Souvenirs du PB Live d'Alela Diane

Stéphane Duchêne | Dimanche 8 mars 2015

C'était le 12 juin 2014. Sous une chaleur accablante, Alela Diane faisait littéralement suffoquer la Salle Rameau lors du dernier PB Live de la saison avec quelques-uns de ses classiques et les morceaux de son dernier et magnifique disque de rupture About Farewell.

Un pur moment de grâce folk à couper au couteau que la Californienne a tenu à bout de voix, comme en témoigne les trois extraits du concert que nous vous proposons de (re)voir ci-dessous.

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Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Un festival de talents (et de surprises)

Les têtes d'affiche Cascadeur C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries. Orchestra Baobab C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ? Les découvertes Sage Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des

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Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Petit Bulletin Festival | Quelques semaines après la sortie de son album Cusp qui embrasse la question de la maternité, Alela Diane sera l'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin Festival. À cette occasion, elle nous entretient de son rapport de mère et de femme avec sa vie de musicienne et le regard qu'elle porte sur le monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Cusp est un album sur la maternité, enregistré pendant votre seconde grossesse. Vous y évoquez votre expérience de mère et la difficulté d'être éloigné de son enfant pendant une tournée. La maternité a-t-elle fait de vous une artiste différente ? Alela Diane : C'est très compliqué de concilier la musique et le fait d'être mère. Aujourd'hui, je ne peux pas juste prendre ma guitare et décider de me mettre à composer. Je dois employer des trésors de stratégie pour trouver du temps pour travailler, être plus structurée et tout planifier. C'est pour cela qu'il était si important pour moi d'aller à Caldera [où elle a composé Cusp en résidence, au cœur de l'Oregon NDLR] de manière à me concentrer uniquement sur ma musique. Pour moi, cet album est aussi une sorte d'escapade. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été seule, ni eu l'occasion d'écrire dans de telles conditions. De me centrer sur moi-même, qui plus est loin de chez moi. Ça m'était soudain d'autant plus facile de réfléchir à ma vie à la maison que je n'y étais pas. À Caldera, les choses ont failli tourner court à cause d'une blessure au

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Alela Diane : herbe folk

PETIT BULLETIN FESTIVAL | Après son Petit Bulletin Live de 2014, la reine du folk indé Alela Diane revient nous rendre visite avec son dernier album "Cusp", poignant témoignage personnel, comme elle sait si bien les livrer, sur l'expérience de la maternité.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 mars 2018

Alela Diane : herbe folk

2008, on découvre Alela Diane, jeune femme grandie à Nevada City, riante bourgade (3000 habitant) des montagnes de Californie, vestige de la ruée vers l'or où avec quelques amies (Marie Sioux, Dawn Landes, Joanna Newsom, Alina Hardin), elle avait fait affleurer un nouveau genre de folk, renouant paradoxalement avec d'anciennes manières : entre folk pastoral, influencé par Nick Drake et Joni Mitchell, psyché folk, culture native american, et ode à la nature comme sur l'inoubliable Pirate's gospel qui donna son titre à son premier album : loin de la grande épopée, le simple récit d'une virée en bateau sur un coin de lac. Après To be still, toujours

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Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

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Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

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Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

Aux Subsistances | En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 décembre 2017

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en solo dans le cadre du quatrième Petit Bulletin Live. La voici qui nous promet de belles retrouvailles le 28 avril prochain, cette fois ci pour la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival qui se tiendra aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril 2018. La chanteuse de Nevada City viendra nous présenter les chansons de son nouvel album Cusp à paraître en février et dont on peut déjà entendre un émouvant extrait, Emigré, qui se penche depuis les États-Unis sur la condition des migrants en Afrique et en Europe. La mise en vente de la billetterie sera annoncée prochainement.

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Petit Bulletin Live : Thomas Dybdahl en 15 clips

MUSIQUES | En Petit Bulletin Live à la Comédie Odéon le 21 mai, Thomas Dybdahl, c'est 15 ans d'une impeccable carrière et de morceaux à frémir. En 15 clips ou sessions live, 15 morceaux piochés au long de la riche discographie du songwriter norvégien, nous vous faisons revivre ces 15 ans en guise d'amuse-bouche (ou oreille) en attendant le moment de vérité en live.

Stéphane Duchêne | Vendredi 19 mai 2017

Petit Bulletin Live : Thomas Dybdahl en 15 clips

Love's lost – That Great October Sound (2002) Adelaïde – That Great October Sound (2002) From Grace – That Great October Sound (2002) Tomorrow stays the same – That Great October Sound (2002) Cecilia – Stray Dogs (2003) Less Morale & More Caffeine – Stray Dogs (2003)

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Joe Bel en ouverture de Thomas Dybdahl à la Comédie Odéon

Petit Bulletin Live | C'est la Lyonnaise Joe Bel qui ouvrira le 21 mai pour le Norvégien Thomas Dybdahl lors du Petit Bulletin Live qui se tiendra à la Comédie Odéon. De retour du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mars 2017

Joe Bel en ouverture de Thomas Dybdahl à la Comédie Odéon

C'est la Lyonnaise Joe Bel qui ouvrira le 21 mai pour le Norvégien Thomas Dybdahl lors du Petit Bulletin Live qui se tiendra à la Comédie Odéon. De retour du Canada, où elle vient d'enregistrer son premier album attendu de pied ferme, la chanteuse-auteure-compositrice soul-folk au groove unique nous fera le cadeau de se produire pour la première fois en solo depuis un bon moment. Une raison de plus d'arriver à l'heure, à 19h tapantes et même avant.

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Chris Thile : « le secret réside dans de petites idées »

3 questions à... | Vous êtes considéré comme un virtuose de la mandoline particulièrement précoce : vous avez joué pour Bill Monroe à 11 ans, fondé Nickel Creek à 8, sorti votre (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 mars 2017

Chris Thile : « le secret réside dans de petites idées »

Vous êtes considéré comme un virtuose de la mandoline particulièrement précoce : vous avez joué pour Bill Monroe à 11 ans, fondé Nickel Creek à 8, sorti votre premier album à 13, remporté un Grammy à 15, et quatre Grammy en tout, Garrison Keillor dit de vous que vous êtes le meilleur musicien bluegrass de votre génération... Comment un enfant puis un jeune homme tel que vous se débrouille avec tout cela sans jamais être blasé ? Chris Thile : Je n'aurais jamais imaginé tout ce qui a pu m'arriver en tant que musicien. Rencontrer un tel succès avec une simple mandoline, devenir l'animateur du show radio A Prairie Home Companion, par exemple. Jouer pour les gens, partager de la musique avec eux, faire des concerts à l'autre bout du monde ou presque, venir jouer ici en France, c'est comme un rêve devenu réalité, quelque chose que je n'aurais pu croire il n'y a encore pas si longtemps. Mais pour être tout à fait honnête, je pense que je suis davantage surpris par tout cela en tant qu'adulte que j'aurais pu l'être enfant. À l'époque, j'étais sans doute un petit garçon un peu arrogant (rires). Mes parents me répétant sans cesse qu'il n'y

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Ainsi soit Thile !

PB Live | Prodige précoce de la mandoline et du bluegrass, compositeur hors-pair et touche-à-tout brillant dans l'art de la reprise décalée (Bach, les Strokes, Radiohead...) l'Américain Chris Thile viendra, lors d'un PB Live aux Subsistances, faire étalage de sa virtuosité et de son enthousiasme aux commandes d'un instrument pas comme les autres.

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 mars 2017

Ainsi soit Thile !

C'est une histoire de précocité, de virtuosité et de singularité comme on en voit peu. L'une de ces fables, pourtant bien réelle, dont les Américains ont non seulement le secret mais aussi le goût. L'histoire d'un enfant que ses parents emmènent chaque samedi ou presque dans une pizzeria californienne, That Pizza Place, où l'on joue du bluegrass, ce pilier de la musique traditionnelle américaine des Appalaches, mélange de blues et de musique traditionnelle anglo-irlandaise. Un bambin pas plus grand que la Margharita qu'il essaie de bâfrer, qui tombe inexplicablement en amour pour l'un des instruments incontournables de cette discipline : la mandoline, petite chose étriquée dont il faut bien du talent pour tirer autre chose qu'un simple accompagnement, ou des cling-cling grinçants. « En réalité, concède Thile, ce n'était pas tant l'instrument en lui-même. J'étais surtout fasciné par le type qui en jouait, John Moore, un musicien remarquable et très drôle. Pour le tout petit garçon que j'étais – à vrai dire, j'étais encore quasiment un bébé – c'était tellement cool à voir. » Imagine-t-on

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Thomas Dybdahl en Petit Bulletin Live

PB Live | Découvert en 2002 avec un chef d'œuvre notoirement passé sous le radar, ...That Great October Sound, qu'ouvrait un titre lourd de sens, From Grace, voilà 15 (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 15 février 2017

Thomas Dybdahl en Petit Bulletin Live

Découvert en 2002 avec un chef d'œuvre notoirement passé sous le radar, ...That Great October Sound, qu'ouvrait un titre lourd de sens, From Grace, voilà 15 ans que Thomas Dybdahl, véritable star en Norvège, nommé aux Grammys US en 2013, régale ses fans de sa folk-soul vaporeuse. Six albums plus tard, tous n°1 en Norvège, ce songwriter de velours dont l'héritage va de Nick Drake à Jeff Buckley n'a rien perdu de son génie mélancolique et aventureux. Rare dans nos contrées, Thomas Dybdahl nous fera l'honneur de venir distiller en solo un peu de sa grâce unique et de son dernier album en date, The Great Plains, lors d'un Petit Bulletin Live à la Comédie Odéon le 21 mai. Mise en vente ce mercredi 15 février.

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Chris Thile, le virtuose de la mandoline

Prochain PB Live | Les PB Live, ce sont ces concerts un brin décalés que nous aimons partager avec vous, conçus avec nos amis de Rain Dog Productions, en des lieux peu visités et avec des artistes qui nous fascinent, mais encore peu mis en lumière. Voici le prochain.

Sébastien Broquet | Mercredi 2 novembre 2016

Chris Thile, le virtuose de la mandoline

Chris Thile a dépoussiéré la mandoline, instrument dont il est le plus solide représentant sur la planète. Réputé pour ses interprétations de Bach, celui qui est aussi chanteur des Punch Brothers promène sa mandoline dans un répertoire allant du baroque à la country, du rock aux musiques contemporaines ; chacun de ses récitals se transforme en un événement imprévisible où peuvent se croiser Bach, Radiohead et Johnny Cash. Véritable institution aux USA, où il anime à la radio le culte programme A Prairie Home Companion, Chris Thile est aussi un musicien demandé par les plus grands, de Yo-Yo Ma à Brad Mehldau, en passant par Bela Fleck et Hilary Hahn. Chris Thile Aux Subsistances le 16 mars 2017

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Chris Thile en PB Live

Plus Loin | Virtuose de la mandoline, Chris Thile a dépoussiéré cet instrument dont il est le plus solide représentant sur la planète. Véritable institution aux USA, il (...)

Sébastien Broquet | Mardi 4 octobre 2016

Chris Thile en PB Live

Virtuose de la mandoline, Chris Thile a dépoussiéré cet instrument dont il est le plus solide représentant sur la planète. Véritable institution aux USA, il promène sa mandoline dans un répertoire allant du baroque à la country, du rock aux musiques contemporaines ; chacun de ses récitals se transforme en un événement imprévisible où peuvent se croiser Bach, Radiohead et Johnny Cash : nous l'invitons en PB Live, le 16 mars 2017, aux Subsistances. La billetterie est ouverte.

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Pedro Soler & Gaspar Claus pour ouvrir la prochaine saison

PB Live | Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 18 mai 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus pour ouvrir la prochaine saison

Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le violoncelliste Gaspar Claus tisse avec subtilité et virtuosité des liens entre l’Andalousie et les musiques improvisées : un voyage onirique, pur moment de joie nomade que l'on pourra savourer en PB Live la saison prochaine. Ce sera le mercredi 9 novembre, dans un cadre soigné : le Temple Lanterne, dans le 1er arrondissement. Les deux protégés du label Infiné (Bachar Mal-Khalifé, Rone, Clara Moto...) trouveront là un écrin à leur juste mesure pour dévoiler les merveilles de leur dernier album récemment paru, Al Viento, poursuivant ces échanges de cordes familiaux entamés dès 2011 avec Barlande, à l'initiative du fils, alors enregistré à New York.

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The Apartments en aparté

Pop | Génie au destin contrarié et tragique, tiré d'une retraite que l'on pensait définitive par une poignée de fans français, Peter Milton Walsh aka The Apartments vient se livrer sur scène en trio acoustique.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 avril 2016

The Apartments en aparté

« Une vie pleine d'adieux », A Life full of Farewells (1995) resta longtemps le dernier album de The Apartments — on met volontairement Apart (1997) à part —, celui avec lequel de fidèles fans firent leur deuil d'un "groupe" depuis longtemps porté par le seul Peter Milton Walsh, songwriter australien au nom et manières de poète dandy romantique anglais et à la carrière ad hoc : un Paradis perdu d'avance. Entre fulgurances musicales, coups d'arrêts, ruptures, dépressions et coups du sort, Peter Milton Walsh n'a jamais eu le loisir de récolter la gloire connue à divers degrés par ses amis The Saints, The Go-Betweens (dont il fut un temps le quatrième membre), Mick Harvey ou Nick Cave. Mais en voulait-il vraiment ? « J'ai peut-être eu l'envie, il y a un siècle, quand j'avais 18 ans à Brisbane, de devenir la plus grande rock star du monde, rigole-t-il, mais tout a déraillé si vite... La musique n'est pas qu'une activité spirituelle, c'est aussi une discipline et un business : écrire, enregistrer, répéter, faire de la promo, tourner, et recommencer avec un autre disque, je n'ai jamais été très doué pour ça. » Qui plus

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Un festival de Kahane

MUSIQUES | Jeudi soir 24 mars, c'est Gabriel Kahane, petit génie new-yorkais inconnu qui a continué, accompagné du Quatuor Debussy, l'année 2016 des Petit Bulletin Live, concoctés par Rain Dog Productions. Dans le Hangar des Subsistances, empli d'un public captivé, le musicien protéiforme a livré une prestation impressionnante de variété, de maîtrise et de décontraction qui ne devraient pas faire oublier l'essentiel : l'émotion transmise à un public qui dans sa grande majorité l'entendait pour la première fois. Et sûrement pas la dernière.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 mars 2016

Un festival de Kahane

« Espiègle génie de la pop. » C'est avec tout l'attirail charrié par les mots dithyrambiques de Time Out New York que Gabriel Kahane s'est présenté, ce jeudi 24 mars au soir, dans le Hangar des Subsistances pour son Petit Bulletin Live. Espiègle étant sans doute le terme qui l'emporta et Dieu sait si le génie et la pop furent au rendez-vous. Accompagné du Quatuor Debussy qui officiait hier pour la troisième fois d'affilée dans ces concerts très spéciaux après une double prestation aux côtés de Yael Naïm, le petit new-yorkais semblait particulièrement détendu pour ne pas dire carrément laid-back en dépit d'un problème de pédales d'effet qui n'eut pas l'heur de le perturber beaucoup. Pédagogue et bilingue, s'amusant beaucoup de l'usage (excellent mais pudique et plein d'autodérision) qu'il fait de la langue française, visiblement heureux comme un gosse dans un magasin de bonbons, Gabriel Kahane avait à cœur d'expliquer à coups d'intermèdes parlés le propos de son album The Ambassador qu'il venait présenter en tout premier lieu à un public aux trois-quarts novice à son sujet. Mais que l'on ne s'y trompe pas, si Gabriel Kahane est semble-t

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Gabriel Kahane : « Trouver le meilleur moyen de raconter une histoire »

MUSIQUES | Aussi à l'aise en balade folk qu'en musique de chambre, Gabriel Kahane, nouveau petit génie de la pépinière pop de Brooklyn, saute moins les barrières des genres musicaux qu'il ne les évite avec grâce. The Ambassador, son album consacré à l'histoire et à la géographie... de Los Angeles, sa ville natale, laisse ainsi ses talents multiples de compositeur, conteur et arrangeur exploser à la face de l'auditeur. En attendant de se présenter aux Subsistances le 24 mars en Petit Bulletin Live avec le Quatuor Debussy, l'intéressé s'est livré à une longue explication de textes.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 mars 2016

Gabriel Kahane : « Trouver le meilleur moyen de raconter une histoire »

Quand Philip Glass [prince de la musique répétitive et/ou minimaliste mais pas que NDLR] a commencé à sortir de son pré-carré expérimental pour se tourner vers des esthétiques plus pop, il a beaucoup été critiqué. Aujourd'hui, les choses sont très différentes. La génération musicale dont vous êtes issu, on pense à Nico Muhly, Sufjan Stevens, Ellis Ludwig-Leone de San Fermin, Bryce Dessner de The National – souvent élevés dans l'académie musicale, diplômés de formation classique – semble absolument attachée à briser les barrières entre les genres, composant indifféremment de la pop qui ressemble à de la musique de chambre, du folk, des ballets. On apprend, quand on lit vos interviews, que cette question du genre vous indiffère totalement pour ne pas dire qu'elle vous agace beaucoup. Gabriel Kahane : Absolument. L'obsession du genre à notre époque est le produit d'une vision étroite des choses. Jusqu'à l'avant-guerre, avant cette espèce de décollage de l'académisme musical, nous avons au moins trois siècles pendant lesquels les compositeurs que l'on qualifiera de classique étaient vraiment engagés sur le terrain de la musique vernaculaire et de la musique f

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L'esprit de Kahane

MUSIQUES | Virtuose aux talents multiples comme New York en a produit de bien beaux ces derniers temps, compositeur — au sens classique du terme — songwriter, storyteller, Gabriel Kahane est surtout un génie, d'une grande humilité, de la variation sur un même thème. Il le prouve sur le sublime album The Ambassador, dédié aux mystères de Los Angeles, que ce caméléon vient nous présenter en PB Live.

Stéphane Duchêne | Jeudi 31 mars 2016

L'esprit de Kahane

Dans L'Esprit de Caïn, un film mineur de Brian de Palma, le Dr Carter Nix, psychiatre et fils de psychiatre, a développé au cours de son enfance des personnalités multiples qui reviennent le hanter. Il est à la fois Carter mais aussi Josh, un garçon apeuré, Margot, et surtout Caïn, son double maléfique. Un trouble de la personnalité, certes musicale, c'est toujours ce que nous évoque cette scène new-yorkaise (Nico Muhly, Sufjan Stevens, Bryce Dessner de The National). Élevés au grain de la formation académique et de l'expérimentation tout autant qu'exposés à l'ère du temps pop, tout se passe comme si chacun d'eux, pris de schizophrénie, avait développé un "monstre" intérieur à plusieurs têtes qu'il faudrait nourrir par tous les moyens : ballet le lundi, pièce de danse le mardi, tube pop le mercredi, morceau de chambre le jeudi, concert acoustique le vendredi et avec orchestre le samedi. À bout de genre Cet Esprit de Caïn c'est aussi un peu l'Esprit de Kahane. Gabriel de son prénom. Moins connu dans nos contrées, cet autre new-yorkais ne déroge guère à la description que l'on vient de faire de ses amis. Alliant avec la m

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The Apartments en PB Live

MUSIQUES | On en n'avait même pas rêvé, Rain Dog Prod l'a fait : un PB Live avec les mythiques Apartments de Peter Milton Walsh, (vrai-faux) groupe australien à (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 4 février 2016

The Apartments en PB Live

On en n'avait même pas rêvé, Rain Dog Prod l'a fait : un PB Live avec les mythiques Apartments de Peter Milton Walsh, (vrai-faux) groupe australien à la trajectoire sinueuse et aux albums indispensables (Drift, The Evening Visits..., A Life Full of Farewell) qui ont marqué l'histoire de l'indie pop à coups de tubes délicats et d'arrangements soyeux. Les fans vont venir de loin pour assister à ce moment historique, sis le 26 avril au Marché Gare. Places en vente dès ce vendredi 5 février via les réseaux habituels.

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PB Live : Gabriel Kahane, un prodige pop aux Subsistances

MUSIQUES | Au sein de la (de plus en plus) grande famille de ces jeunes musiciens nourris de classicisme et de Philipglassisme qui aiment venir caresser la pop (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 9 décembre 2015

PB Live : Gabriel Kahane, un prodige pop aux Subsistances

Au sein de la (de plus en plus) grande famille de ces jeunes musiciens nourris de classicisme et de Philipglassisme qui aiment venir caresser la pop de leur génie savant (Sufjan Stevens, Nico Muhly, Ellis Ludwig-Leone de San Fermin, Bryce Dessner de The National), Gabriel Kahane fait figure de nouvelle sensation. Nouvelle, car sa réputation commence doucement mais sûrement à franchir l'Atlantique. Sensation parce qu'il se dégage de sa musique quelque chose d'atmosphérique qui doit autant à la musique de chambre qu'au jazz, au néo-classique qu'au crooning, aux traditionals qu'à la sophistication du high concept (un album inspiré par le site de petites annonces Craigslist, un autre par la topographie de Los Angeles). Puisque Kahane nous fait l'honneur de visiter la France depuis Brooklyn et avant qu'on ne nous le pique définitivement, l'occasion était trop bonne d'en faire un PB Live exceptionnel à plusieurs titres : d'abord parce qu'il se produira aux Subsistances (une première pour un PB Live), le 24 mars prochain, ensuite parce que ce collaborateur régulier du Kronos Quartet sera accompagn

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Yael Naim : c'est complet, mais...

MUSIQUES | Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 novembre 2015

Yael Naim : c'est complet, mais...

Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances avec le climat menaçant qui est le nôtre en ce moment. Cette fois, nous avons le plaisir de vous faire savoir que celui scellant les retrouvailles de Yael Naim et du Quatuor Debussy le 30 janvier à la Chapelle de la Trinité est complet. Pour la peine, ils remettront le couvert le lendemain, le 31 donc, au même endroit. Au figuré hein ! http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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«La musique de Glass : une invitation à contempler» - Interview de Bruce Brubaker

MUSIQUES | Reconnu comme l'un des meilleurs interprètes de Philip Glass, le pianiste new-yorkais Bruce Brubaker a publié chez Infiné "Glass Piano", où il reprend les incontournables pour piano solo du maître de la musique dite minimaliste. Il présentera la chose au Sucre à l'occasion du premier PB Live de la saison. Explication (et interprétation) avec l'intéressé.

Stéphane Duchêne | Samedi 10 octobre 2015

«La musique de Glass : une invitation à contempler» - Interview de Bruce Brubaker

Pourquoi cette fascination pour le travail de Philip Glass ? Que représente-t-il pour un musicien tel que vous ? Bruce Brubaker : Pour moi, certains des morceaux que Philip a écrit pour le piano ouvrent un territoire d'expérience et de temps musicaux qui ne seraient tout simplement pas accessibles autrement ! Bien sûr, il y a là de jolis sons et des harmonies qui nous comblent émotionnellement mais, plus que tout, leur qualité première et d'être dans l'instant, le présent et de nous y projeter – maintenant ! Reste qu'on peut légitimement se demander à quoi bon jouer les oeuvres de Philip Glass à sa place. C'est un peu, toute proportion gardée, comme jouer du Mozart avec Mozart regardant par-dessus votre épaule. Que peut-on apporter à ces œuvres de plus que leur auteur ? Pour moi, le circuit musical complet de la “musique écrite” se décline comme suit : l'auteur de la musique, l'interprête et ensuite l'auditeur. Chacune de ces composantes est nécessaire. Quand un auteur a terminé d'écrire, son texte peut-être lu de bien des manières différentes. Il est très intéressant d'entendre un compositeur jouer sa propre musique, mai

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Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

MUSIQUES | Philip Glass joué par Bruce Brubaker au Sucre, Yael Naim qui fricote pour la quasi première fois avec le Quatuor Debussy en la Chapelle de la Trinité et le retour de San Fermin au Marché Gare : cette saison, le PB Live voit triple.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 septembre 2015

Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

On avait laissé les Petit Bulletin Live résonner sur les dernières notes du Songs of Time Lost de Piers Faccini et Vincent Segal au Temple Lanterne en novembre dernier – ces derniers y refaisant un passage le 10 décembre. Certes, le temps fut long, mais comme l'a chanté Francis Lalanne, «on se retrouvera», et ce dès le 21 octobre. Et pas avec Francis Lalanne, c'est dire si le public est gâté. Et pas que pour une seule date, mais trois. Cette année, le PB Live, après une remise en forme, s'est converti à la tactique bien connue de Jacques Anquetil et de notre précieux et enthousiaste partenaire Rain Dog Productions :«On part à fond, on accélère au milieu et on finit au sprint.» Donc on part à fond, avec du lourd et du pointu, un bon 53x12 en langage cycliste mais qui, une fois lancé, roule tout seul : Bruce Brubaker joue Glass. Au Sucre. Parce que personne ne joue mieux Glass que Brubaker, à part peut-être Glass lui-même. On y revient de toute façon très vite. Sachez simplement que, interprétées par un tel virtuose, les études pour piano solo de Philip Glass,

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Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

MUSIQUES | À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) sont tombés en amour. D'où l'idée de prolonger cette expérience de manière plus durable, plus travaillée et surtout plus publique (la capacité du Lavoir étant ce qu'elle est). La chanteuse et le quatuor baroque se retrouveront donc le 30 janvier 2016 en la Chapelle de la Trinité pour un PB Live forcément exceptionnel (ils le sont toujours) qui revisitera avec douceur – et les arrangements du Debussy – le répertoire passé et présent de Yael. Grâce lumineuse et cordes sensibles garanties. Informations et préventes : http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

MUSIQUES | Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 1 juin 2015

Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin Live pour un concert exceptionnel au Sucre le 21 octobre. Au menu, l'une de ses spécialités : la (ré)interprétation de l'oeuvre pour piano solo de Philip Glass. Mieux : dans l'esprit du Philip Glass Ensemble primordial qui squattait lofts et galeries, Brubaker évoluera devant un public qui aura tout loisir de choisir sa position d'écoute (debout, assis, couché) dans un rooftop laissé à nu et prêt à accueillir l'hypnose minimaliste. Billetterie : http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Musique-classique-BRUCE-BRUBAKER-PLAYS-PHILIP-GLASS-LYBRU.htm

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Retour au Temple

MUSIQUES | Magie du Temple Lanterne ou des deux invités de cette soirée ? Les deux sans doute. Toujours est-il que vendredi soir, lors de la première de la saison 2 du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 décembre 2014

Retour au Temple

Magie du Temple Lanterne ou des deux invités de cette soirée ? Les deux sans doute. Toujours est-il que vendredi soir, lors de la première de la saison 2 du PB Live avec Vincent Segal et Piers Faccini, il y eut du recueillement et de l'extase. Avec leurs reprises de chansons italiennes, de Townes Van Zandt (sublime version de Quicksilver Dreams of Maria) et d'Alain Péters (Piers chantant en créole, savoureux), présentes sur leur disque Songs of Time Lost, mais aussi quelques unes piochées dans les albums solo de Piers (Where Angels Fly, entre autres), le duo a fait exploser le Temple d'émotion. Quand l'un faisait soudain sonner son violoncelle comme un hautbois, l'autre jouait de la guitare comme on use d'une kora malienne ou se paraît d'une voix de crooner qui réchauffait les murs pierreux du lieu. Sur Dicitencello Vuje, on a même vu une vieille dame en larmes. Comme c'était complet, dans tous les sens du terme, voici pour consoler les absents une vidéo de leur prestati

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Piers Faccini & Vincent Segal, les compagnons de la chanson

MUSIQUES | En 25 ans d'une belle amitié musicale, Piers Faccini et Vincent Segal n'ont jamais cessé, dans leurs chambres ou sur scène, de revisiter les chansons des autres - mais aussi les leurs. Et viennent enfin d'en tirer un très beau disque, "Songs of Time Lost". Le violoncelliste de Bumcello se confie sur ce projet qui le lie au barde anglo-italien.

Stéphane Duchêne | Vendredi 14 novembre 2014

Piers Faccini & Vincent Segal, les compagnons de la chanson

Vous connaissez Piers Faccini depuis 25 ans et n'avez jamais cessé de vous produire avec lui. Vous avez même réalisé son premier album Leave No Trace. Pourtant, Songs of Time Lost est votre premier vrai disque ensemble. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Vincent Segal : Pour moi Leave no Trace a été tout aussi important. Je me suis tellement investi, en termes de composition, au niveau des idées, que même si ce n'était pas mon album, il a été très important dans ma vie de musicien. Songs of Time Lost est né d'une proposition de Laurent Bizot du label No Format. Ca faisait des années qu'il nous entendait jouer ensemble. Il venait nous voir régulièrement aux Bouffes du Nord et nous demandait sans cesse pourquoi on n'enregistrait pas un album en mode violoncelle-guitare-voix. Ca ne nous était même pas venu à l'idée tellement jouer ensemble nous était naturel, que ce soit sur une scène ou à la maison. Comment vous êtes-vous retrouvés sur le choix de ce répertoire entre ancienne

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Le Temple retrouvé

MUSIQUES | En ouverture de sa saison 2, le PB Live accueillera la rencontre soyeuse entre le violoncelliste polymorphe Vincent Segal et l'Anglo-italien aux semelles de vent et à la voix de velours Piers Faccini. Le projet pour nom "Songs of Lost time". On gagne pourtant bien plus que son temps à se pencher dessus. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Le Temple retrouvé

On dit parfois qu'il n'y a pas de hasard. On peut pourtant jurer que nous ne l'avons pas fait exprès, même à ceux qui pensent que le Petit Bulletin et Rain Dog Productions ont choisi d'ouvrir chaque saison du PB Live (bon, nous n'en sommes qu'à la deuxième, les conclusions sont peut-être hâtives) par un duo d'artistes franco-apatrides baladant le désormais classique violoncelle-voix sur des esthétiques vouées à faire le tour du Monde, de ses musiques et de ses langues. Et qui va même jusqu'à nous servir aussi un morceau en créole. C'est vrai, on le reconnaît à bien des égards, ce projet entre un chanteur polyglotte (également guitariste, voilà une nuance de taille) et un violoncelliste multi-tâche à la culture musicale dépliable à l'infini pourra rappeler le "Birds on a Wire" de Rosemary Standley et Dom La Nena que nous vous avions présenté en ouverture de ce que nous appellerons la saison 1 du PB Live. Et oui, quelle meilleure façon d'ouvrir cette saison deux que par un écho fut-il lointain

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Les chansons de Ronan

MUSIQUES | Ronan Siri a des airs d'adolescent mais une voix qui fait largement plus que son âge. A vingt-quatre ans, le jeune Lyonnais a déjà pas mal de bouteille. (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 10 juin 2014

Les chansons de Ronan

Ronan Siri a des airs d'adolescent mais une voix qui fait largement plus que son âge. A vingt-quatre ans, le jeune Lyonnais a déjà pas mal de bouteille. Ce qui ne l'empêche pas, au prétexte que vous l'avez interviewé une fois à ses débuts, de vous envoyer de temps en temps l'une de ses nouvelles chansons pour avis, ou de quémander quelques conseils d'écoute pour étoffer ses références.  Découvert par Benjamin Biolay, qui l'a immédiatement invité à ouvrir pour lui lors d'un concert caladois en 2011, Ronan Siri a fait parler de lui avant même d'avoir enregistré le moindre disque. Ce qu'il a fini par faire avec très bel EP To Be Twin Sides, un coup d'essai qui, pour les amateurs de folk léché façon Ray LaMontagne/Vandaveer, est un petit coup de maître en matière de songwriting.     Il fau

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Adieu tristesse

MUSIQUES | En visite lyonnaise pour un PB Live intime, Alela Diane interprètera, entre autres et en solo, les sublimes chansons d'"About Farewell". De cet album contant les prémices de son divorce, la folkeuse de Nevada City a fait un disque de renaissance épongeant tout ses échecs et appelant la réussite. Et à trente ans, commence une nouvelle vie. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 5 juin 2014

Adieu tristesse

C'est un disque à propos d'un adieu, mais en forme de retour en grâce. Un règlement de comptes sans acrimonie ni défaussement, mais d'un genre dont il est impossible de faire l'économie si l'on veut continuer à avancer. Un album de préparation à l'accouchement d'une séparation, un exercice de formulation de ces choses qu'on a sur le cœur mais qu'on ne peut sortir, l'exorcisme d'un malaise qu'on n'identifie que dans des mots trop longtemps restés au placard. «I left those words a-hangin' like a ruined dress» chante Alela Diane sur Rose & Thorn.   Alela a toujours parlé de ses expériences, vu la musique comme une thérapie, et ce dès The Pirate's Gospel. Ce titre qui la fit connaître n'est lui-même rien d'autre que la sublimation d'une simple virée en bateau sur un lac, transformée par l'enthousiasme en un de ces "on-dirait-qu'on-serait-des-pirates-ou-des-ind

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Taureau ailé

MUSIQUES | Découvert à l'automne sur la foi d'un album à se damner lointainement inspiré d'un célèbre roman d'Hemingway, San Fermin s'affirme comme l'une des plus fascinantes formations musicales de ces derniers mois. A sa tête, le jeune prodige Ellis Ludwig-Leone, formé à Yale et aux côtés de Nico Muhly, qui amène sa petite troupe au théâtre Les Ateliers, pour un PB Live en haute altitude. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Samedi 12 avril 2014

Taureau ailé

Ludwig-Leone. Difficile de trouver nom plus doublement prédestiné au succès musical. Pourtant à l'adolescence, le jeune Ellis, fils d'artistes peintres, rêve surtout de basket-ball. S'il ne fera pas carrière, c'est en pratiquant ce sport qu'au lycée, il rencontre Allen Tate. Mais les deux partagent une autre passion, moins assumée, qui les rend définitivement inséparables : «Dans mon lycée, raconte Ellis, personne ne se souciait de musique. Trouver quelqu'un d'aussi passionné qu'Allen avec qui partager cela a été très important. On a alors commencé à travailler ensemble». Mais l'expérience tournant court, les deux amis se retrouveront plus tard. Pour l'heure, Ellis file à Yale travailler à l'art de la composition, à la direction d'orchestre et surtout «à briser le schéma couplet-refrain». A la même période, il est l'assistant du protée musical Nico Muhly, lui-même ancien disciple de Philip Glass, avec lequel il apprend aussi à désapprendre : «Nico a été essentiel,

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Alela Diane en Petit Bulletin Live

MUSIQUES | A une semaine du concert de Benjamin Clementine et à un mois de celui de San Fermin, nous avons le plaisir de vous confirmer la venue, le 12 juin (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 21 mars 2014

Alela Diane en Petit Bulletin Live

A une semaine du concert de Benjamin Clementine et à un mois de celui de San Fermin, nous avons le plaisir de vous confirmer la venue, le 12 juin prochain, à la Salle Rameau, de la songwriter à la voix d'ébène Alela Diane. Mise en vente des billets pour ce concert exceptionnellement intimiste (elle se produira en solo) : ce samedi 22 mars à 10h.

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San Fermin en PB Live

MUSIQUES | Nous avons l'honneur et la fierté de vous annoncer que la première date de la tournée française de San Fermin, formidable octuor de Brooklyn que d'aucuns (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 7 février 2014

San Fermin en PB Live

Nous avons l'honneur et la fierté de vous annoncer que la première date de la tournée française de San Fermin, formidable octuor de Brooklyn que d'aucuns présentent comme le rejeton des Dirty Projectors et de Sufjan Stevens (et de Shearwater, The Divine Comedy, Arcade Fire... n'en jetons plus), sera un Petit Bulletin Live. Rendez-vous le 18 avril aux Ateliers, cadre aussi intime qu'inhabituel pour un concert de ce calibre, pour l'épiphanie. Plus d'informations ici : http://www.petit-bulletin.fr/live/index.html

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Benjamin Clementine en Petit Bulletin Live

MUSIQUES | Le Londonien Benjamin Clementine a été la sensation de l’hiver musical, enflammant notamment les Transmusicales de Rennes. Il y a de fortes chances qu’il en fasse de même au Sucre pour la deuxième édition du Petit Bulletin Live. Attention claque en vue. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 28 janvier 2014

Benjamin Clementine en Petit Bulletin Live

Ses mains courent sur le clavier comme deux veuves noires aux pattes explosives. Autour s'enroule une voix qui semble charrier les tourments de mille vies, serpente en terrain miné, susurre avant d’exploser. Il n’y a pas de mesure chez Benjamin Clementine, pas de retenue. Il s’agit de mettre son cœur sur la table, quitte à ce qu’il soit suffisamment lourd pour la renverser, suffisamment leste pour voler le vôtre, ou peut-être lui infliger des détonations tachycardes. Clementine est un casse-cou qui tord celui de la norme et de la normalité. L'un de ces monte-en-l’air et autres équilibristes de l’interprétation qui n'en sont pas moins prêts à se jeter dans le vide, en saut de la foi, si c’est là le prix du frisson, de la rédemption, de l'émotion. On ne va pas vous refaire le coup du type désoeuvré mais génial découvert dans le métro parisien, ça n’impressionne plus grand monde tant c’est quasiment monnaie courante. Le chanteur londonien d'origine ghanéenne a sans doute de quoi toucher par son histoire, peut-être digne du Pip des Grandes Espérances dickensiennes. Mais serait-elle une page blanche, cette histoire, que l’expérience Clementine n’en serait pas m

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Le premier PB Live, un succès

MUSIQUES | Une Chapelle de la Trinité comble, deux interprètes en état de grâce, un accueil d'une rare ferveur... Notre premier Petit Bulletin Live ne pouvait pas mieux (...)

Benjamin Mialot | Lundi 18 novembre 2013

Le premier PB Live, un succès

Une Chapelle de la Trinité comble, deux interprètes en état de grâce, un accueil d'une rare ferveur... Notre premier Petit Bulletin Live ne pouvait pas mieux tourner. Merci à tous ceux qui ont passé leur dimanche soir en notre compagnie et celle de Rosemary Standley et Dom La Nena plutôt qu'en celle de Thomas Sotto. En attendant la disponibilité de la captation du concert (quelques extraits sur notre site, une diffusion sur TLM) et des informations sur notre prochaine date, voici de quoi vous remémorer cette belle soirée.

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Le petit oiseau va sortir

MUSIQUES | Pour la première édition de PB Live, Rosemary Standley et Dom La Nena se produiront à la Chapelle de la Trinité le 17 novembre en duo violoncelle-voix. Au menu : "Birds on a Wire", un répertoire de reprises surprenantes courant de Monteverdi à John Lennon, en passant par Leonard Cohen ou Purcell. La chanteuse de Moriarty revient pour nous sur la genèse de ce projet singulier. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 17 octobre 2013

Le petit oiseau va sortir

Comment est né le projet "Birds on a Wire" ? Rosemary Standley : Au départ c’est une initiative de Madame Lune [producteur de concerts et du festival Les Rendez-vous de la Lune, NdlR]. J’ai commencé avec la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton mais elle a dû arrêter et a pensé à Dom La Nena pour la remplacer. Notre première répétition a été déterminante. Dom vient du classique mais a accompagné beaucoup d’artistes pop en tant que violoncelliste : Piers Faccini, Jane Birkin, Camille… Son oreille et son ouverture dans sa façon de jouer laissaient enrevoir un très grand champ de possibilités. Vous semblez avoir une inclination particulière pour l’exercice de la reprise, que ce soit avec Moriarty [dont le récent album est un album de reprises et dont on se rappelle la version du Enjoy The Silence de Depeche Mode, NdlR] ou vos derniers spectacles [Queen of Heart à la Bastille, NdlR]... Oui, depuis toujours ça fait partie de moi. Je suis née dans une famil

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Quiet Night

MUSIQUES | Quand il s'agit d'évoquer ce que l'on a commencé à appeler le néo-folk, au mitan des années 2000, le nom d'Alela Diane s'impose immédiatement. (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 juillet 2012

Quiet Night

Quand il s'agit d'évoquer ce que l'on a commencé à appeler le néo-folk, au mitan des années 2000, le nom d'Alela Diane s'impose immédiatement. L'ex-(vraie-fausse) sauvageonne de Nevada City incarnant le versant féminin de ce revival folk. Même si elle a depuis quelque peu poli son style rustique en lorgnant vers la pop. Une légère retouche cosmétique qui n'enlève rien à son art du songwriting, mais la rapproche sans doute d'un autre revivaliste californien, Jonathan Wilson, révélation talentueuse en diable et producteur doué, mais qui manque peut-être un peu de relief pour ne pas tomber dans le fétichisme un peu vain et le fantasme de la reproduction à l'identique. La Californie c'est bien beau mais quand il s'agit de folk, la Suède n'est jamais bien loin qui, environnement boisé aidant (on imagine) a produit nombre de folkeux (José Gonzalez, Christian Kjellvander, Mattias Mellberg, Nicolai Dunger...), tous réunis en 2006 par le label Fargo sous la bannière "Cowboys in Scandinavia". Les filles y étaient peu présentes mais depuis, une génération montante de jeunes folkeuses (Hello Saferide, Britta Persson, Sakert...) qui n'a rien à envier aux Américaines a pris le pouvoir

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Folk & Folk

MUSIQUES | On avait découvert Mariee Sioux Sobonya alias Mariee Sioux, par la grâce – à tous les sens du terme – de son amie d'enfance Alela Diane, qu'elle (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 5 avril 2012

Folk & Folk

On avait découvert Mariee Sioux Sobonya alias Mariee Sioux, par la grâce – à tous les sens du terme – de son amie d'enfance Alela Diane, qu'elle accompagnait sur scène lors de sa première tournée, tout en assurant ses premières parties, seule à la guitare. Puis avec Faces in The Rocks, album de folk animiste comme un hommage à la musique de ses ancêtres maternels Paiute (et non Sioux, comme pourrait l'indiquer son deuxième prénom). Après un double 45t en duo avec Bonnie 'Prince' Billy enregistré par Jonathan Wilson (deux chansons originales, deux reprises), la fille de Nevada City, étoffe son registre, plus orchestré, moins incantatoire mais toujours étourdissant, sur Gift for the end. Un album, qui comme son auteur, également d'ascendance polono-hongroise par son père, joueur de mandoline et hispanique par sa mère, est aux croisements de la musique améri

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La voix de Diane

MUSIQUES | Pop / C'est donc maintenant Alela Diane «& Wild Divine». Du nom du groupe qui l'accompagne, bien sûr. Tout est dans le «&», comme une tentative de (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 30 septembre 2011

La voix de Diane

Pop / C'est donc maintenant Alela Diane «& Wild Divine». Du nom du groupe qui l'accompagne, bien sûr. Tout est dans le «&», comme une tentative de mettre à distance sans pourtant parvenir à la renier, l'image qui fut la sienne à ses débuts : celle d'une divine sauvageonne descendue des collines de Nevada City, volière à hippies sur le retour. Mais de la pochette sépia des débuts, façon Edward S. Curtis, ethnologue et photographe des native americans, on est passé à une image plus hollywoodienne : rouge à lèvres brûlant, carré 50's. Peu importe, l'habit ne fait pas nécessairement la religieuse folk. C'est la voix, d'où résonne les vibrations de l'Amérique. Du pur produit du quart monde white-trash tennessean viré poupée à néons Dolly Parton, à la « native » sans frontières Buffy Sainte-Marie en passant par les sangs-mêlés (Karen Dalton, Joan Baez), le vibrato de la corde féminine vaut vibration commune. Si bien qu'il faudrait se pencher un jour sur l'histoire du folk féminin américain à travers l'analyse du vibrato comme symptôme des soubresauts sociaux et hoquets historiques du pays, du Coat of Many Colors de Parton au Universal Soldier de la Sainte Buffy. Et si elle s'est affranch

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Alela Diane

MUSIQUES | Fini les tresses d'indiennes, les pochettes sépias et les robes cousues mains par mémé dans une caravane de Nevada City, qui donnaient à la chanteuse et à son (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 15 septembre 2011

Alela Diane

Fini les tresses d'indiennes, les pochettes sépias et les robes cousues mains par mémé dans une caravane de Nevada City, qui donnaient à la chanteuse et à son propos des airs de carte postale. Alela Diane s'est émancipée de son propre folk(lore) et sa musique avec, qui flirte parfois avec la pop. Reste ce talent de composition indéniable et cette voix, au croisement de Dolly Parton, Karen Dalton et Paula Fraser (Tarnation), c'est-à-dire hantée par des trémolos folk qui sonnent comme les sanglots de l'Amérique. Avec Alela, patronne du new-folk d'outre-atlantique, peu importe le flacon, l'ivresse est toujours au rendez-vous.

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Al(l)el(ui)a, Diane !

MUSIQUES | Musique / Révélée en folkeuse de Nevada City l’an dernier avec The Pirate’s gospel, Alela Diane sort de sa solitude et s’affranchit de ses racines musicales sur un nouvel album très réussi, To be still. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 13 mai 2009

Al(l)el(ui)a, Diane !

On commence à connaître la chanson : la belle chanteuse folk solitaire venue d’un trou perdu de l’Amérique qui, comme d’un coup de baguette magique, excite la sympathie des auditeurs internationaux, entre trouble érotique et pamoison esthétique. On la connaît si bien qu’elle arrive presque à nous lasser. C’est peut-être ce qu’a dû se dire Alela Diane après l’accueil élogieux réservé à son premier album, où la demoiselle quittait son Nevada City natal, véritable réserve à folkeuse inspirée, pour parcourir le monde et faire découvrir ses morceaux dans leur intense nudité. On attendait donc au tournant la suite, qui n’aura pas mis un an pour arriver sur nos platines. Et c’est une bonne surprise : écriture affinée, mélodies séduisantes et, surtout, envie d’ouvrir les portes du studio à d’autres sons, d’autres instruments, d’autres musiciens. Bien entourée, Alela Diane n’en paraît que plus souveraine dans le paysage du nouveau folk. Le folk en héritageOn ne va pas refaire la biographie détaillée de Miss Diane : lointaines origines indiennes (native americans), parents hippies et musiciens, rencontre providentielle avec la fameuse Joanna Newsom qui l’incite à sortir ses chans

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Danse avec la Sioux

MUSIQUES | Si on dénonce souvent le copinage et le favoritisme, il faut parfois reconnaître que de temps à autre il peut avoir du bon. Car en plus de venir présenter son (...)

Dorotée Aznar | Mardi 8 avril 2008

Danse avec la Sioux

Si on dénonce souvent le copinage et le favoritisme, il faut parfois reconnaître que de temps à autre il peut avoir du bon. Car en plus de venir présenter son très chouette album de folk pastoral, Alela Diane en profitera pour nous présenter, en guise de première partie et de choriste, sa très chouette (et très jolie) copine Mariee Sioux. Laquelle n'est d'après nos informations pas plus mariée que sioux. Elle n'en a pas moins des origines indiennes dont l'écoute de son album Faces in the rocks ne permet guère de douter. Un disque qui n'a rien à envier à celui d'Alela Diane (qui avoue lui devoir son look de squaw) et mérite sans aucun doute de connaître le même succès. Habité par le souci animiste de dénicher le Grand Esprit sous le moindre caillou ou la moindre feuille morte, c'est-à-dire de chercher le Tout dans le souci du détail, Faces in the rock n'en est pas moins d'une simplicité évangélique : une guitare sous hypnose, de discrètes percussions, quelques flûtes et chœurs indiens pour attirer la pluie et bien sûr la voix de Mariee Sioux. Soit la grâce légère de Joni Mitchell, l'esprit ethnique de Buffy Sainte-Marie et ce qu'il faut de dévian

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Herbes folk

MUSIQUES | De passage à l'Épicerie Moderne, Alela Diane et sa copine Mariee Sioux sont le fruit d'une longue tradition de folk conjugué au féminin. Panorama non-exhaustif des grandes dames qui ont semé le folk aux quatre vents. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Mardi 8 avril 2008

Herbes folk

À Nevada City, Californie, ancienne bourgade de la ruée vers l'or reconvertie en parc à hippies, il y a un nouveau genre de pépite : la chanteuse folk. C'était de là déjà que nous était parvenu la voix cinglée de Joanna Newsom. De là que nous arrivent maintenant Alela Diane et Mariee Sioux, artisanes d'une musique de cow-boy qui, pour une fois, donnerait aussi le beau rôle à la nation indienne (Mariee est d'ascendance indienne et Alela fait comme si...). Outre qu'elles sont copines, les trois ont en commun le goût de l'intemporel. Une tendance qui n'a rien à voir avec la volonté affichée de sonner vintage, ces filles ayant un peu vécu hors du temps dans une ville semi fantôme, entourée de parents hippies sur lesquels le temps n'a qu'une prise relative. Cultivant l'esthétique sépia et des histoires vieilles comme l'Amérique, elles sont en réalité les héritières de plus de 50 ans de folk féminin. Avec cette particularité qu'elles pourraient aussi bien en être la racine. On n'y verrait que du feu. En Amérique du Nord, les femmes ont bien plus qu'ailleurs toujours eu la guitare qui les démange. Et ont, tout autant que leurs homologues masculins, apporté leur pierre à l'édifi

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«À Nevada City, le temps passe moins vite»

MUSIQUES | Alela Diane, auteur de "The Pirate’s Gospel", révélation folk de ces derniers mois. Propos recueillis pas Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 4 avril 2008

«À Nevada City, le temps passe moins vite»

Petit Bulletin : Alela Diane, Mariee Sioux, Joanna Newsom, mais aussi Lindsay Clark, Alina Hardin… Pourquoi Nevada City accouche-t-elle d’autant de folkeuses ?Alela Diane : Je ne sais pas, c’est assez dingue ! Nevada City est une petite ville, les habitants y sont très tournés vers les arts et nous nageons tous beaucoup dans la rivière, je n’ai pas d’autre explication à ça. Ce qui est encore plus drôle c’est que ces filles sont toutes mes amies ; elles correspondent chacune à une période de ma vie. Je connais Mariee depuis toute petite car nos parents jouaient dans les mêmes groupes. Lindsay Clark était ma voisine d’enfance. Nous allions à la chorale ensemble, attendions le bus dans la neige et à 13 ans nous avons écrit toutes les deux une horrible chanson. Quant à Alina c’est la petite sœur d’une de mes meilleures amies, avec qui j’ai habité à San Francisco. Vous avez toutes en commun de jouer une musique très enracinée, comme si à Nevada City, le temps s’était arrêté. C’est le cas ?Il ne s’est pas arrêté, non. Mais peut-être qu’il passe moins vite qu’ailleurs. Nevada City est un très bel endroit, très insp

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