Jean-Marc Bador, la force tranquille

MUSIQUES | Jean-Marc Bador, le discret et efficace directeur général de l’Orchestre national de Lyon, est en poste depuis fin 2012. Arrivé dans un contexte difficile après le mandat houleux de Laurent Langlois mais pleinement dans ses fonctions cette saison, ses partis pris rassurent. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Mardi 25 mars 2014

Jean-Marc Bador ne sort pas de nulle part : acteur des débuts de La Folle Journée de Nantes, il est passé par l'Orchestre de Bretagne puis l'Orchestre de Chambre de Paris, qu'il a su moderniser et singulariser. A quelques jours d'un beau programme maritime - on y entendra notamment La Mer de Debussy, symphonie impressionniste parmi les plus jouées du compositeur, et Towards the Sea II, sublime illustration pour flûte, harpe et cordes du Moby Dick de Melville imaginée par le Japonais Toru Takemitsu - c'est un homme passionné, visionnaire et généreux que nous rencontrons. 

Vous êtes à Lyon depuis peu. Que diriez vous de l'ambiance de la ville ? De sa culture ?
Jean-Marc Bador : Je suis content d'être à Lyon, c'est une ville dans laquelle je me sens bien. Une ville qui investit 20% de son budget dans sa culture et qui fait en sorte de porter des institutions culturelles de très haut niveau, ce n'est pas si courant. Pour être plus spécifique sur l'établissement, c'est aujourd'hui l'un des plus beaux à diriger en France. L'ONL est le seul orchestre symphonique de grande taille qui dispose de sa salle et qui la programme. On a là un orchestre qui réalise de nombreux concerts dans son lieu, mais aussi en région, au niveau national ou à l'internationale. Avec mon équipe, nous travaillons autour de l'idée de "Maison de la musique", d'ouverture de ce lieu qui est un peu isolé et caché au sein du quartier de la Part-Dieu.

Quelle touche personnelle souhaitez-vous insuffler à cette grande maison ?
Redonner à l'Orchestre le brillant qu'il a su avoir et qu'il avait un peu perdu. Qu'il retrouve cette capacité de se projeter à l'internationale et d'être parmi les grands orchestres européens qui comptent. Par exemple, il n'avait pas bougé depuis six ans. La Chine a été récemment sa première grande tournée internationale, et nous allons au Japon pour dix concerts au mois de juillet prochain. Nous donnons aussi l'opportunité au public lyonnais de voir un certain nombre de grands chefs, c'est le cas cette saison avec Marek Janowski, une des dix grandes baguettes au monde. S'il faut aller plus loin, mon dada reste tout ce qui concerne la médiation et l'action culturelle. Je suis né à une fonction professionnelle dans la musique par un biais très particulier : la Folle Journée de Nantes. C'est un festival tourné vers les publics et de là, je me suis posé les bonnes questions : quel format peut faire venir des gens qui ne seraient jamais venus à un concert de  musique classique ? Quel type de communication ? Quel type d'artistes ? Lorsque j'ai pris la direction de l'Orchestre de Bretagne, mon souhait était de travailler sur des résidences en milieu rural ; quand je suis arrivé à l'Orchestre de Chambre de Paris, j'ai fait ce même travail en milieu urbain, dans des quartiers difficiles. Rien n'est transposable, pour chaque endroit il ya des choses à inventer. Pour l'Auditorium, j'ai un certain nombre d'axes en tête. On amplifie notamment le travail avec le quartier de la Guillotière. Avec la Maison de la Danse, on vient d'y lancer une très belle opération : "Babel 8.3". L'idée est de faire collaborer des danseurs amateurs avec des danseurs professionnels, des musiciens amateurs avec des musiciens de l'ONL, pour imaginer ensemble un spectacle coordonné par Dominique Hervieu.

Depuis votre prise de fonction, quels événements vous ont le plus séduit ?
Depuis mon arrivée, nous avons vécu deux belles aventures où le public a pu s'impliquer de façon très active avec l'Orchestre. En novembre dernier, nous avons proposé à tous les musiciens amateurs, quel que soit leur niveau, de venir jouer avec l'Orchestre. On a eu près de 500 participants, disséminés dans toute la salle. Les musiciens de l'ONL ont été vraiment bluffés. Nous avons fait la même chose avec les solistes de Lyon/Bernard Tétu et l'Orchestre de Savoie en proposant au public de chanter un extrait du Requiem de Fauré. Le public se met dans une posture complètement différente, les gens ne sont pas seulement des consommateurs de musique, mais ils sont aussi des acteurs de ce qui se passe sur le plateau. Je n'ai pas envie que cet Auditorium soit uniquement le temple des grands artistes internationaux, j'ai envie que les gens s'y sentent à l'aise. L'Auditorium est vivant, nous avons deux orchestres de jeunes, nous intervenons dans les écoles où nous faisons travailler pendant toute une année scolaire des élèves de 3 ou 4 classes sur une création qu'ils coécrivent... Toutes ces initiatives participatives me tiennent à cœur. 

Comment fonctionne votre duo avec Leonard Slatkin ?
Nous avons des visions très complémentaires. Notre dialogue s'établit assez facilement. Une programmation, c'est une partie de piano à quatre mains avec un directeur musical qui joue la première moitié et un directeur général qui joue la seconde, modestement, mais qui apporte sa pierre à l'édifice. Nous n'avons pas de chasse gardée. Ca ne peut fonctionner que si les deux parties ont envie de travailler ensemble. Il se trouve que c'est le cas.

Quel genre de mélomane êtes vous ?
Je suis un mélomane très éclectique mais Jean-Sébastien Bach sera toujours ma base, c'est avec lui que je me ressource. Je suis également un grand amoureux de Sibélius, de Richard Strauss, de Mahler. J'adore le jazz, la chanson française et mes filles me font découvrir des univers que je ne soupçonnais pas…

 

La Mer
A l'Auditorium, dans le cadre de la biennale Musiques en scène, jeudi 27 mars


La Mer

Takemitu et Debussy par l'Orcehstre national de Lyon, dir mus Eivind Gulberg Jensen
Auditorium de Lyon 149 rue Garibaldi Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Tintin à l'Auditorium

Tintinophilie | Une journée consacrée à Tintin à l'Auditorium le samedi 10 octobre : on valide !

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 octobre 2020

Tintin à l'Auditorium

On peut se contenter de lire ou relire Tintin uniquement à l'aune des innombrables citations musicales qui parsèment l'œuvre d'Hergé. Histoire de mettre les choses à plat, l'Auditorium, l'ONL, et Lyon BD Festival ont eu la savoureuse idée d'un concert sis au cœur d'une journée BD où l'on retrouve chacune de ces musiques qui sont autant d'incontournables de la grande musique. Madame Butterfly de Puccini, le Faust de Gounod (le fameux "Air des bijoux" de la Castafiore), la très martiale Danse du sabre de Khatchatourian, le plus méconnu Atlas Eclipticalis de John Cage. À cela on peut ajouter quelques clins d'œil à la musique de cinéma (Les Sept mercenaires, Le Dernier Empereur...) et d'autres grands noms comme Charles Ives, John Williams, Arturo Vasquez, Dirk Brossé, Mason Bates. Baptisé

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Tu vas fondre, bébé

Only Porn | Le festival Only Porn est devenu l'incontourable rendez-vous pour causer cul, mater original et penser le sexe d'aujourd'hui : effeuillage d'une programmation toute en dentelle.

Sébastien Broquet | Mardi 10 décembre 2019

Tu vas fondre, bébé

Jeudi Bien entendu, la place de choix en ouverture de cette huitième édition de Only Porn est réservée à Ilona Staller, alias La Cicciolina, icône du X, de la libération des mœurs et ex-femme d'un symbole des dérives de l'art contemporain, Jeff Koons. Mais ce n'est pas tout ce que le Lavoir Public et Olivier Rey nous ont concocté, car comme chaque année les collisions seront multiples entre figures du passé et questionnements actuels. Vendredi Ainsi, après que l'ancienne députée italienne ait parlé de son passé d'actrice X, de sa carrière politique, peut-être même chanté si nous sommes gentils et assurément pris beaucoup de selfies (c'est semble-t-il une passion pour elle), la semaine se poursuivra vendredi avec le festival Snap ! (Sex Workers Narratives, Arts & Politics), en présence de Carmina, rédactrice en chef du site Le Tag Parfait, pour une projection et discussion suivie de deux performances.

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La Cicciolina : « il faudrait d’abord faire l’amour avec sa tête »

Only Porn | Femme libre et engagée, Ilona Staller a été et demeure une personnalité à part dans la société italienne : artiste insoumise, modèle, actrice pornographique, députée… La Cicciolina revendique une libération des mœurs aujourd’hui menacée. Sans cesser le combat.

Vincent Raymond | Mardi 10 décembre 2019

La Cicciolina : « il faudrait d’abord faire l’amour avec sa tête »

Est-ce facile d’être une icône ? Ilona Staller, alias la Cicciolina : Sans aucun doute je suis une icône de l’art contemporain et de la liberté sexuelle. Pas seulement, à mon avis, mais surtout dans l’opinion des experts du secteur. C’est un honneur de pouvoir être considérée comme telle, je ne le nie pas ; au contraire je suis fière de recevoir ce titre que je prends comme un prix. Être une icône, c’est ce qui caractérise les multiples facettes de ma carrière, de mannequin à actrice, jusqu’à muse de grands artistes de renommée mondiale. Ilona, supportez-vous toujours bien votre alter ego, La Cicciolina ? Y a-t-il quelque chose dans ce qu’elle est, comme une sorte de mystère, qui vous impressionne et qui vous échappe ? Dans ma vie je n’ai jamais aimé me mettre en compétition avec qui que soit ; j’aime juste ce que je fais et chaque fois, ça se révèle nouveau et différent. J’aime mon travail, j’aime être la Cicciolina, muse ainsi qu’artiste de mes propres œuvres d’art contemporain. Ce n’est pas facile d’être une icône, toutefois je trouve très simple d

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Fantasmes au Lavoir

Only Porn | Tour d'horizon du festival qui permet d'ausculter les cultures pornographiques sous toutes leurs formes et convie Brigitte Lahaie en guest star au Lavoir Public : Only Porn.

Sébastien Broquet | Mardi 11 décembre 2018

Fantasmes au Lavoir

Au Lavoir Public, rien ne se passe comme ailleurs dans la ville. En ce petit lieu brut de décoffrage des pentes de la Croix-Rousse, Olivier Rey continue d'expérimenter, alternant théâtre épatant, clubbing exigeant et donc, festival de culture pornographique. Only Porn, cette année, est concocté en compagnie de Cédric Duroux - ancien de la Villa Gillet - et Aleks Von Ürban, du festival Burning Man : c'est peu dire que la rencontre est explosive. Voici donc une édition placée sous l'égide de l'icône du porno frenchy, madame Brigitte Lahaie elle-même, celle qui fit les grandes heures du film de fesse en 35mm avant de faire frémir une génération d'adolescents le samedi soir à minuit sur Canal Plus. Et enfin, de se faire confidente intime des auditeurs sur RMC puis Sud Radio. Brigitte La star de Parties de chasse en Sologne (1979) sera donc l'invitée d'honneur, présentant dans un premier temps Caligula, péplum mêlant gore et érotisme réalisé en 1979 par Tinto Brass, avec Malcolm McDowell dans le rôle titre et Peter O'Toole, dans celu

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The Fresh & Onlys, à la fraîche au Sonic

Garage Pop | Alors que revoilà du garage de San Francisco, véritable incubateur du genre : après le passage de Sonny & The Sunsets, se présente The Fresh & Onlys, mené par l'omnipotent Tim Cohen, qui explore ce genre avec une geste toute personnelle.

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 septembre 2018

The Fresh & Onlys, à la fraîche au Sonic

C'est un fait bien connu des amateurs de rock indé, la scène garage et plus si affinités de San Francisco est si riche qu'elle déborde de tous côtés. Si bien qu'après Sonny & The Sunsets la semaine passée, Lyon accueille une autre belle formation de la Bay Area : The Fresh & Onlys dont on a pu croiser le leader, Tim Cohen, aux côtés de... Sonny & The Sunsets justement – preuve que le monde est petit. Ce n'est guère étonnant quand on sait que ledit Cohen a œuvré au sein de multiples projets mais aussi en solo, en parallèle ou en amont de ses Fresh & Onlys. Mais ce sans jamais récolter tout à fait la reconnaissance qui lui siérait – et qui est par exemple celle d'un John Dwyer (Thee Oh Sees) ou d'un

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La rentrée des illustrés

Littérature jeunesse | Un chien rigolo, un ours qui parle et un cocodrile… la rentrée est chargée pour les petits qui vont se faire plein de nouveaux amis.

Lisa Dumoulin | Vendredi 29 septembre 2017

La rentrée des illustrés

L’évènement de la rentrée c’est l’arrivée de Graou Magazine, petit frère du Magazine Georges, destiné aux 3-6 ans. Comme son aîné il est beau, graphique, original (“nous choisissons volontairement des illustrateurs aux univers singuliers” indique la directrice Anne-Bénédicte Schwebel), futé, ludique, imprimé sur papier offset et sans publicité. Réclamé dès les débuts de Georges (plutôt adapté aux 7-12 ans), il est enfin arrivé dans toutes les bonnes librairies le 21 août dernier. Au menu : 36 pages de jeux pour apprendre à lire, écrire, compter, observer, sans oublier une histoire à déchiffrer, un méli-mélo à découper et même une recette de goûter. Pour le découvrir, rendez-vous à la librairie A Titre d’Aile samedi 30 septembre dès 10h30 pour un atelier Pantin Graou avec Gwé, l’illustratrice de ce premier numéro, avant les séances de dédicace (11h30-12h30 et 16h-18h). Le lendemain direction L’Astragale pour un petit-déjeuner dédicace avec Laure Monloubou, illustratrice de nombreux albums, notamment “Je veux un cocodrile!” et “La diamanterie ou les vacances d’une f

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Panthers convie Moka Only au Sonic

Hip-Hop | Respecté au Canada, le rappeur, DJ et producteur Moka Only pose ses valises à Lyon pour un live puisant aux sources du hip-hop indé.

Corentin Fraisse | Mardi 6 juin 2017

Panthers convie Moka Only au Sonic

On rallume les Technics, on dépoussière le diamant et on se prépare à plonger dans les années 1990. Originaire de Vancouver, Daniel Denton aka Moka Only est l’un des artistes hip-hop canadiens les plus respectés et récompensés : en bientôt trente ans de carrière, il a amassé huit récompenses nationales et onze nominations aux Western Canadian Music Awards. Excessivement productif, il compte quatorze EPs et cinquante-huit albums à son actif, dont dix pour la seule année 2016. Cette folle cadence et de nombreuses collaborations lui ont permis de s’imposer sur la scène indé internationale. S’il doit encore se faire un nom en Europe, ce MC et producteur multi-casquettes est immensément respecté outre-Atlantique où il est acclamé par la critique. Moka Only puise son inspiration à la source des monstres sacrés du hip-hop, de J Dilla et Pete Rock à Opio, en s’approchant du flow d’A Tribe Called Quest et des instrus de Cunninlynguists. D’indéniables influences jazz, mais aussi des samples r&b, pop et du hip-hop pur, pour livrer des productions léchées et inspirantes. Mo

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Les Trois Lumières

ECRANS | Si chacun connaît la partie d’échecs entre le Chevalier et la Mort dans Le Septième Sceau de Bergman, l’affrontement composé par Fritz Lang dans Les Trois (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 mars 2017

Les Trois Lumières

Si chacun connaît la partie d’échecs entre le Chevalier et la Mort dans Le Septième Sceau de Bergman, l’affrontement composé par Fritz Lang dans Les Trois Lumières (1921) a quelque peu été oublié — à tort. Une femme défie la Camarde pour tenter de lui arracher son amoureux. Elle dispose de trois chances ; trois vies qu’elle peut sauver à différentes époques matérialisées chacune par une flamme. Tant que l’une brûle, son amant peut être sauvé… Monument de l’expressionnisme muet, ce film trouvera ce dimanche un accompagnement à sa hauteur : Thierry Escaich improvisera sa bande originale en direct sur l’orgue Cavaillé-Coll de l’Auditorium. Les Trois Lumières À l’Auditorium le dimanche 12 mars

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Un Homme de chœurs

Classique | Bernard Tétu quitte ses fonctions de directeur artistique au sein de Spirito. Rencontre avec un homme généreux, un bouillonnant tranquille, un musicien très éclairé.

Pascale Clavel | Mardi 3 janvier 2017

Un Homme de chœurs

Chef de chœur et chef d’orchestre reconnu à travers le monde, fondateur dans les années 80 des Chœurs de l’Orchestre National de Lyon, Bernard Tétu a révolutionné le chant choral français et a su donner une identité sonore singulière à chacun de ses ensembles. Il peut partir fier et tranquille de Spirito : nous savons qu’il poursuit son chemin de chef et de pédagogue avec ce qui l’anime depuis toujours : la transmission du beau. Vous allez donner samedi prochain vos derniers concerts avec Spirito. Dans quel état d’esprit abordez-vous ce moment ? Bernard Tétu : J’ai pris depuis longtemps l’habitude de vivre à plusieurs vitesses, je suis en ce moment dans la préparation d’autres concerts. Il y a Spirito, mais ma vie de chef se poursuit. Serge Baudo m’invite à diriger l’orchestre de l’Opéra de Toulon en juin. Je continue à être le directeur artistique du Festival Les Voix du Prieuré au Bourget-du-Lac, je dirige cet été le Requiem de Duruflé à Silvanes… mais oui, il faut bien l’avouer, c’est un pincement au cœur de quitter Spirito parce que je dirigerais bien un concert par semaine avec les chanteurs et les

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Aline Sam-Giao, nouvelle directrice générale de l’ONL et de l'Auditorium

Auditorium Maurice Ravel | C'est donc Aline Sam-Giao qui devient directrice générale de l’Orchestre national de Lyon et de l’Auditorium Maurice Ravel, en remplacement de Jean-Marc (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 29 décembre 2016

Aline Sam-Giao, nouvelle directrice générale de l’ONL et de l'Auditorium

C'est donc Aline Sam-Giao qui devient directrice générale de l’Orchestre national de Lyon et de l’Auditorium Maurice Ravel, en remplacement de Jean-Marc Bador, comme l'a annoncé ce jeudi Audrey Azoulay, la ministre de la Culture. Depuis 2008, Aline Sam-Giao était administratrice générale de l’Orchestre des Pays de Savoie, aux côtés du chef Nicolas Chalvin, après avoir accompagné l’ensemble baroque Le Poème Harmonique du côté de Paris. Âgée de 40 ans, chevalier des Arts et des Lettres, elle a également été partie prenante du Festival Berlioz. Selon le communiqué envoyé par le ministère conjointement avec la mairie de Lyon, « son projet est fondé sur la recherche de l’excellence artistique, de l’ouverture à la diversité des publics de la musique et des esthétiques les plus variées. Elle entend miser sur le dynamisme et l’innovation (...). Elle poursuivra ainsi le travail de diffusion et d’animation de la vie musicale aux côtés des autres institutions et festivals lyon

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Only Porn fête ses cinq ans

Festival | « Un focus sur des artistes dont le corps et la sexualité constituent le thème principal de recherche » : telle est la baseline du festival Only (...)

Sébastien Broquet | Mardi 29 novembre 2016

Only Porn fête ses cinq ans

« Un focus sur des artistes dont le corps et la sexualité constituent le thème principal de recherche » : telle est la baseline du festival Only Porn, qui fête ses cinq ans du jeudi 15 au dimanche 18 décembre avec un programme... alléchant. Lukas Zpira, chantre des corps modifiés et du body art, en est l'invité d'honneur ; nous l'avons interviewé. Le shibari, cet art japonais des cordes, sera le... fil rouge de toute l'édition ; outre la performance de Flozif, empreintE, le vendredi 16, il sera possible de s'initier en sirotant un bourgogne aligoté/à ligoter lors de la Nuit des Vins Nus, lancée à Paris par Antonin Iommi-A

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Lukas Zpira : s'engager par le corps

body hacktivisme | Fondateur et maître à penser du body hacktivisme, Lukas Zpira revient en quelques questions sur les fondements de son mouvement. Des influences d'hier aux questions de demain, notamment celles posées par le transhumanisme, il évoque son art sous toutes ses coutures.

Gabriel Cnudde | Mardi 29 novembre 2016

Lukas Zpira : s'engager par le corps

Comment, sous l'impulsion de Riyochi Maeda *, en êtes-vous venu à créer le body hacktivisme ? Lukas Zpira : Jusqu'au début des années 2000, les pratiques de modifications corporelles étaient mal définies, mal comprises. Peu de personnes percevaient vraiment l'importance des questions que ces pratiques soulevaient — aussi bien au niveau du rapport social au corps (de par l'aspect transgressif) que du point de vue prospectif de ces pratiques (de par la démystification de ce corps). Nous étions simplement jugés avant d'être compris, presque personne ne se posant les bonnes questions. Je passais de plateaux télé en interviews, devant me justifier et répondre à des attaques absurdes par rapport à ma démarche avant même de pouvoir l'expliquer... Ou bien, on essayait de faire de moi le freak de service. Je n'étais pas le seul à subir ceci. J'ai donc arrêté de parler à la presse et j'ai commencé à poser mon propos sous la forme de manifestes. Beaucoup de personnes qui ne pratiquaient pas les modifications corporelles avançaient sur des réflexions parallèles aux nôtres. Il est devenu important de sortir du g

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L’art de s’accorder et de s’encorder

Shibari | Souvent considérée comme du fétichisme ou du BDSM, cette discipline qui consiste à attacher une personne à l’aide d’une corde avant de la suspendre est en réalité un art ancestral japonais empli de sensualité.

Julie Hainaut | Mardi 29 novembre 2016

L’art de s’accorder et de s’encorder

« C’est une discipline, mais également un art. Il n’y a rien de mystique ni de sale dans le shibari. Il n’y a que des gens mystiques ou sales. C’est l’individu qui fait la corde, pas l’inverse » explique Hwajae Yong, alias Dragon, qui a créé Lyon Shibari en 2013 : la première structure associative en France entièrement consacrée à cet art. FloZif, performeuse et organisatrice d’ateliers autour des cordes, complète : « La pratique des cordes se démocratise depuis quelques années, elle devient moins taboue, mais les préjugés persistent car cette discipline est souvent assimilée au sexe, à la soumission et à la douleur. » Historiquement, quatre pôles ont influencé la pratique du shibari : la torture pendant l’époque Sengoku (la corde servait notamment à écarteler les individus), la justice lors de la période Edo (la corde était un moyen de punir), les arts martiaux (la technique hojõjutsu permettait d’immobiliser un prisonnier) et la sexualité (la corde servait aux viols conjugaux). « L’unique point commun entre ces quatre pôles est le fait que la corde n’était pas du tout consensuel

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Williams / Spielberg : terrain d’entente

ECRANS | Le cinéma regorge de duos fameux formés par un compositeur et un metteur en scène : Bernard Hermann et Alfred Hitchcock, Philippe Sarde et Claude (...)

Christophe Chabert | Mardi 16 juin 2015

Williams / Spielberg : terrain d’entente

Le cinéma regorge de duos fameux formés par un compositeur et un metteur en scène : Bernard Hermann et Alfred Hitchcock, Philippe Sarde et Claude Sautet, Georges Delerue et François Truffaut, Pino Donaggio et Brian De Palma, Howard Shore et David Cronenberg ou encore Carter Burwell et les frères Coen. De tous, le couple John Williams et Steven Spielberg est de loin le plus fidèle : Williams a orchestré toutes les bandes originales du cinéaste, à l’exception du futur Bridge of Spies pour des raisons de santé. Surtout, le musicien a écrit des scores qui ont participé à la popularité des films : le thème des Dents de la mer avec son crescendo inquiétant, les partitions symphoniques d’Indiana Jones, E.T., Jurassic Park, les cinq notes à la base de Rencontres du troisième type… Leurs collaborations récentes sont même parmi les plus surprenantes : la musique épurée et sombre de Munich, virevoltante et "mancinienne" des Aventures de Tintin, ambitieuse et complexe de

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Dans la tête de Ravel

MUSIQUES | Plonger dans l’écoute de ses deux concertos composés pour le piano, c’est s’immiscer dans la tête de Maurice Ravel. Ultimes partitions du compositeur, elles (...)

Benjamin Mialot | Mardi 9 juin 2015

Dans la tête de Ravel

Plonger dans l’écoute de ses deux concertos composés pour le piano, c’est s’immiscer dans la tête de Maurice Ravel. Ultimes partitions du compositeur, elles sont écrites alors qu’il souffre déjà des troubles cérébraux qui l’éloigneront de la musique les cinq dernières années de sa vie. On peut, sans fabuler, entendre dans leurs tourments quasi schizophrènes (superpositions de métriques et tonalités contraires) les maux qui affectaient Ravel. Á ces collisions s’ajoutent des tensions entre tendresse et âpreté, classicisme et modernité. Si Ravel respecte la structure classique du concerto, il l’enrichit d’influences jazz glanées lors de son récent séjour aux États-Unis. Le Concerto pour la main gauche est écrit pour le pianiste Paul Wittgenstein. Amputé de la main droite pendant la Grande guerre, celui-ci commande à Ravel une œuvre qu’il puisse jouer d’une main. Le compositeur imagine une pièce au climat maléfique qui donne l’illusion que ce sont bien deux mains qui parcourent le clavier. Quant au Concerto pour piano en sol, c’est un chef-d’œuvre absolu où le soliste et l’orchestre rivalisent de virtuosité. Son mouvement central, l’Adagio a

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Stephen Sayadian : porno, morale et mise en scène

CONNAITRE | Événement au festival Only porn du Lavoir public : une soirée en hommage à Stephen Sayadian, un des rares auteurs du cinéma pornographique, dont les films ont tous cherché à mettre le porno en abyme dans une démarche pop et subversive. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 9 décembre 2014

Stephen Sayadian : porno, morale et mise en scène

Quelle place pour le cinéma porno dans l’histoire du cinéma ? Du point de vue de la qualité, mineure, mais pas inexistante. Les cinéastes X dignes de son nom ne sont pas nombreux, et peu peuvent s’enorgueillir d’avoir construit une "œuvre". Stephen Sayadian fait donc figure d’exception, et les trois films qui ont assuré sa gloire culte — Night Dreams, Café Flesh et Dr Caligari — démontrent une approche du genre résolument personnelle. Sayadian, qui officiait sous le pseudonyme de F. X. Pope, ne se cache pas derrière son petit doigt : dans ses films, les actes sexuels ne sont pas simulés — mais, trente-cinq ans plus tard, les canons du hard ont bien évolué, et les toisons pubiennes très drues sont clairement moins à la mode. En revanche, ils sont toujours mis en abyme par la mise en scène : dans Night Dreams, une jeune femme est soumise à une expérience médicale novatrice : elle est droguée pour pouvoir enregistrer ses rêves érotiques ; le film avance donc par une suite de scènes qui tiennent autant de l’hallucination psychédélique que de la représentation fantasmatique. Dans le café du sexe perdu Chez Sayadian, le spe

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Vent de jeunesse sur la rentrée cinéma

ECRANS | Moins flamboyante que l’an dernier, la rentrée cinéma 2014 demandera aux spectateurs de sortir des sentiers battus pour aller découvrir des films audacieux et une nouvelle génération de cinéastes prometteurs. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 2 septembre 2014

Vent de jeunesse sur la rentrée cinéma

Si l’extraordinaire Leviathan ne lui avait ravi in extremis la place de chouchou de la rentrée cinéma, nul doute qu’elle aurait échu à Céline Sciamma et son très stimulant Bande de filles (sortie le 22 octobre). Troisième film de la réalisatrice déjà remarquée pour son beau Tomboy, il suit le parcours de Meriem, adolescente black banlieusarde qui refuse la fatalité d’une scolarité plombée et se lie d’amitié avec une «bande de filles» pour faire les quatre-cents coups, et en donner quelques-uns au passage, afin d’affirmer sa virilité dans un monde où, quel que soit son sexe, la loi du plus fort s’impose à tous. Cette éducation par la rue et le combat n’est pas sans rappeler les deux derniers films de Jacques Audiard ; Un prophète en particulier, puisque Sciamma cherche elle aussi à filmer l’éclosion dans un même mouvement d’une héroïne et d’une actrice — formidable Karidja Touré. S’il y a bien une com

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Only lovers left alive

ECRANS | Retour en grande forme de Jim Jarmusch avec ce film à la force tranquille qui imagine des vampires dandy, rock’n’roll, amoureux et dépressifs, gardiens d’une culture mise en péril par la révolution numérique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 18 février 2014

Only lovers left alive

Adam et Eve ne sont ni le premier homme, ni la première femme de la Création, mais les derniers amants-vampires sur Terre ; c’est le premier scoop du nouveau film de Jim Jarmusch, joliment ironique. Eve s’est retirée à Tanger, où elle fréquente rien moins que Christopher Marlowe — qui, en plus d’avoir écrit les pièces de Shakespeare, est lui aussi une créature de la nuit, éternelle quoique mal en point ; Adam vit à Detroit au milieu de sa collection de guitares et de son studio analogique, reclus et phobique face aux «zombies» qui l’entourent — on ne saura pas si le terme qualifie péjorativement le commun des mortels ou si effectivement l’humanité est désormais divisée en deux catégories de morts-vivants. Les liens qui les unissent relèvent autant d’un héritage romantique que d’une réalité qui passe par les moyens de communication contemporains : Eve et son iPhone en FaceTime, Adam avec un bricolage mêlant câbles, télé et caméra. C’est en fait surtout la mise en scène de Jarmusch qui les réunit, comme lors de ces travellings en spirale enchaînés et fondus avec le mouvement d’un antique 33 tours. Son scénario aussi va les obliger à se retrouver : alors qu’Adam, t

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2014 : autant en emporte le Vent…

ECRANS | Après une année 2013 orgiaque, 2014 s’annonce à son tour riche en grands auteurs, du maître Miyazaki à une nouvelle aventure excitante de Wes Anderson en passant par les vampires hipsters croqués par Jarmusch et les flics tarés de Quentin Dupieux. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 2 janvier 2014

2014 : autant en emporte le Vent…

Le Vent se lève, il faut tenter de vivre… disait le titre intégral du dernier film d’Hayao Miyazaki qui, après 25 ans au service de l’animation japonaise, a décidé de tirer sa révérence avec cette œuvre effectivement testamentaire. Réduite au seul Vent se lève pour sa sortie le 22 janvier, cette fresque narre les années d’apprentissage d’un ingénieur féru d’aviation, passion qui l’aveuglera sur la réalité de la guerre dans laquelle le Japon s’engage, mais aussi sur l’amour que lui porte une jeune fille qu’il a sauvée lors d’un spectaculaire tremblement de terre. En assumant la part la plus adulte de son cinéma et en se livrant en transparence à un troublant autoportrait en créateur obsessionnel, coupé du monde et de la vie, Miyazaki signe un chef-d’œuvre alliant splendeur plastique, force émotionnelle et intelligence du regard. Les Belles et les Bêtes Il sera le premier en cette rentrée à illuminer les écrans, mais 2014 ne sera pas en rade de grands auteurs, au contraire. On ronge bien sûr notre frein en attendant de découvrir la deuxième partie du Nymphomaniac de Lars von Trier (29 janvier), dont le

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Du cul

CONNAITRE | Pourquoi s’embarrasser de convenances ? Quand on baptise un festival Only porn, on a beau y mettre tous les vernis possibles et appeler ça des «cultures (...)

Christophe Chabert | Mercredi 4 décembre 2013

Du cul

Pourquoi s’embarrasser de convenances ? Quand on baptise un festival Only porn, on a beau y mettre tous les vernis possibles et appeler ça des «cultures pornographiques», c’est bien de cul dont il est question. Du côté du Lavoir public — où l’on lave donc son linge à la main — du 12 au 15 décembre, l’affaire se déclinera sur tous les modes : ludique (un Gango Bingo annoncé très chaud), spectaculaires (un cabaret et la reprise de La Sortie se trouve à l’intérieur, la performance de Laure Giappiconi), docte (une conférence avec l’ami Didier Roth-Bettoni et Fred Pailler, qui étudie à l’EHESS les nouvelles pratiques pornos sur internet), festif (du clubbing avec Le Bruit rose) et enfin cinématographique. Ainsi, un double programme permettra de voir le recueil des courts tournés par Anthony Hickling (en sa présence) et, petit événement, la projection unique à Lyon d’Interior. Leather Bar. Poursuivant sa productivité délirante et ses recherches arty, James Franco s’associe au vidéaste Travis Matthews pour reconstituer les mythiques scènes coupées de

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20 ans d’écart

MUSIQUES | Et de deux revivals pour Chokebore. Après la tournée de reformation en 2011, la tournée des 20 ans cette année… Voilà qui commence à ressembler furieusement à un (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 5 novembre 2013

20 ans d’écart

Et de deux revivals pour Chokebore. Après la tournée de reformation en 2011, la tournée des 20 ans cette année… Voilà qui commence à ressembler furieusement à un début de syndrome Âge tendre et tête de bois (de mule ?). Qui s’en plaindra, quand on sait que cet anniversaire double décennal s’accompagne de la réédition – en vertu de la nouvelle équation largement répandue : "20 pions = réédition" - des premiers albums du groupe ?   A croire qu’il s’agit effectivement, contrairement à ce qu’écrivait ce rabat-joie de Paul Nizan, «du plus bel âge de la vie», fut-ce uniquement pour les groupes de rock – mais qui y-a-t-il d’autre qui compte en ce bas monde ? C’est Motionless, cri primal du groupe hawaïen, qui fête donc ses 20 ans via une ressortie vinyle chez Vicious Circle, entraînant avec lui son successeur Anything Near Water, de deux ans son cadet. Deux albums qui devraient logiquement figurer en bonne place dans les sets proposés par Troy Von Balthazar & co. pour cette tournée des grands ducs, l

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Ça bouge chez les classiques

MUSIQUES | Signe d’une grande et belle vitalité artistique, cette saison encore les plus grands interprètes seront à Lyon. De Grame à l’Auditorium en passant par l’Opéra, Piano à Lyon et tant d’autres, tous s’y mettent pour proposer à public exigeant toujours plus, encore mieux. Petit tour d’horizon… Pascale Clavel

Pascale Clavel | Vendredi 20 septembre 2013

Ça bouge chez les classiques

Quelle autre ville que Lyon peut s’enorgueillir d’abriter en son sein autant de propositions musicales généreuses et surprenantes ? Pour son 31e Festival de musique baroque, Eric Desnoues surprend encore et fait venir à Lyon les immenses Savall (le 12 octobre à la Chapelle de la Trinité), Jaroussky (le 12 décembre), Minkowski (le 15 avril) et Herrweghe (le 11 juin). Cerise sur le gâteau, il accueillera le 20 mars le chef d’orchestre japonais Masaaki Suzuki, qui dirigera des cantates de Bach. Suzuki à la baguette et le Kapellmeister renait de ses cendres. Piano à Lyon, qui se délocalise pour une saison salle Rameau, offre de son côté dix concerts de haute volée, Jérôme Chabanne ayant tissé un programme où anciens et nouveaux se croisent. Gautier Capuçon et son complice Frank Braley reviendront ainsi ébouriffer le public lyonnais le 7 février tandis que l’hypnotique Alexandre Tharaud se frottera à l’Adagietto de la 5e symphonie de Mahler - qu’il a lui même transcrit pour piano - le 24 avril. Les Percussions Claviers de Lyon, quant à

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Cannes, à la Vie, à l’amour…

ECRANS | En couronnant ce qui est incontestablement le meilleur film de la compétition, "La Vie d’Adèle" d’Abdellatif Kechiche, Steven Spielberg et son jury ont posé un beau point final à un 66e festival de Cannes passionnant en son centre, sinon dans ses périphéries. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 27 mai 2013

Cannes, à la Vie, à l’amour…

Y croyait-on vraiment ? Imaginait-on Steven Spielberg se lever de sa chaise durant la cérémonie du palmarès cannois pour annoncer, du haut de sa stature de cinéaste mondialement reconnu et présentement président du jury, la Palme à La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, chef-d’œuvre du naturalisme à la française relatant la passion entre Adèle et Emma à coups de grands blocs de réalité réinventée, des premiers regards à la dernière étreinte en passant par de longs moments d’intimité physique ? C’est pourtant ce qui s’est passé, et on en est encore ému. Car si La Vie d’Adèle n’était pas notre film préféré de la compétition — on dira lequel plus tard — c’était d’évidence le meilleur, le plus incontestablement ample et abouti, le plus furieusement contemporain, que ce soit dans sa matière romanesque, ses personnages ou son dispositif. Kechiche est aujourd’hui l’héritier direct de Pialat, même s’il développe aussi sa propre singularité et même si, avec ce film-là, il dévoile sa part la moins sombre, la plus solaire, comme une antithèse absolue de son précédent et terrible

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Cannes – Jour 10 : Bouquet final

ECRANS | "The Immigrant" de James Gray. "Only lovers left alive" de Jim Jarmusch. "La Vénus à la fourrure" de Roman Polanski.

Christophe Chabert | Samedi 25 mai 2013

Cannes – Jour 10 : Bouquet final

Au moment où n’importe quel festivalier voit apparaître sur son visage des rides de fatigue qui le font ressembler à Bruce Dern dans Nebraska, il fallait pourtant se ressaisir d’urgence, car Thierry Frémaux, dans un hallucinant tir groupé final, avait placé en fin de compétition de très gros morceaux signés par de très grands cinéastes. C’est d’ailleurs à l’aune de cette attente, pour le coup gigantesque, que The Immigrant de James Gray a déçu. Attention, tout de même… Gray, dont les quatre derniers films ont tous été présentés en compétition, y a systématiquement récolté les mêmes commentaires perplexes ou frustrés, avant que lesdits films, à leur sortie, ne reçoivent un accueil enthousiaste d’une presse ayant revu son jugement à la hausse, et de spectateurs qui ont l’avantage considérable de ne pas s’être empiffré 35 films en dix jours. Mais la déception est soigneusement entretenue par Gray lui-même. En effet, The Immigrant part sur une piste qu’on identifie immédiatement comme coppolienne façon Parrain 2. Plan sur la stat

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Only God forgives

ECRANS | Nicolas Winding Refn rate le virage post-Drive avec ce film vaniteux qui ressemble à l’œuvre d’un chef décorateur surdoué cherchant sans y parvenir quelque chose à raconter. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 22 mai 2013

Only God forgives

Quand on avait découvert Drive, Nicolas Winding Refn n’était plus un inconnu : la trilogie Pusher et le génial Bronson avaient déjà montré l’étendue de son talent et de ses ambitions. Si surprise il y avait, c’était celle d’un cinéaste qui synthétisait dans une forme pop et romantique un creuset d’influences et de codes qu’il arrivait à régénérer. Avec Only God forgives, Winding Refn tombe dans son propre maniérisme et ce qui hier relevait du plaisir se transforme ici en effort désespéré pour faire autre chose que de l’imagerie pure et simple. L’argument, en soi, n’est pas plus original que celui de Drive : en Thaïlande, deux frères vivotent entre matchs de boxe et trafics de drogue. Le plus âgé, dans un coup de folie, tue une prostituée, avant d’être à son tour massacré par le père éploré, poussé dans son geste par un flic sadique adepte du karaoké. Débarque alors la maman de la fratrie, qui va pousser le frangin survivant à accomplir sa vengeance. Destockage à Bangkok Passons sur le sous-texte

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Summer rose

MUSIQUES | «Avec le temps va, tout s'en va», disait le poète qui, tel Florent Pagny, n'avait pas que ça à faire de «rester planté là». Tout s'en va, sauf quand le temps (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 29 juin 2012

Summer rose

«Avec le temps va, tout s'en va», disait le poète qui, tel Florent Pagny, n'avait pas que ça à faire de «rester planté là». Tout s'en va, sauf quand le temps est beau et que la programmation est alléchante. Comme au Transbordeur dont on vous informait qu'avant de prendre des vacances bien méritées, il avait pris ses quartiers d'été en extérieur pour une poignée de Summer sessions. Commencées en douceur avec le folk de Bower Birds et St Augustine, le Saint patron clermontois des folkeux, les choses se poursuivent de manière légèrement plus musclée. Ou disons, moins bucolique. D'abord avec la new-wave extrêmement rassérénante – ce qui est plutôt rare dans cette discipline où l'on a plutôt tendance à marcher droit dans les murs en lisant du Sylvia Plath et à porter des manteaux même en été – de God ! Only Noise – les amateurs de calembours et des Beach Boys, souvent les mêmes, auront perçu le clin d'œil à l'un des chefs d'œuvres des Plagistes. Quelque part entre Taxi Girl à la plage et des Lightning Seeds en kite-surf (music), God ! Only Noise vous fera hésiter entre la danse et le punch, sa

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Du nez et de l’air

MUSIQUES | De l’audace dans les deux grandes maisons lyonnaises, du culot et de l’inattendu : l’Opéra et l’Auditorium se transcendent. Il faut le redire, Lyon a su se doter de deux orchestres à rayonnement international ; c’est rare et c'est bon. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 15 septembre 2011

Du nez et de l’air

A l’Opéra, la saison est réjouissante. Chostakovitch et un Nez très attendu en ouverture, un Parsifal qui n’avait plus retenti depuis 35 ans, une petite opérette d’Offenbach peu connue, le retour d’une brillante Carmen… Comment dire ? L’Opéra de Lyon se porte bien. La neuvième saison de Serge Dorny est éclectique, surprenante tant par les œuvres choisies que par les points de vus de chefs d’orchestres et de metteurs en scènes talentueux. Le fil conducteur, dont Serge Dorny a fait sa marque de fabrique, sera cette saison la quête. Sujet vaste, un peu fourre-tout mais qui a l’intérêt de rassembler nombre d’opéras. Le Nez arrive d’Aix où il a eu un franc succès. La mise en scène éblouissante de Kentridge y est pour beaucoup, la direction de Ono également. Parmi les autres productions, L'Enfant et les sortilèges de Ravel partagera une soirée enfance cruelle avec Le Nain d’Alexander von Zemlinski. Dans les audaces de l’année, citons Terre et cendres, opéra du compositeur contemporain Jérôme Combier, inspiré du roman d’Atiq Rahimi. Un conte sur la quête de la rédemption et de l’harmonie face à l’horreur de la guerre. L’incontournable Festival sera consacré à Puccini. Les trois opéras cho

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Chassé croisé à l’ONL

MUSIQUES | Orchestre / Pour l’un, Laurent Langlois, nouveau directeur général de l’Auditorium/ONL, c’est une première saison, celle de tous les dangers. Pour (...)

Pascale Clavel | Jeudi 17 septembre 2009

Chassé croisé à l’ONL

Orchestre / Pour l’un, Laurent Langlois, nouveau directeur général de l’Auditorium/ONL, c’est une première saison, celle de tous les dangers. Pour l’autre, Thierry Escaich, compositeur en résidence, c’est la dernière saison, celle du bilan, celle qui clôt un travail riche et approfondi avec l’orchestre. En fil conducteur, omniprésent depuis quatre saisons, Jun Märkl, on trouve un chef qui a su développer une belle cohérence au sein de l’ONL, qui a su mieux que quiconque transmettre le plaisir et la rigueur de jouer ensemble et a donné des ouvertures musicales surprenantes par une programmation audacieuse. Le nouveau directeur général, Laurent Langlois, est un homme d’action et n’a pas attendu que cette saison passe pour marquer son empreinte. Dès la rentrée, sous son impulsion, trois belles nouveautés s’installent. La série ‘Chefs d’œuvres’ viendra au secours d’un public potentiel qui n’ose que rarement franchir les portes de l’Auditorium avec un prix très accessible proposé pour entendre des œuvres du grand répertoire. Cette saison, rien de moins que le Requiem de Verdi, la Symphonie Jupiter de Mozart et la 7e de Beethoven. Dans les nouveautés encore, la série ‘Orchestres invités’

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