Night on earth

Stéphane Duchêne | Mardi 25 novembre 2014

Photo : (c) Bernard Benant


Zébrée, la pochette du dernier album de Rich Aucoin, Ephemeral, l'est en quelque sorte. C'est la zébrure de la semelle de Neil Armstrong sculptant la surface de la lune, «petit pas pour l'homme...», tout ça. De ce sable gris, Rich Aucoin a fait une poussière d'étoile dont il tapisse une nouvelle de ses épopée pop – ici lunaire. Comme ses concerts en sont aussi, de belles épopées un peu folles, lunaires et solaires, on peut s'attendre à ce que la forcément très cosmopolite édition 2014 des Nuits Zébrées dont il sera l'une des têtes d'affiche, le 28 novembre au Transbordeur, soit particulièrement édifiante.

D'autant que le casting qui accompagne cet événement à l'initiative de Radio Nova est à l'avenant. Avec les Marseillais de Kid Francescoli, dont on aime à Lyon avoir des nouvelles régulières ; l'Allemand panbalkanique Shantel au poste de DJ ; les popeux aqueux de Glass Animals et, bien sûr, une figure qu'on ne présente plus et qui est l'autre vedette de la soirée, si ce n'est la principale à vrai dire : Tony Allen, l'homme qui a tenu les fûts de Fela Kuti et façonné à ses côtés l'afro-beat. Le voilà de nouveau sous les feux de l'actualité ces dernières semaines avec Film of Life, album sur lequel il retrace pour le coup toute une vie de styles musicaux abordés baguettes au clair.

Stéphane Duchêne


Les Nuits zébrées

Tony Allen + Glass animals + Shantel + Rich Aucoin + Kid Francescoli
Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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L'irrésistible propagation de l'afrobeat

Tribute à Fela Kuti au Musée des Confluences | L'afrobeat, initié au débuts des années 70 par Fela Kuti et Tony Allen, a irrigué jusqu'à devenir aujourd'hui planétaire. Retour sur un genre éminemment politique à l'heure où un hommage à son créateur se profile au Musée des Confluences.

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L'irrésistible propagation de l'afrobeat

Fela Kuti est décédé le 2 août 1997, à Lagos, des suites du sida. Ironie du sort, à sa mort, l'afrobeat qu'il avait inventé à son retour des États-Unis commence à se propager partout dans le monde et n'en finit plus aujourd'hui d'inspirer la planète. Après le reggae grâce à Bob Marley, c'est le second style non occidental et pré-Internet à réussir à s'imposer ainsi. Le roi est mort, vive le roi ! L'afrobeat, c'est cette pulse caractéristique initiée par Tony Allen, le batteur de l'Afrika 70, le groupe maison. La complicité inouïe liant ce batteur à Fela a permis l'éclosion d'un style nouveau, se nourrissant du highlife ghanéen alors en vogue, de rituels yoruba, du jazz américain façon Impulse et Blue Note. Et bien sûr, de James Brown, celui de Say it loud, i'm black and i'm proud. Fela et Tony en ont fait une mixture incandescente qu'ils ont porté vers les sommets très vite, lors des 70's où le Nigéria était en proie aux troubles, subissant les coups de boutoir de généraux-dictateurs (Muhammad, Obasanjo...) et de la crise pétrolière. Fela Kuti n'a pa

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Tendance | Outre une scène dédiée le vendredi soir, les influences africaines se disséminent dans tout le festival. Sélection.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

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Tony Allen L'inventeur de la pulse afrobeat, le batteur historique de Fela Kuti : à eux deux, depuis Lagos, ils ont inventé ce genre qui fait aujourd'hui l'unanimité sur toute la planète, entre transe extatique et revendications politiques. Tony Allen a su ensuite porter loin l'expérimentation, avec Doctor L en particulier, avant de revenir à ce groove aussi unique que fondateur. Grand monsieur. Au Sucre le jeudi 5 mai à 18h15 Mbongwana Star Ces natifs de Kinshasa ont mis une grande claque dès leur premier album déboulé un peu par surprise : Coco Ngambali et Theo Nzonza, d'anciens membres de Staff Benda Bilili, se sont acoquinés avec Doctor L (encore lui), pour saisir l'air du temps dans une capitale congolaise électrique, où l'énergie dégagée est quasi punk et l'atmosphère électro. Irrémédiablement moderne, voire futuriste. Halle 3 le vendredi 6 mai à 23h30 Konono n°1 Les maîtres du tradi-moderne, fers de lance de la série Congotronics, adeptes d'une transe absolument unique qu'ils savent transposer live comme nul autre. De Björk

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Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2016

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Cette édition 2016 du festival Nuits sonores est telle un strip-tease, se dévoilant lascivement de semaine en semaine : voici que ce matin un autre voile se soulève et qu’apparaît dénudée la programmation du jeudi 5 mai en journée, concoctée par le curateur Motor City Drum Ensemble. Danilo Plessow, DJ fondu de house music, mais aussi à l’origine batteur, a très logiquement invité le maître en la matière : le nigérian Tony Allen, king de l’afrobeat, compagnon de route de Fela Kuti, Doctor L ou encore Damon Albarn, viendra donner le tempo au Sucre pour un live enthousiasmant et annonçant l’une des tendances pressenties de Nuits sonores : plus de concerts en vue. Illustration avec le retour à 62 ans d’un grand méconnu du funk : Leroy Burgess, pour un live unique. Bonne pioche. Le Sucre, qui sera donc pour la première fois associé à ce parcours des Days, accueille aussi Pablo Valentino, l’un de ses résidents et co-dirigeant du label MCDE, digger en quête perpétuelle de la galette inconnue pour faire le liant entre les deux concerts des papys du groove. La salle 1930 se tourne également vers l’Af

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Benjamin Mialot | Mardi 24 novembre 2015

Au Transbo, Radio Nova fait sa Nuit Zébrée

Au moment où vous lirez ces lignes, les places encore disponibles pour la prochaine Nuit Zébrée (vendredi 27 novembre au Transbordeur), soirée annuelle (auto-)célébrant l’éclectisme bon enfant de Radio Nova, devraient se compter sur les doigts d'une main – voire d'un moignon. Rien de très surprenant à cela quant on sait qu'elles sont à retirer gratuitement auprès des disquaires partenaires de l'événement. D'autant que l'affiche de cette troisième édition lyonnaise brille plus encore que les précédentes par son starpower et son potentiel festif. On pourra en effet y entendre les chansons viscérales et baroques de Mansfield.TYA, prendre une leçon de groove nord-africain avec la diva soudanaise Alsarah et ses Nubatones et voir l'insatiable Joeystarr enfiler son tout nouveau costume de Caribbean Dandee, du nom du projet dancehall (sidekick à dreadlocks et soundsystem inclus) qu'il a mûri au grand air chargé de particules psychotropes de la Jamaïque. Y compris le booty vissé sur son canapé, le tout étant retransmis en direct sur Nova, évidemment, mais aussi sur sa petite sœur locale RTU. Heureux les retardataire

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Reperkusound, dix ans d'éclectisme électro

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On a pas mal pesté contre l'inadéquation entre l'identité visuelle des Nuits de Fourvière 2015 – des photos du Burning Man, grand-messe de la liberté individuelle, de l'autosuffisance et de la création indie qui investit chaque été le désert du Nevada – et leur programmation. Mais au moins est-elle à l'avantage du dernier jouet de la Métropole. Le cas du festival Reperkusound est plus problématique : les collages techno-animaliers qui ornent ses supports de communication, comme surgis d'un temps où le leet speak (pardon, le 1337 5|*34|<) était la dernière mode, laissent entendre qu'il ne s'adresse qu'aux teufeurs à poil long non toilettés et/ou aux ressortissants de Doucheville – là où le soleil brille si fort qu'il faut aussi porter des verres protecteurs en intérieur. Or s'il y a pas mal de ça (autrement dit de la trance, du dubstep et de l'electro house, entre autres musiques trop souvent cabotines), Reperkusound a toujours eu la qualité de son défaut : une volonté affirmée de faire entendre la chose électronique dans son acception la plus large possible. La preuve par dix C'est particul

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Depuis l'annonce de son déménagement à la Confluence, on se demandait bien, sorti de quelques évidences, quels lieux allait concrètement investir Nuits Sonores. On sait désormais que le Lab se répartira entre l'Hôtel de région et l'Hôtel de ville, tandis que la partie purement musicale du festival se déroulera sous les halles du Marché de Gros (qui avaient déjà accueilli les éditions 2009, 2010 et 2011), à la Sucrière (NS Days et Mini sonore), à la Maison de la Confluence (pour la traditionnelle carte blanche) et au Parc des Berges (pour le "Sunday Park", un événement de clôture présenté comme un clin d’œil convivial à l'extension de Nuits Sonores à Tanger). En attendant de voir comment le Sucre s’intégrera dans ce circuit et comment les collectifs Superscript² et Looking for Architectures l'habilleront, on remarquera que la programmation des Days, scindée en trois scènes (dont une extérieure), poursuit les efforts de thématisation et de brassage démographique produits l'an passé, mais cette fois avec un vrai souci d'équilibre. Comprenez par-là qu'aucune tête d'affiche ne devrait s'accaparer le public de la Carte blanche comme Laurent Garnier et Carl Cox l'ont fait en 20

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