans, en pleine ère britpop, The Servant aurait été grand mais c'est oublier qu'en Angleterre les trains n'arrivent plus jamais à l'heure. La problématique Kasabian est à peu près la même, on les annonçait énormes et tarés (ils portent le nom d'une adepte de Charles Manson, ce qui est très effrayant). C'est quand Noel Gallagher d'Oasis s'est mis à clamer

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Glandeurs et décadence

MUSIQUES | Musique / Sensation anglaise de la saison, les Klaxons ont choisi le Kao pour annoncer la fin du monde avec Myths of the near future, fusion rigolarde et millénariste. Entre cauchemar new wave et rave en couleur. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 mars 2007

Glandeurs et décadence

Le futur, c'est déjà tout de suite. Alors qu'on ne cesse de nous alarmer à coups de docu-fictions et de rapports d'experts sur ce que sera notre vie dans un avenir plus ou moins proche (60° à l'ombre, de l'eau jusqu'aux genoux, une retraite de misère et même plus de pétrole pour donner du goût aux chewing-gums anti-tabac), un trio de zozos anglais baptisé Klaxons débarque avec un album annoncé comme le futur du rock anglais. Son titre : Myths of the Near Future, emprunt à l'écrivain d'anticipation JG Ballard. Derrière le collage surréaliste qui orne la pochette et l'élan prophétique qui l'accompagne, on ne peut s'empêcher d'y voir un pied de nez à cette tendance dure du rock anglais dont nous avons déjà parlé : cette propension à prophétiser l'avenir, à inventer et mythifier trois fois par semaine des courants aux noms fumeux (grebos, twee-pop, shoegazing...), plus éphémères que des papillons de réverbères, et annonçant généralement le retour d'un improbable messie rock garant d'un nouvel âge d'or. Choisir la vie Époque oblige, les Klaxons, nés entre Londres et Stratford-upon-Avon, patrie de Shakespeare, ont été, comme d'autres avant eux (Arctic Monkeys en tête) révélés par le s

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«Pas de recherche de discours»

MUSIQUES | Entretien / S. trio noise-rock prometteur, auteur de l'album Amant Coma et co-lauréat 2007 de Dandelyon. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 21 mars 2007

«Pas de recherche de discours»

Le nom et la figure de l'éléphant S. : Ce nom ne détermine rien de précis. On tenait à cette idée de lettre unique. S., c'est court, incisif. Quant à l'éléphant qui revient sur toutes nos pochettes, on trouve que son côté pachydermique et mélancolique colle bien à notre musique. L'album On essaie souvent de partir d'improvisations et d'en garder les moments les plus intenses. On a commencé à travailler comme ça pour notre première maquette, Rock n'roll is a prostitute, une impro de deux heures qu'on a remontée. Pour Amant Coma on a tout enregistré live sans la voix à Montélimar. La moitié des morceaux de l'album vient d'improvisations. Le chant en français Faire du rock en français c'est casse gueule, mais ça donne aux textes une autre dimension. Quand un groupe chante en anglais c'est souvent pour masquer l'absence de textes et c'est vite ridicule. Les nôtres sont construits avant tout sur des univers, il n'y a pas de recherche de discours. C'est davantage une musicalité et une atmosphère. Après on n'y arrive pas forcément à chaque fois, le risque c'est d'être un peu lourdingue. Les concerts Au début, on ne connaissait personne et on a pas mal galéré pour jouer av

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Sans sa cagoule...

MUSIQUES | Musique / Groupe culte portant sa mélancolie en bandoulière depuis dix belles années, Hood (cagoule, capuche en français) n'a jamais eu les honneurs de la scène (...)

| Mercredi 4 avril 2007

Sans sa cagoule...

Musique / Groupe culte portant sa mélancolie en bandoulière depuis dix belles années, Hood (cagoule, capuche en français) n'a jamais eu les honneurs de la scène lyonnaise. Leurs concerts sont pourtant parmi les plus intenses qui soient, au point d'y laisser un tympan si on est trop près des amplis, loin de l'image précieuse et intimiste qui peut se dégager de leurs disques. Mais voilà, Hood a enlevé sa cagoule pour s'offrir une année sabbatique, laissant chacun de ses membres s'épanouir dans des projets personnels. Premier à dégainer : Chris Adams qui, sous le pseudo de Bracken, a trouvé refuge chez ses vieux amis du label Anticon, offrant à cette institution du hip-hop avant-gardiste sa référence la plus pop. Malgré cela, il faut le dire, le premier album de Bracken sonne comme... du Hood ! Même voix timide et diaphane qui se perd dans un léger écho, mêmes textures sonores complexes, mêmes mélodies célestes... Certes, on notera une certaine discrétion des guitares, au profit d'un travail plus élaboré (enfin, ça l'était déjà du temps de Hood...) sur les échantillons électroniques et les effets de production. Cependant, l'essentiel est bien là : la capacité à faire surgir l'émotion

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Que Touaregs viennent...

MUSIQUES | Musique / Quel est donc ce groupe si important pour que des gens aussi vénérables que Thom Yorke, Dominique A. et Elvis Costello en vantent les louanges (...)

| Mercredi 18 avril 2007

Que Touaregs viennent...

Musique / Quel est donc ce groupe si important pour que des gens aussi vénérables que Thom Yorke, Dominique A. et Elvis Costello en vantent les louanges ? Non pas la dernière sensation venue d'Amérique, mais d'authentiques Touaregs du désert réunis sous le nom de Tinariwen... Aujourd'hui, ils figurent avec les Congolais de Konono n°1 au sommet de ce vaste fourre-tout nommé «world music». Car la musique de Tinariwen, que l'on définit hâtivement comme un «blues du désert», c'est en fait du rock, du vrai, avec des guitares incroyables capables de riffs à la puissance démesurée, un foutu sens de la mélodie, des voix à la musicalité impressionnante et surtout une énergie à déplacer les dunes ou, chez vous, à pousser les murs de l'appartement. En concert, il doit être difficile de résister à ces guerriers ayant troqué leurs armes contre des instruments et leurs cris contre des chants de paix et de réconciliation. Mais il faut aussi absolument se procurer l'album (Aman Iman) qui bénéficie d'un travail éditorial comme on en voit peu de nos jours chez les majors : chaque chanson est reproduite phonétiquement, traduite et commentée, mettant en valeur toute la richesse textuelle, poétique et

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Les 10 bougies du Ninkasi

MUSIQUES | Anniv / Brasserie, restaurant(s), salle(s) de concert, la petite cuisine du Ninkasi réjouit depuis déjà une décennie amateurs de bières et de musiques de jeunes. Et s'offre une semaine de festivités pour marquer le coup. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 26 septembre 2007

Les 10 bougies du Ninkasi

De l'origine (antique) d'un mariage princier entre bière et musique : on le sait (ou pas), Ninkasi était la déesse de la bière chez les Sumériens qui, en plus d'avoir inventé l'écriture, n'étaient pas les derniers pour la picole. Au XVIIIe siècle avant JC, ces mêmes Sumériens ont gravé sur des tablettes d'argile, la première chanson de l'histoire, baptisée par les chercheurs Hymn to Ninkasi et décrivant... les différentes étapes du brassage de la bière et les récipients prévus à cet effet. D'où l'évident patronyme d'un lieu qui avait pour objectif, outre la fabrication artisanale de sa propre bière (régulièrement primée), de participer au brassage musical lyonnais. Pour cela, le Kafé implanté à Gerland fut d'emblée un «récipient» adéquat qui n'a cessé de se développer, avec le Kao, la salle de capacité moyenne (600 places) qui manquait alors à Lyon, et ses différentes annexes. Mais aussi de se diversifier, de la production d'événements musicaux avec Kao Connection à la boulangerie (!) en passant par l'image (Ninka TV). Dès lors, sous ses airs un peu froids d'usine à bière et de hangar à burgers, le Ninkasi est devenu en dix ans un acteur lyonnais majeur en matière de musiques actue

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«Croiser les disciplines»

MUSIQUES | Entretien / Qui est Jean-Marie Potier, le nouveau programmateur du Ninkasi ? Propos recueillis par SD

| Mercredi 3 octobre 2007

«Croiser les disciplines»

Son parcours «J'ai un parcours assez atypique qui couvre un peu tous les métiers de la production musicale. De musicien au sein de la Ruda Salska à programmateur des festivals Au Quart de Tours et Au Nom de la Loire, en passant par animateur sur Radio Béton, une radio Férarock. J'ai également travaillé à l'Irma, l'organisme qui édite L'Officiel de la musique, et chez Wagram, en tant que directeur artistique en charge de la prospection des nouveaux artistes. Ça m'a permis de bien écumer les salles, de rencontrer les programmateurs et de découvrir des artistes en développement». Sa mission«Il n'y a pas de cahier des charges mais les règles du jeu sont claires : Christophe Fargier, le directeur du Ninkasi, me donne carte blanche pour la programmation. À moi ensuite de développer un projet culturel crédible et cohérent. Il ne s'agit pas de tout bouleverser mais de poursuivre une programmation la plus éclectique possible, en travaillant en osmose avec les associations qui programment régulièrement des concerts au Ninkasi et ont leurs réseaux, leurs affinités artistiques. Il y a aussi une vraie volonté de valoriser davantage ce qui se passe au Kafé, suite à l'insta

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