Insomniaque - Semaine du 11 au 17 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : les 10 ans de "Kiblind" au Sucre, Dense & Pika au DV1 et Todd Edwards au Club Transbo. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 juin 2014

Photo : Todd Edwards - DR


12.06 10 ans Kiblind : La GIF Party

Faire du format d'image préféré des zonards des imageboards le support de créations visuelles avant-gardistes, tel est le défi que se sont lancés nos confrères de Kiblind pour leurs dix ans – fêtés au Sucre. Pourquoi pas. Surtout que c'est au son de la pop indomptable et hallucinée des Marquises et de la techno toujours plus méconnaissable de Mondkopf – son récent Hadès est un monstre de bruitisme lovecraftien, dont les trompettes apocalyptiques suintent de la harsh noise en clair-obscur de Ben Frost et des drones abyssaux de Suun O))) – qu'ils le relèveront.

 

13.06 H&S #2

Après un détour limite situationniste par le hip hop dans le cadre du Circuit Nuits Sonores, le DV1 reprend cette semaine le droit chemin de la techno. Et ce n'est pas qu'une façon de parler : plus direct et dévastateur que les morceaux que les Britanniques Alex Jones (fondateur du label Hypercolour) et Chris "Glimpse" Spero publient sous le nom de Dense & Pika depuis 2011 – et même si le petit dernier, Colt, repose sur un riff de piano comme surgi de l'âge d'or de la house de Chicago – y a pas. Un rouleau-compresseur à deux billes dont on aurait bloqué l'accélérateur, à la rigueur.

 

14.06 Encore

Il a remixé Dimitri from Paris, Justice ou Phoenix, prêté sa voix à Daft Punk (une fois sur le sidéral et sidérant Discovery, une autre sur le besogneux et clinquant Random Access Memories), co-produit un EP avec Surkin... Todd Edwards est, en somme, le plus francophile des producteurs américains de house. Cet as du cut up sonore est surtout l'auteur de l'un des albums les plus sous-estimés du genre, Odyssey, incomparable collection de dancefloor fillers au format pop et à l'humeur maussade et influence revendiquée de Burial. C'est à cet égard que sa venue au Club Transbo est un petit événement.


10 ans de Kiblind : la GIF party

Mondkopf + Gasface + Peev + Les Marquises
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Dense & Pika


DV1 6 rue Violi Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Encore

Avec Todd Edwards + Dauwd

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Les Marquises, à battue rompue

L'album | Il y eut, en 2010, Lost Lost Lost, album du bout du monde posant les bases d'un groupe dont le nom était une carte – de visite, d'un monde musical (Les (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 9 juin 2020

Les Marquises, à battue rompue

Il y eut, en 2010, Lost Lost Lost, album du bout du monde posant les bases d'un groupe dont le nom était une carte – de visite, d'un monde musical (Les Marquises, archipel le plus éloigné de tout continent). L'auditeur le plus avisé peinait à planter un drapeau valant étiquette sur cette terra musica ingognita, Il y eut Pensée magique, plus farouche, tribal, frappant aux portes de la folie. Conquise par Les maîtres fous, l'île exhalait en retour sa nature sauvage. Il y eut, plus sombre, A night full of collapses, (faux ?) airs lynchiens, d'aboutissement, nous entraînant dans un dédale d'invités (Matt Elliot, Christian Quermalet, Olivier Mellano, Jeff Halam). C

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Les Marquises : « une musique d'effondrement intérieur »

Post Pop | Dix ans après un album inaugural qui marqua durablement de son inquiétante étrangeté les amateurs de musique pas comme les autres, Les Marquises reviennent avec un quatrième disque, La Battue, sur lequel le vrai-faux groupe du Lyonnais Jean-Sébastien Nouveau joue la carte de l'intime.

Stéphane Duchêne | Jeudi 4 juin 2020

Les Marquises : « une musique d'effondrement intérieur »

Après notamment le peintre Henry Darger pour Lost, Lost, Lost (2010), les cinéastes Jean Rouch et Werner Herzog pour Pensée magique (2014), quelle a été l'inspiration de La Battue ? Jean-Sébastien Nouveau : C'est justement le premier disque qui n'est pas basé sur un grand thème ou une idée directrice. L'idée n'était pas tant esthétique que celle de former un duo de compositeurs et de musiciens avec Martin Duru (NdlR : avec lequel il a fondé Immune et Colo Colo), avec le moins d'intervenants possible et où je chante tous les morceaux. Soit l'inverse de ce qu'on a fait jusqu'à présent où j'invitais systématiquement des chanteurs (Jordan Geiger, Matt Elliott) ou des musiciens (Olivier Mellano, Christian Quermalet). On voulait avancer de manière beaucoup plus intime et comme un bloc. L'esthétique du disque s'est dessinée un peu toute seule au fur et à mesure des morceaux. Habituellement, je compose seul et Martin vient m'aider au moment des arrangements. Là

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Kiblind #70

L'œuvre de la semaine | Avec María Medem, les nuits d’été et ses brises qui rafraîchissent l’épiderme semblent s’étirer à l’infini. Dans d’immenses paysages à l’apparence vide, mais en (...)

Sarah Fouassier | Mardi 15 octobre 2019

Kiblind #70

Avec María Medem, les nuits d’été et ses brises qui rafraîchissent l’épiderme semblent s’étirer à l’infini. Dans d’immenses paysages à l’apparence vide, mais en réalité gorgés de possibilités narratives, l’illustratrice espagnole nous embarque dans un rêve naturaliste. Parmi sa clientèle, figurent des grands de la presse comme le New York Times, le New Yorker, Le Monde Diplomatique ou encore Wired, Axy Magazine et l’excellent magazine lyonnais Kiblind, qui publie une création originale sur la couverture de sa dernière édition. À l’image de cette fille en jupette, suspendus nous sommes. Suspendus sur le trait flottant et les couleurs enveloppantes de ce dessin de nuit. María Medem travaille en risographie, une technique d’impression mécanisée couche par couche, qui donne à ses illustrations, textures, imperfections et ce rendu colorimétrique mat. À l’occasion de son exposition à l’Atelier Kiblind

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Une nouvelle galerie au grand cru

Kiblind | Bonne nouvelle pour les amateurs d'illustrations : le magazine Kiblind inaugure son espace d'exposition ce jeudi avec les créations originales de leur (...)

Sarah Fouassier | Mardi 14 novembre 2017

Une nouvelle galerie au grand cru

Bonne nouvelle pour les amateurs d'illustrations : le magazine Kiblind inaugure son espace d'exposition ce jeudi avec les créations originales de leur dernier numéro Bouteille, édité en collaboration avec Jean Jullien. Vous retrouverez les sérigraphies de sa couverture faites par les petites mains de l'Atelier Garage ainsi que les posters risographiés par celles de l'Atelier Kiblind (situé 25 rue Bouteille). Oui, le magazine s'est doté de cette belle machine ! Pas de jaloux, Bobby Dollar, Daniel Frost et Simon Landrein auront aussi droit à leurs risographies. Laho et Margaux Meissonnier exposeront leurs originaux très sensuels, voire même cul... Ce thème de la "bouteille" nous révèle quelques belles paires de fessiers et des visions hallucinatoires de dégustation, mais aussi des personnages illustrés tout en simplicité et (quasi) sobriété. L'exposition se prolongera jusqu'à mi-décembre, date à laquelle Virginie Morgand prendra le relais et présentera une série d'originaux sur le thème de la "foule sentimentale". Le magazine sait mieux que quiconque choisir ses collaborateurs. On nous prome

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Belles Marquises

Rock | Troisième album pour les Marquises, A Night Full of Collapses, et troisième claque assénée par un groupe lyonnais dont les expérimentations musicales continuent de défricher des territoires infinis. Un conseil : allez tendre l'autre joue lors du French Kiss consacré au groupe par le Transbordeur.

Stéphane Duchêne | Mardi 7 février 2017

Belles Marquises

C'est avec son projet le plus ambitieux que ce petit génie discret de Jean-Sébastien Nouveau (Immune, Colo Colo, Recorded Home...) a fini par recueillir une approbation critique considérable. C'était en 2010 avec Lost Lost Lost, le premier album de ce groupe singulier à pluralité et géométrie variable sur lequel nous avions alors misé notre Une. Depuis, Les Marquises n'ont jamais trahi cette belle promesse d'exigence esthétique. Un troisième album, A Night full of collapses, le prouve, qui dans une matière musicale et cérébrale inépuisable, puise une inspiration infinie au service d'une forme de transe-piration qui décolle les étiquettes. Comme à leur habitude, Nouveau et ses fidèles – Jonathan Grandcollot, Julien Nouveau, Martin Duru – se sont adjoints les services d'invités premium, prodigieux dans leur capacité à se fondre dans ce magma créatif : Matt Elliott (est-ce lui qui rend le morceau The Beguiled si fascinant ou l'inverse ?), Olivier Mellano, le bassiste Jeff Hallam, la violoniste Agathe Max, Christian Quermalet. Tribus éphémères Nouveau aime ces trib

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 10 janvier 2017

Insomniaque

12>01>17 TERMINAL AGNÈS AOKKY On l'a découverte au micro de Radio Nova où sa voix épicait le Grand Mix du week-end ; cette même voix continue de se faufiler sur nombre de projets chantés, avec Falco Benz, ou sur la pop de Futuro Pelo (en duo avec un échappé de Sporto Kantès) dont un single sort ce mois-ci. Elle a en parallèle poursuivi son chemin aux platines, où elle développe un groove sous perfusion électronique imparable : Agnès Aokky est au Terminal cette semaine. Polysonne. 13>01>17 BELLONA CULOE DE SONG C'est l'un des tous meilleurs DJs vus et entendus ces dernières années. Tout simplement. Culoe de Song, esthète d'une house deep et hautement percussiv

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Cartes d'étudiants : les bons plans

Les bons plans étudiants | C'est le bon temps ! Un étudiant n'est pas bien riche, mais il peut profiter des nombreuses tarifications très avantageuses qui lui sont plus ou moins réservées.

Nadja Pobel | Mardi 4 octobre 2016

Cartes d'étudiants : les bons plans

La carte culture Créée il y a un an, cette carte est un sésame pour la ville et ses structures culturelles. Et il se trouve qu'il y en a beaucoup. Au commencement, il y avait la carte de bibliothèque qui existe toujours au prix de 10€ (18-25 ans) et 18€ pour les plus âgés : elle permet d'emprunter vingt documents différents tous supports confondus (finie la division entre livre, CD, DVD) quel que soit votre lieu de domiciliation. Couplé à la carte musée, cette carte culture offre pour 15€ (18-25 ans) ou 38€ la gratuité aux musées Gadagne (histoire de la ville de Lyon et marionnettes du monde), Imprimerie, Beaux-Arts, Art contemporain, CHRD et même le musée Malartre consacré à l'automobile situé à Rochetaillé mais dont Lyon est propriétaire. En vente dans tous ces lieux (à l'exception de ce dernier), la carte culture offre aussi des réductions dans les salles de spectacles de la ville et alentours (Célestins, Croix-Rousse, TNP, Auditorium, Opéra...), à l'Institut Lumière ou à son musée attenant. Renseignements : www.lyon.fr ou dans les lieux concernés Pass culture

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 14 juin 2016

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

16.06.16 > LA PLATEFORME KIBLIND #57 Cherchez pas à comprendre le line-up de cette soirée, allez-y, c'est tout. D'un concours de pétanque molle à un apéro mix en compagnie de la radio RTU et du festival Heart of Glass, Heart of Gold, en passant par des DJ sets du crew Groovedge, de Sacha Mambo et The Pilotwings, les dessins réalisés en direct et projetés de la bande de Mauvaise Foi, des stands d'activistes et de la bonne bouffe, Kiblind a décidé de régaler toute la nuit. Boum. 17.06.16 > OBAMO CAFÉ MIDNIGHT RAVERS C'est l'un des projets les plus passionnants sorti des fourneaux de Jarring Effects ces derniers temps : Midnight Ravers est un projet mené par Dom Pete

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Les soirées du 6 au 12 janvier

MUSIQUES | Cinq RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Ben Sims/James Ruskin/Tommy Four Seven au Double Mixte, Mondkopf au Kao, Drvg Cvltvre au Terminal et les trois ans de Encore au Sucre puis au Transbordeur.

Benjamin Mialot | Mardi 5 janvier 2016

Les soirées du 6 au 12 janvier

08.01 Jacob004 Panorama oblige, notre rubrique "Plus loin" cède cette semaine la place à une double dose de pro tips contre le sommeil. Une rallonge d'autant plus nécessaire que la saison club redémarre with a bang :un gros embouteillage samedi 8 janvier. Il débute au Double Mixte, où la team Jacob (bientôt structurée d'un label) reçoit une belle brochette d'artificiers techno au service de Sa Majesté, à savoir Ben Sims et James Ruskin, qui opposeront leurs visions respectives du genre (machinique pour le premier, cognitive pour le second), et le field recorder de l'extrême Tommy Four Seven.

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Les soirées du 16 au 22 septembre

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le lancement du magazine Kiblind au Sucre, celui de la revue Bad to the Bone au Sonic et la Blast Live Party de la Triperie.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Les soirées du 16 au 22 septembre

16.09 Lancement Kiblind n°54 Après nos collègues d'Hétéroclite, c'est au tour de nos copains du trimestriel culturo-graphique Kiblind de tester une nouvelle formule éditoriale – logo, maquette, baseline, le lifting est intégral –, avec la sortie de leur 54e numéro (qui a pour thème le coloriage). Une fois n'est pas coutume, c'est au Sucre, gratuitement et en bonne compagnie – sur les murs, les dessinateurs "dévisagistes" Ruppert & Mulot, auteurs de la couverture dudit numéro ; derrière les platines, la dance machine sans frontières King Doudou et le toiletteur disco Sacha Mambo – que sera présentée la chose.

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Un coin de paradis perdu

MUSIQUES | «C'est sans doute là le plus grand accomplissement de Perc, bien qu'il se défende de tout volontarisme : d'avoir rendu à un genre devenu un simple palliatif (...)

Benjamin Mialot | Mardi 20 janvier 2015

Un coin de paradis perdu

«C'est sans doute là le plus grand accomplissement de Perc, bien qu'il se défende de tout volontarisme : d'avoir rendu à un genre devenu un simple palliatif sa puissance contestataire» écrivions-nous l'automne dernier en conclusion d'un article consacré au label Perc Trax. Quand on le questionne sur ses accointances avec cette institution londonienne de la techno – il a publié un maxi chez elle tandis que Perc et les siens jouent comme à domicile dans les soirées In Paradisum – Mondkopf ne dit pas autre chose, vantant les mérites d'un label qui a su lui rendre goût à une musique en mal «de messages, bien que je ne sois pas forcément pour la musique à message, disons d'esthétiques fortes». Si bien qu'avant de céder aux sirènes hurlantes du blast beat, il avait envisagé son disque à manipuler avec une extrême précaution comme un retour aux origines industrielles de la musique qui rythme ses DJ sets. Cette tendance à forer les tripes à la recherche de troubles à raffiner en histoires sonores, le reste du roster d'In Paradisum la partage : des épopées sur fond de crissements, râles d'outre-tombe et rythmes galériens de Somaticae, qui rivalisent de

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Mondkopf - Hadès

MUSIQUES | Quatrième album de Mondkopf, Hadès est le récit d'une métamorphose : celle d'un rêveur – son (...)

Benjamin Mialot | Mardi 20 janvier 2015

Mondkopf - Hadès

Quatrième album de Mondkopf, Hadès est le récit d'une métamorphose : celle d'un rêveur – son pseudonyme germanophone signifie «Tête de Lune» – dont la musique charmait les hommes comme les animaux sauvages – et Zeus sait à quel point la faune électronique en grouille – en un paria en proie aux sentiments les plus vifs. Toute ressemblance avec un personnage célèbre de la mythologie grecque n'est pas fortuite. Véritable Orphée des temps modernes, Mondkopf a lui aussi poursuivi une quête intime dans les profondeurs infernales. Il en a ramené des bourdonnements infra-terrestres, des trompettes apocalyptiques et des mélodies d'une immuable mélancolie, essences d'une musique à mi-chemin de l'ambient et de la noise où la noirceur et le monolithisme ne sont pas des fins en soi – comme c'est le cas chez Sunn O))), dont le spectre encapuchonné plane sur les titres les plus retentissants du disque, à commencer par Eternal Dust – mais les r&eacu

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Mondkopf : «La musique me protège»

MUSIQUES | Fluokid gobeur de sons de synthèse devenu bête noire mangeuse de drones, Paul Régimbeau s'est définitivement imposé avec "Hadès", son quatrième album sous le nom de Mondkopf, comme l'un des producteurs les plus atypiques et les plus probes du paysage électronique contemporain. Rencontre avec un fervent iconoclaste, avant qu'il ne déchaîne successivement les enfers au Terminal et à l'Auditorium. Propos recueillis par Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 20 janvier 2015

Mondkopf : «La musique me protège»

En quatre album, tu es passé d'une musique relativement mélodique et dansante a quelque chose de beaucoup plus ténébreux et presque arythmique. Dans l'intervalle, tu as découvert le metal extrême... Mondkopf : Oui. C'était à un moment de ma carrière où je ne savais pas dans quelle direction aller. J'ai découvert un langage qui me permettait de m'exprimer comme je le souhaitais vraiment. J'y ai trouvé de la personnalité, du lâcher prise, de l'émotion, là où la musique électronique devenait générique, fonctionnelle, banale. C'est une forme d'expression plus directe, plus cathartique, parfois effrayante (rires). Moi-même pendant mes lives je n'hésite plus à crier dans un micro, pour essayer de me vider. Je ne peux pas envisager la musique sans qu'elle me soit bénéfique.   Ta manière de travailler doit être très instinctive... Ça commence de manière instinctive. Je pars d'une recherche, d'un tâtonnement dans le noir. Et derrière je bosse beaucoup la production, les textures, la composition... C'est important pour moi de créer de la dynamique, que les morceaux se déroulent comme des scénarios.

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Ivre de la jungle

MUSIQUES | Après avoir impressionné avec le magistral "Lost, Lost, Lost", Les Marquises reviennent avec "Pensée Magique", un deuxième album tribal, fou, épuisant mais inépuisable. A découvrir en live au Périscope. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 25 février 2014

Ivre de la jungle

En 2010, Lost, Lost, Lost, le premier album-monstre des Marquises, avait frappé un tel coup qu'on n'avait pu faire autrement que de lui consacrer notre Une. On ne vous cachera pas qu'à l'écoute du deuxième disque du groupe on aurait bien renouvelé l'opération – mais il faut quand même bien laisser un peu de place à la concurrence. D'autant qu'il paraissait compliqué de donner une "suite" à Lost.... Ca tombe bien, ce n'en est pas une. Jean-Sébastien Nouveau, toujours aussi bien nommé, a tout effacé, tout envoyé valser et tout recommencé, affirmant par là même, s'il était besoin, que Les Marquises sont avant tout une créature à géométrie variable. La voix de Jordan Geiger a fait place à celles du touche-à-tout Nicolas Laureau (Don Nino, NLF3), de Benoît Burello (Bed) et de Johannes Buff (Dubaï), en sus du renfort de musiciens de la trempe d'Etienne Jaumet de Zombie Zombie. Et s'il est toujours ici question de se perdre, ce deuxième album est le fruit d'un chambardement esthétique presque complet, passant du froid au chaud, de la brume à la moiteur de la jungle. Les Maîtres Fous 

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Moine refroqué

MUSIQUES | Formation parmi les plus précieuses du paysage rock des années 1990-2000, spécialisée dans la nage à contre-courant, The Married Monk se reforme le temps de quelques concerts qui réveilleront de précieux souvenirs musicaux. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 31 mai 2012

Moine refroqué

Alors qu'on a pris l'habitude de voir régulièrement se produire sur scène le désormais Lyonnais Christian Quermalet, qui plus est récemment débauché par les Marquises en tant que batteur, on n'est pas fâché d'assister, avec The Married Monk, à l'une des belles reformations de cette année. Et Dieu sait s'il y en a eu. Car sans en avoir l'air, sans toucher à une popularité folle comme nombre de ses collègues hexagonaux souvent moins méritants, The Married Monk fut un temps le meilleur groupe du Monde de France, tout en ne produisant que très peu de disques (à peine une demi-douzaine en quinze ans, en comptant large) et en changeant constamment d'effectif. Alliant audace et efficacité, quand d'autres ne savaient sur quel pied danser face à ces deux notions, et osant chanter en anglais quand cela était hautement proscrit par la «déontologie» radiophonique. Pondre des tubes sans chercher l’esbroufe, tout en effectuant le pas de côté nécessaire pour ne pas être attendu au tournant ou éviter les barrages – passant des guitares folk et autres orgues vintage de The Jim Side aux pianos et cordes de R/O/C/K/Y (sur lequel officiait Fabio Viscogliosi) – a toujours été un pe

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«Chanter était ce qui me stressait le plus !»

MUSIQUES | Projet musical exigeant et encensé, Les Marquises a sans douté été la sensation lyonnaise de l'année 2011. À l'occasion de son passage à Plug & Play, son leader Jean-Sébastien Nouveau fait le bilan de cette expérience, notamment scénique. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 janvier 2012

«Chanter était ce qui me stressait le plus !»

T'attendais-tu à ce qu'un projet aussi pointu que Les Marquises prenne autant de place dans ta vie musicale ?Jean-Sébastien Nouveau : Non, mais je l'espérais ! En tout cas, je suis ravi de tout ce qui s'est passé. Il ne nous manque plus qu'un label, et je serai comblé ! C'est le moins évident de mes projets musicaux mais aussi celui dont je suis le plus fier. Avec Immune, ça avait moins pris. Pour ce qui est de Colo Colo, mon projet pop-rock-electro avec Martin Duru, nous n'avons encore rien tenté, alors il faudra voir. À la sortie de Lost Lost Lost, tu n'envisageais pas de le jouer sur scène mais tu as fini par céder aux sollicitations... Quel bilan fais-tu de cette expérience ?J'ai bien fait de considérer la chose. Quand deux tourneurs te sollicitent, ç

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Échos de la révolte

MUSIQUES | Pas de saison musicale sans la nouvelle sensation britannique qui va avec. Celle-ci est d'un genre un peu particulier : les Mancuniens se présentent en (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 1 décembre 2011

Échos de la révolte

Pas de saison musicale sans la nouvelle sensation britannique qui va avec. Celle-ci est d'un genre un peu particulier : les Mancuniens se présentent en effet comme une collectif contestataire (et mystérieeeeux) pop à but non lucratif en lutte contre les puissances maléfiques de l'argent : WU LYF signifie «World Unite Lucifer Youth Foundation», alors reste tranquille. Ok, on a vu nom plus finaud mais il faut bien que jeunesse se passe et celle des quatre de Manchester donne dans la protest-song. Ce qui s'entend un peu car Evnse et Elle Jaie (les prénoms ont été changés mais pas par nous) ont tendance à chanter la jugulaire au bord de la rupture, rapport au fait qu'ils ne sont pas contents. Ajoutez-y une musique qui cherche l'incandescence du côte de chez Arcade Fire ou du post-rock le plus orageux et un sens aigu du marketing-qui-n'en-est-pas-mais-qui-fait-quand-même-bien-monter-le-buzz-dans-la-braguette-des-gazettes-rock et vous obtenez le candidat idéal à la hype d'un Echo Sonore. L'avant dernier, le #99, à l'Epicerie Moderne le 9 décembre. Au programme également : Les Marquises, soit la parfaite antithèse de tout ce qu'on vient de décrire, ce qui ne les empêche pas de

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Les Marquises

MUSIQUES | Au départ, il ne devait s'agir que d'un projet discographique. Malheureusement (ou heureusement) pour eux, Jean-Sébastien Nouveau et son groupe ont été (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 15 septembre 2011

Les Marquises

Au départ, il ne devait s'agir que d'un projet discographique. Malheureusement (ou heureusement) pour eux, Jean-Sébastien Nouveau et son groupe ont été victimes de leur succès et les propositions de concerts ont fusé, qu'ils n'ont pu refuser. Et voilà l'album Lost Lost Lost transposé sur scène (c'est déjà un exploit) pour une tournée française qui passe ce vendredi 23 septembre par le Transbordeur en première partie d'Anna Calvi. Tout juste regrettera-t-on l'absence du chanteur originel, l'Américain Jonathan Geiger (Hospital Ships, Minus Story, Shearwater). Mais comme il est remplacé numériquement par le Married Monk Christian Quermalet, on ne va pas faire la fine bouche. Stéphane Duchène

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A découvrir absolument

MUSIQUES | Cette belle saison automnale qui s'annonce sera aussi l'occasion de découvrir une flopée de nouveaux talents venus d'un peu partout — et même de Lyon. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 15 septembre 2011

A découvrir absolument

Dans le calendrier musical c'est souvent à l'automne, saison du renouveau de la programmation, que viennent fleurir les nouvelles plantes. Le parfum de nouveauté, les effluves de talent, la promesse d'une renommée et, souvent, le succès d'un disque, viennent chatouiller les narines (et les oreilles) du programmateur averti, qui souvent en vaut deux. Ainsi fait-on déjà, sans doute, de Selah Sue une sorte d'Amy Winehouse flamande (et surtout vivante). Il faut dire que la jeune Belge (22 ans et donc encore en course pour le club des 27, ouf !) a le cheveu blond comme la bière, la voix amère comme le picon et le disque (déjà) de platine. À ce niveau là, on ne peut plus guère parler de découverte, mais sur une scène lyonnaise, le Transbordeur le 4 novembre, c'en sera une. Non loin de là, en Wallonie, le Ninkasi, toujours sous le coup d'un «Coup de cœur», est allé nous dénicher Applause, preuve que la pop belge est décidément fertile en talents. En revenant, les gens de Gerland sont passés chercher les excellents Concrete Knives, que la fièvre de la pop afrophile à la Vampire Week-end est allée saisir du côté de Caen. Voilà deux groupes dont on devrait reparler, ces derniers repas

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Ô Marquises

MUSIQUES | «Du soir montent des feux et des points de silence, qui vont s'élargissant, et la lune s'avance. Et la mer se déchire, infiniment brisée, par des rochers (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 21 janvier 2011

Ô Marquises

«Du soir montent des feux et des points de silence, qui vont s'élargissant, et la lune s'avance. Et la mer se déchire, infiniment brisée, par des rochers qui prirent des prénoms affolés. Et puis plus loin des chiens, des chants de repentance. Et quelques pas de deux et quelques pas de danse. Et la nuit est soumise et l'alizé se brise, aux Marquises». Laissant le chroniqueur musical tout à ses transfigurations métaphoriques de l'univers musical du disque qu'il a entre les oreilles, c'est encore ce bon vieux Brel qui a le dernier mot, s'agissant de décrire l'impression laissée par le disque d'un groupe qui lui doit son nom. Les Marquises, ce sont ces îles du bout du monde où est allé s'éteindre le grand Belge et dont il fit une chanson. Mais c'est aussi sur une mappemonde, l'archipel le plus éloigné de tout continent. Lost, Lost, Lost, donc. Perdu, mais plutôt trois fois qu'une, isolé du maelström musical mais battu par des vents d'influences, des fumées noires comme dans la série éponyme, qui évoquent autant le post-rock de Labradford que la jazz-pop spectrale de Blonde Redhead. Grâce soit ainsi rendue au chant châtré de Jordan Geiger, leader de Minus Story, ven

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Belles îles amères

MUSIQUES | Portrait / Jean-Sébastien Nouveau. Homme orchestre aux multiples avatars, il a produit avec Les Marquises l'un des albums de l'année 2010, le très beau "Lost, Lost, Lost". Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 21 janvier 2011

Belles îles amères

Chaque fin d'année, le mélomane s'attèle à la tâche : il taille son plus joli crayon de bois, déplie son plus précieux bloc-notes et entame un long processus oscillant entre le devoir de mémoire et le bilan comptable. Puis, sa tâche achevée, il s'en va harceler ses congénères d'un : «Eh, Francis (si le congénère en question s'appelle Francis) c'est quoi ton Top 10 des albums 2010 ?». Manière d'affirmer sa propre identité musicale tout en consacrant, au sens religieux du terme, les musiciens les plus méritants de l'année écoulée. Une pratique également très répandue dans le domaine cinématographique, moins dans le milieu littéraire (allez donc trouver quelqu'un qui a lu dix livres). Cette année, de la blogosphère la plus pointue à la presse la plus respectée des puristes (Magic, Pinkushion) en passant par les dénicheurs de talents les plus finauds (Cyrille Bonin du Transbordeur, La Route du Rock), un album qu'on n'attendait pas n'a cessé d'être cité, à l'égal ou presque des Arcade Fire ou autres Sufjan Stevens : Lost, Lost, Lost, signé Les Marquises. À l'origine de cette singulière petite merveille sortie d'à peu près nulle part (Lyon) pour mieux laisser quelque

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