Début de parcours

Stéphane Duchêne | Mardi 30 septembre 2014

Avec le mois d'octobre s'ouvre la saison rock avec le festival Just Rock?, qui s'ouvre lui-même sur un parcours folk à travers sa ville d'accueil – Lyon, pour ceux qui l'ignoreraient encore – et plus précisément la Croix Rousse. Le schéma est à la fois quasi-immuable et intrinsèquement nomade puisque, comme son nom l'indique, il y s'agit de déambuler avec délice tout au long d'un samedi après-midi, en l'occurence le 4 octobre, à la rencontre d'artistes généralement débranchés – aussi branchés puissent-ils être par ailleurs.

Rendez-vous cette année place Joannes Ambre dès 15 h – ça laisse le temps pour une matinée bien grasse – avec le bien-aimé Cyrz, dont c'est un peu le retour, comme évoqué dans ces pages la semaine dernière. A 16 h, direction le vidéo-club Atmosphere pour faire comme l'oiseau William Bird, avant d'aller à 17h à la bibliothèque faire les yeux doux à Julia Kat, plus radoucie que quand elle officie avec Little Garçon ou Black Luna. Puis à Anne Sila, jazzeuse mixte qui lorgne vers la chanson et la pop, à 18h (place Bellevue). Enfin, dernière étape du périple à 19 h, avec une prestation forcément généreuse de Jil is Lucky. Et comme Jil is Lucky, en plus, le temps sera radieux.

 

Stéphane Duchêne


Parcours folk

• 15h : Cyrz Place Joannès Ambre • 16h : Julia Kat Bibliothèque du 4e (12 bis rue de Cuire) • 17h : Wiiliam Bird Videoclub atmosphere (10 rue Dumont) • 18h : Anne Sila Place Bellevue • 19h : Jil is lucky Ecole Aveyron (rue Vaucanson)
Plateau de la Croix-Rousse Lyon 4e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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C’est l’histoire de la vie (bis) : "Le Roi Lion"

Animation | En donnant à voir sa nouvelle version du "Roi Lion", les studios Disney seraient-ils en train de préfigurer un cinéma nouvelle génération ? Derrière l’histoire du cycle de la vie et des successions naturelles, en affleure une où l’image est remplacée par une autre plus vraie que nature…

Vincent Raymond | Mercredi 17 juillet 2019

C’est l’histoire de la vie (bis) :

Dans la savane africaine, la naissance de Simba, le fils du roi Lion Mufasa ravive la colère de son frère et rival Scar, qui fomente un plan diabolique pour le tuer, aidé par les hyènes. Débarrassé de son aîné, Scar persuade Simba qu’il est responsable de mort de son père et le contraint à l’exil… Le Roi Lion étant depuis un quart de siècle l’un des plus grands succès de la Maison de Mickey, cette nouvelle version à l’identique rassurera ses nombreux fanatiques : l’esprit de l’histoire, sa morale et son tempo demeurent inchangés. C’est sa forme qui a naturellement subi les plus profondes modifications. Il serait erroné de croire que la stratégie de reprise des “classiques“ d’animation des studios Disney en film “en prises de vues réelles“ soit gouvernée par une unique logique — fût-elle de rentabilité commerciale. Les productions se succédant, avec une accélération exponentielle ces derniers mois, ne font pas que suivre à la lettre le canevas des scripts existants : chaque film constitue ainsi une sorte de mini laboratoire, où s’élabore à risques (et coû

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Jamel Debbouze : « C’est une expérience sensorielle incroyable »

Le Roi Lion | Acquises à la cause de Simba depuis leur plus tendre enfance, les voix françaises de la nouvelle version (Jamel Debbouze, Anne Sila et Rayane Bensetti) ne cachent pas leur fascination pour le film original et son remake. Propos rapportés d’une rencontre enjouée.

Vincent Raymond | Mercredi 17 juillet 2019

Jamel Debbouze : « C’est une expérience sensorielle incroyable »

Avez-vous un souvenir de votre première vision du Roi Lion de 1994 ? Anne Sila : Je ne me souviens pas de la première fois, mais je l’ai vu un millier de fois, je le connais par cœur ! Il fait partie des histoires qui, bizarrement, touchent tout le monde, quoi qu’on ait vécu : il touche à l’enfance, et on retrouve notre petit cœur de bébé (sourire) Jamel Debbouze : J’ai tout fait pour le voir, c’était un événement tellement incroyable, tout le monde en parlait, on ne pouvait pas passer à côté ! Je me rappelle avoir resquillé tellement j’avais envie de le voir : un ami à Trappes avait payé sa place au cinéma Le Grenier à Sel et avait ouvert la porte de secours…(rires) Je me souviens encore très bien de toutes les sensations, j’étais passé par tous les états : la joie, de la peine, et re-de la joie… C’est un film incroyable. On a tous vu des images du nouveau film, et même si on a tous été au cinéma souvent, c’est incroyable : j’ai rarement vu un truc pareil, ça défie les lois de la pesanteur ! On voit des animaux parler, vivre, se mouvoir… La première fois, l’histoire

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Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Jazz | Jazz à Vienne qui regarde souvent et encore vers l'avenir, en faisant mûrir en son sein les jeunes talents, jette un joli coup d'œil cette année au passé et à ses disparus sous la forme d'une demie-douzaine d'hommages, parmi lesquels Fela, Prince ou David Bowie. Sans compter quelques autres morceaux de choix (De La Soul, Mary J. Blige...) pour tous les goûts.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 mars 2017

Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Si la 37e édition de Jazz à Vienne s'ouvrira sur un concert du Joe Cocker italien Zucchero en la soirée du 29 juin ; si l'événement du festival sera sans doute pour certains le retour de De La Soul en mode live band, le 1er juillet, et le même soir un concert hip-hop symphonique qui verra l'ONL, dirigé par Issam Krimi, accompagner MC Solaar, Ärsenik et BigFlo & Oli, rencontre inédite et mariage a priori improbable de la scansion rap et de la grandeur symphonique ; si le prodige aux 10 millions d'albums Jamie Cullum risque d'emporter tous les suffrages du public, c'est surtout le nombre d'hommages à des artistes disparus qui marque cette programmation 2017 du festival. Fela Day Cela commence le 2 juillet avec l'anniversaire des vingt ans de la disparition du père de l'afrobeat Fela Kuti auquel Jazz à Vienne consacrera une journée hommage gratuite. Au pr

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Lost in translation

MUSIQUES | De son improbable quête américaine à la remorque d'un aïeul parti au XVIIIe à la recherche d'une tribu d'Indiens parlant gallois, Gruff Rhys a ramené une histoire insensée et passionnante, déclinée sur quatre supports. Dont un disque bouleversant baptisé "American Interior". Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 7 octobre 2014

Lost in translation

En 1792, un Gallois nommé John Evans, multiple arrière-grand-oncle de Gruff Rhys, l'ancien leader des Super Furry Animals, quitta son village de Snowdonia pour gagner le Nouveau Monde au prétexte de s'enquérir des fondements de la légende des "Indiens" Madogwys (ou Mandan), descendants supposés et surtout gaélophones (!) du prince gallois Madog ab Owain Gwynedd. Lequel aurait touché le sol américain dès le XIIe siècle. Pour Evans, l'affaire tourna alors à l'Aventure avec un grand A, à d'immenses péripéties qui l'amenèrent à arpenter le Nouveau Monde de part en part, à être incarcéré par les Espagnols car soupçonné d'être un espion britannique, à s'évader nu, à contribuer à arracher des griffes britanniques et pour le compte de la couronne espagnole (!) une partie du territoire américain et donc du futur Canada. Et même à dresser une cartographie du Missouri qui facilitera grandement l'expédition Lewis & Clark et le rachat de la (grande) Louisiane à la France par les États-Unis.

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Frànçois & the Atlas Mountains, guerriers de l'Ombre

MUSIQUES | Entre luminosité aveuglante et zones d’ombre, transe magique et mélancolie, évidence et mystère, Frànçois & the Atlas Mountains ont bouclé avec "Piano Ombre" une admirable trilogie discographique qui n’a cessé de les pousser un peu plus haut vers les sommets. Pour la première fois depuis la sortie de cet album inépuisable, les voilà enfin à Lyon. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 7 octobre 2014

Frànçois & the Atlas Mountains, guerriers de l'Ombre

François Marry a un visage de statue antique, le port altier d’un chef de guerre et un regard transparent qui semble scanner le monde qui l’entoure, mais dont les intentions seraient indéchiffrables. «En vérité, la vérité» sur François, on n’est pas près de la connaître. Ainsi, lorsqu’on lui demande de commenter le parcours d’un groupe, le sien, qui a mis (pris ou subi) le temps (près de dix ans) avant de parvenir à l’unanimité critique qui entoure le tout chaud sixième album Piano Ombre), François lâche, laconique et impassible tel un centurion drapé dans une toge de pudeur et de défiance, et comme un clin d’œil au titre de sa dernière œuvre, un «qui va piano va sano» dont il faudra se contenter. Publié comme son prédécesseur E Volo Love (2011), déjà passablement acclamé, sur le prestigieux label anglais Domino Records, Piano Ombre a valu au groupe à sa sortie, le 17 mars dernier, les Unes simultanées de Magic, Tsugi et des Inrocks – un triplé rare. Et comme bouclé une trilogie entamée avec Plaine inondable (2009), premier album du groupe à être notablement remarqué : «Piano Ombre produ

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Lyon's Club

MUSIQUES | Qu'elle soit un concept fumeux ou pas, la scène musicale lyonnaise est là et bien là. La preuve avec ce petit passage en revue – non exhaustif – d'un automne rock'n'gone. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Lyon's Club

Lors d'une discussion en ligne portant sur les coiffeurs, leurs pronostics de football et l'Olympique de Marseille, un grand connaisseur du rock et de bien d'autres choses nous lâcha, magie d'un fil de discussion : «le concept de groupes lyonnais, well... ». Certes, toute personne rejetant l'idée que l'on puisse être Lyonnais juste «parce qu'on a fait sécher ses chaussettes une fois à Lyon», comme nous l'a récemment exposé notre critique cinéma maison, souscrira sans mal à cette réflexion. Mais on ne va pas faire comme si "ces gens-là" n'existaient pas puisqu'ils ne cessent de nous prouver le contraire. Telle Billie, qui nous prépare quelques remixes des titres de son album Le Baiser. L'excellent album de Denis Rivet – ex-King Kong Vahiné pour les intimes – est à venir, lui, le 30 octobre, et Denis jouera un peu partout pendant cet automne à commencer par ce même jour, le

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Inouïs du Printemps de Bourges : le compte-à-rebours en vidéo

MUSIQUES | Jusqu'à la veille des Auditions Inouïs du Printemps de Bourges sises les 13 et 14 février au Marché Gare, découvrez chaque jour l'un des candidats de l'antenne Rhône-Alpes Tagada Tsoin Tsoin. Et en avant-première les vidéos live réalisées tout exprès pour l'occasion par les shooteurs fous de Shoot !t. Huitième et dernier épisode avec la Hip-pop de Joe Bel. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 7 février 2014

Inouïs du Printemps de Bourges : le compte-à-rebours en vidéo

Joe Bel (pop) S'il y a une artiste qui mérite le qualificatif de « découverte » sur, disons, l'année et demie écoulée, c'est bien Joe Bel. En l'espace d'une grosse poignée de mois, la jeune femme est passée de concerts en petit comité et en mode guitare-voix à des premières parties inespérées à ce stade de la compétition (Corneille, Ms Dynamite au Stade des Alpes, Ólafur Arnalds à l'Epicerie Moderne), incluant une tournée en ouverture d'Asaf Avidan conclue à l'Olympia (rien que ça). Des concerts qui se comptent par dizaines et presque autant de sollicitations médiatiques pour cette folkeuse pop à la voix soul et au feeling hip-hop. Un album arrivera très bientôt pour non pas boucler la boucle mais pour franchir une nouvelle étape, après celle d'une formule scénique qui la voit désormais se produire en groupe et, pour la première fois, dans le cadre des Inouïs, avec une batterie chargée de rajouter – s'il en fallait – encore un peu plus d'épaisseur au groove irrésistible de demoiselle Bel. Au Marché Gare, vendredi 14 février.

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Valley du Rhône

MUSIQUES | Musique / Mélancolie Frénétique est un titre d’album qui dépeint on ne peut mieux la personnalité de Cyrz, mélange de timide extraverti et de boute-en-train (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 15 mai 2009

Valley du Rhône

Musique / Mélancolie Frénétique est un titre d’album qui dépeint on ne peut mieux la personnalité de Cyrz, mélange de timide extraverti et de boute-en-train placide. Cela aurait même pu être le titre idéal du portrait que nous avions consacré au Valentinois il y a deux ans déjà (PB n° 425). Comme nous l’écrivions alors, Cyrz est un optimiste lucide, du genre à ne se faire des illusions que pour avoir le plaisir de les défaire en chansons comme un chat jouant avec une pelote. Mélancolie Frénétique est fidèle à la geste cyrzienne : Cyrz y fait l’humour aux troubles existentiels et aux amours bancals, en jeux de mots/jeux de vilains. Car une fois encore, le chanteur n’a d’autre exutoire que de triturer la langue pour lui faire rendre gorge, poussant au passage dans ses derniers retranchements le cahier des charges des Maîtres a Capella de la nouvelle chanson française. À ses maux de texte, il administre ainsi les électrochocs qui s’imposent, ne négligeant en rien, comme trop souvent ses confrères obsédés textuels, le paysage musical censé abriter ses historiettes. Qu’on aime ou pas son écriture (il faudrait être difficile), on ne peut rester insensible à la qualité des compositions et

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Songs from a room

MUSIQUES | Portrait / Cyrz, chanteur drômois, auteur, dans sa chambre, d'Un morceau de mon avenir. Sur scène ou sur disque, entre verbe mélancolique et western mélodique, cet ami de la famille Dionysos ausculte sa mémoire en regardant droit devant. Avec la gravité virevoltante des optimistes lucides. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 31 janvier 2007

Songs from a room

Sur le deuxième morceau de son album, Le Fer Forgé, inventaire amer des petites saloperies existentielles qui vous mettent le cœur en bouche, Cyrz, de son vrai nom Cyrille Paraire, se résume en quatre vers : «Et moi je suis marqué à vie par le label des cœurs cassés / On me dit bonjour et merci, aujourd'hui j'en ai plus qu'assez / Pour mourir je me cacherai, je suis un oiseau de malheur / Quand viendra l'heure, je vomirai tout le contenu de mon cœur». Autrement dit, un type qui met son palpitant sur la table, au sens propre, cœur fumant sur la toile cirée, mais ne peut s'empêcher d'y dissimuler une référence à un vieux feuilleton à l'eau de rose, où il est question d'oiseaux pudiques et de prêtre amoureux. On se demande d'ailleurs, en le voyant, comment un garçon en apparence si tranquille, timide, qui cherche ses mots, s'excuse de ne pas être «très bon en interview», peut jouer si tendu, marteler les allitérations têtues, se ronger les cordes comme on se ronge les sangs. «Je suis un mélancolique», dit-il, avant de s'avouer, plus tard, déconneur perpétuel. «Mes chansons, ce sont des états d'âmes que je libère». Longte

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