Insomniaque - Semaine du 7 au 13 janvier

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Max Cooper au Sucre, Dasha Rush et Randomer au Club Transbo et Milton Bradley à la Plateforme. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 6 janvier 2015

09.01 Max Cooper

L'Irlandais Max Cooper est une sorte de Musée des confluences à lui tout seul : montée sur ressorts scientifiques – il n'est pas diplômé en biologie computationnelle pour rien – et bruissante de micro-organismes en tous genres, son electronica s'écoute comme un palpitant récit fondateur – en particulier sur son premier long, baptisé avec autant d'ambition que de pudeur Human. C'est déjà une raison suffisante d'aller à sa rencontre au Sucre. En voici tout de même une autre pour la route : sa musique a été l'une des grandes influences de l'éblouissant dernier album d'Ez3kiel.

10.01 Encore

Pour son deuxième anniversaire – car oui, il ne fête pas que celui des autres –, le collectif Encore ne se refuse rien, invitant au Club Transbo la vraie-fausse sœur cachée de Nina Kraviz, Dasha Rush. Vraie car elle possède un même physique d'agent provocateur infiltré dans le milieu du mannequinat. Fausse parce qu'elle ne donne pas dans la roucoulade trip-hop, mais dans la bastonnade techno. Ne vous faites pas d'idées donc, d'autant qu'elle viendra accompagnée de Randomer, l'une des figures clefs de la bass music déviante et flippée qui secoue l'Angleterre des années 2010.

10.01 MTR#10

Le saviez-vous ? Derrière les initiales MB dont étaient frappés certains des jeux de société les plus populaires de la fin du XXe siècle (Dr Maboul, Puissance 4, HeroQuest...) se cachait non pas votre serviteur, mais un certain Milton Bradley. Rien à voir avec celui qui se produira en compagnie des piliers de l'excellent label parisien Construct Re-Form à la Plateforme – encore que sa techno, très atmosphérique, a un côté tape-taupe sous acides. Mais on s'est dit que l'anecdote vous rendrait encore plus amusant le live de ce Berlinois du troisième type – son label s'appelle Alien Rain.


Motor10

Alien Rain + Antigone + Birth of Frequency + CLFT Militia
La Plateforme 4 quai Victor Augagneur Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Max Cooper + Roman Poncet


Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Réveillon 2015 : du côté de l'électro

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S'il est trop tard pour laisser s'exprimer l'enfant sauvage qui sommeille en vous (cf. la Une de ce cahier), il est encore temps de saisir l'opportunité de constater les dégâts provoqués par ceux qui auront la chance de le faire, le Sucre vous proposant au lendemain de la Garçon Sauvage du 31 de passer la journée en compagnie de P. Moore et Juliano, pionniers locaux de la chose électronique s'il en est. Des figures locales, il s'en trouvera aussi au Terminal, dans le cadre d'un all star show bien musclé (au programme notamment, deux back 2 back opposant Manu Svensson à Wavesonik et Pascal Roeder à Mickael Costa) qui, une fois n'est pas coutume, se terminera au pas si petit matin, et à la Marquise où Art Feast donnera son tout aussi traditionnel (et toujours mensonger) nouvel an orgiaque avec trois de ses ambassadeurs aux manettes, à savoir Ortella, Klaaar et Miimo. Au DV1, le réveillon coïncidera avec la dernière "I'm" de l'année, du nom du cycle de soirées apériodiques en forme de hall of fame qu'il propose depuis bientôt trois ans. L'occasion de faire connaissance

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Musicien, quoi qu'en disent les conseillères d'orientation et les représentants syndicaux, ce n'est pas un vrai métier. Mais c'est, sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, toujours plus épanouissant et gratifiant que bagagiste pour un hôpital psychiatrique, agent d'entretien ou veilleur de nuit dans un hôtel de station balnéaire, professions auxquelles se sont essayés Mick Jagger, Kurt Cobain et Eddie Vedder avant de céder aux plaisirs faciles de la rock'n'roll way of life. Max Cooper a fait plus fort, puisque c'est un job de généticien à la prestigieuse University College de Londres qu'il a plaqué pour se consacrer entièrement à la musique électronique. Une reconversion somme toute assez logique : dans un cas comme dans l'autre, il est question de décoder des compositions avant de leur faire subir de bénéfiques mutations. Cooper a, à ce titre, magistralement remixé Agoria, Hot Chip ou encore Dominik Eulberg. Surtout, il a trouvé dans l'onirisme ambigu d'Aphex Twin, dans les élégies à cordes du multi-intrumentiste Ólafur Arnalds et dans son propre bagage théorique (Serie, trilogie d'EP qui a inauguré en 2009 sa collaboration

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