Insomniaque - Soirées de la semaine du 25 février au 3 mars

Benjamin Mialot | Mardi 24 février 2015

27.02 L'Amour

Autre temps, autres mœurs : alors que les blousons noirs des 60's peuplaient les pages "faits-divers" des quotidiens, les nôtres – Brodinski, Gesaffelstein et autres «princes de la techno» – voient leur style décortiqué dans la presse masculine. The Hacker réussit depuis une vingtaine d'années – et a fortiori sur son récent diptyque indus/new wave Love/Kraft – l'exploit de se situer à l'intersection de ces deux attitudes, mi-voyou aux kicks qui claquent comme des coups de batte mi-gentleman à la tête pleine de mélodies cafardeuses. Autant dire qu'il a toute sa place au Bellona.

28.02 Terminal 2 Years

Le Terminal fête ses deux ans d'activité et, considérant les liens profonds qui unissent notre journal au 3 de la rue Terme – des exemplaires antédiluviens du Petit Bulletin y auraient servi de matériau isolant – nous ne pouvions passer l'événement sous silence. D'autant qu'il sera "hosté" par Jay Shepheard, ex-rat de discothèque – il a bossé pour le shop en ligne Juno – devenu une dance machine des plus polyvalentes – nu-disco vespéral, ghetto-house élastique ou garage pour accordeur de piano, il fait feu de tout bois, avec ce mélange de raideur et de fantaisie so british.

01.03 Reality Live Festival

Voilà une paye que nous n'avions fait une place dans ces colonnes au rendez-vous dominical du Sucre – comme la prog tabasse à chaque fois (souvent dans tous les sens du terme), on craignait de se répéter. Cette édition 100% live est l'occasion de s'y remettre, ne serait-ce que parce s'y produiront les maîtres absolus de la techno improvisée sur machines analogiques Magic Mountain High (alias le vétéran Move D et les cannabinomanes hyper créatifs Juju & Jordash). On avoue aussi un petit faible pour la housetronica toute en beats assourdis et susurrements matinaux du duo canadien Moses.


L'amour avec The Hacker et Marc Twins


Bateau Bellona Rive droite du Rhône / Pont Pasteur Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Terminal 2 years birthday

Jay Shepheard + Jeen
Terminal 3 rue Terme Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Reality live festival

Henrik Schwarz + Âme + Magic Mountain High + Bob Moses + Peter Pardeike
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 12 septembre 2017

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

15.09.17 > TERMINAL ACID WASHED Le nu disco un brin pervers, pas mal italo et larvé d'acid house que pratique Acid Washed nous enchante, assurément : écoutez Heartbeat Maker, envolée qui ouvre leur album House of Melancholy ; un track parfait pour faire hurler un dancefloor comprimé comme celui du Terminal vers les 3 heures du mat', ivre et joyeux. Sexy. 16.09.17 > GROOM CLÉMENTINE Perle en ascension de la scène locale, activiste de Chez Émile, le disquaire, mais aussi du côté de la pertinente web-radio Lyl où elle mène de main de maîtresse l'émission Mellow Madness, Clémentine s'offre une nuit au Groom où soul, disco et funk s'emmêlent langoureusement pour vous coller la fièvre all night long. Black.

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Les quatre fantastiques

MUSIQUES | Le Sucre sort de sa routine le temps de quatre soirées durant lesquels se produiront autant de fondateurs de labels emblématiques de la musique électronique actuelle... Et qu'on vous recommande plutôt quatre fois qu'une. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 25 février 2014

Les quatre fantastiques

La vingt-neuvième cérémonie des Victoires de la musique fut, sans surprise, un énième pince-fesses corseté où chanteurs-sandwichs et égéries périmées tentèrent tant bien que mal de faire oublier le déficit d'ambition et d'idées qui grève l'industrie du disque depuis le début des années 2000. Une  mascarade qui ne doit pas faire oublier ce motif de satisfaction : la présence, parmi les nominés, du redoutable Gesaffelstein, aboutissement de deux décennies d'activisme techno. Un activisme dont le Grenoblois The Hacker est encore aujourd'hui l'une des principales figures, aussi bien en tant que label manager (jadis de Goodlife, aujourd'hui de Zone, qu'il a co-fondé avec... Gesaffelstein) qu'en tant que producteur - d'une musique devant autant à la compacité et à la combativité du new dance sound of Detroit qu'à la morgue mélancolique des souverains de la new wave. A l'approche de la parution d'un album en forme de synthèse esthétique, le sacrément bien titré Kraft/Love (non content de lister les qualités suffisantes et nécessaires à l'exercice d'un art, il fait référence à Kraftwerk et Lovecraft), Le Sucre ne pouvait mieux l'honorer qu'en l'invitant à donne

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Nuits Sonores 2013 - Jour 4

MUSIQUES | Nuits Sonores, c'est terminé. Déjà ? Déjà. A se demander si un an d'attente pour quatre jours de réjouissances, ce n'est pas un peu cher payé. Au vue de la somme de glorieux souvenirs que nous avons emmagasinés lors de la dernière journée de cette édition 2013, on peut vous affirmer que ça ne l'est pas. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 12 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 4

N'eut été la présence de Tale of Us et des Raveonettes à son générique, nous n'aurions sans doute pas mis les pieds au quatrième NS Days, histoire de rassembler le peu de forces encore à notre disposition avant le bouquet final. Sans surprise, nous l'aurions amèrement regretté. Car si le duo italien a signé un set à la hauteur de sa précédente prestation lyonnaise (un mix marathon de 4h au Club Transbo en décembre dernier) et si la loud pop spectorienne du duo danois a été au cœur de l'un des concerts les plus troublants – de sensualité et de puissance - de cette édition, c'est un quasi-inconnu qui a livré la prestation la plus inattendue : Squeaky Lobster, producteur bruxellois dont l'abstract hip hop kaléidoscopique, à défaut d'avoir emporté l'adhésion de l'audience, nous a pour notre part durablement scotché. Les "Lee Hazlewooderies" saturées des Liminanas, le rock'n'roll high energy des Mojomatics et les collisions métalliques de The Hacker (qui a remplacé à la dernière minute le pauvr

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Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 4. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 20 mai 2012

Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

Trois sur neuf. Nous n'avons deviné les noms que de trois des neuf invités qui, hier, se sont relayés jusqu'au petit jour aux platines de la secret stage des anciennes usines Brossette. Même pas la moyenne. Nulle incompétence derrière ce pronostic de parieur mutuel urbain du dimanche, seulement le reflet du crédit que l'on accorde à Nuits sonores. Quitte à éprouver des regrets là où tout ne devrait être que gratitude.     Stage divin Il faut reconnaître qu'Arty Farty nous a fait un beau cadeau avec ce secret stage, foulé dans l'ordre par Clara Moto, The Hacker, Gesaffelstein, Oxia, Dixon, un Ricardo Villalobos tout juste remis de son examen du très exigeant catalogue du label ECM aux Célestins, Brodinski, Agoria et Laurent Garnier. Reconnaître également que, même si nous étions en attente d'une surprise qui n'est jamais venue, d'un

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Ensemble c’est two

MUSIQUES | Miss Kittin et The Hacker, DJ et producteurs, après un First Album qui avait durablement traumatisé son monde et donné ses lettres de noblesse à la mouvance électroclash, sortent huit ans plus tard, Two, qui surfe sans complexe sur d’autres esthétiques. François Cau

Christophe Chabert | Lundi 30 mars 2009

Ensemble c’est two

2001. La scène électro française vit tranquillement sur ses acquis, se repose nonchalamment sur les représentants proprets de ce qu’on a appelé, dans un élan d’inspiration à même de décoiffer le brushing de Bob Sinclar, la French Touch. Surgi de nulle part (enfin, de Grenoble, quoi), un duo frondeur, sexy en diable, baigné dans les sonorités électro pop des années 80 et armé d’une ironie mortelle impose un improbable mantra. To be famous is so nice, Suck my dick, Lick my ass. Le refrain de Frank Sinatra, redoutable single du First Album de Miss Kittin et The Hacker, hymne décalé à la fatuité jet-setteuse, entre dans les têtes des amateurs de techno pour ne plus en sortir. Là où tant d’autres auraient capitalisé sur cette soudaine reconnaissance jusqu’à ce que mort artistique s’ensuive, le tandem a alors d’autres aspirations, comme l’explique rétrospectivement Michel “The Hacker“ Amato. «On avait signé en 1997 sur Gigolo Records en Allemagne, on jouait notre live depuis cinq ans, sans équipe, dans un état de stress permanent, à l’arrache complet. Quand la hype est arrivée en 2002, on était heureux mais passablement épuisés. Et les journalis

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