Bien frappé

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 juin 2014

Cette année encore, le festival d'été de la Ville de Grenoble a frappé très fort en termes de programmation : l'éventail est non seulement toujours aussi large, mais en plus le beau linge est de la plus belle étoffe. Question éventail, une belle tranche sera notamment donnée au maloya avec la présence de Maya Kamati et de la grande Christine Salem – cette dernière dans un exercice d'hybridation avec ses amis de Moriarty. Pour le reste, toutes les esthétiques imaginables sont représentés ou presque : reggae (Ki-Mani Marley, fils de qui vous savez, Meta & the Cornerstones), blues sous toutes ses déclinaisons, du swing à l'électro (Stracho Temelkovski, They Call Me Rico, St.Lô), électro, elle-même en tous genres, avec une forte inclination tout de même pour ses versants pop et indie rock (As Animals, Natas Love You, As a New Revolt)...

Au-delà de ce brassage, le Cabaret Frappé n'a pas son pareil pour attirer dans ses filets ces jeunes chanteuses irrésistibles qui nous font perdre tout sens commun et nous rendent plus prosélytes qu'un témoin de Jéhovah, à l'instar de l'éblouissante Joe Bel et de la ténébreuse Lou Marco, qui succèdent à Riff Cohen. Et puis il y a surtout ce beau brelan que constituent l'as de pique Tricky, le vengeur casqué Cascadeur – dont le dernier disque est un chef-d'oeuvre – et le gang de moines-soldats Frànçois & the Atlas Mountains – idem. L'occasion de se réjouir qu'en sus de la qualité du line-up, la pop française y est fort bien représentée.

 

Cabaret Frappé
A Grenoble (38), du 21 au 26 juillet


Stéphane Duchêne

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Tricky, Mel C & Fontaines DC annoncés à Lyon l'an prochain

En 2021... | Alors que les reports de dates se multiplient, il semble que toute la foi des musiques actuelles se soit elle même reportée sur 2021 puisque malgré (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 septembre 2020

Tricky, Mel C & Fontaines DC annoncés à Lyon l'an prochain

Alors que les reports de dates se multiplient, il semble que toute la foi des musiques actuelles se soit elle même reportée sur 2021 puisque malgré tout pleuvent (enfin bruinent) les annonces de vrais nouveaux concerts pour l'année prochaine. Ainsi les nostalgiques des Spice Girls pourront-ils applaudir (avec des gants ?) Sporty Spice alias Mel C au Transbordeur le 3 mai. De même, c'est toujours au même endroit que les Irish post-punks de Fontaines DC passeront le 12 mars dans le cadre du festival Transfer, tandis que le Kao vient d'annoncer, dans son antre, la venue du Prince des ténèbres trip-hop Tricky — qui vient de publier son dernier album, ironiquement baptisé Fall to Pieces - "réduit en pièces". Sujet aux attaques de panique s'abstenir.

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Hubert Mounier dans la place

Chanson | C'est à la suite du concert hommage donné par Benjamin Biolay en juillet 2018 à Fourvière que la scène lyonnaise à commencé à mûrir l'idée d'un projet autour de cette (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Hubert Mounier dans la place

C'est à la suite du concert hommage donné par Benjamin Biolay en juillet 2018 à Fourvière que la scène lyonnaise à commencé à mûrir l'idée d'un projet autour de cette grande figure de la pop hexagonale mais aussi locale. Très vite, dans le sillage du chanteur Stan Mathis et des Chic Types, l'idée d'un concert fait son chemin puis d'un disque produit par Stardust ACP. La fine fleur de la scène chanson-pop de Lyon picore alors des titres dans le répertoire de Mounier et de l'Affaire Louis Trio pour en enregistrer des relectures au studio Magneto de They Call Me Rico : on y retrouve, en plus de tous les précités, Kent, un vieil ami, Carmen Maria Vega, Buridane, Joe Bel, Denis Rivet, Billie et quelques autres sur un vinyle à sortir le 5 novembre. Le même jour aura lieu dans la grande salle du Transbordeur une release party en présence de tous les intéressés (hormis Joe Bel en tournée au Canada et Kent) où tout ce petit monde dansera sur la chic planète d'Hubert. La chose est gratuite, mais l'on compte dé

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont on tirait le portrait il y a déjà cinq ans ne publie enfin son premier album. (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 13 novembre 2018

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont on tirait le portrait il y a déjà cinq ans ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, N

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Le Père Noël est un rockeur, le retour

Rock & Kids | Après avoir visité les cheminées du Marché Gare (2011), du Transbordeur par deux fois (2012 et 2013) et des clubs de rock des Pentes (2014), le Père Noël repasse en 2018 par le Rock'n'Eat, quai Arloing, et ce un peu en avance, puisque dès le 12 décembre. Pourquoi ? Pour un événement au profit des enfants du Secours Populaire baptisé "Le Père Noël et ses rockeurs".

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 novembre 2018

Le Père Noël est un rockeur, le retour

Soit un concert, organisé par les associations M2M Entertainment et AQAB Events avec le soutien d'un certain nombre d'acteurs culturels (le Kraspek Myzik, la radio Sol FM, Mediatone, Spiritribe, [zOz] Photographie, Kosmic Webzine), dont chaque entrée sera convertie en jouet pour un enfant du SP – aucun des jouets offerts n'étant en rapport, c'est important, avec la guerre tient à préciser le Père Noël des rockeurs. Et pour attirer un maximum de monde (dans deux salles), la programmation ratisse large. Avec en ouverture : le folk-punk de Forest Pooky, qu'on ne présente plus, suivi du cabaret trash (et sacrément weird) d'Ursule et Madame (salle du billard), le duo hip-hop hardcore grenoblois As a new revolt et le stoner/rock « rien à branler » de R.A.B. Bref, un concert pour adultes au profit des enfants. Une combinaison parfaite en guise de costume de Père Noël.

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Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Un festival de talents (et de surprises)

Les têtes d'affiche Cascadeur C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries. Orchestra Baobab C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ? Les découvertes Sage Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des

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Cascadeur : l'homme au masque de fer

Petit Bulletin Festival | L'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin festival s'avancera casquée, comme elle le fait depuis ses ses débuts, cultivant, sous le nom de Cascadeur, un mystère pop grandissant d'album en album. Confirmation sur le dernier en date, "Caméra", tout en voltiges mélodiques et atmosphères anxiogènes. Et sur la scène du Petit Bulletin Festival pour un show inédit.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Cascadeur : l'homme au masque de fer

The Human Octopus était l'album de tes premières compositions, Ghost Surfer celui de l'ouverture avec beaucoup de belles collaborations. Comment qualifierais-tu Caméra par rapport à la manière dont tu as évolué, dont ta carrière a évolué ? Cascadeur : Je le vois comme une synthèse. Après le grand casting du deuxième album, j'ai aussi voulu retrouver ce qui faisait l'essence de Cascadeur : l'exploration de l'individu mais en endossant moi-même les différents rôles comme un cascadeur doit doubler différents acteurs pour différentes séquences. Je voulais qu'on sente le temps passé et qu'on sente que je me libérais peut-être de certaines choses. Travailler aussi sur ce qui pouvait m'apparaître comme des idées préconçues autour de Cascadeur : ce côté délicat qui pouvait manquer d'aspect physique ou nerveu

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Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

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Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

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Joe Bel en ouverture de Thomas Dybdahl à la Comédie Odéon

Petit Bulletin Live | C'est la Lyonnaise Joe Bel qui ouvrira le 21 mai pour le Norvégien Thomas Dybdahl lors du Petit Bulletin Live qui se tiendra à la Comédie Odéon. De retour du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mars 2017

Joe Bel en ouverture de Thomas Dybdahl à la Comédie Odéon

C'est la Lyonnaise Joe Bel qui ouvrira le 21 mai pour le Norvégien Thomas Dybdahl lors du Petit Bulletin Live qui se tiendra à la Comédie Odéon. De retour du Canada, où elle vient d'enregistrer son premier album attendu de pied ferme, la chanteuse-auteure-compositrice soul-folk au groove unique nous fera le cadeau de se produire pour la première fois en solo depuis un bon moment. Une raison de plus d'arriver à l'heure, à 19h tapantes et même avant.

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Christine Salem : née un 20 décembre

Sono Mondiale | Longtemps, le maloya fût affaire d’hommes. Aux femmes était réservée la danse, drapées dans de belles robes colorées. Mais une jeune femme de ménage chamboula la (...)

Sébastien Broquet | Mardi 8 novembre 2016

Christine Salem : née un 20 décembre

Longtemps, le maloya fût affaire d’hommes. Aux femmes était réservée la danse, drapées dans de belles robes colorées. Mais une jeune femme de ménage chamboula la scène naissante du maloya : Françoise Guimbert, qui écrivit sa première chanson, Tantine Zaza, en 1978... mais elle se lança en professionnelle seulement en 1990, à la mort de sa patronne à laquelle elle resta fidèle jusqu’au bout, ouvrant alors la voie à Nathalie Natiembé et à Christine Salem. C'est dame Christine qui vient nous rendre visite au Musée des Confluences, avec un nouvel album dans le panier, Larg pa lo kor. C'est son sixième et depuis ses débuts en version groupe (Salem Tradition), celle qui était il y a peu encore, jusqu'en 2012, éducatrice sociale dans son quartier natal des Camélias à Saint-Denis la "capitale" de l'île de La Réunion, a fait un long chemin la faisant quitter les sentiers battus d'un genre musical profondément ritualisé et ancré en elle pour redistribuer les cartes avec un nouve

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Voilà l'été : un jour, une sortie #8

Saison Estivale | Durant toutes les vacances, c'est un bon plan par jour : concert ou toile, plan canapé ou expo où déambuler.

La rédaction | Mercredi 24 août 2016

Voilà l'été : un jour, une sortie #8

50 / Mercredi 24 août : culte Breakfast Club Tout l’été, la classe revue Rockyrama investit le rooftop pour projeter huit films (de Akira à Poltergeist) directement corrélés à sa ligne éditoriale : du culte, si possible tamponné eighties. Ce soir, le kitch Breakfast Club, archétype du teen movie, sorti en salles en 1985 : parfait avant la rentrée. Attention, contient du Simple Minds dans la BO. Au Sucre dès 18h30 51 / Jeudi 25 août : cinéma Rester Vertical On peut compter sur Alain Guiraudie pour montrer autre chose de la vie à la campagne qu’une symphonie pastorale avec bergère menant son troupeau sur le causse et paysan bourru labourant à bord d’un tracteur écarlate. Si dans ses films, le cultivateur est gay comme le bon pain... (

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Tout pour être heureux

ECRANS | de Cyril Gelblat (Fr, 1h37) avec Manu Payet, Audrey Lamy, Aure Atika, Joe Bel…

Vincent Raymond | Mardi 5 avril 2016

Tout pour être heureux

Ses yeux de cocker l’ont conduit à prêter sa voix au chien Bill ; sa barbe de trois jours et son poil grisonnant semblent le condamner à des emplois d’épave en rupture de famille, de copine, de boulot (mais qui arrivera bien par s’en sortir, allez) assistant à leur propre déchéance avec une fatalité lasse… Peut-être que Manu Payet devrait envisager le rasage de près pour accéder à des rôles différents, ne tournant pas autour du nombril d’un quadra bobo exprimant son ressenti de victime d’une précarité sournoise, tout ça parce qu’il a craqué le lacet de sa Stan Smith droite — sa préférée. Ce n’est en tout cas pas avec cette comédie fatiguée, espérant sans doute se parer de l’épithète “dramatique” parce qu’elle ne se boucle pas totalement en faveur du héros, qu’il sort de sa zone de confiance. Dommage pour Audrey Lamy qui, elle, arrive à faire quelque chose de son maigre personnage.

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Grégoire Le Du, manager en développement durable

MUSIQUES | A la tête de l'agence de management Grande Route et du tout neuf label Archipel cofondé avec le studio Mikrokosm, Grégoire Le Du s'est spécialisé depuis une dizaine d'années dans l'accompagnement d'artistes en développement. Mûrissant au passage une philosophie quelque peu à contre-courant de l'image que l'on peut se faire de ce métier, où les idéalistes auraient encore leur place. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 19 mai 2015

Grégoire Le Du, manager en développement durable

«J'ai cette chance d'être suffisamment romantique pour me satisfaire de ce que l'artiste fera plutôt que de ce qu'il fait.» Cette phrase de Grégoire Le Du – fondateur de Grande Route, qui manage entre autres les carrières prometteuses de Joe Bel et 2080 – plusieurs fois répétée et déclinée au cours du même entretien sur son métier, peut paraître quelque peu sibylline. Il faut pourtant, entre les lignes, la comprendre comme l'acceptation qu'un artiste puisse à un moment donné faire sa (grande) route sans ce manager spécialisé dans l'émergence. Sans faire de lui un Bartleby de la chose, un type qui, comme le héros de Melville, «préférerait ne pas», ce discours et la mise en pratique qui l'accompagne dénote quelque peu dans une profession que, vue de l'extérieur, on imagine volontiers pratiquée par des types qui se barrent avec la caisse : «C'est une philosophie, une question de tempérament dit-il. Je viens de la musique, j'en fais, ce qui me permet de travailler sans arrière pensée.» C'est en effet en plusieurs temps que Grégoire s'est découvert une passion pour l'émergence et le développement et a forgé sa vision du métier.

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Kidsaredead, fils prodigue de la pop lorraine

MUSIQUES | Lorrain exilé à Paris, on a connu furtivement Kidsaredead sur ses terres il y a bien longtemps, presque dans une autre vie. Le plaisir de retrouver ce jeune gars bourré de pop pour un album et un concert lyonnais, nous ne pouvions que tenter de le partager. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 17 février 2015

Kidsaredead, fils prodigue de la pop lorraine

Un jour de l'été 2000, en convalescence chez papa-maman à Clouange, Moselle, pour cause d'explosion du coude consécutive à une bagarre molle sur le parvis du mythique McDo Guillotière, votre serviteur s'est retrouvé dans la cave d'une maison de la vallée sidérurgique dite de l'Orne, à écouter les bandes enregistrées chez lui par un tout frais bachelier, ami du frère d'un ami d'enfance. Là, on découvrait déjà l'influence criante de Pavement, des Beach Boys, de Stevie Wonder, de Neil Young, de Fleetwood Mac. Et pas mal de génie aussi – faisant regretter que le dénommé Vincent Mougel, que l'on avait déjà perçu fasciné par la figure du loser magnifique, ne s'en aille suivre quelque prépa, littéraire si on se souvient bien, à Strasbourg. Après quoi on ne l'a plus jamais revu. Pas autrement du moins qu'en suivant à distance et bien plus tard sa progression de musicien touche-à-tout finalement débarqué à Paris, aux côtés notamment du Variety Lab de Thierry Bellia – comme sur l'excellent Team Up ! – Orval Carlos Sibelius, Herman Düne ou Zombie Zombie. Quelles étaient les chances de se retrouver un jour à écrire sur cette rencontre et ce musicien qui sor

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En bonnes voix

MUSIQUES | Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 18 novembre 2014

En bonnes voix

Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de la musique – tendance chanson plutôt – d'aujourd'hui et surtout de demain. En offrant d'ailleurs à peu près pour tous les goûts – tendance chanson plutôt, donc, mais en fait pas que. On ne s'étonnera alors pas d'y retrouver certains de nos chouchous locaux comme Pethrol, à deux doigts de gagner le statut de premiers de cordée qu'ils méritent. Mais aussi, Nouvelles Voix ratissant plus large, esthétiquement comme géographiquement, parfois même très loin, des découvertes (ou des "à découvrir si ce n'est déjà fait") comme le Bordelais Talisco (vu cet automne à Just Rock?), l'Israëlienne aux instruments venus d'ailleurs Lior Shoov, les Toulousains pluridisciplinaires de Kid Wise ou encore Klô Pelgag, Québécoise quelque peu extra-terrestre (d'où sans doute, ce nom crypto-Klingon). Et puis comme on fête une décennie (ou peut-être que ça n'a rien à voir, après tout), le festival s'offre une belle soirée de gala. En tête d'affiche Hollysiz,

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Lyon's Club

MUSIQUES | Qu'elle soit un concept fumeux ou pas, la scène musicale lyonnaise est là et bien là. La preuve avec ce petit passage en revue – non exhaustif – d'un automne rock'n'gone. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Lyon's Club

Lors d'une discussion en ligne portant sur les coiffeurs, leurs pronostics de football et l'Olympique de Marseille, un grand connaisseur du rock et de bien d'autres choses nous lâcha, magie d'un fil de discussion : «le concept de groupes lyonnais, well... ». Certes, toute personne rejetant l'idée que l'on puisse être Lyonnais juste «parce qu'on a fait sécher ses chaussettes une fois à Lyon», comme nous l'a récemment exposé notre critique cinéma maison, souscrira sans mal à cette réflexion. Mais on ne va pas faire comme si "ces gens-là" n'existaient pas puisqu'ils ne cessent de nous prouver le contraire. Telle Billie, qui nous prépare quelques remixes des titres de son album Le Baiser. L'excellent album de Denis Rivet – ex-King Kong Vahiné pour les intimes – est à venir, lui, le 30 octobre, et Denis jouera un peu partout pendant cet automne à commencer par ce même jour, le

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La fête à la maison

MUSIQUES | Quel est l'idiot qui a eu cette idée folle d'inventer la fête de la musique, pour en plus la caser le même jour qu'Argentine-Iran et Nigeria-Bosnie ? Faut-il à ce point détester l'être humain ? Puisque c'est comme ça, voici une sélection des festivités avec pleins de Lyonnais dedans, même si pas assez. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 juin 2014

La fête à la maison

La fuite des cerveaux, qu'on appelle ça. Chaque 21 juin, on constate avec un peu plus d'amertume mêlée de joie – pour eux, surtout – que certains des meilleurs éléments de la scène lyonnaise exportent leurs talents pour aller fêter la musique avec des gens qu'on connaît même pas. Prenons (c'est une image) par exemple Erotic Market, qui déplace pour l'occasion son petit commerce amoureux à Beauvais. Même si l'on veut bien admettre qu'il est fort charitable d'apporter un peu d'érotisme bootylicious dans la vie des Beauvaisien – déjà que la Picardie pourrait disparaître –, il y a de quoi être furax de se voir lâchés au moment où on a le plus besoin de nos meilleurs éléments pour couvrir le grand vacarme populaire du musicien du dimanche entendant bien prouver que oui, la France a un incroyable talent et qu'en plus c'est lui – il sait jouer I've Got You Under My Skin avec un poireau à coulisses. Pire, certains de nos chers groupes lyonnais restent même chez eux en attendant que ça passe (ce sont les mêmes qui ne font pas la vaisselle pour la Journée de la femme, honte à eux). Folk progre

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La Bel verte

MUSIQUES | «Je ne sais pas où je vais mais je sais comment j’aime marcher». C’est sur ces mots de Joe Bel que se terminait le portrait que nous lui avions (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 14 novembre 2013

La Bel verte

«Je ne sais pas où je vais mais je sais comment j’aime marcher». C’est sur ces mots de Joe Bel que se terminait le portrait que nous lui avions consacré en mars dernier. Depuis, sans savoir où elle allait mais avec sa démarche à elle, plutôt chaloupée si l’on en croit sa musique, la demoiselle, déjà largement remarquée, a fait du chemin. Au printemps, la Bel a suivi le cosmique Asaf Avidan le long d’un tour d'Europe achevé sur la scène de l’Olympia. Immersion idéale dans les exigences d’une tournée et de cette confrontation à un public pas acquis d’avance qui constitue le lot de toute première partie – qui plus est dans un format guitare-voix facilement casse-gueule. D’autres dates ont suivi, dont un improbable stade des Alpes à Grenoble, en ouverture toujours de Ms Dynamite – un surnom qui pourrait tout aussi bien aller à cette Iséroise aux racines franco-hispano-américaines installée à Lyon. Manière de fêter cette année un peu folle, Joe Bel a droit à un Marché Gare en tête d’affiche sur les terres qui l’ont en partie révélée. L’occasion de distiller aussi, en groupe

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Les Quatre Poptastiques

MUSIQUES | Pour un soir et pour Just Rock ?, le Transbo dégaine le plus improbable et le plus beau plateau de super-héros pop qui soit : la Grimes du Vercors, un chic type nommé Daisy, un pilote de chasse et un géant au nom de 4x4. Le résultat : sublime. Oui, grâce à nos pouvoirs magiques on y était et on vous raconte. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 octobre 2013

Les Quatre Poptastiques

Imaginez un Instant T, comme le chante Peau dans son splendide clip. Il est très tard en ce 23 octobre et quatre drôle de personnages devisent timidement dans le salon Louis-Philippe qui sert de loge au Transbordeur : une fille à la Peau synthétique, un garçon nommé Daisy, un type en nage sous sa combi spatiale et son casque de pilote de Mig-28, et une armoire à glace aux traits féminins et en manteau noir capable de tout envoyer valser dans la pièce d'un simple accès de charisme («Hé ho doucement avec mes fauteuils Voltaire» s'écrie le maître de maison). Un film de David Lynch ou, ce qui revient au même, un rêve sous antihistaminique ? Non : le programme de la soirée du 23 octobre au Transbordeur. Sans doute la soirée phare de cette édition de Just Rock? : Peau, Daisy Lambert (aucun lien), Cascadeur et Rover, réunis tout exprès pour vous envoyer au 7e Ciel et qui vient d'y parvenir.   Last Aqualast

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Le freak, c’est chic

MUSIQUES | Du freak, du fou, de la créature cramée, de l’inclassable, de l’incassable, du fragile, du fracassé, du fracassant, du marginal, du réfractaire, du réfracté, du revenant, du rêveur, du malade, du rageux, cet automne musical va en faire pleuvoir de partout. Du chelou comme à Gravelotte, qu’il va tomber. De belles tronches de vainqueur et des paluches pleines de talent, des noms à coucher dehors, du génie à la pelle, attaqué à la pioche. Ah, inquiétante étrangeté quand tu nous tiens ! Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Le freak, c’est chic

Comme pour toute saison, tout événement, tout lancement, il nous faut un parrain, un type dont la stature et l'aura donnent immédiatement le ton. C'est Florent Pagny en total look peau de zobi à la Star Academy ou Alain Delon tenant des propos contre-intelligents sur l’homosexualité dans C à vous. Car oui, souvent, on a affaire à un type qui peut partir en vrille à tout moment, se mettre à dire n'importe quoi, comme n'importe quel parrain dans n'importe quel événement familial, ou comme un parrain de la mafia un peu sur les nerfs. C'est très bien, ça fait parler. Nous aurions pu assez logiquement choisir le parrain rock Don Cavalli, d’origine italienne et d’aspiration amerloque, comme tout parrain qui se respecte, et dont Les Inrocks qualifient avec raison la production de «rock tordu et primitif», quelque part entre la sève de Johnny Cash et les débordements d’un Beck. Bref, l’éternelle histoire du type né au mauvais endroit au mauvais moment et qui s’en accommode par le voyage intérieur (sur son dernier disque il va même jusqu’en Asie). En plus, dans le civil,

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Biotop(e) pop

MUSIQUES | Ah, cette scène locale et sa fâcheuse tendance à rester figée dans ce circuit court que chérissent tant les épiciers bio, sans parvenir à mener une carrière durable au-delà du périph’. On s’en est presque fait une raison tout en ayant choisi d’en ignorer les raisons. D'autant que ce n'est qu'à moitié vrai. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Biotop(e) pop

C’est un fait, il y a fort longtemps que la scène pop lyonnaise ne s’est pas aussi bien portée, qualitativement comme quantitativement. Les anciens sont toujours là et n’en finissent plus de se renouveler, à l’image des Purple Lords, qu’on n’attendaient plus, avec leur splendide Slow Motion Trip d'il y a quelques mois, de Prohom dont la sortie ces jours-ci de l’album Un Monde pour soi sera fêtée le 10 novembre au Périscope, et de Denis Rivet (King Kong Vahiné) dont on avait vanté les mérites du Tout Proches. Après avoir connu les honneurs des Inouïs du Printemps de Bourges, il verra sa tournée française passer par le festival Just Rock ? en compagnie d’Emily Jane White. Le Chic Type Daisy Lambert, toujours alangui dans les bacs, y sera également à l’affiche en soutien de Cascadeur et Rover (classe !), le 23 octobre au Club Transbo. Ses camarades d’Erotic Market, eux, s’en iront érotiser le festival Nouvelles Voix en Beaujolais, et les Taïni et Strongs le "sadiser" (respectivement les 22 et 23 novembre)

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Bel(le) épine

MUSIQUES | Révélation 2012 du net et de la scène lyonnaise et (déjà) égérie d'une marque de jeans, Joe Bel, piquante rousse à la musique ondulatoire, cultive des hectares de paradoxes personnels qui imprègnent des textes hérissés de noirceur. Une dialectique qui permet à cette timide volontaire de tracer sa route en naviguant à vue, préférant le voyage et la démarche chaloupée à la certitude du terminus. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 14 mars 2013

Bel(le) épine

« Une voix, une guitare, des cheveux roux et une robe verte». Voici Joe Bel telle qu'elle s'est pensée et définie lorsque l'ancienne hypokhâgneuse et étudiante en Histoire de l'Art qu'elle fut a décidé de tout envoyer balader – frayeur familiale vite passée – pour assumer enfin ses envies de musique. Envies taraudantes mais longtemps refoulées pour cause de timidité quasi-maladive mais qui se soigne, un peu. Que la musique, au final, soigne même si, elle le sait, on ne se refait jamais vraiment. Encore que : il n'y a qu'à la voir en Ondine terrestre dans le clip de No, No – à ce jour, son meilleur titre disponible – beauté nature et regard d'abord perdu, robe de sauvageonne égarée en forêt bientôt hivernale, puis tunique verte de Diane chasseresse au regard gentiment prédateur. Charme privilégié des beautés brutes qui se sont découvertes sur le tard, commençant à peine à s'apprivoiser dans le regard des autres – ici, toujours par ce même moyen, à la fois détourné et premier : la musique.  Cette musique d'une simplicité biblique, mais pas si évidente à circonscrire : Joe y découpe les mot

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Musicophilia

MUSIQUES | Rock, électro, rap — Automne au balcon, printemps au diapason. Trêve des confiseurs et ripailles de Noël digérées, les salles lyonnaises remettent le couvert pour une saison musicale quasiment au niveau de celle que l'on vient de vivre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 20 décembre 2011

Musicophilia

Ici, on n'est pas du genre à dire «on vous l'avait bien dit», mais avouez qu'on vous l'avait bien dit : l'automne a été particulièrement riche en (bon) cholestérol musical. Et au vu de ce qui se profile dans la première moitié de l'année, on n'a pas fini de saucer. Commençons par une fin en beauté excentrique avec la reine Björk de Biophilia aux Nuits de Fourvière. Un événement ! De même pour la venue le 26 mars à l'Epicerie Moderne de l'immense Jonathan Richman. Une Epicerie qui continuera de régaler cette saison avec le néo-rocker Hanni El-Khatib (26/02), un co-plateau international Piers Faccini (anglo-italo-quasi français) et Chad Van Gaalen (Canadien) le 15 mars, ou encore, la veille, ce sombre illuminé de Daniel Darc. Le printemps fleurera d'ailleurs bon le vieux chanteur «françois» révolté avec un Miossec très rock le 7 février au Transbo mais aussi, le 10, Michel Cloup (ex-Diabologum et Expérience) qui présentera son sublime album solo Notre Silence au Clacson. En dépit de ses difficultés actuelles avec le silence justement, la salle d'Oullins ne désarme pas pour autant avec une progra

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Casque d'or

MUSIQUES | Entretien / Tête d'affiche du Festival Nouvelles Voix à Villefranche, le Messin Alexandre Longo, alias Cascadeur, auteur de l'aérien The Human Octopus, nous raconte son goût des masques, ses angoisses et son rapport ambivalent avec la notion de succès. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 10 novembre 2011

Casque d'or

Qui est Cascadeur ?Alexandre Longo : Lorsque j'ai décidé de créer ce personnage, il était là comme une sorte d'infirmière. Je faisais pas mal de scène avec d'autres groupes [Orwell et Variety Lab, NdlR] mais toujours en tant qu'homme de l'ombre. L'idée d'être au centre, c'était une hantise. J'accumulais les morceaux mais je suis tellement émotif que j'étais ému même quand je les jouais tout seul au piano chez moi. J'ai donc eu l'idée d'une doublure. Or s'il y a un individu qui remplit ces fonctions là, c'est bien le cascadeur. C'est la doublure d'une star exposée, dont on ignore le visage. Je voulais créer une sorte d'ambivalence : une musique qui vient de loin et un personnage un peu improbable. Finalement, l'un et l'autre se nourrissent mutuellement. Quand j'ai l'apparence de Cascadeur, je n'ai pas cette sensation d'être déguisé. Quand on vient me voir à la sortie de scène, j'ai souvent encore un masque sur la tête, je finis par l'oublier, ça devient ma peau. En tant qu'ermite autoproclamé, comment as-tu vécu le succès critique de l'album The Human Octopus et l'exposition qui s'en est suivi ?

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Cascadeur

MUSIQUES | Alors que son homonyme Jeannie est en pleine descente de piédestal (et de pédalier), le messin Alexandre Longo est lui en pleine ascension. Après Woodstower (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 15 septembre 2011

Cascadeur

Alors que son homonyme Jeannie est en pleine descente de piédestal (et de pédalier), le messin Alexandre Longo est lui en pleine ascension. Après Woodstower en début de mois, celui qu'on appelle Cascadeur, vengeur casqué à la pop ouvragée et aérienne, auteur d'un des albums de l'année avec The Human Octopus, revient dans les parages faire les beaux jours du festival Nouvelles voix de Villefranche. Lequel s'offre d'ailleurs un bien beau plateau de jeunesse fringante qui donne un chouette panorama de la jeune création musicale française alternative (Arlt, Vérone, MilkyMee, Syd Matters, Tachka...). Au Théâtre de Villefranche, le 17 novembre.

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Tricky ou la belle vie

MUSIQUES | Mixed Race, le nouvel album de Tricky, n’apporte rien de neuf ni de surprenant. Pour les coups fumants, il faut se reporter à la pochette (forte en THC) (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 5 novembre 2010

Tricky ou la belle vie

Mixed Race, le nouvel album de Tricky, n’apporte rien de neuf ni de surprenant. Pour les coups fumants, il faut se reporter à la pochette (forte en THC) ou au porte-nawak absolu dont l’ex-Kid de Bristol est toujours capable en concert. Là, toutes les surprises sont permises, tous les paris sont de mise : Tricky récidivera-t-il au Transbordeur le live border line déjà vu à Woodstower ? Fera-t-il grève une fois encore, laissant le micro en plan et les musiciens livrés à eux-mêmes, pendant que le public envahit la scène ? Caressera-t-il longtemps son torse de boxeur avant de se jeter dans l’arène ? Et sous prétexte d’être un grand fumeur, doit-il toujours se sentir obligé de jouer les fumistes ? Réponse mardi 16 novembre au Transbordeur.

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Beast

MUSIQUES | C'est le coup de cœur répété des gens du Ninkasi, qui nous ramènent pour la seconde fois en moins d'un an cette bête en provenance du Canada. Coup de cœur (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 1 octobre 2010

Beast

C'est le coup de cœur répété des gens du Ninkasi, qui nous ramènent pour la seconde fois en moins d'un an cette bête en provenance du Canada. Coup de cœur justifié, puisqu'on a là entre les mains l'une des sensations de ces derniers mois. Un duo pour le moins inclassable qui émet un son difficile à ranger dans des cases : mélange de rock, de metal, de rap, de funk, de soul, de trip-hop, et même de musique orientale. On pense à Tricky, à Bran Van 3000 et parfois au Prince des grandes heures et puis le morceau suivant nous fait changer d'avis. Pour se faire une idée, ou plusieurs, c'est au Kafé (avec Mensch), mercredi 13 octobre 2010. Et c'est bête de gratuit. SD

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Tricky

MUSIQUES | Festival Woodstower Blog 7 Lundi 24 août

Dorotée Aznar | Lundi 24 août 2009

Tricky

C’est l’histoire d’un gamin plutôt mal parti dans la vie : son père quitte le foyer familial avant même sa naissance, sa mère se suicide alors qu’il n’a que quatre ans, il tâte un peu du mitard à l’adolescence… Bref, son avenir ne s’annonçait pas forcément sous les meilleurs auspices. Mais en 2009, le gosse qui avait tout du futur gibier de potence est devenu un fort gaillard tout en muscles et en tatouages qui, du haut de ses 41 ans, peut légitimement prétendre au titre de parrain du trip-hop : une figure tutélaire, un précurseur et un défricheur qui a su poser avant tout le monde les jalons du genre, un peu comme Iggy Pop l’avait fait pour le punk ou James Brown pour le funk. Rien que ça. Entre-temps, il y a eu quand même Massive Attack, groupe phare des années 90 et pionnier justement dans le domaine des tripatouillages sonores entre hip-hop, électro, soul et groove. Bien qu’il ait quitté le groupe de Bristol après seulement deux albums, Tricky a su garder intacte la ferveur de ses fans, et viendra prouver à Lyon le 29 août que non, décidément, il n’est toujours pas tricard. Romain Vallet

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Hindi Zahra et Herman Düne

MUSIQUES | Festival Woodstower Blog 5 Jeudi 20 août

Dorotée Aznar | Jeudi 20 août 2009

Hindi Zahra et Herman Düne

Juste avant les deux mastodontes électro que sont Peaches et Tricky, le samedi soir sera aussi l’occasion de (re)voir sur scène deux sensations folk du moments : la chanteuse aux accents berbères Hindi Zahra et les Franco-suédois d’Herman Düne. La jeune femme aux airs baba-cool viendra présenter à Lyon son premier album, à paraître à la rentrée de septembre, et qui buzze beaucoup en ce moment sur Internet. Sa petite voix fluette et ses arrangements de guitare éthérés devraient sans doute faire le bonheur de tous ceux qui trouvent Peaches trop trash... Elle sera suivie par un duo barbu et vêtu de chemises de bûcheron, les incontournables Herman Düne, rare exemple de groupe folk français réussissant à s'exporter avec succès à l'étranger : c'est ainsi qu'ils ont collaboré par le passé avec l'ex-Moldy Peaches Kimya Dawson et que leur chanson «I Wish That I Could See You Soon» a été saluée par le magazine Rolling Stones comme l'une des cent meilleures de 2007. La classe internationale, on vous dit. Romain Vallet

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L’enfer et les autres

CONNAITRE | Sale gosse intronisé à tort porte-parole du trip-hop, Tricky revient sur scène défendre son dernier opus, Knowle West Boy. François Cau

Dorotée Aznar | Vendredi 19 juin 2009

L’enfer et les autres

Festival - Musique / Ceux qui ont eu la chance de le voir sur scène le savent. Le Tricky kid débarque avec son passif inscrit sur son corps bardé d’impressionnants tattoos, marqué sur sa gueule renfrognée, gravé dans sa voix d’outre-tombe à même de faire frissonner les plus rétifs. Dans les mauvais jours, son mal-être le faisait arriver sous forte influence, grommelant ses lyrics avant de se tirer au bout d’une petite demi-heure. Mégalo, inconscient, méprisant ou intègre au dernier degré ? Probablement un peu de tout ça à la fois. Tricky n’a cure de l’aura puissante entourant son nom. En son temps, il préféra claquer la porte à la gueule des membres de Massive Attack, alors en pleine ascension fulgurante, plutôt que de subir les desiderata de l’industrie du disque. Avec la sublime chanteuse Martina Topley-Bird dans ses valises, il défricha ses obsessions musicales et accoucha du somptueux Maxinquaye, porté par les singles Aftermath et Hell is around the corner, qui portaient déjà en eux la quintessence de son style. Soit une fusion tous azimuts de ses influences sonores, du hip-hop au rock en passant par la soul et les premiers bidouillages électroniques, le tout avec un art consom

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