Insomniaque - Semaine du 21 au 27 mai

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Com Truise au Sucre, Marquis Hawkes au DV1 et Clara Moto, Arandel et Cubenx à l'Île Barbe. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 20 mai 2014

21.05 Com Truise

Déjà quatre ans que sa carrière a débuté, et Com Truise n'a toujours pas enregistré de remix de Take My Breath Away, le slow à gros synthés qui accompagnait le baiser réconciliateur de Tom Cruise et Kelly McGillis dans Top Gun. Un comble pour ce fétichiste des années 80, dont les productions évoluent aux confins de la synthwave pour soleil couchant de Tangerine Dream et de l'ambient à grand angle de Boards of Canada. Il ne faudra pas compter sur son live au Sucre pour corriger le tir. Pour qu'il vous donne envie de longer les côtes californiennes au volant d'un cabriolet rétro, en revanche...

23.05 H&S 1

Avec son pseudonyme de dealer louisianais et son ingéniosité sans cesse renouvelée en matière d'anonymat (bandages, capuche, bandana, il a tout essayé, même le sac en papier à slogan façon Shia Laboeuf), Marquis Hawkes a tout pour déplaire au sourcilleux Laurent Weil. Sa musique aussi : brute de décoffrage et suffisamment acide pour être perçue comme une conséquence de la pollution atmosphérique, la house de ce Britannique exilé à Berlin pourrait bien briser le cœur de cet «amoureux de la musique» qu'est le monsieur cinéma de Canal + s'il se pointait au DV1 ce vendredi. On croise les doigts.

24.05 Infiné Veritas

La recherche avance : on a enfin trouvé mieux que les soirées à base de rhum, de femmes, de bière et de valses à l'accordéon. On a trouvé "Infiné Veritas", bacchanale électronique organisée sur l'Île Barbe par l'agence Vinaigrette en apéritif de Nuits Sonores. Au programme : des dégustations de crus triés sur le volet par les sommelières nouvelle génération de Girls Gone Wine, et des rythmes forcément entêtants, distillés par l'avant-garde de l'élégant et discret label Infiné. Soit la "polyamoureuse" Clara Moto, le poly-instrumententise masqué Arandel et le polygone Cubenx. Gouleyant.


Infiné Véritas

Extra Nuits sonores avec Clara Moto, Cubenx, Arandel et Freddy Pogo
Île Barbe Lyon 9e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Com Truise + Käpäk


Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Marquis Hawkes

+ Heblank + Horstmeier & Stonn
DV1 6 rue Violi Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Arandel : « aussi compliqué que se remixer soi-même »

Electro-Bach | Même si c'est une première partie, c'est l'un des événements des Nuits de Fourvière : la transposition du fabuleux InBach d'Arandel sur scène. Avec pour ce concert lyonnais, une pléiade d'invités et des arrangements de cordes. Un événement qui se double de la sortie d'InBach vol.2 composé d'inédits de la rencontre Bach/Arandel.

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 juin 2021

Arandel : « aussi compliqué que se remixer soi-même »

Comment as-tu mis au point ce live d'InBach ? Arandel : Au départ, c'est un projet en trio avec Ornette aux claviers qui s'occupe de toutes les parties de Bach. Je voulais qu'il y ait quelqu'un sur scène pour les jouer, que ce ne soit pas uniquement de l'électronique ou des bandes. Il y a aussi Flore aux machines et moi sur plusieurs instruments, du chant, de la flûte, des claviers, de la batterie. On joue majoritairement InBach mais aussi quelques morceaux des albums précédents qui trouvaient leur place, ce qui n'était pas évident. Avant les live d'Arandel, c'était 1h10 sans pause, les morceaux étaient fondus, enchaînés, dans un format plus club. Là, c'est plus classique avec des pauses pour respecter les morceaux de Bach. À Fourvière c'est un peu spécial, avec des invités présents sur l'album... Oui, l'an dernier, on devait avoir ce live à Days Off à la Philharmonie de Paris. C'est le projet qu'on avait vendu à Fourvière mais les deux concerts

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Arandel, Bach to the future

Histoire d'un disque | En donnant sa vision personnelle et électro-pop de la musique de Bach, Arandel livre, avec InBach une sublime profession de foi de ce que doit être la musique : une matière vivante, un phaéton temporel autant qu'une créature mutante. Et au passage tombe le masque enfilé il y a dix ans.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 janvier 2020

Arandel, Bach to the future

Voilà dix ans, nous vous présentions ici-même Arandel : insaisissable créature musicale sans visage, soumise à un dogme imposant la contrainte comme seule voie possible vers la liberté artistique : l'invisibilité donc, mais aussi et surtout cette idée de composer de la musique électronique en ne recourant qu'à l'organique, en laissant de côté le numérique, les instruments virtuels, le sample – bref en jouant tout « à la main ». Une sorte d'électro artisanale où le geste compte autant que l'idée. Et, pour finir, des morceaux exclusivement composés en ré ("D" selon la nomenclature anglo-saxonne). La chose était née presque par accident, à la suite d'une poignée de remix, laboratoire parallèle et provisoire d'un musicien lyonnais connu sous l'alias Scalde, que l'on voyait alors en chef de file de la scène pop lyonnaise. Sauf que InD, l'album livré alors sur le label d'avant-garde InFiné, frappa suffisamment les esprits pour que la créature – telle celle de Frank

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 23 mai 2017

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

24.05.17 > LE SUCRE CLARA MOTO Le label Infiné fête dix printemps d'aventures transversales, de quêtes sonores, de défrichage alliant musiques électroniques, contemporaines et improvisées. Une partie de ses représentants se retrouve au Sucre pour souffler les bougies, avec la mélancolique et superbe techno de l'autrichienne Clara Moto, mais aussi Apparat, Arandel, Dresde et Almeeva. Curieux. 24.05.17 > BELLONA AMOUR FESTIVAL L'un des spots off qui risquent encore une fois de s'annoncer très cool à fréquenter durant la semaine de Nuits Sonores, c'est la péniche Bellona qui fait carrément son propre festival si bien nommé, Amour, du mercredi au dimanche, conviant une star comme Max Cooper mais aussi le grand Manoo, Traumer, Raresh, Axel Bauman, Folamour, Kiko, Anton X... Plage. 26.05.17 > NINKASI HAPPINESS THERAPY Pas de bon festival sans un off qui gratte la plante des pieds : c'est le crew Happiness Therapy, instigateur de fêtes house de goût sûr, qui s'y colle en squattant deux soirs d'affilée (vendredi + samedi) le Ninkasi, en terrasse et i

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Les chants des machines

MUSIQUES | Pour les gens de la musique électronique, l'image et la lumière ne sont (trop) souvent que des placebos pour laptopgazer – comme on parle de shoegazers (...)

Benjamin Mialot | Mardi 24 février 2015

Les chants des machines

Pour les gens de la musique électronique, l'image et la lumière ne sont (trop) souvent que des placebos pour laptopgazer – comme on parle de shoegazers pour les guitaristes obnubilés par leurs pédales d'effet – souffrant d'une sévère carence de charisme. D'une certaine manière, le Mirage Festival inverse ce rapport de subordination, investissant Le Sucre pour deux showcases conçus comme des soirées d'appel destinées à attirer l'attention sur les sections moins intelligibles du festival. Le compromis s'arrête là, Monkeytown et Crème Organization, les deux labels à l'honneur de ces soirées, comptant parmi les plus insaisissables du Vieux Continent. Le premier, tanière de Modeselektor, par la polissonnerie – qu'on pourrait ici orthographier avec un y – avec laquelle ses pensionnaires, en l'occurrence Bambounou et le solaire Benjamin Damage, se jouent des codes de la techno. Le second, fondé à Amsterdam voilà tout juste quinze ans par DJ TLR, par sa propension des siens (y compris les petits derniers, Marquis Hawkes et Innershades), émulée depuis par L.I.E.S., à avilir la h

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Insomniaque - Semaines du 24 décembre au 7 janvier

MUSIQUES | Les trois RDV nocturnes à ne pas manquer pendant les fêtes : Marshall Jefferson au DV1, Clara Moto au Sucre et Claptone au Kao. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 18 décembre 2013

Insomniaque - Semaines du 24 décembre au 7 janvier

28.12 I'm Marshall Jefferson Question musique. Indice visuel ci-contre. Top ! Né à Chicago, je débute comme producteur, enregistrant en 1985 un morceau qui préfigurera l'acid house : l'hilare et clignotant I've Lost Control de Sleezy D. Move Your Body, mon premier tube, considéré avec ses chœurs quasi-évangéliques et ses piqués de basse funky comme une pierre fondatrice de la house, paraitra l'année suivante. La suite de ma discographie aura beau rester un cran en dessous de ces classiques, elle fera honneur à ma réputation de pionnier. C'est d'ailleurs en cette qualité que me reçoit le DV1. Je suis ? Marshall Jefferson ! Bravo, vous savez lire.   03.01 InFiné Label Night

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Insomniaque - Semaine du 3 au 9 juillet

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 27 juin 2013

Insomniaque - Semaine du 3 au 9 juillet

05.07 Un été suédoisOn connaissait l'été indien, cette saison qui n'existe que dans le nord de l'Amérique. C'en est un scandinave que la marque suédoise WeSC invite à passer gratuitement tous les vendredis (jusqu'au 30 août) à La Plateforme, avec la complicité de quelques méritants collectifs locaux (Basse Résolution, Palma, Propagang...) et de Clara Moto, dans le rôle du solstice. Vous auriez trouvé plus logique et exceptionnel que se produise The Field ou The Embassy ? Nous aussi. Mais nous avons trop d'estime pour la tech house so cute de la belle Autrichienne pour faire la fine oreille. 06.07 La GuinguetteComme nous vous l'annoncions dans nos colonnes en mai, Sophie Broyer quittera prochainement la direction de L'Épicerie Moderne. Le samedi qui vi

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Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 4. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 20 mai 2012

Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

Trois sur neuf. Nous n'avons deviné les noms que de trois des neuf invités qui, hier, se sont relayés jusqu'au petit jour aux platines de la secret stage des anciennes usines Brossette. Même pas la moyenne. Nulle incompétence derrière ce pronostic de parieur mutuel urbain du dimanche, seulement le reflet du crédit que l'on accorde à Nuits sonores. Quitte à éprouver des regrets là où tout ne devrait être que gratitude.     Stage divin Il faut reconnaître qu'Arty Farty nous a fait un beau cadeau avec ce secret stage, foulé dans l'ordre par Clara Moto, The Hacker, Gesaffelstein, Oxia, Dixon, un Ricardo Villalobos tout juste remis de son examen du très exigeant catalogue du label ECM aux Célestins, Brodinski, Agoria et Laurent Garnier. Reconnaître également que, même si nous étions en attente d'une surprise qui n'est jamais venue, d'un

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Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

MUSIQUES | À quelques heures du coup d'envoi du premier bouquet final de la dixième édition de Nuits Sonore (le second étant, comme vous le savez, le highly anticipated concert de New Order), prenons quelques minutes pour faire le point.

Benjamin Mialot | Samedi 19 mai 2012

Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

Des rumeurs plus ou moins folles voire carrément démentes circulent quant à l'identité des mystérieux Dj's qui auront l'honneur/la lourde tâche de tenir la grande scène de Brossette samedi soir pour la Ten years secret stage. Agoria Co-fondateur du festival et poster boy de la musique électronique d'ici, Sébastien Devaud ne peut pas ne pas être du lot. Probabilité : 100% Laurent Garnier Un habitué des lieux qu'on ne présente plus. Il se murmure qu'il mixera en compagnie de son collègue du dessus. En tout cas, il sera forcément là : il n'a plus de place dans son calendrier, sauf, comme par hasard, le 19 mai. Probabilité : 100% Clara Moto L'Autrichienne a droit à un portrait dans le journal frappé du sceau Red Bull qui circule sur le festival... alors qu'elle n'est pas programmée. Coïncidence ? On ne pense pas. Probabilité : 80% Daft Punk Le ouï-dire le plus invraisemblable, à tel point qu'il a depuis sa diffusion été

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MUSIQUE – ÉLECTRO

MUSIQUES | Clara Moto

Dorotée Aznar | Jeudi 1 avril 2010

MUSIQUE – ÉLECTRO

Une blonde lutine aux allures enfantines, un elfe égaré au pays de Sissi ; Clara Moto ressemble plus à une étudiante en lettres modernes qu’à une impératrice du BPM. Elle mène pourtant les deux en parallèle, donnant ici le nom d’Emory Bortz (personnage romanesque de Thomas Pynchon) sur un titre où gazouillent les pinsons, composant là un premier album conçu comme un journal intime, entre house fluette et élégies esthètes. Repérée en 2007 par Agoria, qui signe son Glove Affair pour lancer le label Infiné, on ne s’étonnera pas de retrouver la jeune Autrichienne dans le cadre des Siestes Sonores, pour une bonne plane dominicale. Mais preuve que sa musique s’écoute aussi à la verticale, Clara Moto sera d’abord à l’Ambassade, jeudi 8 avril, pour nous ciseler un de ses mixes d’orfèvre cousu de fil électrophile. SL

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