Inouïs du printemps de Bourges : les sélectionnés sont...

Stéphane Duchêne | Jeudi 13 mars 2014

Alors voilà. Après un marathon de deux soirées au Marché Gare qui a vu s'affronter huit candidats répartis en divers genre musicaux, la décision vient de tomber sur nos téléscripteurs. Les trois groupes chargés de défendre les couleurs de Rhône-Alpes aux Printemps de Bourges seront le duo hip-hop stéphanois un rien cramé du bulbe Schlaasss, l'électronicien Miso Soup et l'étrange duo pop Pethrol. Ca se passera respectivement les 23 (pour les deux premiers cités) et le 25 avril au 22 (ça c'est le nom de la salle) à Bourges.

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Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Tremplin | Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 17 décembre 2018

Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou plutôt elles ont déjà repris puisque nous es dévoilée la sélection rhônalpine dûment qualifiée pour les auditions régionales qui se tiendront le 26 janvier prochain à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), le 31 janvier à Bizarre (Vénissieux) et le 1er février à la Tannerie (Bourg-en-Bresse). Parmi eux quelques noms pas tout à fait inconnus des suiveurs de la scène régiono-locale en les personnes de Martin Luminet (chanson), Dowdelin (world d'obédience créolisante), Pelouse (projet de la figure grenobloise Xavier Machault), et même Piniol (savant mariage forcément foufou des cultes Poil et Ni). Ajoutez y le hip-hop du lyonnais Marty de Lutèce et du stéphan

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Les décapants Thérapie Taxi au festival Changez d'Air

Festival | Il en fallait de la suite dans les idées pour pérenniser un festival chanson pop à Saint-Genis-les Ollières hors-saison (des festivals s'entend). Ça fait (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 22 mai 2018

Les décapants Thérapie Taxi au festival Changez d'Air

Il en fallait de la suite dans les idées pour pérenniser un festival chanson pop à Saint-Genis-les Ollières hors-saison (des festivals s'entend). Ça fait pourtant 18 éditions, âge de la majorité, que ça dure et perdure. La faute, si l'on peut dire, à une programmation qui sait taper là où il faut, entre branchitude et satisfaction populaire (deux notions à prendre dans toutes leur relativité). Ainsi donc de cette édition 2018 de Changez d'Air qui verra se côtoyer, du 23 au 26 mai, aux côtés d'une Clarika ou une Giedré, une belle plante en devenir comme Pomme, un duo fouineur toujours impressionnant (Pethrol), l'énigmatique duo stéphanois Terrenoire, vu aux Inouïs de Bourges cette année ou le rappeur néo-puriste Davodka. Et surtout, surtout, les gentiment décapant Thérapie Taxi, délicieuse et vénéneuse sensation électro-french-pop que l'on conseille aux traumatisés d'Uber et ses conséquences sur notre civ

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Présélections des iNOUïs : Les 8 artistes régionaux en lice pour le Printemps de Bourges

Printemps de Bourges | Ils étaient 297 au départ, les jurys d'écoute en ont choisis 8 et comme chaque année voici les élus, les présélectionnés régionaux des iNOUïs du Printemps de Bourges 2018.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 décembre 2017

Présélections des iNOUïs : Les 8 artistes régionaux en lice pour le Printemps de Bourges

Huit projets rhônalpins (pour des raisons pratiques, la nouvelle carte des régions n'a pas impacté celle des antennes régionales des iNOUïs) qui représentent chacun l'éventail des esthétiques du dispositif. En chanson, Leïla Huissoud, piquante jeune iséroise vue à Nouvelles Voix (et à The Voice) et bercée par les grands anciens du triple B (Barbara, Brel, Brassens) côtoiera Terrenoire, projet de Raphaël Herrerias, auteur d'une chanson électro oscillant entre Murat et Massive Attack. En pop, le mot ramasse large, brilleront les univers si singuliers des Lyonnais Kcidy et Saint Sadrill (le projet crypto-wyattien du prolifique Antoine Mermet de Chromb !). En rock le trio Pratos combinera distorsion de guitare, claviers fou et batterie en furie. L'électro mettra à l'honneur le producteur isérois Nikitch et les drômois de Parquet, se définissant comme la rencontre de Pac Man et de Jeff Mills. Enfin en hip-hop, on découvrira, si ce n'est déjà fait, l'espoir du hip-hop lyonnais, mais anglophone, c'est importa

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Premiers clips : Slogan remporte le Prix artistique Le Petit Bulletin

Summer Sessions | Lors de la soirée Premiers clips, organisée comme chaque année par le collectif de vidéastes Shoot !t lors d'une Summer sessions spéciale au Transbo, c'est le (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 12 juillet 2017

Premiers clips : Slogan remporte le Prix artistique Le Petit Bulletin

Lors de la soirée Premiers clips, organisée comme chaque année par le collectif de vidéastes Shoot !t lors d'une Summer sessions spéciale au Transbo, c'est le groupe Slogan qui a obtenu, vendredi 7 juillet, le Prix artistique Le Petit Bulletin de la compétition pour la vidéo de La Beauté du geste, réalisée par Benjamin Danies. Le groupe remporte deux jours d'enregistrement au studio Jafar. Les autres lauréats Pethrol pour As far as I know, réalisé par Thibaut Ras (Prix de l'industrie technique) : Woodwire pour Elevation réalisé par Lilo et Aléèla (Prix du public Un poil court) : Retrouvez l'ensemble de la sélection

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L'Effondras (seul) lauréat rhônalpin des Inouïs du Printemps de Bourges

Inouïs du Printemps de Bourges | Fusion des régions oblige, sans doute, ce n'est pas, comme d'usage, deux mais un seul qualifié sur les huit qui représentera Rhône-Alpes sur la scène des Inouïs du (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 3 mars 2017

L'Effondras (seul) lauréat rhônalpin des Inouïs du Printemps de Bourges

Fusion des régions oblige, sans doute, ce n'est pas, comme d'usage, deux mais un seul qualifié sur les huit qui représentera Rhône-Alpes sur la scène des Inouïs du Printemps de Bourges : L'Effondras. Il sera accompagné par le duo électro-synth-pop auvergnat Brabalan (représentant l'Auvergne donc). On imagine, au regard de la qualité tous azimuts des présélectionnés de cette année, que le choix a dû se révéler d'autant plus draconien et compliqué. Toujours est-il que c'est le trio L'Effondras (deux guitares, une batterie) qui aura l'honneur de voir le Printemps et d'en secouer quelque peu le cocotier avec son post-rock à la fois renonciateur et têtu. Sans chauvinisme aucun on leur souhaite le meilleur, c'est-à-dire de déchausser quelques mâchoires en terre berruyère, le mercredi 16 avril.

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Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Electro Pop | Depuis plus de trois ans, Pethrol creuse quelques puits entre l'électronique et l'acoustique, le rythmique et le mélodique. Avec Figures, leur premier album, le groupe dévoile un véritable gisement d'or noir. À quelques heures de sa sortie, Héloïse, la chanteuse, est revenue sur l'évolution de son Pethrol.

Gabriel Cnudde | Mardi 18 octobre 2016

Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Votre musique allie le côté brut de décoffrage, très industriel de l'électro et la douceur de ta voix, comme une plume posée sur une poutre d'acier. C'est ce contraste là que vous cherchez à créer ? Héloïse Derly : C'est difficile à expliquer. Ce contraste existe, évidemment. On en parle depuis le début du projet puisque Cédric et moi avons une culture différente, même si on se retrouve parfaitement dans Pethrol. Mais au delà de ce contraste, il y a surtout une recherche de texture musicale forte. Pour l'album, on a changé nos machines pour partir sur des sons complètement analogiques. On a cherché une texture, qu'on mêle à beaucoup de rythmes percussifs, métalliques, synthétiques. À mon sens, c'est surtout ça notre ambivalence, en plus de ma voix. Notre plus gros jeu, c'est avec les parties rythmiques sur lesquelles on travaille les polyphonies. Il y a des lectures différentes de notre musique. On veut que ça parle au plus grand nombre, que ce soit simple à écouter pour que tout le monde soit emporté avec nous. Mais on veut aussi que quelqu'un qui nous écoute plusieurs fois découvre les différentes strates. C'est là qu'apparaissent des c

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Clap de début sur les clips

CONNAITRE | Le collectif de vidéastes Shoot!t reconduit son festival de clips musicaux. Un coup de projecteur original sur la scène régionale.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 juin 2015

Clap de début sur les clips

Quinze créations 100% rhônalpines, c'est le programme proposé par Shoot!t pour la 6e édition de Premiers Clips, qui met en lumière ce genre à part entière qu'est devenu la vidéo musicale – comme l'association le fait tout au long de l'année avec ses nombreuses réalisations et sessions live. Dans cette sélection, projetée sur un écran géant au Toï Toï ce jeudi 18 juin, on retrouvera notamment des productions toutes fraîches des duos en vogue Black Lilys et Holy Two, mais aussi de High Tone, Sunless et Caspian Pool, œuvres de réalisateurs aussi prometteurs que Roxane Gaucherand qui a déjà oeuvré brillamment pour De La Montagne sur Girls. Au terme de la soirée, trois prix leur seront potentiellement décernés : un Prix de l'industrie technique Transpalux (partenaire de l'événement), un Prix du public et enfin un prix artistique baptisé Un Poil Court (assorti de deux jours de tournage offerts au vainqueur dans les studios du même nom). De quoi mettre un joli coup de projecteur à double entrée sur la scène locale. Stéphane Duchêne

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Schlaasss taille dans le lard

MUSIQUES | Le duo électro-hip-hop stéphanois présente son premier album au Marché Gare. Attention, ça va couper.

Benjamin Mialot | Mardi 5 mai 2015

Schlaasss taille dans le lard

«Les Gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines» pouvait-on lire au début du siècle sur une banderole déployée lors d'un derby Lyon Saint-Étienne. Ce dont on ne se doutait pas alors, c'est que les pères en question ne se sont pas tués à la tâche. Ils ont plus vraisemblablement été réduits en charpie (et non pas en Chappie, c'est important pour la suite) par leurs propres enfants, rendus fous par l'inhalation répétée de poussières de charbon. Un clip défend cette thèse : celui qu'a tourné au Musée de la mine le collectif de vidéastes Shoot !t avec Schlaasss l'an passé, hallucinant plan-séquence filmé face caméra dans lequel le duo stéphanois, le corps agité et l'esprit libre, vocifère en terrain connu son envie de passer sa Salope de prochain au fil d'une lame rouillée. Bon, d'accord c'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est toujours moins douloureux que les nombreux sévices (leur signature : l'insertion rectale d'une Volvo) promis par Charlie Dirty Duran (physique de cheerleader névrosée, flow de

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Appel à Premiers clips

MUSIQUES | Le 18 juin se déroulera au Toï Toï Le Zinc, la déjà sixième édition de Premiers Clips, à l'initiative du collectif de vidéastes Shoot !t. Premiers clips vise (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 avril 2015

Appel à Premiers clips

Le 18 juin se déroulera au Toï Toï Le Zinc, la déjà sixième édition de Premiers Clips, à l'initiative du collectif de vidéastes Shoot !t. Premiers clips vise comme son nom l'indique à présenter à un large public et sur grand écran des vidéos musicales de groupes rhônalpins – mais, comme son nom ne l'indique pas, toutes ne sont pas des premières fois. Vidéos qui seront en compétition pour un prix. Dans l'immédiat, Premiers clips lance un appel... eh bien aux clips, selon les critères suivants : seuls les clips musicaux sont acceptés dans la compétition ; comme indiqué plus haut, ces clips n'ont pas à être obligatoirement des premiers clips au sens propre du terme ; la soirée est ouverte à toute œuvre réalisée en Rhône-Alpes pour un budget inférieur à 13 000 euros ; les films doivent avoir été réalisés après le 1er janvier ; date limite d'envoi le 18 mai. Juste le temps de shooter.

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Un œil sur... Pethrol

MUSIQUES | En partenariat avec la Ville de Lyon, le Petit Bulletin vous présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Premier épisode avec le groupe Pethrol. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mercredi 7 janvier 2015

Un œil sur... Pethrol

Pour son premier numéro Un œil sur... est allé s'intéresser au cas Pethrol (dont nous vous dressions le portrait avant les fêtes), symbole et même, sans faire injure à ses camarades, locomotive de l'émergence pop lyonnaise. Mais aussi étrange créature musicale dont on ne sait si elle a deux, trois têtes ou même plus. Sur scène en tout cas Pethrol est un duo, composé Héloïse Derly, ressortissante des Beaux-Arts et Cédric Sanjuan, batteur d'expérience, rompu à l'indépendance musicale. En 2014, conclue par le très bel EP Goldmund, leur troisième, Pethrol a emporté pas mal de choses sur son passage et développé un univers fascinant qui commence à titiller sérieusement la presse spécialisée nationale. A suivre donc, à tout point de vue.

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Pethrol : l'hydre carbure

MUSIQUES | Ni duo, ni trio, ni collectif mais presque un peu tout ça à la fois, Pethrol met sur et en scène une chanteuse-claviériste et un batteur-machiniste dont l'univers cosmique tend à s'étendre sur le monde. Au point que pour cette drôle de créature électro-pop aux accents mythologiques, on ne parlera bientôt plus d'émergence, mais d'expansion. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 16 décembre 2014

Pethrol : l'hydre carbure

Figure mythologique universelle, l'Ouroboros représente littéralement «le serpent qui se mord la queue». Sa déclinaison dans la mythologie nordique, Jörmungand, encercle ainsi le monde pour maintenir les océans en place. Il est symboliquement le début et la fin de toute chose. On ne sera que très peu étonné que Pethrol ait choisi, sur un de ses EPs, d'évoquer cette figure. Le groupe, qui définit sa musique comme de la cosmo-pop – «cosmopolite et cosmique» – semble en effet fonctionner par cycles, se nourrir de mues successives comme il se nourrit de lui-même. Ainsi Goldmund, troisième EP paru le 19 novembre dernier, clôt-il une trilogie par laquelle, comme dans les sagas, le groupe est né et s'est métamorphosé pour atteindre sa forme actuelle. «Au tout début, il y avait la volonté de créer une trilogie dont on serait sorti en 2015, confirme la chanteuse Héloïse Derly. En même temps, les trois univers de Black Gold, Golden Mean et Goldmund constituent vraiment trois portes qui s'ouvrent dans le sens d'une évolution. Il était important pour nous de trouver notre son de cette manière. Je ne dis pas qu'on l'a

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En bonnes voix

MUSIQUES | Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 18 novembre 2014

En bonnes voix

Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de la musique – tendance chanson plutôt – d'aujourd'hui et surtout de demain. En offrant d'ailleurs à peu près pour tous les goûts – tendance chanson plutôt, donc, mais en fait pas que. On ne s'étonnera alors pas d'y retrouver certains de nos chouchous locaux comme Pethrol, à deux doigts de gagner le statut de premiers de cordée qu'ils méritent. Mais aussi, Nouvelles Voix ratissant plus large, esthétiquement comme géographiquement, parfois même très loin, des découvertes (ou des "à découvrir si ce n'est déjà fait") comme le Bordelais Talisco (vu cet automne à Just Rock?), l'Israëlienne aux instruments venus d'ailleurs Lior Shoov, les Toulousains pluridisciplinaires de Kid Wise ou encore Klô Pelgag, Québécoise quelque peu extra-terrestre (d'où sans doute, ce nom crypto-Klingon). Et puis comme on fête une décennie (ou peut-être que ça n'a rien à voir, après tout), le festival s'offre une belle soirée de gala. En tête d'affiche Hollysiz,

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Lyon's Club

MUSIQUES | Qu'elle soit un concept fumeux ou pas, la scène musicale lyonnaise est là et bien là. La preuve avec ce petit passage en revue – non exhaustif – d'un automne rock'n'gone. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Lyon's Club

Lors d'une discussion en ligne portant sur les coiffeurs, leurs pronostics de football et l'Olympique de Marseille, un grand connaisseur du rock et de bien d'autres choses nous lâcha, magie d'un fil de discussion : «le concept de groupes lyonnais, well... ». Certes, toute personne rejetant l'idée que l'on puisse être Lyonnais juste «parce qu'on a fait sécher ses chaussettes une fois à Lyon», comme nous l'a récemment exposé notre critique cinéma maison, souscrira sans mal à cette réflexion. Mais on ne va pas faire comme si "ces gens-là" n'existaient pas puisqu'ils ne cessent de nous prouver le contraire. Telle Billie, qui nous prépare quelques remixes des titres de son album Le Baiser. L'excellent album de Denis Rivet – ex-King Kong Vahiné pour les intimes – est à venir, lui, le 30 octobre, et Denis jouera un peu partout pendant cet automne à commencer par ce même jour, le

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La tête et les jambes

MUSIQUES | Qui a dit que le vélo était un sport de ringards aux jambes rasées ? Pas le festival Roulez jeunesse, qui tout au long d'un programme alliant joie de la pédale et plaisir musical entend réconcilier petite reine et rois de la hype. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juin 2014

La tête et les jambes

Au départ, à ce qu'on avait entendu, Roulez Jeunesse entendait célébrer le cyclisme dans ce qu'il a, sans mauvais jeu de mots, de plus "classique" : les cuissardes à peau de chamois, le Tour de France, le bronzage en T. Autant de choses qui passionnent l'un des initiateurs de l'événement : le directeur du Transbordeur, Cyrille "Guimard" Bonin, incollable sur la petite reine et la Grande Boucle.  On ne sait guère ce qui a rendu cet événement moins orienté sur le versant Laurent Brochard de la pédale que vers son côté hip, toujours est-il que le chemin emprunté est un peu différent. Et peut-être un peu plus cohérent avec l'idée de mariage vélo-musiques actuelles – la vérité c'est que les mecs du Tour de France n'écoutent bien souvent que de la daube entre deux soufflantes de Marc Madiot dans l'oreillette ; la vérité c'est que le cycliste pro a les goûts musicaux de Gérard Holtz.  Niveau vélo en effet, ce sera plus ambiance fixie (ce vélo sans dérailleur qui fait fureur chez les hipsters qui aiment à prendre les bosses en 53x12), BMX, et bike polo (du polo garanti 100% sa

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Inouïs du Printemps de Bourges : le compte-à-rebours en vidéo

MUSIQUES | Jusqu'à la veille des Auditions Inouïs du Printemps de Bourges sises les 13 et 14 février au Marché Gare, découvrez chaque jour l'un des candidats de l'antenne Rhône-Alpes Tagada Tsoin Tsoin. Et en avant-première les vidéos live réalisées tout exprès pour l'occasion par les shooteurs fous de Shoot !t. Huitième et dernier épisode avec la Hip-pop de Joe Bel. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 7 février 2014

Inouïs du Printemps de Bourges : le compte-à-rebours en vidéo

Joe Bel (pop) S'il y a une artiste qui mérite le qualificatif de « découverte » sur, disons, l'année et demie écoulée, c'est bien Joe Bel. En l'espace d'une grosse poignée de mois, la jeune femme est passée de concerts en petit comité et en mode guitare-voix à des premières parties inespérées à ce stade de la compétition (Corneille, Ms Dynamite au Stade des Alpes, Ólafur Arnalds à l'Epicerie Moderne), incluant une tournée en ouverture d'Asaf Avidan conclue à l'Olympia (rien que ça). Des concerts qui se comptent par dizaines et presque autant de sollicitations médiatiques pour cette folkeuse pop à la voix soul et au feeling hip-hop. Un album arrivera très bientôt pour non pas boucler la boucle mais pour franchir une nouvelle étape, après celle d'une formule scénique qui la voit désormais se produire en groupe et, pour la première fois, dans le cadre des Inouïs, avec une batterie chargée de rajouter – s'il en fallait – encore un peu plus d'épaisseur au groove irrésistible de demoiselle Bel. Au Marché Gare, vendredi 14 février.

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Party hard !

MUSIQUES | Le versant électronique de la Fête de la musique telle qu'on la célèbre à Lyon ressemble à un Apéro sonore à retardement (la gratuité, le réenchantement de l'espace public, l'hédonisme en partie diurne, tout ça). La programmation de qualité en moins ? Pas nécessairement. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 juin 2013

Party hard !

Chaque année, c'est la même question qui revient : où passer le soir du 21 juin lorsque l'on n'a d'oreilles que pour les onomatopées de synthèse ? Déjà, pas dans Lyon extramuros, où chorales et fanfares règnent quasiment sans partage. En centre-ville en revanche, au moins quatre spots valent le détour. D'abord la très populaire place Colbert, dans le premier arrondissement, où l'association Dofus Dofus proposera un plateau ghetto ascendant tropical de haute volée (avec Douster, JayWeed et

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L'électro sur son 31

MUSIQUES | Les musiques électroniques sont, dans bien des métropoles françaises, le parent pauvre de la Fête censée les célébrer. À Lyon, elles en sont plutôt l'enfant gâté. Benjamin Milaot

Benjamin Mialot | Jeudi 14 juin 2012

L'électro sur son 31

À Clermont-Ferrand, les musiques électroniques servent de jingles publicitaires à des patrons de bar plus sensibles au tintement de l'or nordique qu'au foisonnement de la scène britpop scandinave. À Grenoble, où l'on enflamme plus volontiers des bolas que des dancefloors, elles sont tout juste bonnes à raviver chez les étudiants le souvenir des soirées «désintégration» données un mois plus tôt. À Tulle, elles sont des beats de foires, qu'on fait parader au rythme trépidant d'un petit train touristique. Quid de Lyon ? Il en va tout autrement : ici, la house, la minimale et toutes leurs copines synthétiques sont autant de Grâces pour lesquelles aucun temple n'est trop beau. Cette année encore, la Ville a ainsi réquisitionné les environs du terrain de Tola Vologe, usuellement dévolu aux entrainements de l'Olympique Lyonnais, pour y installer six remorques sur et aux abords desquels se relaieront de la tombée de la nuit au petit jour des Dj's sélectionnés par des assos aussi notoires que Elektro System,

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Rencontres du troisième bleep

MUSIQUES | Entretien / On leur doit la poussée d’Aphte Punk, la découverte d’Alienhearts et l’ébullition de Miso Soup. Seb Carret et Martin Leclercq, deux geeks dans la petite trentaine, ont créé Galacticut en 2007 avec la ferme intention de mettre du freak dans leurs fêtes. Du Ninkasi à La Marquise, de Dead Drops en Beat Bindum, survol d’une galaxie qui ne manque pas d’air. Propos recueillis par Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Vendredi 25 février 2011

Rencontres du troisième bleep

Petit Bulletin : Quelle a été l’idée motrice, le starter de Galacticut ?Seb Carret : On aime bien faire la fête et nous sommes un peu utopistes sur les bords, donc on s’est dit : pourquoi ne pas vivre de notre passion ? C’était en 2007. Depuis l’idée ne nous a pas lâché. Après plusieurs jobs au sein de labels (Pias), radio (C’Rock), festivals (Les Authentiks), on a créé l’association. À l’époque, la minimale régnait en maître sur les dancefloors. Comme nous étions adeptes d’une électro un peu plus dure, on a fait en sorte qu’il y ait de la place pour tout le monde… Comment avez-vous vous-mêmes vécu la nuit à Lyon avant de créer votre propre organisation de soirées ?Depuis mon arrivée en 96, la nuit lyonnaise a beaucoup évolué. Il y a eu la création des Nuits sonores, l’ouverture et la fermeture de nombreux lieux, une réglementation de plus en plus restrictive… J’ai vu Saint Germain et Daft Punk passer au Transbordeur en 98 : ce sont deux artistes fondamentaux pour moi qui ait découvert l’électro avec la première vague «french touch». Martin, lui, vient de l’underground, de la scène rave et free party. Le mélange qui résulte de notre association n’est p

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Miso Soup

MUSIQUES | N’en déplaise à son nom de scène, le premier maxi du newcomer sorti chez Bee n’est assurément pas de la soupe. Mais ses accointances avec la culture nipponne (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 21 octobre 2010

Miso Soup

N’en déplaise à son nom de scène, le premier maxi du newcomer sorti chez Bee n’est assurément pas de la soupe. Mais ses accointances avec la culture nipponne résonnent dès l’intro de That’s The Way The Cookie Crumbles. Plus sushi que cheesecake, les saveurs électronica de Miso Soup croustillent entre délicatesses shamisen et déferlantes 8-bit, un peu comme si Susumu Yokota rencontrait dDamage dans les cuisines de Goman Etsu. Mais c’est à La Marquise, jeudi 28 octobre, que ce jeune gone tout fou du tofu viendra sabrer ses breakbeats flambés au saké. That’s the way the dashi crumbles ?SL

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