New York, Texas

Stéphane Duchêne | Jeudi 17 octobre 2013

« On ne choisit pas (…) / Les trottoirs de Manille / De Paris ou d'Alger / Pour apprendre à marcher / Etre né quelque part / Pour celui qui est né / C'est toujours un hasard / Nom'inqwando yes qxag iqwahasa» chantait très justement Maxime Le Forestier, lui-même natif de Paris. Mais quand on a le malheur de n'être pas né au bon endroit, par exemple dans le cas des rockeurs texans de Parquet Courts, il reste toujours la solution de se faire la malle pour la destination dont on rêve – un luxe, on en convient, qui, dramatiquement, n'est pas donné à tout le monde.

Toujours est-il que c'est ce qu'a fait le quatuor de Denton (ville-mère de Midlake et Lift to Experience, preuve, s'il en fallait une, que dans le "Lone Star State", et pas qu'à Austin, on trouve bien plus que du pétrole). Hanté, comme tant d'autres avant, par la scène new-yorkaise, de ses premières éruptions historiques à ses bourgeonnements "strokesiens", Parquet Courts a fait comme beaucoup de jeunes groupes provinciaux américains, il s'est installé dans la Grosse Pomme, cet aimant à hype, pour nourrir sa musique de ce qu'il reste du mythe du New York underground rongé par les mites comme les toilettes de feu le CBGB l'étaient par la pisse.

Bien sûr, ce n'est pas en donnant dans le volontairement élimé que Parquet Courts peut se présenter en futur du rock - et encore, allez savoir. Mais d'une part on est prêt à parier que ces jeunes gars vintage ne vivent, paradoxalement, que pour le moment présent, D'autre part, reconnaissons que dans le genre, on n'a pas entendu grand-chose d'aussi efficace et enthousiasmant cette année que leur album Light & Gold.

 

 

Parquet Courts [+ Mazes]
Au Marché Gare, vendredi 25 octobre


Parquet Courts + Mazes

Indie punk pop
Marché Gare 34 rue Casimir Périer Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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