Mademoiselle K

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Photo : Laurie Franck


La synth-pop quelle que soit la forme qu'elle prend au final, est devenue la nouvelle spécialité lyonnaise. On vous a déjà parlé – oui, on sait – de Pethrol, Erotic Market, Holy Two et De La Montagne, voici Kcidy, qu'on pourrait voir comme un savant mélange des quatre précités.

Après un passage par les scènes découvertes du Ninkasi en novembre dernier, la jeune femme et son look de prêtresse 80's va enchaîner coup sur coup les deux festivals lyonnais de la rentrée : d'abord All Girls to the Front, un "mini fest" (ou "festival de courte durée", pour les membres de l'Académie Française) autoproclamé féministe avec donc pas mal de filles, de films, de live (Terrine, from Amiens, et Theoreme, from Lyon) et même du body-painting en mode riot grrrl. Autant de choses promettant une "méchante ambiance" et que l'on doit à l'esprit de Kathleen Hannah de Bikini Kill. Puis, moins d'une semaine plus tard, le plus long mais tout aussi défricheur Plug & Play – dont on reparlera, c'est promis

Deux occasions de découvrir donc la jeune Pauline Le Caignec et les morceaux de son EP Pursuit, dont l'assez peu oubliable Stormy Day. On pourrait parler de trip-hop mais, d'une part, le trip-hop est mort, d'autre part, le trip est ici définitivement plutôt pop, ladite pop indie et l'indie tronica. Le tout emballé dans une atmosphère propice à l'onirisme et aux souvenirs (é)perdus d'une jeune femme qui ne voudrait pas grandir (Pursuit of Memories, Don't Wanna Grow up). Reste que Kcidy, qu'on retrouvera également aux Femmes s'en mêlent en mars, donne tous les signes d'une artiste qui risque de pousser plus vite que prévu.

Stéphane Duchêne

Kcidy
Au Périscope samedi 10 janvier, dans le cadre du festival All Girls to the Front
Au Kraspek jeudi 15 janvier, dans le cadre du festival Plug & Play


Shoot It : Kcidy + Bruno


Kraspek Myzik 20 montée Saint-Sébastien Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Kcidy : mélancolie heureuse

Portrait | Avec son deuxième album, Les Gens heureux, disque baroque 60's et mélancolique, la Lyonnaise Kcidy vient de frapper un très grand coup. Et de marquer avec bonheur un changement radical dans son approche de la pop.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 juillet 2021

 Kcidy : mélancolie heureuse

« Les gens heureux dansent », chante Kcidy sur une chanson extraite de son dernier album. Du moins ils devraient, les gens, être heureux et danser. Mais en ce moment personne ne danse. Les lieux de culture ont beau rouvrir petit à petit, à Nuits Sonores (exemple non contractuel), le public se couchera, comme on passerait son tour. Et il faudra attendre encore un peu (beaucoup ?) pour le retour des « jours heureux » promis par Emmanuel "Fonzie" Macron. Certes, Les gens heureux dansent n'est pas tout à fait une chanson sur nos corps contrariés par la pandémie mais elle traduit quelque chose de l'inaccessibilité de cet état de mouvement. « J’ai imaginé ce que ça ferait d’être entourée de ces "gens heureux" qui dansent, alors que moi je serai immobile et figée, comme engluée dans la mélancolie, comme si le bonheur de ces gens m’était inaccessible, lointain » confiait la chanteuse et musicienne au site Soul Kitchen, à propos de cette chanson cl

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"Lost in Space" : le Cosmic trip de Kcidy

Indie | Ce mercredi 8 février, la lyonnaise Kcidy organise la "teuf de sortie", avec comme invité, Clara Clara, de son premier album Lost in Space à bord d'un Sonic sans doute un peu transformé pour l'occasion en vaisseau spatial. Car si elle a quelque peu viré de bord stylistiquement, l'indie-pop de Kcidy opère toujours dans des sphères cosmiques et planantes qu'il sera bon de retrouver pour une part et, pour une autre, de découvrir.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 février 2017

Il n'aura pas fallu longtemps à Pauline Le Caignec pour se faire remarquer en tant que Kcidy, avatar synth-pop planant dont nous rendions compte du talent prometteur il y a tout juste deux ans, sur la fois notamment de son EP Pursuit (où figurait l'addictif Stormy Day), qualifiant sa musique de trip-pop. Depuis, elle n'a fait que confirmer sur toutes les scènes et avec un autre EP, Running on the roof, petite merveille, là encore d'indie-tronica. Et si l'on considère que les choses, sinon ne commencent sérieusement, du moins se poursuivent vraiment à la sortie d'un long format, alors le premier album de la petite protégée label AB Records est en train de faire son office. Avec la chanson qui en est extraite et en porte le nom, Lost in Space, Kcidy nous perd effectivement dans l'espace sans pesanteur de son univers empli de vestales artisanales (voir le clip). Les Inrocks en avait fait leur morceau de la semaine début janvier, lui valant comparaison indirecte avec la Julee Cruise qui envoûtait musicalement l'univers de Twin Peaks. Ils avaient sans doute rai

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Label : Le b.a.-ba pop

MUSIQUES | C'est peut-être le label lyonnais le plus en vogue actuellement. C'est en tout cas le plus fécond et le plus dégourdi. Présentation de la smala indie pop AB Records, à l'occasion des focus que lui consacrent successivement le Kraspek Myzik et la BM.

Benjamin Mialot | Mardi 19 janvier 2016

Label : Le b.a.-ba pop

En musique comme en toute chose, les mots ont leur importance. Dans la quiétude de la colocation qui abrite leurs activités, aussi joliment négligée que les chansons qu'ils diffusent, les fondateurs d'AB Records trouvent les bons l'air de rien : quand ils ont créé le label en 2011 à Annecy, ce n'était pas pour publier des disques, mais des «objets musicaux». Au-delà de ce qu'elle révèle de leur background – ils suivaient alors un cursus artistique – la formule en dit long sur le souci de bien faire qui anime ce collectif de slackers peroxydés et de nerds à grosses montures. Et sur l'intelligence qui les soude. Car AB n'est pas un label traditionnel. Il ne travaille pas au développement de la carrière des musiciens, il se "contente" de les faire se sentir moins seuls : «À part sortir leur album, on ne peut pas faire grand chose pour eux. Mais on est toujours sincère avec ça. On leur explique qu'ils seront bien, au sein d'une famille qui pourra peut-être servir de tremplin pour d'autres rencontres, mais rien de plus. On veut que les choses restent simples.» See you later, Alligator Baby Au point que la li

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La scène locale investit les médiathèques

MUSIQUES | Bon, du rififi peut-être pas, mais de la musique oui, grâce à cette initiative qui voit les médiathèques du Lyonnais accueillir en leur sein, durant tout (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 septembre 2015

La scène locale investit les médiathèques

Bon, du rififi peut-être pas, mais de la musique oui, grâce à cette initiative qui voit les médiathèques du Lyonnais accueillir en leur sein, durant tout le mois d'octobre (du 3 au 31), «la crème de la scène locale». Soit une vingatine de concerts tous genres confondus. Cela va en effet des magnifiques Odessey & Oracle, le vent en pleine poupe en ce moment, au ukulélé (bien pratique en médiathèque) de Nazca ; du jazz étrange (car pratiqué à la vielle) des Fuzzing Cats au post-punk de Blackthread ; en passant par les chelous La Fabrique des Boucles et Kcidy (fabrique de boucles et trip hop énigmatique, respectivement). On croisera aussi quelques valeurs devenues sûres dans leur domaine, qu'il s'agisse d'Yvan Marc, de Tachka ou de Faïk (l'ancien chanteur de Fake Oddity, passé en mode solo et folk). Enfin, quelques paris seront à prendre sur de jeunes pousses en pleine poussée justement comme Pomme, Satellite Jockey ou The Black Lilys. Bonne occasio

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