Insomniaque - Semaines du 30 avril au 13 mai

MUSIQUES | Trois soirées à ne pas manquer dans les deux semaines à venir : Flight Facilities au Double Mixte, la nouvelle collaboration entre Haste et SNTWN au Club Transbo et Ron Trent au DV1. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 29 avril 2014

30.04 Basement
Comme remède musicale à l'angoisse à plus de 10 000 mètres d'altitude, on connaissait le Music for Airports de Brian Eno. Depuis 2010, on peut aussi calmer ses crises de broyage d'accoudoirs avec l'électro-pop élégiaque et tintinnabulante de Flight Facilities, duo de Pygmalion australiens – à chaque tube (en tête le superbe Clair de Lune) ou presque sa diva inconnue au bataillon – qui risque cette semaine de se retrouver bien à l'étroit au Double Mixte. A moins que Fritz Kalkbrenner, valeur sûre de l'écartement de murs et seconde tête d'affiche de la soirée, ne foule la scène avant lui.

07.05 Live Acts #3

Un jour, promis, nous vous dresserons plus longuement le portrait de Noma, Raja et Visitors for Reworks, les trois têtes dansantes du Palma Sound System. Soit l'une des plus efficaces machines à transpirer du coin, comme l'ont prouvées leurs prestations en embuscade de pointures comme Todd Terje et Robert Hood. A l'invitation des désormais inséparables collectifs Haste et SNTWN, ils remettront ça au Club Transbo aux côtés de plusieurs autres hot prospects de la musique électronique française, de la ténébreuse P.I.L.A.R. à l'émérite duo francilien Society of Silence, qui plus est en live.

10.05 I'm Ron Trent

Une légende du Michigan chasse l'autre au DV1, si bien qu'il faudra bientôt renommer la rue Roger Violi rue du Premier mix et la tapisser de plaques commémoratives. Ron Trent ne volerait pas la sienne, lui qui n'a même pas attendu d'avoir son diplôme de fin d'études secondaires pour offrir à la techno un de ses classiques intemporels (le planant Altered States, en 1990). C'est toutefois en emmenant la house aux confins du jazz et de l'afrobeat que ce fils d'un DJ versé dans le disco a bâti sa légende. Comme sur son exotique et néanmoins séminal premier album, le joliment titré Primitive Arts.

Live acts 3

Zadig (live) + Society of silence (live) + Palma sound system (live) + Fall + P.I.L.A.R

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


I'm Ron Trent

DV1 6 rue Violi Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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En août, les filles prennent le pouvoir au Sucre

MUSIQUES | Au Sucre, le vendredi, c'est frenchy (XIII de France, panorama de la musique électronique bien de chez nous), le samedi, c'est (...)

Benjamin Mialot | Mardi 28 juillet 2015

En août, les filles prennent le pouvoir au Sucre

Au Sucre, le vendredi, c'est frenchy (XIII de France, panorama de la musique électronique bien de chez nous), le samedi, c'est blacky (Black Summer, cycle mettant au jour les racines africaines des musiques à danser contemporaines)... Et le jeudi ? Le jeudi, c'est désormais girly avec les soirées Girls on Top qui, non contentes de mettre à l'honneur des selectas d'un autre genre, furent-elles d'ici (la vénéneuse P.I.L.A.R., les piles électriques du crew Too Girly DJ's) ou d'ailleurs (la Londonienne Moxie, qui pourra bientôt prendre la double nationalité vue la régularité de ses venues), sont gratuites.

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Braquage à l'anglaise

MUSIQUES | Largement responsable, avec ses soirées au Club Transbo, du dynamisme actuel de la culture club lyonnaise, Haste ambitionne maintenant de remettre la production au centre du débat. Portrait d'un collectif qui, en dépit de ce que laisse entendre son nom, ne confond pas vitesse et précipitation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 4 février 2014

Braquage à l'anglaise

«Il y a plein de drôles d'oiseaux dans le milieu des musiques électroniques. Nous, nous sommes des corbeaux : nous sommes à l'écart, par choix et parce qu'en France et à Lyon en particulier, la culture techno fait défaut». Dressé à l'automne 2012 par l'intraitable groupuscule CLFT, ce sévère constat est depuis quelques mois battu en brèche : du fumoir tamisé du Terminal à la terrasse panoramique de La Sucrière, le 4/4 post-industriel n'a jamais autant eu le vent en poupe à Lyon. Question de contexte, son mode de consommation, pour le moins hédoniste, s'accordant particulièrement bien avec le rude climat social du moment. Question de rajeunissement du public aussi, autant le fait d'un passage de relais démographique que le signe d'une maîtrise croissante des nouveaux canaux de communication. Question de militantisme surtout. Notamment celui du collectif Haste, dont les soirées ouvrent depuis deux ans de nouvelles perspectives esthétiques et éthiques. Le cœur sur la Manche Retour au début de l'année 2011. Cela fait déjà quelques temps que le dénommé Pierre Serafini cherche un moyen de traduire scé

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Insomniaque - Semaine du 22 au 28 janvier

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le collectif Haste au Terminal, Anoraak au Kao et Kasper Björke au Sucre.

Benjamin Mialot | Jeudi 16 janvier 2014

Insomniaque - Semaine du 22 au 28 janvier

23.01 DriveAprès avoir ouvert sa résidence au Club Transbo à des structures partageant son approche pointilleuse et débrouillarde du clubbing et en attendant le lancement de son label, le collectif techno Haste ne perd pas une occasion de faire de parler de lui. Cette semaine, c'est ainsi le Terminal qu'il investit, le temps d'une soirée qui verra se succéder nul autre que ses quatre piliers : le fondateur PEEV (également connu de nos services en tant que producteur d'electronica tactile sous le nom d'Opti), la vénéneuse P.I.LA.R., l'énigmatique Heblank et le cadet Owlover. Si si la famille. 24.01 AnoraakFrédéric Rivière aurait pu se satisfaire de ses rentes de berger à poneys (il est le batteur scénique des trop dociles Pony Pony

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Nuits Sonores 2013 - Jour 3

MUSIQUES | L'événement de cette troisième journée de Nuits Sonores était la tenue de la toute première Boiler Room (des DJ sets pour happy few retransmis sur le web) lyonnaise. Nous n'y étions pas. Tant mieux, sans quoi nous serions passés à côté d'un paquet de prestations mémorables. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 11 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 3

Le troisième NS Days était placé sous le signe de la cérébralité, voire de la prise de tête. Le quatrième, lui, aura fait la part belle au corps et à sa mise en pièces méthodique. A coups de kicks plus compacts que les marteaux maniés par Kaori dans le manga City Hunter (Nicky Larson en version franchouillarde) sous la verrière, où les puristes techno Shifted, DVS1, Planetary Assault Systems et Ben Klock ont rivalisé d'implacabilité – surprise, à ce petit jeu, ce n'est pas le patron du label Klockworks, dont le set avait l'an passé failli démolir l'Hôtel-Dieu avant l'heure, qui s'en est le mieux tiré, mais l'Anglais qui a ouvert le bal. A coups de riffs abrasifs du côté du hangar, qui aura notamment vu se succéder Girls Against Boys, le temps d'un concert qui, à défaut d'être à la hauteur de la réputation de ces figures du post-hardcore, a surclassé en tension celles de bon nombre de petites frappes bruitistes, et le duo synth punk australien Civil Civic – qui, joie, n'a rien pe

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Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

MUSIQUES | Au moment de lever le voile sur le volet diurne de Nuits Sonores 2013, les équipes d'Arty Farty étaient si ric-rac que c'est avec des valises oculaires éligibles à une "franchise bagages supplémentaires" qu'elles ont animé la conférence de presse correspondante. Cette fois, elles étaient en avance : censée tomber jeudi 21 février, la programmation nocturne de la onzième édition du festival a été révélée la veille, le teint frais et le sourire franc. La voici.

Benjamin Mialot | Mercredi 20 février 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

Editorialisation. Tel est, plus encore que pour les éditions précédentes, le maître-mot de cette onzième édition de Nuits Sonores. On a pu le vérifier avec les NS Days et leurs scènes labellisées (une portant l'emblème de la bible en ligne Resident Advisor, une sponsorisée par la Red Bull Music Academy et une consacrée à la carte blanche à Bruxelles), c'est au tour des Nuits, sises comme l'an passé (mais pour la dernière fois) aux anciennes usines Brossette et organisées, toujours comme l'an passé, en trois scènes aux dimensions décroissantes, de se faire l'écho de ce souci de cohérence. Qui par le biais d'un partenariat avec un festival, qui via un regroupement géographique, qui à la faveur d'une délégation d'une partie de la fonction de curateur à un artiste. Au-delà de ce qu'elle induit en termes de mise en réseau et d'image, la démarche aboutit sur un net renouvellement de la proposition artistique formulée par Arty Farty : cette année, les big names se comptent sur les doigts de la main, la programmation s'équilibrant entre pointures discrètes et nouveaux venus en pleine bourre.A cette aune, on attend beauco

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