Jean Fauque à Lyon le 10 décembre

Nadja Pobel | Lundi 2 décembre 2013

Jean Fauque, parolier historique et fétiche d'Alin Bashung, mais aussi un des auteurs les plus recherchés de la chanson française (Jacques Dutronc, Patricia Kaas, Angun, Vanessa Paradis, Marc Lavoine...) sera à Lyon mardi 10 décembre à 19h au Jazz Club Lyon Saint-Georges (4 rue Saint Georges, Lyon 5e)

Ce concert se déroule uniquement sur invitation à demander à pierre.espourteille@gmail.com.

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Trois hommes à la tête de chou

Danse | Dix ans après sa création, Gallotta reprend à Lyon sa pièce rock et érotique, adaptation de l'album de Gainsbourg chanté par Bashung, L'Homme à tête de chou.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 février 2020

Trois hommes à la tête de chou

Formé par Merce Cunningham, oscillant depuis entre abstraction et figuration ou narration, Jean-Claude Gallotta a toujours défendu, coûte que coûte, une « danse d'auteur ». À 70 ans, il a signé d'innombrables pièces, parmi lesquelles, en 2009, L'Homme à tête de chou n'est certes pas la plus follement innovante. Mais elle a pour argument choc de réunir trois monstres de la création française : Serge Gainsbourg, Alain Bashung qui a repris juste avant sa disparition l'album de Gainsbourg, et Gallotta lui-même ! Autre argument : si Gallotta ne s'y réinvente guère, ne s'y pose pas trop de questions éthiques ou artistiques, il y insuffle néanmoins une énergie à la fois sombre et rock, avec des mouvements choraux des douze interprètes souvent ébouriffants et jouissifs. L'Homme à tête de chou se développe en flux continu, avec des corps à la fois virtuoses et déglingués qui se jettent dans la bataille de la vie, de l'érotisme et de la mort. Sans tabou

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Peter Martensen : ce sont des gens dans des chemises...

Peinture | L'artiste danois Peter Martensen présente à Saint-Étienne sa première exposition personnelle dans un musée français. Son œuvre, fort troublante, reflète notre condition post-moderne et soulève quelques énigmes atemporelles.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 14 mars 2017

Peter Martensen : ce sont des gens dans des chemises...

« C’est un grand terrain de nulle part / À la lunette d’un microscope / On regarde, on regarde, on regarde dedans / On voit de toutes petites choses qui luisent / Ce sont des gens dans des chemises... » chantent Gérard Manset, et Alain Bashung. Écrite par Manset, la chanson Comme un Lego dit la mélancolie d'une époque où les individus font masse, où les villes et les hommes deviennent interchangeables, où les microscopes et les statistiques scrutent et gouvernent les âmes... L'auditeur est partagé entre une compassion émue pour notre condition dérisoire et un grand dégoût face à tant d'objectivité, de calcul, de délires comptables... Rarement morceau de musique aura résonné aussi bien avec l’œuvre (peinte et dessinée) d'un artiste, celle du danois Peter Martensen. Même s'il se défend d'être un peintre d'histoire, et s'il rappelle qu'il « peint d'abord et réfléchit après », Peter Martensen se réclame d'un « réalisme mental » : soit une plongée dans la

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Jack et la mécanique du cœur

ECRANS | De Mathias Malzieu et Stéphane Berla (Fr, 1h34) animation

Christophe Chabert | Mardi 4 février 2014

Jack et la mécanique du cœur

La longue, laborieuse et coûteuse gestation de cette adaptation par Mathias Malzieu de son livre et de son concept-album n’explique pas intégralement l’indigence du résultat. Déjà fortement influencé par Tim Burton, l’imaginaire de Malzieu se confronte ici encore plus directement à son modèle, notamment dans un prologue enneigé qui évoque Edward aux mains d’argent ; la comparaison n’est guère flatteuse. C’est peu dire que le leader de Dionysos est un piètre narrateur, meublant les intervalles entre les moments chantés pour tenter de créer une introuvable continuité aux événements. Les chansons elles-mêmes paraissent déjà d’un autre âge — et leurs interprètes avec, Olivia Ruiz et Grand Corps Malade en tête — mais c’est surtout l’animation qui fait un bond de quinze ans en arrière. Froids pantins numériques lisses et inexpressifs, les personnages sont d’une rare laideur et évoluent dans des univers tout aussi impersonnels. Malzieu tente parfois d’inscrire son récit dans une évocation cinéphile qui relierait Méliès au western leon

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Chanteur Total

MUSIQUES | Musique / Alain Bashung s’arrête à l’Auditorium cette semaine pour y chanter son dernier album, l’apaisé «Bleu pétrole», un disque entre bonne santé et crépuscule, où il reprend plaisir (communicatif !) à chanter. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 30 avril 2008

Chanteur Total

Parce qu’il a enregistré un chef-d’œuvre du rock en français (Fantaisie militaire), puis un disque-monstre, complexe et d’une ambition inégalée (L’Imprudence) ; parce que ces prestations sur scène, même au prix de quelques maladresses, ont toujours été de sublimes moments d’émotion ; et parce qu’il est aujourd’hui une figure révérée mais jamais distante de la scène hexagonale, on ne peut que se réjouir du retour d’Alain Bashung. Bleu pétrole, son nouvel album, est une passe en retrait, un geste de beau jeu après des buts historiques marqués contre le cours du match musical. Adieu les longs poèmes obscurs, labyrinthiques et fascinants de Jean Fauque ; terminés les arrangements complexes, novateurs et audacieux de Jean Lamoot : ce disque est une œuvre simple, facile d’accès, ne cherchant pas le détour mais la ligne droite entre le chanteur et l’auditeur. L’arc textuel de l’album a été confié à Gaétan Roussel de Louise Attaque, qui n’est pas connu pour écrire des chansons de trois pages cherchant à éclaircir une énigme métaphysique ; de fait, ces morceaux-là sont surtout pour Bashung l’occasion de retrouver un plaisir qu’il ne s’offrait plus depuis longtemps : chanter. Et on redécouvr

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