Piers Faccini, à pas de loup

MUSIQUES | Après la création de son propre label, Beating Drum, le vagabond musical anglo-italo-cévenol Piers Faccini est de retour avec "Between Dogs & Wolves". Le voyage intérieur et sans concession d'un loup désormais solitaire se délectant avec grâce et dépouillement de sa liberté artistique. Rencontre. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mardi 5 novembre 2013

Le titre de votre dernier album, Between Dogs & Wolves, fait référence à une expression française qui désigne un moment particulier de la tombée du jour... Quelle signification symbolique vouliez-vous lui donner ?

Piers Faccini : Je voulais un titre à la manière du Songs of Love & Hate de Leonard Cohen, qui joue sur la dualité de manière poétique. Puis le titre Between Dogs & Wolves m'est apparu, après beaucoup de tâtonnements. Ce n'est qu'après que j'ai réalisé que j'avais traduit cette expression française. Or cette notion de crépuscule était parfaitement cohérente avec l'ambiance et la thématique des morceaux : l'« entre-deux » de ce moment de la journée est une belle métaphore de la fugacité et du caractère volatile de l'amour. Et comme c'est une expression qui n'existe pas en anglais, c'est aussi un clin d'œil à la France où je vis depuis dix ans.

 

Malgré ces attaches très fortes en France, on parle toujours de vous comme d'un chanteur apatride, à la fois à cause de votre double origine anglo-italienne et de votre vagabondage parmi de nombreux styles musicaux. Vous reconnaissez-vous encore dans cette définition ?

Oui. Au fond, c'est quelque chose que j'ai toujours ressenti. Je suis né en Angleterre où nous étions considérés comme des Italiens, et quand on partait en vacances l'été en Italie, on était les Anglais. Quand je suis retourné en Angleterre après trois ans en France, pendant un ou deux ans, on me considérait comme un Français. La notion de patrie m'est donc assez étrangère. Mais la langue et la culture sont des notions très importantes pour moi, que j'ai voulu mettre en avant avec cet album. C'est donc à la fois mon disque le plus anglais, en écho à l'âge d'or du folk anglais de Nick Drake, Bert Jansch, Richard Thompson, John Martyn... Mais le fait d'y chanter une chanson en italien et une en français est aussi une manière de boucler la boucle d'une histoire, la mienne, dont ces langues font partie intégrante.

 

Comment avez-vous abordé, avec Reste la Marée, l'écriture d'une chanson en français, langue réputée difficile à mettre en musique ?

Ce qui est intéressant, c'est de jouer avec les possibilités de chaque langue. En gardant une espèce de naïveté, de par ma position d'« étranger », j'ai choisi d'utiliser les couleurs de la langue française à ma façon. Comme j'ai toujours adoré les musiques traditionnelles, j'ai imaginé qu'il s'agissait d'une vieille comptine, quelque chose d'un peu hors du temps. J'aime beaucoup la sonorité de ces mots répétés comme une forme de mantra, ce qui d'ailleurs est un procédé assez anglo-saxon. Un Français ne l'aurait sans doute pas écrit comme ça. Ca marche mais il demeure quelque chose d'assez « étranger ». Ce titre qui tourne autour de la notion de marée qui nous emporte, qui nous ramène, nous renvoie ailleurs, ce mouvement constant, est aussi une métaphore clé dans la continuité des chansons de l'album.
 

 

 

Un album qui fonctionne comme un voyage, l'un de vos thèmes favoris, mais un voyage intérieur, intime. Est-ce pour cela qu'au regard de vos disques précédents, il est musicalement aussi dépouillé ?

Je lis beaucoup d'interprétations à ce sujet. Beaucoup trouvent que c'est un disque sans arrangements, ce qui m'amuse beaucoup parce que j'ai passé énormément de temps, peut-être plus que sur le autres albums, à justement tisser des petits arrangements avec du dulcimer, de la kora, du xylophone, du balafon, des pulsations d'harmonium. À broder tout ça comme une sorte de tapisserie. Pour certaines oreilles, ça reste subliminal, ce qui n'est pas une mauvaise chose. Je le prends même comme un compliment. Sur My Wilderness (2011) ou Two Grains of Sand (2009), je mélangeais les dynamiques, les couleurs, avec des morceaux lents et d'autres plus formatés radio, plus dansants. Sur Between Dogs & Wolves, je ne pouvais pas faire ça. C'est aussi pour cela que j'étais content d'avoir mon propre label. Aujourd'hui, c'est très difficile pour un label de produire un album qui véhicule une certaine douceur et lenteur du début à la fin en sachant que son artiste a le potentiel d'écrire des morceaux susceptibles de passer plus facilement à la radio. Or, je voulais vraiment assumer l'idée de ce disque jusqu'au bout et je n'aurais vraiment pas supporté d'y mettre autre chose.

 

C'est donc ce disque qui vous a poussé à créer votre propre label, Beating Drum ?

Non, j'y pensais depuis un moment. J'étais arrivé à un moment de ma « carrière » – même si je n'aime pas ce mot – où je voulais sortir du climat déprimant de l'industrie du disque, pour pouvoir positiver et affirmer mes choix. Je n'ai plus à gaspiller d'énergie à essayer de convaincre les gens. En un an, on a sorti des choses que je n'aurais jamais pu sortir autrement : un livre-disque, Songs I Love, autour d'un projet de reprises entamé il y a deux ans sur mon site internet, qu'on est d'ailleurs en train de rééditer, et un DVD, A New Morning, autour de performances musicales live dans des églises des Cévennes. Le label Tôt ou Tard n'en voulait pas. Leur raisonnement c'était « vous allez en vendre 400 ? 500 ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? » Eh bien, pour moi, oui ! D'ailleurs, on les a tous vendus. On est sur de la micro-économie mais ce n'est pas grave, on s'y retrouve. Quand je parle avec des amis poètes en Angleterre, pour eux un recueil de poésie vendu à 500 exemplaires, c'est un best-seller ! (rires)

 

Au départ, vous avez une formation de peintre plus que de musicien... Le fait de réaliser vos pochettes, vos clips, ce livre, à base de peintures, de dessins, de collages est-il une manière de réunir ces deux arts et de donner un contour global, une cohérence, à votre œuvre ?

C'est exactement ça. Et encore une fois, le fait d'avoir mon propre label me permet ça. C'est une démarche qui est tellement naturelle, et j'ai toujours attendu de pouvoir défendre un album en utilisant ce que j'ai appris en art plastique. D'autant plus que là où, à 20 ans, il y avait une sorte de dichotomie entre ma peinture et ma musique, aujourd'hui, ces deux univers se sont rejoints.

 

À une époque vous viviez de votre peinture, votre première passion. Pourquoi avoir choisi de faire carrière dans la musique ?

Je ne l'ai jamais vraiment voulu. À 14 ans, j'étais certain de devenir peintre. Et puis, adolescent, j'ai commencé à écrire des chansons mais je les gardais pour moi. Étant autodidacte, je pensais qu'on ne me prendrait jamais au sérieux jusqu'à ce que des copains me poussent à monter sur scène. Puis j'ai joué dans le groupe Charley Marlowe et ai fini par assumer de sortir mes propres chansons. Tout en continuant à peindre tous les jours : j'avais un atelier, je gagnais ma vie avec la peinture et pas la musique. Ce n'est qu'avec mon premier album Leave No Trace et la signature avec le label français Label Bleu que je me suis retrouvé à gagner de quoi vivre un peu de la musique. Je pensais vivre cette expérience et continuer à peindre, je n'envisageais même pas un autre album. Je pensais que ça allait durer un an et en fait, 10 ans après, je suis toujours là (rires).
 

 

 

Piers Faccini
A l'Epicerie Moderne, mercredi 6 novembre


Piers Faccini

New folk
Épicerie Moderne Place René Lescot Feyzin
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Piers Faccini : « assumer un aspect hybride dans mon travail »

Folk | En mini-tournée quelques mois après la sortie de son dernier EP, quatrième volet de la collection folk "Hear my Voice" édité par son label, Piers Faccini passe une fois encore par le Temple Lanterne pour un concert acoustique. L'occasion pour lui de nous entretenir de cette collection, de son label et plus largement, de sa vision de l'indépendance artistique et économique à l'ère de la dématérialisation de la musique. Où il est question de musiques traditionnelles, des Cévennes, d'amour de l'artisanat et d'acoustique.

Stéphane Duchêne | Vendredi 28 février 2020

Piers Faccini : « assumer un aspect hybride dans mon travail »

Quel est la genèse de Hear my Voice, cette collection d'EP dont vous venez de livrer vous-même le quatrième volet sur votre propre label Beating Drum ? Piers Faccini : Quand j'ai voulu créer Beating Drum, c'était d'abord un choix d'émancipation artistique absolue sur mes propres projets et puis je me suis dit que si je croisais au hasard de mes collaborations, des gens intéressants, des projets ou des artistes qui évoluent sous le radar et n'ont pas une grande visibilité, Beating Drum pouvait avoir vocation à les aide à faire un premier pas sinon vers la notoriété du moins vers leur public. Et plutôt que de faire un album – ce qui est un investissement important parce qu'on peut travailler deux ans sur un disque qui aura une fenêtre d'une dizaine de jours pour accrocher les médias, la radio – j'ai pensé à créer une collection regroupant ces artistes dans une certaine esthétique et sous un format d'EP 4-titres. Nous en avions sorti trois

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Piers Faccini de retour au Temple Lanterne

À venir | Habitué des scènes lyonnaises pas comme les autres et déjà vu en ce lieu pour un Petit Bulletin Live en novembre 2014, et en d'autres occasions, le chanteur (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 novembre 2019

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Habitué des scènes lyonnaises pas comme les autres et déjà vu en ce lieu pour un Petit Bulletin Live en novembre 2014, et en d'autres occasions, le chanteur et songwriter Piers Faccini annonce son retour en le très intimiste Temple Lanterne. Où en trio, accompagné du violon d'Anne Gouverneur et du violoncelle de Maeva Le Berre, l'italo-anglo-cévennol livrera de ces bouleversantes versions acoustiques dont il a le secret lorsqu'il s'agit de revisiter son répertoire ouvert aux influences de tous les folklores. Et sans doute des extraits de son récent EP dans la collection Hear My Voice lancée il y a quelques mois par son label, Beating Drum, comme de son futur album pour lequel il faudra patienter jusqu'en novembre prochain. Communion prévue le 6 mars prochain à 20h30.

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Vincent Segal fait salon

Nuits de Fourvière | En ouverture classieuse des Salons de musique proposés par les Nuits de Fourvière, le maître violoncelliste Vincent Segal et le label No Format unissent leurs talents à l'Odéon pour célébrer leur conception de la musique pas comme les autres, friande de rencontres et d'épure.

Stéphane Duchêne | Mardi 18 juin 2019

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D'une pierre deux coups, d'un concert deux rêves, c'est ce que réalisent cette année les Nuits de Fourvière en inauguration de ces Salons de musique, qui du 23 juin au 11 juillet offriront comme un genre de programmation parallèle au festival, entre l'Odéon, la Salle Molière et l'Opéra de Lyon. D'abord, il s'agissait d'exaucer le désir du violoncelliste protée Vincent Segal (révélé avec Bumcello et capable d'accompagner Enrico Macias et Susheela Raman, M et Mayra Andrade, Blackalicious et Agnès Jaoui) de proposer un autre genre de performance que celles régulièrement livrées par lui entre les marches des deux théâtres antiques, autour de quelques amis musiciens échangistes et sans amplification. Un salon de musique en somme. Ensuite, pourquoi pas en profiter pour fêter ainsi en grande pompe mais en toute modestie, les quinze ans du label No Format, fondé en 2004 par Laurent Bizot, défenseur des musiques singulières, immatures, métissées et improvisées, qui accueillit les premiers pas en piano solo de Gonzales,

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Piers Faccini, insulaire mais ouvert

Folk | Cosmopolite et polyglotte, Piers Faccini revient avec I dreamed an island, un album destiné aux citoyens du monde. Pour le présenter au public lyonnais, le chanteur sera accompagné d'un violoniste de renom.

Gabriel Cnudde | Mardi 15 novembre 2016

Piers Faccini, insulaire mais ouvert

Né en Angleterre d'un père italien et d'une mère anglaise, éduqué entre la France et l'Italie et devenu adulte par le biais de ses innombrables voyages, Piers Faccini, à défaut de faire de la musique du monde, est un musicien du monde. Avec I dreamed an island, son sixième album studio, le songwriter poursuit la description cosmopolite du monde dans lequel il évolue, y ajoutant cette fois une touche militante explicite. Adepte du multi-linguisme depuis Between Dogs and Wolves (2013), Piers Faccini chante en anglais, en français mais aussi en arabe et en italien. Plus qu'une simple question de sonorités, cette ouverture fait directement référence au nom de ce nouvel opus. L'île dont rêve le chanteur est une copie de la Sicile du douzième siècle où cohabitaient pacifiquement des peuples de cultures occidentale, byzantine et islamique. Musicalement, ce multi-culturalisme propre à l'artiste se traduit par un folk épuré où la guitare se transforme tantôt en kora, tantôt en

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Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

MUSIQUES | Philip Glass joué par Bruce Brubaker au Sucre, Yael Naim qui fricote pour la quasi première fois avec le Quatuor Debussy en la Chapelle de la Trinité et le retour de San Fermin au Marché Gare : cette saison, le PB Live voit triple.

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On avait laissé les Petit Bulletin Live résonner sur les dernières notes du Songs of Time Lost de Piers Faccini et Vincent Segal au Temple Lanterne en novembre dernier – ces derniers y refaisant un passage le 10 décembre. Certes, le temps fut long, mais comme l'a chanté Francis Lalanne, «on se retrouvera», et ce dès le 21 octobre. Et pas avec Francis Lalanne, c'est dire si le public est gâté. Et pas que pour une seule date, mais trois. Cette année, le PB Live, après une remise en forme, s'est converti à la tactique bien connue de Jacques Anquetil et de notre précieux et enthousiaste partenaire Rain Dog Productions :«On part à fond, on accélère au milieu et on finit au sprint.» Donc on part à fond, avec du lourd et du pointu, un bon 53x12 en langage cycliste mais qui, une fois lancé, roule tout seul : Bruce Brubaker joue Glass. Au Sucre. Parce que personne ne joue mieux Glass que Brubaker, à part peut-être Glass lui-même. On y revient de toute façon très vite. Sachez simplement que, interprétées par un tel virtuose, les études pour piano solo de Philip Glass,

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Stéphane Duchêne | Mercredi 6 mai 2015

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Vous les aviez adorés au Temple Lanterne l'automne dernier en PB Live ? Vous les adorerez une seconde fois. Car le guitariste et chanteur anglo-italo-cévenol Piers Faccini et le violoncelliste Vincent Segal reviendront pour une halte acoustique et pleine de leur incommensurable talent pour la reprise suave (Townes Van Zandt, chanson italienne, Alain Péters...) le 10 décembre au même endroit. Croyez-nous, ça vaut bien une messe, alors une virée au Temple, même en hiver...

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Stéphane Duchêne | Mardi 2 décembre 2014

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Magie du Temple Lanterne ou des deux invités de cette soirée ? Les deux sans doute. Toujours est-il que vendredi soir, lors de la première de la saison 2 du PB Live avec Vincent Segal et Piers Faccini, il y eut du recueillement et de l'extase. Avec leurs reprises de chansons italiennes, de Townes Van Zandt (sublime version de Quicksilver Dreams of Maria) et d'Alain Péters (Piers chantant en créole, savoureux), présentes sur leur disque Songs of Time Lost, mais aussi quelques unes piochées dans les albums solo de Piers (Where Angels Fly, entre autres), le duo a fait exploser le Temple d'émotion. Quand l'un faisait soudain sonner son violoncelle comme un hautbois, l'autre jouait de la guitare comme on use d'une kora malienne ou se paraît d'une voix de crooner qui réchauffait les murs pierreux du lieu. Sur Dicitencello Vuje, on a même vu une vieille dame en larmes. Comme c'était complet, dans tous les sens du terme, voici pour consoler les absents une vidéo de leur prestati

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Piers Faccini & Vincent Segal, les compagnons de la chanson

MUSIQUES | En 25 ans d'une belle amitié musicale, Piers Faccini et Vincent Segal n'ont jamais cessé, dans leurs chambres ou sur scène, de revisiter les chansons des autres - mais aussi les leurs. Et viennent enfin d'en tirer un très beau disque, "Songs of Time Lost". Le violoncelliste de Bumcello se confie sur ce projet qui le lie au barde anglo-italien.

Stéphane Duchêne | Vendredi 14 novembre 2014

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Vous connaissez Piers Faccini depuis 25 ans et n'avez jamais cessé de vous produire avec lui. Vous avez même réalisé son premier album Leave No Trace. Pourtant, Songs of Time Lost est votre premier vrai disque ensemble. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Vincent Segal : Pour moi Leave no Trace a été tout aussi important. Je me suis tellement investi, en termes de composition, au niveau des idées, que même si ce n'était pas mon album, il a été très important dans ma vie de musicien. Songs of Time Lost est né d'une proposition de Laurent Bizot du label No Format. Ca faisait des années qu'il nous entendait jouer ensemble. Il venait nous voir régulièrement aux Bouffes du Nord et nous demandait sans cesse pourquoi on n'enregistrait pas un album en mode violoncelle-guitare-voix. Ca ne nous était même pas venu à l'idée tellement jouer ensemble nous était naturel, que ce soit sur une scène ou à la maison. Comment vous êtes-vous retrouvés sur le choix de ce répertoire entre ancienne

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Le Temple retrouvé

MUSIQUES | En ouverture de sa saison 2, le PB Live accueillera la rencontre soyeuse entre le violoncelliste polymorphe Vincent Segal et l'Anglo-italien aux semelles de vent et à la voix de velours Piers Faccini. Le projet pour nom "Songs of Lost time". On gagne pourtant bien plus que son temps à se pencher dessus. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Le Temple retrouvé

On dit parfois qu'il n'y a pas de hasard. On peut pourtant jurer que nous ne l'avons pas fait exprès, même à ceux qui pensent que le Petit Bulletin et Rain Dog Productions ont choisi d'ouvrir chaque saison du PB Live (bon, nous n'en sommes qu'à la deuxième, les conclusions sont peut-être hâtives) par un duo d'artistes franco-apatrides baladant le désormais classique violoncelle-voix sur des esthétiques vouées à faire le tour du Monde, de ses musiques et de ses langues. Et qui va même jusqu'à nous servir aussi un morceau en créole. C'est vrai, on le reconnaît à bien des égards, ce projet entre un chanteur polyglotte (également guitariste, voilà une nuance de taille) et un violoncelliste multi-tâche à la culture musicale dépliable à l'infini pourra rappeler le "Birds on a Wire" de Rosemary Standley et Dom La Nena que nous vous avions présenté en ouverture de ce que nous appellerons la saison 1 du PB Live. Et oui, quelle meilleure façon d'ouvrir cette saison deux que par un écho fut-il lointain

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Piers Faccini - Between Dogs & Wolves

MUSIQUES | « All he wants / Is a home away from home » chantait Piers Faccini en 2009 sur un titre tiré de l'album Two Grains of Sand. « Une foyer loin de chez (...)

Benjamin Mialot | Mardi 5 novembre 2013

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« All he wants / Is a home away from home » chantait Piers Faccini en 2009 sur un titre tiré de l'album Two Grains of Sand. « Une foyer loin de chez lui » ou quelque chose dans ce genre. C'est sans doute ce qui définit le mieux le parcours de cet Anglo-Italien élevé entre Angleterre, Italie et France et aujourd'hui installé dans les Cévennes.    Voilà sans doute d'où, depuis Leave no Trace (2003), Piers Faccini a développé un goût de l'aventure musicale qui le pousse à partir dans toutes les directions, à envisager toutes les destinations – de la musique celtique au blues malien, du folk américain à la chanson italienne. Jusqu'à finir par tenter d'explorer sa géographie intime, programme entamé avec My Wilderness (2011) – visage fondu dans une carte du monde – et ici poussé dans ses plus dépouillés retranchements avec Between Dogs & Wolves, enregistré à domicile.   

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Musicophilia

MUSIQUES | Rock, électro, rap — Automne au balcon, printemps au diapason. Trêve des confiseurs et ripailles de Noël digérées, les salles lyonnaises remettent le couvert pour une saison musicale quasiment au niveau de celle que l'on vient de vivre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 20 décembre 2011

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Ici, on n'est pas du genre à dire «on vous l'avait bien dit», mais avouez qu'on vous l'avait bien dit : l'automne a été particulièrement riche en (bon) cholestérol musical. Et au vu de ce qui se profile dans la première moitié de l'année, on n'a pas fini de saucer. Commençons par une fin en beauté excentrique avec la reine Björk de Biophilia aux Nuits de Fourvière. Un événement ! De même pour la venue le 26 mars à l'Epicerie Moderne de l'immense Jonathan Richman. Une Epicerie qui continuera de régaler cette saison avec le néo-rocker Hanni El-Khatib (26/02), un co-plateau international Piers Faccini (anglo-italo-quasi français) et Chad Van Gaalen (Canadien) le 15 mars, ou encore, la veille, ce sombre illuminé de Daniel Darc. Le printemps fleurera d'ailleurs bon le vieux chanteur «françois» révolté avec un Miossec très rock le 7 février au Transbo mais aussi, le 10, Michel Cloup (ex-Diabologum et Expérience) qui présentera son sublime album solo Notre Silence au Clacson. En dépit de ses difficultés actuelles avec le silence justement, la salle d'Oullins ne désarme pas pour autant avec une progra

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Piers Import

MUSIQUES | Apatride par excès d’origines, Piers Faccini a prolongé aux sources d’un blues mondialisé sa quête d’identité internationale. Faccini ou le vagabondage comme seule appartenance. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 4 décembre 2009

Piers Import

N’en déplaise aux grands inquisiteurs de l’identité nationale, la diversité musicale de Piers Faccini a, il ne s’en cache pas, quelque chose à voir avec la diversité de ses origines. Cet Italo-anglais qui se déclare volontiers apatride, tant il fut trimballé enfant, a en effet très tôt convoqué le mélange. Des disciplines artistiques d’abord, puisque le musicien est également peintre (grand admirateur de Francis Bacon) quand ses deux frères sont écrivains. Comptabilisant des origines irlandaises, russes et gitanes, ayant vécu plus jeune en Angleterre (il est diplômé d’Eton) et en France, Piers a fini, avec femme et enfant, par se réfugier, dans les Cévennes. Comme les Protestants en leur temps, mais poursuivi, lui, par on ne sait quelle quête de quiétude. De cette diversité, de ces vagabondages, qui vous colleraient la migraine à un ministre de l’Immigration, Piers Faccini a initié dans le mélange, une sorte d’épure qu’il trimballe depuis son premier album, le mal nommé Leave no trace. Nick Drake au Mali Depuis lors, il ne cesse de travailler la question de l’origine, se livrant à des mariages (tout sauf gris) de tout

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Viens voir les musiciens

MUSIQUES | Les Musiques Actuelles lyonnaises ont pas mal déchanté la saison passée et la coulisse gronde. Mais une fois l’automne venu, c’est bien sur scène que les choses sérieuses se passent. Et comme disait la cantatrice moustachue « the show must go on ». Alors, tous en scène. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 septembre 2009

Viens voir les musiciens

Le paysage musical lyonnais ayant laissé quelques cadavres en route l’an dernier, on se disait que faute de contenant, on risquait fort d’assister à une faillite du contenu en ce début de saison. Mais force est de constater que si le cru automnal n’est pas à se damner, l’amateur éclairé (à la bougie, y pu d’sous) pourra déceler dans cette programmation quelques pépites et se laissera aller à la découverte. Parmi celles-ci quelques personnalités très attendues comme le New-Yorkais Fredo Viola (4 nov. à l’Epicerie Moderne), qui évoluera aux côtés d’un Canadien habitué des scènes lyonnaises, l’aérien Patrick Watson. On attend également de pied ferme, le non moins délicat et inspiré Piers Faccini (12 déc. au Marché Gare) dont le dernier passage à Lyon avait été avorté par la naissance d’un enfant (le sien). Nouvel OasisSi Jeremy Jay et Nick Talbot de Gravenhurst (les 6 et 25 oct. à la Marquise) feront leur retour bienvenu sur les scènes lyonnaises, ce sera une première en revanche pour les inédits Akron/Family, discret fleuron folk vintage, venu enrichir (le 12 nov.) une programmation de l’Epicerie Moderne qui laisse aussi toujours une belle place aux artistes féminines, r

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