Sugar man

MUSIQUES | Au terme d'une pré-ouverture estivale entièrement sold out, Le Sucre a officiellement ouvert ses portes début septembre. Présentation de ce club multi-facettes sis à la Confluence avec Cedric Dujardin, son directeur d'exploitation. Propos recueillis par Térence Caron

Benjamin Mialot | Lundi 23 septembre 2013

Photo : Brice Robert


Vous avez été coordinateur général de La Plateforme pendant sept ans, qu'est-ce qui vous a amené au Sucre ?

Cédric Dujardin : Ce qui m'a amené au Sucre c'est d'abord mon amitié pour Vincent Carry et mon histoire avec Nuits Sonores, qui date de très longtemps. Un projet comme celui du Sucre, ça n'arrive qu'une ou deux fois dans une vie. Un nouveau lieu de cette ampleur qui s'ouvre à Lyon, c'est assez rare pour être intéressant à plein d'égards. C'est très complémentaire de la Plateforme. J'aurais pu rester sur le bateau et bénéficier de mes sept ans de travail, avec deux cents dates par an. J'ai préféré tenter une nouvelle aventure, sur un projet excitant.

 

Comment s'est monté le projet ?

Nuits Sonores cherchait depuis longtemps un lieu pérenne pour accueillir le festival, mais c'est en Novembre 2011 que Vincent Carry est venu me voir en me parlant de ce lieu. On a mis ensuite deux ans pour concevoir le projet. L'idée c'était un endroit bicéphale, avec une partie artistique qui est gérée par Arty Farty, organisateur de Nuits Sonores, et une partie business qui alimente l'aspect culturel et que je gère.

 

Vous accueillez en effet des entreprises pendant la semaine pour des conférences et des cocktails et vous gardez le week-end pour les évènements ouverts au public. Pourquoi avoir choisi ce système ?

On a une vision originale qu'aucune autre salle n'a en ce moment. On refuse de faire appel aux subventions de la région ou de la ville, à la fois dans un souci de rentabilité du lieu et par volonté d'indépendance. Ça nous permet de faire les choix artistiques que l'on veut. Les entreprises comprennent qu'il y a un intérêt à venir ici pour présenter un nouveau produit, fêter un évènement, car le lieu a une image jeune et culturelle. Dans le sens inverse, ils nous permettent de financer et faire connaître le lieu, comme avec l'opération Adidas cet été, qui offrait une place pour une paire de baskets achetée. Mais nous avons pour règle de séparer totalement le business de l'artistique : aucun partenariat n'influera sur la programmation du lieu.

 

Justement, quelle est sa ligne artistique ?
Nous avons des programmateurs qui s'occupent d'électro, d'autres de rock, d'autres de musiques plus downtempo. Mais la salle n'est pas destinée à accueillir uniquement de la musique. On va avoir pas mal de "hors musique", de "social time", de conférences, d'expos. On a fait cet été du ping pong, on va bientôt faire du yoga. On organise toujours sous forme d'évènements, en celaon est très différent d'un club qui ouvre tous les soirs. Selon les envies, on accueillera un concert, une soirée électro, une rencontre, un festival, une résonance de la Biennale avec de la disco new-yorkaise et une roller party… On ouvre si on a une raison d'ouvrir ou de communiquer. C'est ce qui va faire du lieu un endroit unique dans la ville, parce que ce n'est pas une boite qui s'est ouverte, c'est un espace social.

 

Le Sucre est situé à l'écart du centre-ville, dans le quartier de la Confluence, et reste pour l'instant assez mal desservi par les transports publics, . Comment allez-vous convaincre les spectateurs de venir ?

C'est vrai que le quartier est en construction, mais tout va à vitesse grand V. C'est vrai aussi que Gérard Collomb a un peu mis la charrue avant les bœufs en favorisant l'installation de sociétés dans le coin et en délaissant le reste, mais ça va venir. Un exemple que j'ai en tête, c'est l'arrivée du Ninkasi Kao à Gerland. C'était une zone enclavée où on ne trouvait que les locaux et les fans de foot. Il a suffit que le métro B arrive là-bas, et que le lieu "évènementialise" ses soirées pour que ça marche.

 

Il n'y a pas de signe ou d'affichage précis à l'entrée du Sucre contrairement à d'autres salles aux enseignes lumineuses, vous voulez rester un endroit secret ?

Le principe du Sucre, c'est que les gens qui y viennent sont là parce qu'ils se sont renseigné, et qu'ils sont intéressés par le lieu ou la soirée. Ensuite, ils achètent un billet comme dans n'importe quelle salle de concert. La différence, c'est qu'il n'y a aucune billetterie physique, tout se passe sur le Net. Avec ce système de billet, il n'y a pas de ségrégation à l'entrée comme dans les clubs, où on peut se faire refouler si on n'a pas la bonne chemise ou les bonnes baskets, il suffit d'avoir payé sa place.

 

Au final, le lieu est géré en majorité par des membres d'Arty Farty, est-il une extension de Nuits Sonores ?

Il y a un lien, mais il est purement artistique. La gestion est assurée par la société Culture Next, qui a été créée pour l'occasion par Vincent Carry et moi-même. Mais même sur le plan artistique, le lieu doit faire preuve d'ouverture et être une boite à outils pour des organisateurs au-delà d'Arty Farty. On a un son magistral, une acoustique parfaite, un site original qui peut servir à toutes les soirées culturelles possibles. On ne se refuse rien et ça rend le projet passionnant.

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Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Politique Culturelle | L'utilisation temporaire de Fagor-Brandt est prolongée jusqu'en novembre 2023, à la demande des acteurs culturels occupant le lieu. Mais rien n'est résolu pour la suite qui, au contraire, semble se compliquer, la Métropole n'ayant rien anticipé.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Toutes et tous étaient arrivés à la réunion de concertation du lundi 4 octobre au matin avec un mot d'ordre commun : obtenir la prolongation de l'utilisation de Fagor-Brandt jusqu'à fin 2023, et non janvier comme voulu par le président de la Métropole. Histoire de se laisser un peu de temps pour trouver une solution de repli, Bruno Bernard ayant mis tout le monde devant le fait accompli. Tout le monde, c'était : Vincent Carry (Nuits sonores), Émeric Richard (Lyon Street Food Festival), Isabelle Bertolotti (Biennale d'Art Contemporain), Dominique Hervieu (Biennale de la Danse) et le régisseur des Biennales. Du côté de la Métropole, étaient présents trois membres du cabinet du président, mais aucun élu : Julien Rolland (directeur général adjoint du Grand Lyon), Cyrielle Chatelain (conseillère culture) et Ludovic Chambe (conseiller urbanisme et logement au cabinet). La réunion fut cordiale, des excuses fu

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Bruno Bernard transforme Fagor-Brandt en entrepôt TCL, les Biennales, Lyon Street Food et Nuits sonores sont SDF

Politique Culturelle | La Biennale de la Danse et celle d'Art Contemporain, Nuits sonores et le Lyon Street Food Festival : quatre institutions culturelles de grande envergure se retrouveront SDF en 2023 et sont à l'heure actuelle sans solution de repli, suite à la décision du président de la Métropole Bruno Bernard de transformer Fagor-Brandt en entrepôt TCL, sans concertation préalable avec les occupants culturels pour les reloger ailleurs.

Sébastien Broquet | Jeudi 30 septembre 2021

Bruno Bernard transforme Fagor-Brandt en entrepôt TCL, les Biennales, Lyon Street Food et Nuits sonores sont SDF

Les anciennes usines Fagor-Brandt transformées en local technique du Sytral, afin de stocker les tramways, entre autres. C'est ce qui va se passer à horizon début 2023. Mauvaise nouvelle pour le milieu culturel et événementiel lyonnais, qui avait posé son empreinte sur ce lieu immense depuis quelques années maintenant : Nuits sonores, Lyon Street Food Festival et les Biennales de la Danse et d'Art Contemporain se déroulaient là-bas. Bien sûr, la réhabilitation de Fagor-Brandt, qui est une friche industrielle, était dans l'esprit de tous. Mais pas si vite. Et pas sans concertation préalable. Surtout en ce qui concerne les Biennales, qui avaient investi financièrement pour réhabiliter les lieux et pensaient rester quelques années sur place. C'est une surprise Isabelle Bertolotti, directrice du Musée d'Art Contemporain et de la Biennale d'Art Contemporain, est très claire lorsque nous lui posons la question : « nos bureaux sont là-bas, pas seulement nos événements. La Biennale d'Art Contemporain se déroulera bien en 2022 à Fagor-Brandt, mais pour la Bienn

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Lyon : Nuits sonores, ce sera debout et on pourra danser !

Festival | L'excellente nouvelle du jour : Nuits sonores ne se couche plus, et l'on pourra danser et circuler, bel et bien debouts, à Fagor-Brandt. La programmation est en cours de remodelage pour s'adapter aux nouvelles conditions.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 juin 2021

Lyon : Nuits sonores, ce sera debout et on pourra danser !

Après Nuits de Fourvière, c'est au tour de l'équipe de Nuits sonores de sortir de son rendez-vous à la Préfecture avec un grand sourire tranche papaye : en effet, la réunion du vendredi 11 juin et les échanges des jours suivants ont permis aux organisateurs du festival de musique électronique d'y voir beaucoup plus clair sur plusieurs protocoles d'ouverture et surtout, ils ont pu avoir confirmation que le festival pourrait se dérouler... debout ! C'est le premier grand festival à avoir officiellement cette autorisation — sachant que l'immense friche de 24 000m2 de Fagor-Brandt est considérée comme un extérieur, telle une halle et non une salle, en raison d'un grand volume d'air et d'ouvertures pérennes. Ainsi, on pourra danser — et circuler sur le site — à condition de rester masqués, après avoir franchi l'épreuve du pass sanitaire pour pénétrer sur le site (que ce soit à Heat comme à Fagor-Brandt). Côté jauge, c'est encore en discussion.

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Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Festival | Édition hors-série, limitée question lieux (deux seulement), jauges et horaires, mais édition aguicheuse et conservant l'ADN du festival : Nuits sonores pense futur sans renier ses basiques et convie aussi bien la star Jeff Mills que la newcomer Lala &ce en juillet 2021. On détaille.

Sébastien Broquet | Jeudi 27 mai 2021

Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Au milieu d'un torrent d'incertitudes (debout ou pas ? comment fonctionneront les bars et la restauration ? pass sanitaire ou pas ? ), le festival Nuits sonores a réussi à concocter une programmation fûtée pour gens couchés qui finalement se lèveront peut-être. Avec une grosse dose d'artistes locaux, parfois emblématiques de la ville (on pense à High Tone et Flore), de découvertes, de quelques stars des musiques électroniques aussi — tel Jeff Mills qui vit à Paris, ou Chloé. Bref, une programmation qui ne renie rien des engagements du festival et fait clairement envie. Avec même le groupe le plus excitant du continent africain contemporain, les natifs de Kinshasa Fulu Miziki, dont l'album doit paraître prochainement sur Crammed Discs. « Avec une édition hors-série et pour la première fois estivale, le festival se réinventera autour de nouveaux récits, d’une nouvelle temporaliteL

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Lyon : rendez-vous en juillet pour Nuits sonores

Festival | Nuits sonores aura lieu pour la première fois en été, fin juillet, avec un format adapté, assis ou couché — mais bel et bien à Fagor-Brandt. L'European Lab se déroulera en juin uniquement sur Internet.

Sébastien Broquet | Jeudi 29 avril 2021

Lyon : rendez-vous en juillet pour Nuits sonores

C'est officiel : Nuits sonores aura bien lieu, l'European Lab aussi. Décorrelés, adaptés, un poil réduits, repensés, mais ces events trouveront bel et bien leur place dans le calendrier 2021. Sauf catastrophe du style variant indien & co, bien sûr. Alors, quand ? Pour Nuits sonores, ce sera du 20 au 25 juillet (dont cinq soirées de 18h à minuit, du mardi au samedi, et un bonus le dimanche encore en cours de réflexion) et en grande partie du côté de Fagor-Brandt, comme ces dernières années, même si quelques spots extérieurs pourraient être envisagés — on parle d'un after débutant à 6h du mat', se terminant à midi, au Sucre. Il y aura aussi des before à Heat avec des cartes blanches pour des collectifs locaux. L'ancien site industriel de Fagor-Brandt, situé dans le 7e arrondissement, a l'avantage d'être immense, d'offrir différentes possibilités, de la déambulation comme de grands espaces où des groupes pourront jouer à même le sol pour un public as

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Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

Clubbing | DJ emblématique de la scène techno, attaché à Lyon, Laurent Garnier sera le premier à rejouer au Sucre lorsque les clubs seront autorisés à ouvrir de nouveau.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Laurent Garnier sera le premier DJ à faire re-danser Le Sucre

On ne sait pas quand. Mais on sait qui : Laurent Garnier sera le tout premier DJ à rejouer au Sucre, le club du quai Rambaud, lorsque la réouverture des spots nocturnes sera autorisée. Bien sûr, ce sera dans de longs mois. Mais la présence du maître absolu des platines, du DJ historique de la scène techno, augure d'ores et déjà d'une reprise mythique. Et il faudra bien cela après des mois de fermeture et d'interdiction totale de danser. « Pour poser le premier disque, et le second, et le troisième, après une telle absence, il fallait quelqu'un en qui nous avons une totale confiance car ce ne sera pas facile ; et en Laurent, j'ai une totale confiance » nous a confié Vincent Carry, le directeur de Arty Farty, qui précise qu'un soin tout particulier sera accordé à la programmation de la première semaine de réouverture. Une programmation à laquelle Laurent Garnier devrait

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Lyon : plus personne pour hurler la nuit

Clubbing | La nuit, c'est fini, pourrait-on affirmer en paraphrasant la Mano Negra. Clubs et discothèques sont à l'agonie, oubliés des discours et souvent des aides nationales, tenus par la ministre de la Culture à l'écart de son périmètre d'action. Les cris d'alarme se multiplient, des artistes aux syndicats : tour d'horizon de la situation à Lyon. Retournera-t-on danser du côté du Terminal, du Azar, du Petit Salon ou du Sucre ?

Manon Ruffel | Mercredi 9 décembre 2020

Lyon : plus personne pour hurler la nuit

« Fermé jusqu’à nouvel ordre » affichent tristement les sites Internet du Sucre, du Terminal ou encore du Petit Salon... Voilà huit mois que les clubs et autres lieux de fêtes nocturnes ont fermé leurs portes. « La fête est terminée », dit Laurent Garnier dans sa lettre ouverte publiée le 26 octobre à l'attention de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour qui manifestement le monde de la nuit n’appartient pas au secteur culturel — elle répète que c'est du ressort du ministère de l'Intérieur. « On va dire que le monde de la nuit se repose », préfère ironiser Cédric Dujardin, directeur général de Culture Next en charge du Sucre, qui avait pu ouvrir sa partie rooftop cet été. « Ça nous a permis de garder un lien avec une partie de notre public, et surtout de faire travailler nos personne

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Découvrir la bière au Sucre

Atelier | On a compris : nous n'irons plus danser avant de longs mois dans ces clubs où nous adorions nous abandonner la nuit venue. L'hédonisme n'est (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 11 septembre 2020

Découvrir la bière au Sucre

On a compris : nous n'irons plus danser avant de longs mois dans ces clubs où nous adorions nous abandonner la nuit venue. L'hédonisme n'est plus de saison. Mais le houblon, lui, oui : ainsi Le Sucre, pour combler le vide intersidéral causé par le Covid-19, a-t-il décidé d'ouvrir sa salle pour des ateliers de biérologie (et pour des résidences d'artistes, mais c'est un autre sujet). Jeudi 10 septembre et jeudi 1er octobre, durant deux sessions consécutives d'une heure (19h à 20h et 20h30 à 21h30), avec huit participants par session, il sera possible de découvrir la bière et ses particularités, ses procédés de fabrication, en compagnie d'un expert de la brasserie habituellement partenaire du club géré par Arty Farty.

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Nuits sonores abandonne

Festival | C'était prévisible : pourtant déjà reporté à fin juillet, le festival de musiques électroniques lâche l'affaire une seconde fois. Il n'y aura probablement pas d'édition 2020.

Sébastien Broquet | Vendredi 17 avril 2020

Nuits sonores abandonne

La 18e édition devait se dérouler du 22 au 26 juillet (au lieu de fin mai comme habituellement), soit au-delà de la limite du 15 juillet annoncée par Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, ce qui pouvait laisser un mince espoir pour le maintien du festival de musiques électroniques emblématique de la ville. Mais Arty Farty, l'association qui porte Nuits sonores, a préféré être prudente et annuler de suite l'édition 2020 qui était en cours de reprogrammation à ces dates. Trop d'incertitudes. Trop de flou. Sur la situation sanitaire, bien sûr, qui visiblement ne permettra pas la tenue d'un grand événement public avant la fin de l'été. Mais aussi du gouvernement et du fantomatique ministre de la Culture, Franck Riester, absent de la crise. Si en Belgique par exemple la position est claire et logique — aucun festival jusqu'au 31 août —, en France l'on continue à tergiverser et à ne pas donner de réponses aux organisateurs, laissant ceux-ci dans l'expec

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Le Felyn Festival annulé, Nuits de Fourvière au moins en partie également

Covid-19 | Emmanuel Macron l'a annoncé : les festivals et grands rassemblements ne pourront avoir lieu avant, a minima, la mi-juillet.

Sébastien Broquet | Lundi 13 avril 2020

Le Felyn Festival annulé, Nuits de Fourvière au moins en partie également

Lors de son intervention télévisée le lundi 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que les festivals et grands rassemblements resteraient interdits « au moins jusqu'à mi-juillet ». Ce qui de facto met fin à la première édition du Felyn Festival, qui devait se tenir en juin au Parc OL avec en particulier Red Hot Chili Peppers et Bad Bunny, comme aux Nuits de Fourvière, qui devaient débuter le 2 juin. La fin des Nuits des Nuits de Fourvière étant prévue le 31 juillet, il reste encore un léger doute sur la tenue des festivités après le 15 juillet, mais il semble peu probable que cet événement puisse se tenir au vu des annulations successives des tournées des artistes et des gros festivals européens durant tout l'été. Le Printemps de Pérouges, prévu du 11 au 28 juin avec en particulier Sting, ne pourra se tenir également. Nuits sonores, qui a choisi de repousser ses dates du 22 au 26 juillet, est en suspens.

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Nuits sonores reporté en juillet

Festival | Cette fois, c'est officiel : Nuits sonores reporte à son tour son édition 2020, qui se déroulera donc du 22 au 26 juillet. Les principaux modules (les (...)

Sébastien Broquet | Lundi 23 mars 2020

Nuits sonores reporté en juillet

Cette fois, c'est officiel : Nuits sonores reporte à son tour son édition 2020, qui se déroulera donc du 22 au 26 juillet. Les principaux modules (les trois nuits à Fagor-Brandt, les quatre Days à La Sucrière et le Closing Day) sont reprogrammés à ces dates. La programmation et le format définitif du festival seront annoncés le 16 avril 2020. Les tickets et pass achetés restent valables pour les nouvelles dates du festival. Le festival Nuits sonores était prévu initialement du 19 au 24 mai.

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Nuits sonores, année de transition

Musiques Électroniques | Dévoilement intégral ou presque de la programmation de Nuits sonores 2020 : une édition qui regarde beaucoup vers le passé et se recentre comme rarement sur la musique électronique, tout en continuant à dénicher de nouvelles pépites. On décrypte.

Sébastien Broquet | Mercredi 29 janvier 2020

Nuits sonores, année de transition

« Pensées à la fois en rétrospective historique des musiques électroniques et dans une approche prospective, ces Nuits tendent à proposer ce dont sera fait 2020 », écrit Pierre-Marie Ouillon, le directeur artistique du festival, dans sa présentation du programme. Effectivement, la présence de nombreux vétérans de la scène se remarque au premier coup d'œil : Jeff Mills, DJ Deep, Laurent Garnier, Kittin & The Hacker (leur première en live à Nuits sonores), 808 State, Ivan Smagghe, Manu le Malin, Marcel Dettman, Robert Hood, DJ Harvey, Squarepusher, David Holmes, Château Flight : ce pourrait être l'affiche d'une rave de la fin des années 90 ! On note aussi la forte présence des stars plus récentes squattant tous les lines-ups depuis trois ans, issues de la fort bienvenue vague féminine, comme Amelie Lens, Paula Temple, Anetha, Helena Hauff, Peggy Gou et Nina Kraviz. Cet aspect rétrospective est saillant mais répond aussi à un besoin constant : ces artistes restent celles et ceux dont le nom rassure et fait vendre les billets, et Fago

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Ne ratez pas Jessy Lanza

Nuits sonores | Tour d'horizon de la première fournée de noms lâchée par Nuits sonores.

Sébastien Broquet | Mardi 7 janvier 2020

Ne ratez pas Jessy Lanza

Le gros coup de l'année du côté de Nuits sonores ? Ressortir 808 State des oubliettes (pour la Nuit 2). Car la paire d'Anglais a sacrément marqué l'explosion de la techno à la fin des 80's et au début de la décennie suivante, dans le sillage d'un hit daté 1989 et baptisé Pacific State qui fait toujours son effet lorsqu'il surgit en fin de set aujourd'hui. Le genre de petit événement qui se fait rare sur les affiches de festivals puisqu'à peu près l'ensemble de la scène a désormais fait son come-back, y compris sous plusieurs alias si nécessaire, et qu'il devient dur d'être original pour constituer un line-up de festival électro se renouvelant d'année en année, tout en générant suffisamment de ventes de tickets... On retrouve donc ici la jeune garde qui cartonne, que l'on a vu mille fois dans le coin et dont on se lasse un chouïa, soyons sincères, du style Amelie Lens, Nina Kraviz, MCDE ou Daniel Avery, ou encore la reformation de Miss Kittin & The Hacker qui peut raviver quelques souvenirs co

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Voici les 4 curateurs des Days de Nuits sonores 2020

Festival | On connaît le nom des quatre artistes qui vont programmer les 3 scènes des Days de la prochaine édition de Nuits sonores : prometteur.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 novembre 2019

Voici les 4 curateurs des Days de Nuits sonores 2020

C'est désormais un rituel : les journées de Nuits sonores, bonjour l'oxymore, débutent par l'annonce des quatre curateurs élaborant la programmation sur trois scènes à La Sucrière et au Sucre en concertation avec l'équipe artistique du festival. Et c'est peu dire que cette année, le choix est pertinent : l'immense Jeff Mills va se prêter au jeu, et connaissant son exigence, sa vision large de la musique et de l'art en général, on peut imaginer une programmation dantesque pour ce mercredi 20 mai qui lui est confié. Deuxième choix fort : DJ Harvey prendra en charge le jeudi 21 mai. La tendresse que l'on a pour celui que l'on considère comme l'un des tous meilleurs DJs de la planète n'a d'égale que notre admiration pour sa connaissance encyclopédique des différents courants musicaux, avec une prédilection pour la house et le disco, mais on le sait aussi féru de rockabilly... On a déjà coché la date sur notre agenda. Plus classique mais néanmoins intéressant, les deux autres Days seront confiés à Helena Hauff (tendance techno sombre et dure) le vendredi 22 mai et à Honey Dijon (h

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Baston, le nouveau repère boom

Bar | Avec ses 200m2 situés à quelques pas du Sonic, Baston est le nouveau QG des cultures alternatives, féministes et queer. Un lieu de boom et non de teuf. On vous explique.

Sarah Fouassier | Jeudi 23 mai 2019

Baston, le nouveau repère boom

Les cinq dernières semaines ont été intenses pour l’équipe de Baston. Emma, Gaston et Bastien, trois amis récemment débarqués à Lyon, viennent de lever le rideau sur le lieu qui a vite été mis dans la case “bar queer”, une étiquette qui aplatit la capacité du spot à être ouvert à toutes et à tous. Pour Gaston, « nous sommes un lieu LGBT friendly, pas un bar gay ou queer, nous sommes ouverts à tout le monde. Bien sûr, on barbote autour des cultures queer et homo, mais nous sommes aussi ouverts aux féministes et à toutes les autres cultures. On a soif d’apprendre. » Baston et son cri de ralliement “ta nouvelle maison” nous enjoignent à prendre le pli : nous sentir comme chez nous, comme « dans une grosse fête d’appart » où les voisins ont l’oreille fine et par conséquent, le volume sonore ne doit pas troubler la vie paisible de ce quartier du cinquième arrondissement. Pendant que le week-end d’ouverture faisait trembler murs et plafond avec ses concerts, DJs sets et performances, l’équipe a été contrainte de faire évoluer la programma

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Les festivals se dévoilent

Rentrée Festivals | Pour les festivals comme pour la météo, il n'y a plus de saison : zoom sur les noms d'ores et déjà dévoilés de Nuits sonores et Nuits de Fourvière, et sur la programmation de Transfer et des Chants de Mars.

La rédaction | Mardi 8 janvier 2019

Les festivals se dévoilent

Transfer Pour sa troisième édition, qui s'étale sur trois soirs entre Transbordeur et Épicerie Moderne, le festival Transfer « de musiques indépendantes et intrépides » va en faire voir de toutes les couleurs aux indie fans. Celles du psychédélisme d'abord à travers ses deux principales têtes d'affiche que seront Jacco Gardner, qui vient présenter Somnium, son troisième album entièrement instrumental, et les très perchés Temples. Mais aussi Toy et dans une certaine mesure les Norvégiens azimutés de Pom Poko. Ajoutez à cela, entre autres, la cold wave classieuse de Lebanon Hanover, la pop ombrageuse et élégiaque de Marble Arch, le trio de Leeds Drahla, les Bristoliens de Lice protégés du label d'Idles, le noise expérimental des Américains de Health, et, plus proche de nous, le garage punk de Johnny Mafia, l'indie rock des Valentinois d'Off Models, et la folk vaporeuse du lyonnais Raoul Vignal et vous obtenez les ingrédients d'un festival qui s'annonce en effet intrépide. Au Transbordeur et à l'Épicerie Moderne les 8, 9 et 10 mars

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Chilly Gonzales, premier nom pour Nuits sonores

Nuits sonores 2019 | Nuits sonores 2019, c'est (déjà) parti : on connaît depuis ce matin l'invité du concert spécial, qui pour la seconde année consécutive se déroulera à l'Auditorium. Il (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 8 novembre 2018

Chilly Gonzales, premier nom pour Nuits sonores

Nuits sonores 2019, c'est (déjà) parti : on connaît depuis ce matin l'invité du concert spécial, qui pour la seconde année consécutive se déroulera à l'Auditorium. Il s'agit de Chilly Gonzales, en mode piano solo. Celui qui était venu pour la dernière fois sur le festival en 2011 viendra présenter son album Solo Piano III. Le Canadien fera l'ouverture, le mardi 29 mai 2019, à 20h, à l'Auditorium donc (là où Air avait enchanté lors de la dernière édition). Les places (29€) sont d'ores et déjà en vente chez les revendeurs habituels.

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Action Bronson et AZF à Nuits sonores

Nuits sonores 2018 | Nuits sonores dévoile ses nuits : des légendes de la house, la nouvelle reine de la techno AZF et pas mal de hip-hop sont au programme. Revue.

Sébastien Broquet | Mercredi 7 février 2018

Action Bronson et AZF à Nuits sonores

H.I.P. H.O.P. Action Bronson en guise de headliner qui claque, c'est l'assurance que Nuits sonores poursuit sur le chemin tracé l'an dernier : la scène hip-hop sera encore explorée ! Le rappeur new-yorkais est à l'affiche de la nuit 4 (samedi 12 mai), où son flow à la Ghostface Killah empli de références culinaires (il présente aussi l'émission Fuck That’s Delicious sur Viceland) va faire des ravages dans la capitale de la gastronomie. Sûr qu'il a prévu de rester un peu pour visiter les tables du coin ! Mais le gros de la prog' rap sera à checker du côté de la Halle 3 durant la nuit 1 (mercredi 9 mai) : là, se relaieront la trap de Gracy Hopkins et les Bruxellois de La Smala. Ils font figure de précurseurs de toute cette nouvelle scène belge qui dynamite le game, s'étant mis sur orbite dès 2

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Amelie Lens, DAF et Maceo Plex rejoignent la programmation de Nuits sonores

Nuits sonores | On connaît la programmation complète des Days de Nuits sonores, et c'est clairement du côté du samedi concocté par Paula Temple que se tournent les oreilles les plus curieuses : de Moor Mother à Amelie Lens, la Berlinoise a visé juste.

Sébastien Broquet | Mardi 16 janvier 2018

Amelie Lens, DAF et Maceo Plex rejoignent la programmation de Nuits sonores

Doucement, l'architecture de Nuits sonores 16e du nom commence à se dévoiler. Ce matin, l'on a appris que le festival faisait son grand retour à la piscine du Rhône, là où quelques belles pages de sont histoire se sont écrites : c'est ici que tout avait commencé, en 2003. C'est là encore que Laurent Garnier avait délivré un set mythique en 2005, qu'une Body & Soul moite s'était lovée en 2008, ou qu'un set improbable de Busy P avec Joey Starr au micro beuglant sur du dubstep nous avait laissé pour le moins perplexe en 2011... Retour dans ce lieu donc, où l'on suivra la carte blanche offerte cette année à Amsterdam dont la programmation complète sera dévoilée le 7 février prochain, comme le reste du programme de nuit (qui prendra place pour la seconde année consécutive dans les anciennes usines Fagor-Brandt). La sensation Amelie Lens On connaissait déjà les noms des quatre curateurs des Days, voici les line-ups complets qu'ils nous ont concocté. Commençons par la fin et ce samedi 12 mai de dingue programmé par la cruciale Paula Temple, activiste précieuse qui sait mettre des actes sur ses convictions profondes et

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Terminator 2 en film du dimanche soir au Sucre

Rockyrama | Si la perspective de dominer la ville par un beau soir d’été vous a toujours tenté·e (mais que vous n’avez aucune ambition politique) ; si le Los Angeles (...)

Vincent Raymond | Mardi 27 juin 2017

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Si la perspective de dominer la ville par un beau soir d’été vous a toujours tenté·e (mais que vous n’avez aucune ambition politique) ; si le Los Angeles brindezingue et/ou anxiogène de la fin du siècle dernier vous fascine, alors vous risquez fort de faire du Sucre votre spot ce dimanche et les suivants jusqu’au 3 septembre. Le club toit-émoi de la Confluence a confié ses clefs aux nostalgeeks pop culture de Rockyrama, lesquels ont fouillé dans leur vidéo-DVD-thèque. Résultat ? Un kaléidoscope plutôt représentatif de la cité californienne, forcément incomplet, mais il faut en garder sous la pédale pour une prochaine fois. Du barré d’anthologie (The Big Lebovski) et du polar nocturne pré-Uber (Collateral), du « Yippee-ki-yay, pauvre con ! » (Die Hard) et du Snake (Escape from L.A.), des mecs en queer (Husler White) et des grosses balloches (Les Blancs ne savent pas sauter). Mais aussi Sarah Connor avec

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A Night with Nicolas Jaar annulé

Clubbing | La Nuit avec Nicolas Jaar prévue mercredi 14 juin au théâtre antique de Vienne est annulée pour des raisons logisitiques. L'évènement organisé par (...)

Lisa Dumoulin | Vendredi 9 juin 2017

A Night with Nicolas Jaar annulé

La Nuit avec Nicolas Jaar prévue mercredi 14 juin au théâtre antique de Vienne est annulée pour des raisons logisitiques. L'évènement organisé par Jazz à Vienne et Nuits Sonores devait rassembler Pan Daijing, Bill Kouligas, Show me the body, Amnesia Scanner, Hvad et Helado Negro autour du génial Nicolas Jaar. Les possesseurs d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente.

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G'Boï & Jean-Mi : « On part facilement dans des délires... »

House | Créateurs du réseau de social digging La Chinerie, d'un label et du premier festival 100% collaboratif, G'Boï & Jean-Mi assènent en sus des sets pointus où leur science du groove contagieux fait des merveilles. Surveillez-les : ils seront un peu partout pendant Nuits Sonores, sur la grande scène de la Nuit 3, au Sunday Park ou encore pour un Extra! version zonards. Explications avec Anthony (G'Boï) et Quentin (Jean-Mi).

Sébastien Broquet | Mardi 16 mai 2017

G'Boï & Jean-Mi : « On part facilement dans des délires... »

#Baskets Anthony : On s'est rencontré à Confluence, on bossait tous les deux dans un magasin de vêtements et baskets, Hollister. On s'est rapproché par le rap, on est devenu potes et on a lancé une asso, je venais d'acheter deux platines. Ensuite, on s'est mis en coloc' et on a monté le groupe Les Chineurs de House. La Chinerie a commencé tout simplement... On a mis nos études entre parenthèse à ce moment-là. #G'Boï & Jean-Mi Quentin : Notre première date, c'était au Djoon à Paris, en février 2016. Joli club pour commencer ! Anthony mixait tout seul avant, c'est lui qui m'a appris. #Influences Quentin : On est devenu potes grâce à notre passé de diggers dans le hip-hop. On organisait des apéros hip-hop chez Anthony, qui se sont transformés en mixes. Petit à petit, on a glissé vers la musique électronique et notamment la house. Ce sont deux musiques créées par les Noirs américains dans les années 80, qui utilisaient les mêmes samples de disco et de funk. J'ai trouvé des similitudes. Dans nos sets, il y a beaucoup de funk, de disco, de house. On va auss

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Des outils et des hommes

INDUS | Neuf ans après un passage mémorable, le groupe berlinois Einstürzende Neubauten, phare de la scène expérimentalo-industrielle et créature fracassante de Blixa Bargeld revient à Nuits Sonores avec armes, bagages et peut-être engins de chantiers. Chaussures de sécu et casques conseillés.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 mai 2017

Des outils et des hommes

« Un groupe folk. » C'est ainsi qu'à ses débuts en 1980, le leader et fondateur d'Einstürzende Neubauten, Blixa Bargeld, également guitariste des Bad Seeds, qualifiait la musique de son groupe. Une provocation peut-être, une coquetterie sans doute, visant également à repousser de toutes ses forces l'étiquette "indus" que les critiques voulaient accoler à son groupe. Sauf que Bargeld s'expliquait : si EN était folk – et un peu volk – c'était parce que sa musique était en prise avec le mode de vie de ceux qui la font. C'est en effet quasiment par nécessité (pas un sou en poche), que le groupe en vient à remplacer certains instruments par des objets usuels, des morceaux de métal, de la viande (quand on tape dessus, ça fait du bruit) ou des field recordings (des plus bruyants aux plus subtils). De l'outil en tout genre, et du gros avec ça, du Casto, du matériel de chantier – de là viendra cette assimilation à la musique indus : bétonnières, scies circulaires, perceuses, tronçonneuses (le batteur F.M. Einheit s'ouvrira la jambe avec l'une d'elle lors d'un concert aux États-Unis, ce qui arrive plus rarement

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Group Doueh & Cheveu : mariage dérangé

Rock | En marge de Nuits Sonores, se poursuivent au Marché Gare les festivités des 10 ans de Born Bad Records. Au menu, la transposition en live de l'un des disques les plus fous de ces derniers mois, témoignant de la rencontre au sommet (et dans le désert) entre les rockeurs arty-punk de Cheveu et la légende sahraoui Group Doueh.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 mai 2017

Group Doueh & Cheveu : mariage dérangé

Lorsque l'on parle d'improbables rencontres, on a coutume de parler de "mariage de la carpe et du lapin". Mais s'agissant du mariage dont il est question ici, non seulement l'expression ne suffit pas – les épousailles d'un poisson et d'un rongeur étant banales en comparaison – mais en plus il faudrait déjà pouvoir trouver carpe et lapin à l'image de Cheveu et Group Doueh. C'est dire le genre d'association à laquelle on a affaire ici. D'un côté, Cheveu, apôtre du garage-punk viré pop joueuse émargeant chez Born Bad Records, ravissant à parts égales partisans de l'underground et branchés en tout genre. De l'autre, un groupe du Sahara occidental, mené par le guitariste Baamar "Doueh" Selmou et sa famille, spécialisé dans l'animation de bals à coups de traditionnels hassani maltraités en une sorte de transe rock, tellement fascinant que le label Sublime Frequencies a pris sur lui de le faire découvrir jusqu'outre Atlantique, provoq

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Bon annivers'Air

Pop | Air, qui n'est pas venu jouer à Lyon depuis 10 ans, vient fêter ses 20 ans en investissant le vaisseau-mère de la grande musique lyonnaise qu'est l'Auditorium. Juste retour des choses pour un groupe qui nous a fait voyager très haut.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 mai 2017

Bon annivers'Air

« J'avais vingt ans et je ne laisserais personne dire que c'est le plus bel âge de la vie » écrivait Paul Nizan dans l'incipit d'Aden Arabie. Lequel aurait sûrement révisé son jugement s'il avait su qu'à 35 ans, il serait déjà canné. Vingt ans, c'est l'âge, très beau, eh oui, qu'a aujourd'hui le duo versaillais Air. Plus précisément, il les a eu officiellement l'an dernier mais l'anniversaire, survenant paradoxalement après six ans de parenthèse et ponctué d'une compilation augmentée d'inédits baptisée Twentyears ainsi que d'une tournée ad hoc, se prolonge en cette année 2017. Celle du 20e anniversaire d'un EP (Premiers Symptômes) qui a fait entrer Air dans la lumière et les musiques actuelles françaises dans une nouvelle ère. L'an prochain ce seront les vingt ans du triomphal et révolutionnaire Moon Safari que l'on fêtera, sans doute. Ce qui peut nous faire dire que non seulement Air aura vingt ans pour très longtemps, comme le chantait Pierre Bachelet, mais que c'est aussi un peu de nos vingt ans à nous qui revivent au son de cette électro-pop rétro-futuriste, assumant

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Des Extra! plein la ville

Nuits Sonores | Les Extra! de Nuit Sonores reviennent, avec 38 projets gravitant autour du festival. Plus qu’un off, Extra! se veut une valeur ajoutée. L’enjeu ? Explorer des programmes hors-musique gratuits, vivre le festival autrement en glissant vers des expériences originales, dont voici un aperçu.

Corentin Fraisse | Mardi 16 mai 2017

Des Extra! plein la ville

LaBiz Big bisou. Une ode à l’amour et rien de moins que le plus grand rassemblement de bisous au monde. Amoureux, oubliez les bancs publics : venez vous bécoter sur les bords de Saône. Pour cet après-midi, LaBiz prévoit un photocall dédié aux bisous, des "bisous meeting" et le grand concours du plus long baiser. Marchez main dans la main avec l’élu-e de votre cœur, profitez d’une pomme d’amour en vous dandinant sur un B to B to Biz, prodigué par des DJs dégoulinants de love. Au Bellona le jeudi 25 mai de 15h à 21h Skate the turntables Venez skater les platines pour montrer que skate et musique sont étroitement liés : ce ne sont pas Hanni El Khatib (grand rider devant l’éternel), C2C (leur clip Down The Road avec Richie Jackson) ou les nostalgiques de Tony Hawk’s Pro Skater 3 qui diront le contraire. Au cœur du quartier de la Confluence, sur un spot bien connu des habitués, des initiations skateboard pour petits et grands, une démo sur un camion, une jam session et bien sûr une buvette. Tout ce qu’il faut pour rider sous le soleil. Au skatepark Quai Rambaud le vendredi 26 mai

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Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Festival | Deux nouveaux noms et pas des moindres s'ajoutent à la programmation du festival : Air et Laurent Garnier.

Sébastien Broquet | Jeudi 16 mars 2017

Air et Laurent Garnier à Nuits sonores

Pour ses 15 ans, le festival Nuits sonores a visiblement la ferme intention de marquer les esprits et ajoute à sa programmation déjà dense deux nouveaux noms : Air et Laurent Garnier, selon France Inter qui a révélé l'information dans son émission Boomerang le jeudi 16 mars au matin et que Nuits Sonores nous a confirmé. Le duo versaillais se produira à l'Auditorium le mardi 23 mai, en ouverture du festival. Ce sera la première fois que le groupe de pop électro fondé en 1995 par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin sera présent au festival. Les places pour ce "concert spécial" seront mises en vente le 28 mars. Concernant Laurent Garnier, c'est la pou

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Les Chemical Brothers au festival Nuits Sonores

Nuits Sonores 2017 | Voici la suite de la programmation de Nuits Sonores : des Chemical Brothers à Pharoah Sanders, en passant par Vitalic et Stormzy, c'est une édition excitante qui s'avance, où l'on relève une réelle connexion avec le monde qui nous entoure, loin des plateaux techno au kilomètre : regard accentué vers le Moyen-Orient, place accrue accordée aux artistes féminines, intérêt pour la scène queer, retour vers le jazz et ouverture d'une scène entière dédiée à la jeune garde hip-hop... Vincent Carry (le directeur) et Pierre-Marie Ouillon (le programmateur) nous expliquent cette édition en vidéo : l'occasion aussi de découvrir ce tout nouveau lieu, les usines Fagor-Brandt.

Sébastien Broquet | Mardi 14 février 2017

Les Chemical Brothers au festival Nuits Sonores

Culte, la nuit 4 Chemical Brothers ! Le duo de Manchester sera sans aucun doute l'attraction principale de cette édition, œuvrant au peak time de la nuit 4 le samedi soir, dans la halle 1... Tom Rowlands et Ed Simons ont construit depuis le début des 90's un culte dépassant largement le big beat originel et délivrent des DJ sets absolument déments. Il va falloir jouer des coudes pour s'approcher ! Autour d'eux sur cette scène, se produiront l'allemand Errorsmith, mais aussi le Syrien précurseur des musiques électroniques Rizan Sa’id entre rythmes kurdes traditionnels et synthétiseurs. « La nuit 4 sur cette scène 1, c’est un peu notre spéciale 15 ans, notre anniversaire » explique Pierre-Marie Ouillon, le programmateur. Et c'est P.Moore qui clôturera cette nuit, histoire de concrétiser son come-back : belle attention et gros moment d'émotion à prévoir au petit matin. « Il a décidé de se remettre dans le match, et il est la personnalité qui peut relever ce défi : ce sera historique pour nous ! » ajoute Pierre-Marie Ouillon. Pourra-t-il dépasser l'horair

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Vincent Carry : « l’avenir de nos collaborations avec Jean Michel se situe du côté des idées »

Jean Michel Jarre à la Halle Tony Garnier | Jean Michel Jarre, le Lyonnais revendiqué, n'a encore jamais joué sur Nuits sonores, le festival emblématique des musiques électroniques. Entre Vincent Carry et le précurseur des sons synthétiques, un dialogue fertile existe pourtant depuis plusieurs années. Mais c'est peut-être bien du côté de l'European Lab que se profilent de futures collaborations.

Sébastien Broquet | Jeudi 24 novembre 2016

Vincent Carry : « l’avenir de nos collaborations avec Jean Michel se situe du côté des idées »

Que représente Jean-Michel Jarre pour toi, amateur de musiques électroniques : l’as-tu écouté dès ta jeunesse, l’as tu renié à un moment, l’écoutes-tu toujours ? Vincent Carry : C’est un musicien important de l’histoire de la musique électronique dans la mesure où il est le premier à l’avoir fait rentrer dans la pop culture. Il est un indiscutable pionnier ! Après, je suis plus intéressé par certaines phases de sa carrière. Je reste très attaché à Oxygène. Quels sont vos liens ? Lui se dit votre grand frère bienveillant, il est venu vous rendre visite… Mais jamais Jarre n’a joué sur Nuits sonores. Tout a commencé lorsque Jean Michel Jarre a répondu à une interview publiée dans 20 Minutes dans laquelle il faisait part de son grand intérêt pour Nuits sonores. Je l’avais contacté pour en parler avec lui, puis l’avais invité pour l’inauguration de la Gaîté Lyrique à Paris et nous avons beaucoup discuté

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Nuits Sonores, direction Gerland

Nuits Sonores 2017 | C'est Le Progrès qui révéle l'information ce mardi 30 août, dévoilée en marge d'une visite de Gérard Collomb sur différents chantiers de la ville depuis ce matin (...)

Sébastien Broquet | Mardi 30 août 2016

Nuits Sonores, direction Gerland

C'est Le Progrès qui révéle l'information ce mardi 30 août, dévoilée en marge d'une visite de Gérard Collomb sur différents chantiers de la ville depuis ce matin : la prochaine édition de Nuits Sonores explorera une nouvelle friche industrielle, cette fois-ci du côté dans le quartier de Gerland : l’ancienne usine Fagor-Brandt, dans le 7e arrondissement. « Ce sera effectivement l'un des nouveaux sites pour 2017, les autres lieux étant encore en cours de confirmation » nous a confirmé un membre de l'équipe du festival. Une nouvelle étape dans la vie de Nuits Sonores, succédant au riche cycle passé à Confluence.

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Le Sucre régale dès la rentrée

Start Festival | Après une saison d'été inventive et colorée, Le Sucre fait sa rentrée en misant sur ses fondamentaux, avec un mot d'ordre easy : Start.

Sébastien Broquet | Lundi 29 août 2016

Le Sucre régale dès la rentrée

C'est devenu le rendez-vous des retrouvailles amicales et l'occasion pour le club du quartier Confluence de présenter en une petite semaine ses inflexions et évolutions pour la saison à venir : le Start Festival, qui débute ce mercredi 31 et court jusqu'à dimanche, fête sa quatrième édition et ne déroge pas à la règle, avec un premier soir en mode before très local placé sous le signe de l'Apéro des voisins, les bandes d'Arty Farty (Nuits Sonores) et de Culture Next (Le Sucre) œuvrant depuis le début pour l'émergence de ce "nouveau quartier" pas encore complètement apprivoisé. Mais commençons par la fin : ce dimanche après-midi désormais ancré dans les habitudes du clubbing lyonnais, par la grâce de quelques souvenirs dantesques lors des We Are Reality. Ce premier tea dance de la saison lance un nouveau cycle dominical, où l'on attend au fil des semaines quelques pointures : le second épisode, le 18 septembre, est d'ores et déjà sold-out et accueillera l'immense

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Nuits Sonores : les photos

Festival | Anne Bouillot, notre photographe, a parcouru la Nuit 1 de la dernière édition en date du festival Nuits Sonores jusqu'au petit matin : nous vous (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 20 mai 2016

Nuits Sonores : les photos

Anne Bouillot, notre photographe, a parcouru la Nuit 1 de la dernière édition en date du festival Nuits Sonores jusqu'au petit matin : nous vous avons concocté un diaporama à savourer ci-dessous, ou en suivant ce lien.

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DJ Harvey : le Prince de la nuit

Nuits Sonores | Sérieusement, le meilleur DJ du monde, c'est lui. Peu mis en avant dans les médias, pas très connu, il est l'objet des blagues de tous les rockeurs de la (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

DJ Harvey : le Prince de la nuit

Sérieusement, le meilleur DJ du monde, c'est lui. Peu mis en avant dans les médias, pas très connu, il est l'objet des blagues de tous les rockeurs de la planète qui ironisent sur son nom dès qu'il apparaît sur une affiche ("ah zut j'ai cru que c'était PJ Harvey") sans savoir qu'il mène aussi de front un garage band du nom de Wildest Dreams, aux influences très blues et The Doors, jouant de tous les instruments sur l'album. DJ Harvey incarne avant tout l'essence même de la fête : l'hédonisme. Son tout premier 45t post punk, à la fin des seventies, était déjà joué par John Peel. En 1988, il était en Angleterre pendant le Summer of Love avant de fonder le Tonka Sound System. Dingue de surf, il collectionne les motos vintage. Surtout, charismatique dans l'absolu, il offre (on ne peut dire autrement) des mixes où perlent sueur, sexe moite et sauvagerie acid, conçus comme une partie fine sous ecstasy, où le disco le plus lent croise la techno la plus abrupte : orgasme assuré samedi soir, en clôture de la Halle 2.

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Laurent Garnier : "Lil Louis, c'est le patron"

Nuits Sonores | Douze ans que Laurent Garnier se pointe à chaque édition de Nuits Sonores, renouvelant sans cesse sa participation, d'un closing d'anthologie à un set pour les enfants, marquant de son empreinte l'histoire du festival. Cette année, le voilà curateur de trois scènes en une journée forcément à l'image de ce maître absolu de la techno en France : éclatée, pointue, festive, diverse. De Chassol à Jackmaster, la palette est aussi large que la curiosité de l'ancien résident de l'Hacienda. Suivez le guide.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Laurent Garnier :

#Afrique On sait d’où vient la musique électronique, et plus précisément la techno : ses racines, si l’on n'évoque pas l’Afrique... on oublie beaucoup de choses. On attendait un mouvement de ce continent depuis ces dix dernières années, avec des gens comme Buraka Som Sistema, comme Frédéric Galliano. Toute cette mouvance kuduro, ça a commencé à gratter les oreilles des gens ici. Depuis cinq ans, l'échange est beaucoup plus important : forcément, des choses reviennent à nos oreilles. C’est le bon moment. Et c’est tout à fait logique : ça fait longtemps que l’on se dit que c’est là-bas que ça va se passer, qu’il faut regarder. C’est à la fois un retour aux sources et une avancée. On a été tellement loin dans le côté extrêmement synthétique, très Blanc, qu'il faut revenir à un truc beaucoup plus Black. Je trouve ça très sain. #Chassol Je l’ai fait jouer en concert privé pour la soirée de mes 50 ans. On était 100, uniquement mes proches venus passer deux jours pour fêter ce moment forcément important pour moi. J’avais envie de leur offrir quelque chose : quel est le groupe qui va mettre tout le monde d’accord ? L’idée de Cha

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Sauce blanche et dents en or

Extra! Nuits Sonores | Ice Cube, sauce blanche et tomate-oignons-salade : nos voisins et néanmoins amis de Rue89Lyon ne lésinent pas sur l'Extra! en se calant (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Sauce blanche et dents en or

Ice Cube, sauce blanche et tomate-oignons-salade : nos voisins et néanmoins amis de Rue89Lyon ne lésinent pas sur l'Extra! en se calant sur le beat de Nuits Sonores, conviant tout le gratin festivalier (ou non) à venir déguster ce qu'ils annoncent, en toute humilité, comme étant le meilleur kebab du monde. C'est Mathieu Rostaing, le chef du Café Sillon, qui aura la lourde (autant qu'une pendule en or suspendue autour du coup) tâche de réaliser ce sandwich sortant pour le coup de l'ordinaire, cotoyé par un falafel aux asperges et d'ail des ours, puis par un dessert au lait d'amande, brick de miel et sorbet à la fleur d'oranger. Le tout solidement arrosé d'une blonde houblonnée artisanale de la brasserie Grangier et de vins naturels sélectionnés chez Sylvain Bock, aux Capriades et au domaine Séléné. Avec, donc, un fat sound-system aux fenêtres pour ambiancer l'avenue Jean-Jaurès de bon vieux hip-hop bien gras (Wu Tang, Beastie Boys, KRS One, ce genre). Ça s'appelle Run DM Chiche et l'on adhère. Run DM Chiche Au Café Sillon le jeudi 5 de 17h à 21h

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Simon Reynolds : retour vers le futur

European Lab | Parmi les invités d'un European Lab de plus en plus passionnant sur le papier, Simon Reynolds viendra évoquer l'une de ses marottes, celle-là même qu'il a décortiquée dans Retromania, comment la culture pop recycle son passé pour s'inventer un futur.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 mai 2016

Simon Reynolds : retour vers le futur

On n'en a peut-être pas toujours conscience mais on ne peut évoquer aucun sujet, n'aborder aucun problème sans marcher droit devant, la tête tournée en arrière. C'est tout le paradoxe de notre société ultra-connectée, ultra-techno, qui nous propulse toujours plus vite vers le futur et donc l'incertitude que d'avoir rendu cette réalité encore plus forte. En son temps, le romancier canadien Douglas Coupland évoquait dans son Generation X, « l'Ultra-nostalgie » dont la définition était la suivante : « nostalgie du passé immédiat, "merde, ça allait quand même mieux la semaine dernière" ». Or ce concept sur lequel Coupland mettait alors le doigt nous a attrapé le bras et avalé tout entier. Dans Retromania, qui a définitivement assis sa réputation de popologue, le critique rock Simon Reynolds en fait le constat incontestable : la mise à disposition technologique du passé (musical, culturel plus généralement) a ouvert les vannes d'une nostalgie à laquelle il était bien plus ardu de se connecter du temps du Minitel, du téléphone à cadran ou de l'ORTF. Devant la difficulté à se bâtir une culture qui est aujourd'hui à portée de clics, il était

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Concert spécial : Mogwai pour une nuit atomique

Nuits Sonores | En guise de concert spécial, après le coup de mou Nan Goldin-ien de l'an dernier, Nuits Sonores dégaine rien moins que l'arme atomique sans se départir de son goût du concept : Mogwai venant y jouer son dernier album, Atomic.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 mai 2016

Concert spécial : Mogwai pour une nuit atomique

Dans la grande tradition, plutôt récente, désormais convenue mais néanmoins toujours intéressante conceptuellement et esthétiquement, du concert où un groupe mythique vient jouer intégralement et souvent dans l'ordre l'un de ses non moins mythiques albums, Nuits Sonores propose cette année un beau compromis. Mais un compromis, c'est paradoxal, plutôt radical : inviter un groupe sinon mythique, du moins culte — les Ecossais de Mogwai, référence du post-rock n'ayant jamais vraiment fait les choses comme tout le monde, et lui faire jouer non seulement son récent dernier album — qui n'a donc pas encore eu le temps d'infuser l'esprit de son public comme ont pu le faire les classiques Young Team, Rock Action ou Come on die young. Mais qui plus est un album qui n'était peut-être pas destiné à en être un, au sens, là encore, classique du terme. On s'explique. En 2015, Mogwai écrit le score d'un film réalisé par Mark Cousins pour la BBC à l'occasion du 70e anniversaire d'Hiroshima. Une petite "sucrerie" documentaire entièrement constituée d'images d'archives et consacrée à la question nucléaire, à la mort mais aussi à la vie à l'âge atomique, d'Hiros

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Trois bonnes raisons de filer au Food Market

Extra! Nuits Sonores | Ce marché-cantine, regroupant une quinzaine de restaurateurs triés sur le volet, mérite une visite : la preuve par trois.

Julie Hainaut | Mercredi 4 mai 2016

Trois bonnes raisons de filer au Food Market

1 / Manger sain à petit prix Quali maxi, prix mini. C’est le challenge du premier Food Market lyonnais, qui s’installe sur la place Saint-Louis dans le cadre des Extra! du festival Nuits Sonores. Le concept créé par Virginie Godard, une passionnée de nourriture et de voyages, a vu le jour à Paris en juillet dernier. Le principe ? Des chefs, agriculteurs, traiteurs et autres restaurateurs délivrent leur interprétation de la street food en proposant des plats sains fraichement cuisinés, servis dans des barquettes et facturés à moins de dix euros, à manger sur place sur de grandes tables en bois ou à emporter, dans une ambiance conviviale, sous des parasols forains et des guirlandes lumineuses. « L’idée est d’en faire un rendez-vous mensuel, comme à Paris. Pas simplement un événement, un phénomène de mode : aller au Food Market après le boulot le soir peut devenir une habitude, comme on se rend au marché en journée » explique la créatrice du marché. Le but ? Démocratiser la street food, souvent associée — à tort — à la malbouffe, et la valoriser. 2 / Découvrir des pépites culinaires « Le concep

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Insomniaque : les 3 soirées de la semaine

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 26 avril 2016

Insomniaque : les 3 soirées de la semaine

29.04.16 LE PETIT SALON DEETRON Digne héritier d'Eric Borgo, longtemps le meilleur ambassadeur de la techno groovy en Suisse, Sam Geiser alias Deetron a pris le relais avec vigueur et talent, mariant classiquement (mais efficacement) les influences de la house de Chicago avec celles de la techno de Détroit. Discret comme un banquier genevois, efficace comme un horloger de Berne où il vit, Deetron est largement reconnu par ses pairs qui le convient souvent à œuvrer en tandem ou en remixe, de DJ Hell à Romanthony. Précis. 04.05.16 LA MARQUISE POLAAR #23 Gros line-up pour cette nouvelle édition de la soirée menée de main de maître par Flore & Marc : c'est Branko, le producteur des magiques Buraka Som Sistema, qui officiera derrière les platines. Auteur ces dernières années d'anthems rebondissants, passeur d'un kuduro relifté à la sauce global bass, collaborateur occasionnel de Diplo et MIA, boss du fûté label Enchufada, Joao Barbosa de son vrai nom est l'un des artistes les plus affriolants d

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Nuits sonores : Seth Troxler invite Fort Romeau et Seven Davis Jr

MUSIQUES | Au tour du fantasque Seth Troxler de dévoiler le programme de son NS Days. Lui-même choisissant de clôturer le dancefloor de la salle 1830 d'un set (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 29 janvier 2016

Nuits sonores : Seth Troxler invite Fort Romeau et Seven Davis Jr

Au tour du fantasque Seth Troxler de dévoiler le programme de son NS Days. Lui-même choisissant de clôturer le dancefloor de la salle 1830 d'un set de trois heures, précédé d'un warm-up pas encore confirmé et bientôt annoncé. Au Sucre, salle dédiée aux concerts, c’est Seven Davis Jr, le très prometteur producteur basé en Californie et signé sur Ninjatune qui ouvrira les festivités : adepte de soul music vintage, il en donne lors de ses shows une vision futuriste qui en fait l’artiste le plus intéressant de cette journée. PolyRythmic, le duo composé des deux producteurs de Chicago Kate Simko et Tevo Howard, prendra le relais pour un live réputé enjoué et en partie improvisé, avant que le solide canadien Mathew Jonson ne conclue cette scène. L’esplanade des diggers est confiée au londonien Fort Romeau, fondu de house et pétri d’influences disco, et Honey Soundsystem, crew de quatre DJs issus de la scène house de San Francisco qu'il faudra surveiller de près. Moins emballant à priori que les Days signés Garnier et MCDE dévoilés les vendredis précéde

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Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

MUSIQUES | Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour (...)

Sébastien Broquet | Samedi 23 janvier 2016

Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour son Day : Chassol, vu il y a quelques jours au centre culturel Charlie Chaplin, sera de retour dans nos contrées pour ce vendredi 6 mai résolument placé sous le signe de l’exigence et de la diversité musicale. Valeurs défendues par la très cotée Radio Meuh, que nous ne sommes pas surpris de retrouver ici puisque le maître a relancé sa mythique émission It is what it is sur cette web radio et l’a déjà conviée à faire vibrer le sound-system de son Yeah festival, l’an dernier. Sur cette Esplanade confiée aux diggers, outre Radio Meuh, le collectif de Brighton Mr Bongo partagera ses perles de rare groove dénichées de par le monde et parfois rééditées sur leur label. Le brésilien Ivan Conti, habituellement batteur du groupe funk & samba Azymuth, complétera l’affiche aux platines. Versant concerts, pour tenir chaud à Chassol au Sucre, Garnier invite le duo Frontières composé de Arnaud Rebotini et Ch

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Nuits sonores : Tony Allen donne le tempo

MUSIQUES | Cette édition 2016 du festival Nuits sonores est telle un strip-tease, se dévoilant lascivement de semaine en semaine : voici que ce matin un autre (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2016

Nuits sonores : Tony Allen donne le tempo

Cette édition 2016 du festival Nuits sonores est telle un strip-tease, se dévoilant lascivement de semaine en semaine : voici que ce matin un autre voile se soulève et qu’apparaît dénudée la programmation du jeudi 5 mai en journée, concoctée par le curateur Motor City Drum Ensemble. Danilo Plessow, DJ fondu de house music, mais aussi à l’origine batteur, a très logiquement invité le maître en la matière : le nigérian Tony Allen, king de l’afrobeat, compagnon de route de Fela Kuti, Doctor L ou encore Damon Albarn, viendra donner le tempo au Sucre pour un live enthousiasmant et annonçant l’une des tendances pressenties de Nuits sonores : plus de concerts en vue. Illustration avec le retour à 62 ans d’un grand méconnu du funk : Leroy Burgess, pour un live unique. Bonne pioche. Le Sucre, qui sera donc pour la première fois associé à ce parcours des Days, accueille aussi Pablo Valentino, l’un de ses résidents et co-dirigeant du label MCDE, digger en quête perpétuelle de la galette inconnue pour faire le liant entre les deux concerts des papys du groove. La salle 1930 se tourne également vers l’Af

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Triple trip avec Dengue Dengue Dengue

MUSIQUES | Fers de lance de la seconde vague cumbia électronique, Dengue Dengue Dengue fixe ses machines au Sucre : ça va onduler sévère du bodjo sur un tempo ralenti (...)

Sébastien Broquet | Mardi 19 janvier 2016

Triple trip avec Dengue Dengue Dengue

Fers de lance de la seconde vague cumbia électronique, Dengue Dengue Dengue fixe ses machines au Sucre : ça va onduler sévère du bodjo sur un tempo ralenti pour le rendre plus moite, plus sensuel, mêlé à des sonorités triturées et largement improvisées pour faire monter la sauce vers son potentiel festif à haute valeur ajoutée : c’est lent, mais pas moins dansant - et infusé de percussions. Felipe Salmon et Rafael Pereira, les deux producteurs aux masques chatoyants formant cette entité d’origine contrôlée péruvienne, sont tatoués par Warp et le doom autant que par les rythmes traditionnels de leur région natale comme le huayno, et influencés par la sono mondiale façon Internet comme par les vieux classiques : la paire n’a pas oublié que le Pérou fut le premier à instiller une forte dose de psychédélisme et de transe dans sa cumbia, aboutissant à la dénommée chicha : une mutation opérée autant sous l’influence de la drogue (l’ayahuasca) que des évolutions instrumentales (guitare et orgue électrique remplaçant l’accordéon argentin). C’est cet héritage que Dengue Dengue Dengue fait revivre sur scène depuis son apparition avec l’album La A

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Nuits Sonores 2016 : les premiers noms

MUSIQUES | Retard à l'allumage ou temporisation stratégique, on ne saurait dire, toujours est-il que la première conférence de presse de Nuits Sonores fut chiche en (...)

Benjamin Mialot | Mardi 12 janvier 2016

Nuits Sonores 2016 : les premiers noms

Retard à l'allumage ou temporisation stratégique, on ne saurait dire, toujours est-il que la première conférence de presse de Nuits Sonores fut chiche en annonces : là où, traditionnellement, elle voyait ses organisateurs révéler l'ensemble de la programmation de jour, il aura fallu cette fois se contenter du nom des trois commissaires de ces Days, à savoir le taulier Laurent Garnier, son quasi-protégé Motor City Drum Ensemble et le génial allumé Seth Troxler – qui succèdent à la triplette Jamie XX, Ben Klock et John Talabot, sur le papier nettement plus inattendue. Les trois scènes qu'ils superviseront seront caractérisées selon une logique désormais bien connue : une orientée dancefloor, une dédiée au live et la dernière consacrée au digging, le tout à la Sucrière, le festival investissant pour la troisième année consécutive la Confluence. Outre des invitations aux festivals Elevate (Graz, Autriche) et c/o pop (Cologne, Allemagne), membres du réseau We Are Europe récemment tissé par Arty Farty, la surprise, pour le moment, vient une fois n'est pas coutume d

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Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

MUSIQUES | 03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 septembre 2015

Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif Encore n'aura visiblement de répit que le jour où il aura accroché à son tableau de chasse toutes les figures historiques de la techno. Cette semaine, c'est ainsi au tour de Kevin Saunderson de voir sa tête placardée au-dessus de la cheminée, en l'occurrence celle du Petit Salon, en sa qualité d'originator, à égalité avec Juan Atkins et Derrick May, du "nouveau son pour danser de Detroit" – il paraît qu'on utilise trop d'anglicismes, alors voilà, enjoy (oups).

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Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

MUSIQUES | Mi-août, Ostgut Ton fêtait ses dix ans à domicile. Cette semaine, c'est au Transbordeur et au Sucre que la (panzer) division discographique du célèbre Berghain poursuit les hostilités. Petites natures s'abstenir.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Nuits sonores - Pour quelques conseils de plus

MUSIQUES | Si les Anglais se taillent la part du lion, il faudra aussi compter avec ces dix-là pendant le festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 13 mai 2015

Nuits sonores - Pour quelques conseils de plus

Nils Frahm / Mehmet Aslan Pianiste de formation, Nils Frahm produit depuis dix ans une musique aux confins de l'ambient et de l'impressionnisme, où la contrainte (genre jouer sans le pouce ou avec un instrument étouffé) est toujours source d'élévation. Pour le dire clairement, c'est lui qu'on aurait aimé voir à l'Opéra. Nuit 1 - Halle 1 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 22h30 Né en Suisse, d'origine turque et basé à Berlin, Mehmet Aslan revisite le patrimoine musical anatolien à travers le prisme des rythmes électroniques.Et le résultat est aussi cocasse qu'ob

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L'orfèvre élect'Rone

MUSIQUES | Le troisième album de Rone, "Creatures", est exaltant et passionnant en tous points. Production très soignée, collaborations étincelantes, ambiances musicales féériques, il confirme qu'il est le diamant brut de l'électro française du XXIe siècle. On prendra la mesure de son éclat à Nuits Sonores. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2015

L'orfèvre élect'Rone

Même si l'effet de surprise n'est plus, le Rone cru 2015 met tout le monde d'accord. À 34 ans, Erwan Castex met la barre très haut avec son troisième album, l'onirique et lumineux Creatures. L'effervescence ayant entouré Tohu Bohu, son précédent disque, témoignait déjà de la qualité des productions de l'artiste alors exilé à Berlin : un véritable condensé de bombes électroniques entre douceur et dancefloor, tels l'imparable Bye Bye Macadam ou le florissant Parade. Avec Creatures, Rone réitère l'exploit, fruit du travail minutieux d'un véritable passionné de sons électroniques naviguant à l'étage céleste. Sons tentaculaires et épanouissement auditif Très mélodique, Creatures est également poussé sur le plan technique, conservant un côté paradoxal dans sa construction. «Ce qui est étonnant explique Rone, c'est que Creatures est mon album le plus collectif mais également le plus intime."» Dans le but d'atteindre un niveau supplémentaire dans sa création, Rone s'est en effet appuyé sur toute une équipe de techniciens et de musiciens. De quoi lui permettre de s'exprimer pleinement,

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L'Angleterre en force à Nuits Sonores

MUSIQUES | ​Best of de la saison qui s'achève, la programmation de Nuits Sonores 2015 est aussi la plus cosmopolite que le festival ait connue. Mais désormais, à la fin, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui gagnent : bouillon de la bass culture à l'aune de laquelle la house et la techno n'en finissent plus de se réinventer, l'Angleterre est, par l'entremise de sa capitale, LA grande nation électronique des années 2010. La preuve en dix ambassadeurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

Daniel Avery / Shackleton On l'a découvert de jour l'an passé, cette fois c'est de nuit que l'on pourra prendre la mesure de la versatilité du ténébreux rouquin, qui plus est sur une scène toute entière dédiée à la résidence qu'il anime à la mythique Fabric. Depuis Drone Logic, Daniel Avery n'a rien produit. Pas grave : ce premier album, classique instantané de techno charnelle (ou de rock stockable dans le cloud ?), reste un an et demi après sa parution l'une des plus belles incarnations de ce «chant de la machine» qui, chaque printemps, exerce sur nos concitoyens la même fascination que la voix des sirènes sur les marins qui croisaient jadis en mer de Sicile. Nuit 1 – Halle 2 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 3h15

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Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

MUSIQUES | Discret architecte de la sophisti-pop cafardeuse de The XX, le Londonien Jamie Smith publie son premier album solo, malicieusement titré In Colour. Un chef-d’œuvre qui met à jour trente ans de dance music made in England et capture mieux qu'aucun autre les sentiments contradictoires que font naître les grands raouts électroniques comme Nuits Sonores. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

Chaque année, au matin du quatrième jour, quand nous quittons le site nocturne de Nuits Sonores au pas d'un vampire en décomposition, le corps fumant et les yeux dissimulés sous des lunettes de soleil m'as-tu-vu, on se dit qu'on ne nous y reprendra plus. Que c'est la dernière fois qu'on subira la moiteur des hangars surpeuplés, les tirs de barrage rythmiques à hauteur de genoux et les bredouillements alphabétiques de nos congénères (MDMA, LSD, DMT...). Trop vieux pour ces conneries. Et pourtant, chaque année, on y retourne, badge au clair et les poches lourdes de tokens. Pourquoi ? Que cherche-t-on dans cette assourdissante promiscuité ? Pour la première fois depuis la création du festival, la réponse est limpide. Il a fallu à Jamie XX six ans pour la formuler. La couleur des sentiments Pour qui sait lire entre les lignes de basse, son premier album dit simplement ceci : on y cherche la même chose qu'en amour, un certain type de lien à l'autre et, surtout, à retrouver la sensation qui nous a parcouru la première fois qu'il fut noué. Un fugace pincement au cœur, une démangeaison persistante le long de l'échine, une pression humide à l'arrière des gl

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