Insomniaque - Semaine du 19 au 25 février

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : l'apéro Jay Reatard de Teenage Hate Records, la soirée d'annonce du Sylak Open Air et lancement de la revue "Fiction". Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 18 février 2014

19.02 Apéro Jay Reatard
Le 13 janvier 2010 s'éteignait Jay Reatard, stakhanoviste de la punk rock song fauchée au physique de patient du Dr Chilton (le directeur du pénitencier du Silence des agneaux), laissant derrière lui une discographie de groupe on ne peut plus bordélique et deux albums solo rivalisant de brusquerie et d'agilité mélodique avec ceux des Buzzcocks et de Husker Dü. Quatre ans plus tard, la fine fleur du haut voltage à la française (Cheveu, JC Satàn, Kap Bambino...) lui rend hommage sur une excellente compil' éditée par le tout nouveau label lyonnais Teenage Hate Records. Présentation et écoute ce mercredi au Trokson.

 

22.02 Sylak – Première annonce
Le Sylak Open Air, ce festival bressois tout entier dédié aux musiques qui font le bonheur des tatoueurs (et le malheur des salons d'épilation) et que nous taxons affectueusement de "Hellfest artisanal", se tiendra cette année du 8 au 10 aout, toujours en la commune de Saint-Maurice de Dourgans (à peine 2500 habitants, et presque autant d'instructeurs de canoë). Sa programmation est pour l'instant inconnue. Elle le sera moins ce samedi lorsque, entre un concours pour gagner un pass, un relent de hamburger au schtroumpf et la diffusion d'un millésime de Pantera, ses organisateurs la dévoileront (en partie) au Rock'n Eat.

 

22.02 Lancement de la revue Fiction
Depuis 1953, la science-fiction a sa revue de référence : Fiction, anthologie de nouvelles, entretiens et essais apparentée à l'Américain The Magazine of Fantasy and Science-Fiction et dont l'un des nombreux hauts faits est d'avoir publié la première nouvelle de Jean-Pierre Andrevon (voir page 5). Interrompue en 1990 après un peu plus de quatre-cents numéros et relancée en 2005 par Les Moutons Électriques, elle s'apprête à monter en gamme avec le concours des éditions Mnémos et ActuSF. Et celui de la (superbe) boutique de jeux Ukronium 1828, qui abritera ce samedi une release party du prochain volume.


Apéro "Jay Reatard"

Avec Teenage records
Le Trokson 110 montée de la grande côte Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Sylak 2014

Découverte d'une partie de la programmation de la nouvelle cuvée du Sylak Open Air
Bar Rock'n eat 13 rue Mercière Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Fiction

Lancement de la revue de littérature de l'imaginaire en présence des auteurs Julien Bétan, Dominique Douay, Nicolas Lebreton, Sylvie Lainé et Jean-Marc Ligny
Ukronium 1828 55 rue de la Thibaudière Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Pervitin, l'amphèt' de la musique

Garage Rock | Premier EP disponible en vinyle pour Pervitin, quatuor madré constitué de piliers du garage rock lyonnais. Au programme : 4 titres expédiés façon blitzrkrieg dans un mélange de swamp rock amphétaminé et de post-punk automatique.

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 septembre 2020

Pervitin, l'amphèt' de la musique

Sous d'autres cieux – au risque de choquer les puristes pour lesquels au Sud il n'y a point de Salut passés Lynyrd Skynyrd et l'Alabama – on appellerait ça du Southern Rock. Alors certes, avec Pervitin, on parle ici du Sud de Lyon mais on est toujours le Sudiste de quelqu'un. Or si l'on a affaire à un garage rock joué pied au plancher, ici le plancher est posée sur un marécage et le garage se coule dans le swamp rock. Celui d'une école dont les alumni les plus prestigieux s'affichent sous les noms de The Gun Club ou des Cramps. Aux premiers l'inquiétante étrangeté southern gothic, aux seconds le goût des cavalcades psychobilly sous amphét coupées à la chaux vive. Sans doute ne faut-il pas aller chercher plus loin que dans cette source psychotrope le patronyme de ce groupe d'autant plus prometteur qu'il s'agite dans l'escarcelle de Teenage Hate Records : la Pervitin, on le précise pour ceux qui n'auraient pas rédigé une thèse intitulée "pharmacopée et nazisme", c'était cette

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François Arquillière : « sortir un tribute chaque fois qu'un musicien casse sa pipe »

Teenage Hate Records | Sis entre Lyon et Vienne depuis 2010, Teenage Hate Records a déjà produit une belle poignée de groupes émergents. Et s'est fait une spécialité : le tribute posthume. Après Jay Reatard, le micro-label s'attaque au maxi-mythe The Fall. Explications avec l'un des co-fondateurs François Arquillière.

Stéphane Duchêne | Mardi 12 novembre 2019

François Arquillière : « sortir un tribute chaque fois qu'un musicien casse sa pipe »

Quelle est la genèse de Teenage Hate Records ? François Arquillière : Nous étions plusieurs à travailler dans la musique entre Vienne et Lyon : à la radio, dans l'organisation de concerts. On parlait de ce projet de label depuis un moment sans passer le pas. Avec le retour du vinyle, l'envie était de plus en plus forte, on n'aurait jamais monté un label pour sortir des CD. Aujourd'hui, c'est d'autant plus facile qu'il y a de plus en plus de presseurs. À la mort de Jay Reatard [figure du rock garage américain décédé à l'âge de 29 ans, NdlR], début 2010, on s'est dit que c'était peut-être le moment de se lancer avec un projet de tribute, l'idée étant que si ça ne marchait pas, on aurait fait au moins un disque (rires). Concrètement, comment vous y êtes-vous pris ? On n'avait pas spécialement d'expérience mais beaucoup de contacts. Il s'est passé trois ans entre le moment où on s'est lancé et l

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The Fall, chute libre

Critique | Pour son deuxième tribute à une figure éteinte mais toujours lumineuse du rock, à paraître le 15 novembre, Teenage Hate Records a fait plancher la scène rock française (et partiellement lyonnaise) sur l'oeuvre abyssalle et atrabilaire d'un pilier du post-punk : The Fall et feu son lider maximo Mark E. Smith.

Stéphane Duchêne | Mardi 12 novembre 2019

The Fall, chute libre

S'il est un groupe qui ne se laisse pas approcher facilement c'est bien The Fall. Essayer d'en reprendre les morceaux insaisissables, à piocher dans une discographie qui compte en tout (studio, live, compilation) plus d'une centaine d'albums, revient à risquer le saut de la foi dans le cratère d'un volcan. Quant à se glisser dans la peau inhabitable du regretté Mark E. Smith (décédé début 2018), l'exercice requiert l'équivalent de la production mondiale de vaseline. Cela n'a pas eu l'heur d'effrayer le label lyonno-viennois Teenage Hate, artisan producteur de quelques excellents groupes du crû (The Scaners, Off Models, Hi-

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Alain Damasio, volté en virevolte

Science-Fiction | Figure de proue de la science-fiction française contemporaine, Alain Damasio sera présent à la Virevolte pour présenter ses deux romans phares, La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent. Une rencontre à ne rater sous aucun prétexte.

Gabriel Cnudde | Mardi 8 novembre 2016

Alain Damasio, volté en virevolte

Il est des hommes de conviction que rien ne peut détourner du chemin qu'ils se sont tracé. Des jusqu'au-boutistes passionnés et passionnants. Alain Damasio fait partie de ceux qui mènent un combat de tous les instants. Le sien, c'est de prouver que la science-fiction est un genre majeur de la littérature contemporaine. Mieux, c'est pour lui un genre éminemment politique, idéal pour remettre en question la société dans laquelle nous évoluons. Ici, pas de space opera, pas d'extra-terrestres mangeurs d'hommes ou de clichés ambulants mais simplement une réflexion intense où le futur est empreint de bribes de notre présent. Cette loupe spatio-temporelle, Alain Damasio s'en sert pour questionner notre rapport à la technologie et à nos systèmes politiques en suivant la ligne de ses inspirations : Nietzsche, Deleuze et Mallarmé. Ce mercredi 9 novembre, Alain Damasio viendra présenter ses deux romans à la Virevolte : La Zone du Dehors (1999) et La Horde du Contrevent (2004). Une bibliographie maigre qui s'explique par l'immensité des univers construits dans ces deux romans. L'un se passe sur un satellite imaginaire de Saturne, l'autre

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Les Intergalactiques : tea time machine

Science-Fiction | Pile au moment où vu de France, l'élection d'un musulman fils de prolo à la mairie de Londres semble avoir dans les milieux autorisés des allures de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 10 mai 2016

Les Intergalactiques : tea time machine

Pile au moment où vu de France, l'élection d'un musulman fils de prolo à la mairie de Londres semble avoir dans les milieux autorisés des allures de scénario de science-fiction, on ne peut que goûter l'ironie de cette édition 2016 des Intergalactiques sur laquelle flottera très largement l'Union Jack. Du 12 au 15 mai, le festival a effectivement décidé de se tourner largement vers la riche école SF britannique entre conférences ("L'humour dans la science-fiction britannique", une tautologie en soi), nuit des séries et projections de films très politiques. De fait, il sera beaucoup question ici de l'articulation entre utopie et réalité ("Cinéma et Littérature, quand l'utopie vire au cauchemar"). Et ce jusque dans l'appellation de la table ronde "Science fiction et politique à l'heure des Nuits debouts ?" Ce n'est pas d'hier que l'avenir des sociétés se lit et se décrypte a priori dans la science-fiction. En la matière, les britanniques ont rarement passé leur tour, de Wells à Ballard, d'Orwell à Clarke. Peut-être que là réside la magie, vue d'ici, de l'élection de Sadiq Khan, réalité anglaise, utopie française.

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Disquaire Day : Vinyl, Vidi, Vici

Top 10 | Entre une réédition d'A-ha et un disque de Xiu Xiu jouant la musique de Twin Peaks, le Disquaire Day, c'est plus de 200 références tous azimuts, toutes périodes, inédits, rééditions, collector, attrape-couillons, ayant pour seul point commun le support aussi authentiquement vinyl que le toupet de Dick Rivers. On y a subjectivement picoré dix petites perles pour la bonne bouche.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 avril 2016

Disquaire Day : Vinyl, Vidi, Vici

Allen Toussaint – Live in Philadelphia 1975 (Rhino) Parce qu'il n'y a pas plus bel hommage à rendre au king of New Orleans, qui nous a quitté en novembre, que de se déhancher sur ces titres saisis sur le vif dans la cité de l'Amour Fraternel, quarante ans avant sa mort. Big Star – Complete Columbia : Live a University of Missouri 4/25/93 (Columbia) Avril 1993, les mythiques inventeurs de la power pop se reforment (partiellement) à Missouri University. Un live mythique ici réédité, remasterisé et agrémenté de cinq inédits. David Bowie – The Man Who Sold the world, picture disc 12'' (Parlophone) On ne va pas épiloguer. On tombe dessus, on achète ce disque (un sublime vinyl peint et une pochette ad hoc), quitte à vendre le monde. Elvis Presley – I'm Leavin : Elvis Folk Country (Sony Music) De Dylan à Gordon Lightffoot, voici rassemblés les divers enregistrements folk du king entre 1966 et 1973. Florence & the Machine – Delilah/Only Love can break your heart 7'' (Island)

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Balle au centre

SCENES | Rivesaltes. Commune des Pyrénées Orientales, calée entre l'étang de Leucate et Perpignan, à moins de 50 km de la frontière espagnole. Voilà pour la géographie. (...)

Nadja Pobel | Mardi 11 novembre 2014

Balle au centre

Rivesaltes. Commune des Pyrénées Orientales, calée entre l'étang de Leucate et Perpignan, à moins de 50 km de la frontière espagnole. Voilà pour la géographie. L'histoire de la ville est, elle, marquée depuis 1939 par la présence d'un camp militaire, sujet de la création Rivesaltes-Fictions. Au commencement, des républicains espagnols y trouvent refuge, fuyant le franquisme. Puis des juifs y sont internés avant d'être envoyés à Drancy et des harkis y séjournent plus ou moins longuement dans les années soixante. Récemment, des migrants ont peuplé ce lieu devenu un centre de rétention administrative. Plus politiquement correct que "camp", ce terme ne masque cependant pas le fait qu'à Rivesaltes, on a confiné des populations dites «indésirables», bien souvent étrangères. Vincent Bady, auteur, metteur en scène et acteur, s'attache à raconter ces faits avec un humanisme qui a beaucoup manqué à cette histoire. Évitant le plateau nu, il anime avec méticulosité un véritable dispositif (notamment vidéo), dans lequel il joue avec Marion Lechevallier. Toute cette construction n’évite pas un certain didactisme, voire un ton professoral notamment lorsque la CIMADE e

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Boucan d'enfer

MUSIQUES | A Saint-Maurice sur Gourdans, on ne badine pas avec les nuisances sonores. Preuve en est de la «règle de bon voisinage» suivante, lisible sur le site de (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 26 juin 2014

Boucan d'enfer

A Saint-Maurice sur Gourdans, on ne badine pas avec les nuisances sonores. Preuve en est de la «règle de bon voisinage» suivante, lisible sur le site de la commune : «chacun veillera à respecter les horaires de bricolage et de jardinage bruyants, à éviter que son chien se sauve et aboie en permanence et à faire en sorte que le pot d’échappement de chacun de ses véhicules à moteur soit tenu en bon état». Pas le genre d'endroit, en somme, qu'on s'attend à voir ouvrir ses chemins vicinaux aux fans de thrash, stoner, hardcore et autres musiques à haut voltage en comparaison desquelles une charge de rhinocéros ressemble à un trot de cheval miniature. C'est pourtant le démoniaque miracle qui se produit chaque été depuis quatre ans grâce au Sylak Open Air. Rebelote en 2014 du 9 au 11 août avec, notamment, Gojira, LA référence française du riff qui raidit la nuque, les Canadiens en kilt de The Real McKenzies, qui conjuguent au "no future" le folklore écossais avec une incontestable efficacité, Turbonegro, monument scandinave du heavy rock grand guignol et Church of Misery, quatuor japonais dont la fascination pour les tueurs en série n'a d'égale que la surpuiss

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Andrevon : une odyssée de la SF

ECRANS | Romancier, peintre, critique mais surtout passionné de science-fiction et de fantastique, Jean-Pierre Andrevon sort une intimidante et définitive encyclopédie consacrée à «100 ans et plus de cinéma fantastique et de SF». Une somme qui lui a pris douze ans de sa vie, à moins qu’elle ne résume une vie entière de cinéphile. Propos recueillis par Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 18 février 2014

Andrevon : une odyssée de la SF

Comment es-tu tombé dans le fantastique et la SF ? Dans la littérature d’abord, puis dans le cinéma ensuite ? Jean-Pierre Andrevon : C’est presque concomitant. Je suis un enfant de la guerre et j’ai commencé à aller au cinéma très tôt, vers mes 6, 7 ans, quand beaucoup de films américains bloqués sous l’occupation ont commencé à sortir en vrac. Au départ, il n’y avait pas beaucoup de films de science-fiction, c’était surtout les Tarzan avec Johnny Weissmuller, les westerns de John Ford, les films de cape et d’épée avec Errol Flynn. Les tout premiers films de SF sont arrivés au début des années 50, c’était La Chose d’un autre monde, Destination lune, Le Choc des mondes… Mais j’avais lu auparavant des ouvrages de science-fiction ; le premier, c’était La Guerre des mondes de Wells, qui n’est pas particulièrement un livre pour enfants, mais que j’ai lu quand j’avais moins de dix ans. Surtout, je lisais un petit magazine de bande dessinée, le premier à ressortir en France après la guerre, qui s’appelait Coq hardi

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Pulp fiction en clôture de Lumière - Actualisée

ECRANS | Sans grande surprise pour ceux qui avaient étudié attentivement le programme, c'est Pulp fiction et son réalisateur Quentin Tarantino qui viendront mettre (...)

Christophe Chabert | Mardi 24 septembre 2013

Pulp fiction en clôture de Lumière - Actualisée

Sans grande surprise pour ceux qui avaient étudié attentivement le programme, c'est Pulp fiction et son réalisateur Quentin Tarantino qui viendront mettre le point final au festival Lumière 2013, le dimanche 20 octobre à 15h à la Halle Tony Garnier. Le film, Palme d'or au festival de Cannes en 1994, a imposé le cinéaste sur le plan international, et n'a pas pris une ride depuis sa sortie. Les places seront en vente à partir de ce mercredi 25 septembre à 13h et, si tout se passe comme pour le Prix Lumière, elles devraient partir comme des petits pains. Et on ne s'y est pas trompé : les 4600 places de la Halle sont parties en deux heures top chrono ! Impressionnant, et sans doute désespérant pour ceux qui espéraient entrapercevoir le maître Tarantino. On leur donne un petit conseil d'ami : allez simplement voir des films à Lumière, il y a de fortes chances que vous l'y croisiez, et sans dotue pas très loin de là où vous serez assis…

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Nuit de la Science-Fiction

ECRANS | Cette année, la nuit de la science-fiction prend pour thème L’Homme 3.0 et propose quatre longs-métrages de fiction montrant comment l’individu se (...)

Christophe Chabert | Jeudi 13 novembre 2008

Nuit de la Science-Fiction

Cette année, la nuit de la science-fiction prend pour thème L’Homme 3.0 et propose quatre longs-métrages de fiction montrant comment l’individu se transforme au contact des technologies virtuelles, atomiques ou industrielles. La soirée commence avec un inédit, One point 0 et se poursuit avec l’inclassable A scanner darkly, adaptation de Philip K. Dick utilisant une technique surprenante pour traduire la schizophrénie s’emparant d’un privé intégrant un clan de junkies accrocs à la Substance M. Mais ce sont les deux derniers films de cette nuit qui devraient décoller la rétine des spectateurs : Akira de Katsuhiro Otomo a révolutionné le manga en le lestant d’un propos métaphysique où le surhomme surgit d’une apocalypse nucléaire ; et Tetsuo de Shinya Tsukamoto invente un homme-machine à mi-chemin entre le pur fantasme sexuel et le cauchemar urbain ultime.

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RÉGIS JAUFFRET

CONNAITRE | Microfictions (Gallimard 2007)

| Mercredi 5 septembre 2007

RÉGIS JAUFFRET

C’est vrai que Régis Jauffret avec Microfictions, son treizième roman a tout récolté. Des prix divers. Et une large presse unanimement élogieuse. On aurait donc pu se passer d’écrire un énième papier sur lui. Mais comme depuis ses premiers écrits, cet auteur nous renverse par son écriture inventive, son sens inimitable de la métaphore, ses trouvailles stylistiques et ses univers, on ne pouvait se passer de dire combien Microfictions, 1000 pages, 500 histoires rédigées en une page et demie chacune débutant par une lettre de l’alphabet, était une sorte d’apothéose de sa capacité à se glisser dans des personnages. Ici, ses voix sont entre autres, des assassins, des mères abusives, des maris dominés, maris dominants, des odieux, un double de la chanteuse Barbara, des riches, des pauvres, des travailleurs, des chômeurs, des familles malades, des pédophiles, des violents de tous bords etc, et des écrivains dont il se moque à commencer par lui-même qui apparaît sous les traits de Pénis Geoffrey, Régis Cacanet, Regissette Jajau, Rège de la Gaufrette, auteur raté de «livres dégueulasses, des mayonnaises d’horreurs montées au conditionnel qui leur donnait le goût fad

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