Chocolat, rock gourmand

MUSIQUES | Fou et éclectique comme une recette de Poutine au cacao, les Québécois Chocolat fait et dit n'importe quoi, n'importe comment mais c'est tellement que leur leader Jimmy Hunt n'est pas n'importe qui.

Stéphane Duchêne | Mardi 12 mai 2015

Il y a un truc avec les rockers québécois, c'est leur inclination pour les textes absurdes voire concons – en cela ils ne rivaliseront quoi qu'il arrive jamais avec les hordes de compatriotes hululant que la jurisprudence Plamondon-Dion nous envoie par wagons depuis des décennies, mais quand même.

Que l'on songe à Jean Leloup, à Malajube, à Pierre Lapointe, à Feu Thérèse, à The Dears ou à Chocolat, la formation qui nous concerne aujourd'hui, il semble y avoir là un amour de la langue trempée dans tout ce qui passe de défendu ou d'indéfendable. Souvent accompagné d'une production cachant la voix derrière un voile d'instruments, si bien qu'on ne comprend pas toujours bien de quoi on parle – si tant est que le fait de faire rimer "princesse" et "fesses" ou d'invoquer des lutins ait de l'importance.

Ici donc, on se fait prendre la langue dans le pot de chocolat avec le groupe de Jimmy Hunt, adepte du mélange de genres, comme beaucoup de ses compatriotes (il a frayé avec Cœur de Pirate, bon), sous des couches et des couches et des couches d'instrumentations garage psyché, de nappage krautrock, de glaçage progressif, d'émulsion post-rock, qui viennent comme recouvrir les mots et emballer l'atmosphère.

Dix ans que le groupe sévit, en dépit de quelques interruptions, et son Tss Tss – faire ce bruit avec la langue s'appelle tchiper en langage jeune, c'est dire si on reste dans le thème – nous chope au collet pour nous envoyer planer ou nous exciter jusqu'à l'Apocalypse – fantastique morceau – de nous-même, en surdose de sucre, en manque de stupre ou l'inverse. Au sein de la scène québécoise, gourmande de tout, on remarque d'ailleurs que les deux sont très souvent liés.

Stéphane Duchêne

Chocolat [+Raymonde Howard]
Au Sonic samedi 16 mai


Chocolat + Raymonde Howard


Sonic En face du 4 quai des Étroits Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Lyon : y aura-t-il du bon chocolat à Noël ? (spoiler : oui)

Chocolatiers | Crise sanitaire mondiale, afflux de rumeurs alarmistes sur la santé des cacaoyers, consommation en hausse… Aurait-on des raisons de redouter une pénurie de chocolat en cette fin 2020 ? Chez les grands chocolatiers de la région Pralus, Bonnat et Bernachon, aucune. Ouf…

Vincent Raymond | Vendredi 4 décembre 2020

Lyon : y aura-t-il du bon chocolat à Noël ? (spoiler : oui)

Le cerveau malade ayant scénarisé l’année 2020 eût pu, en guise d’apothéose perverse et maléfique, imaginer non point la fin des haricots mais celle des fèves de cacao. Un Noël sans papillotes ni truffes, dépourvu d’orangettes, de bûches et de bouchées au chocolat ; bref sans le divin réconfort de la théobromine, ce qui aurait plongé le monde dans la plus amère des afflictions. Pour ne pas dire dans un état de manque : chaque foyer hexagonal a en effet dévoré plus de 8 kg de chocolat en 2019*. Et il se peut fort qu’à la faveur des confinements, la consommation des Français et Françaises ait sensiblement augmenté ces derniers mois. L’hypothèse n’avait rien de si ubuesque, car depuis quelques années, la situation de la filière est régulièrement sujette à des alertes. Premier péril annoncé, la problématique du réchauffement climatique : une hausse des températures de 2, 1°C prévue d’ici 2050 dans les pays équatoriaux fait courir un risque mortel aux cacaoyers ne pouvant s

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PEC signe une collaboration haute en couleur avec Weiss

GUIDE URBAIN | L’artiste street art PEC, bien connu pour ses oiseaux colorés et stylisés, les Knar, signe une collection originale pour la Maison Weiss. Au programme, un calendrier de l’Avent, des Crock’ines et deux tablettes. Une gamme complète pour colorer la fin d’année !

Article Partenaire | Lundi 6 janvier 2020

PEC signe une collaboration haute en couleur avec Weiss

On se souvient de la très belle collaboration avec les papiers-peintres stéphanois Ella & Pitr, qui ont habillé de la plus belle des manières un des murs des Ateliers Weiss de Saint-Étienne en 2018. Ils avaient alors peint un géant gourmand de 506 m² librement inspiré par les traits d’Eugène Weiss, fondateur de la chocolaterie. En 2019, la Maison Weiss poursuit sur sa lancée créative en ayant convié un autre street artiste, le Lyonnais PEC, à signer une collection inédite pour la fin de l’année. Une vraie rencontre humaine entre artisans et artistes qui débouche sur une gamme unique, composée de plusieurs créations gourmandes, stylisées par l’espièglerie de PEC et toutes en édition limitée. Le premier calendrier de l’Avent chez Weiss Tout d’abord, petits et grands se réjouiront de l’arrivée du tout premier calendrier de l’Avent proposé par la chocolaterie Weiss. Intitulé « PersPective », décliné en deux graphismes, ce calendrier est un condensé de plaisirs gustatifs et ludiques. Il comporte un jeu de personnages à assembler à l’infini pour recréer des histoires en famille.

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Une rentrée très gourmande chez Weiss

GUIDE URBAIN | La Maison Weiss vous réserve tout ce qu'il vous faut pour aborder la rentrée avec le sourire aux lèvres. Une gamme de tablettes de chocolat bio qui s'enrichit, de nouveaux produits gourmands et l'arrivée d'un tout nouveau bar à chocolat chaud. Qui a dit que la rentrée était rasoir ?

Article Partenaire | Lundi 9 septembre 2019

Une rentrée très gourmande chez Weiss

La rentrée se fait sur les chapeaux de roues du côté de la Maison Weiss. Désireux d'apporter aux gourmandes et gourmands toujours le meilleur de son savoir-faire, les maîtres-chocolatiers ne dérogent pas à la règle avec l'arrivée de plusieurs petits nouveaux dans la gamme Weiss et l'ouverture en octobre d'un tout nouveau bar à chocolat chaud, au cœur des Ateliers Weiss. La gamme bio s'enrichit Depuis 137 ans, la Maison Weiss concocte intégralement ses chocolats, pralinés et confiseries dans ses ateliers de fabrication à Saint-Etienne. Elle sélectionne les meilleures matières premières et choisit des listes d’ingrédients nobles – pas de superflu, tous les chocolats sont 100% pur beurre de cacao, sans OGM, sans gluten et sans colorant artificiel – et favorise des approvisionnements de proximité. Soucieuse de travailler au plus près des producteurs, la Chocolaterie Weiss a noué des partenariats forts comme avec l’association Vietcacao au Vietnam, et a entamé un travail avec l’ONG Earthwrom pour

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Faites fondre votre Maman pour la Fête des Mères

GUIDE URBAIN | La Maison Weiss vous propose de délicieux cadeaux chocolatés pour montrer à votre mère combien vous l'aimez. Avec les bisous chocolat, le pochon coeur et autres tablettes "Rouge Baiser" au packaging signé Ella & Pitr, marquez un grand coup pour la Fête des Mères 2019 !

La rédaction | Mardi 21 mai 2019

Faites fondre votre Maman pour la Fête des Mères

Une Maman, on n'en a qu'une seule. C'est pourquoi la Fête des Mères revêt une saveur particulière du côté des Chocolats Weiss. Pour la gâter et lui montrer votre affection ce dimanche 26 mai, les chefs chocolatiers de la Maison Weiss ont concocté pour vous une sélection de produits raffinés et à la hauteur de l'événement. Donner son coeur en chocolat dans un pochon 100% made in France Parmi les dernières créations de la Maison Weiss, le Pochon Coeur fait partie des privilégiés. Issu d'une collaboration entre Weiss et l'entreprise Etna située dans l'Ain, cet écrin arbore un look très "frenchy" avec sa marinière et contient un assortiment de 3 coeurs pliés qui vont ravir les palets de vos Mamans. Au programme des gourmandises précieusement gardées : du chocolat noir 67% aux notes de fruits rouges pour la fraîcheur, du chocolat au lait fleur de sel de Guérande pour le côté gourmand et du chocolat au lait 37% doux et vanillé pour l'onctuosité. Avec ce Pochon Coeur, c'est un peu de vous que vous offrirez à votre Maman pour la Fête des Mères.

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Ikône, le bar ultra-régressif

Bar à Chocolat | Mercredi, besoin vital d’aliment hautement régressif : un nouveau bar à chocolat fondu a ouvert, tout le monde en dit du bien, on aime bien vérifier, on pousse la porte.

Julie Hainaut | Mardi 19 décembre 2017

Ikône, le bar ultra-régressif

15 heures. On n’a pas mangé à midi. Parce qu’à force de tester toutes les pépites gourmandes de la ville, notre estomac fait la tronche. Et aussi parce qu’on s’est dit qu’on allait tester la fameuse fondue au chocolat de ce nouveau lieu, bien moins instagrammable que les gaufres liégeoises mais les gaufres liégeoises, c’est comme la bière belge, on est un peu autocratique en la matière. Bref. Le lieu est petit et joli – décoration dans l’air du temps à coup de chaises dépareillées, mix de tables XXS et de grande tablée –, Bob Marley chantonne No woman no cry, on est dans le thème, tout va bien. Alexis et Marie-Charlotte, 50 ans à eux deux, s’activent derrière le comptoir. En voyage au Canada, ils ont fondu (forcément) pour le concept des glaces à tremper dans le chocolat et les fondues à partager. Ils ont tout lâché, ont déniché cet ancien magasin de chaussures et y ont installé leur zinc. Neuf vasques emplies de chocolat fondu (du chocolat noir intense, du chocolat au lait vanillé, du chocolat blanc délicat…) nous font de l’œil. On hésite vaguement, mais vraiment vague

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Chocolat

ECRANS | Avec quatre réalisations en dix ans — dont trois depuis juin 2011 — on va finir par oublier que Roschdy Zem a commencé comme comédien. Il aurait intérêt à ralentir la cadence : son parcours de cinéaste ressemble à une course forcenée vers une forme de reconnaissance faisant défaut à l’acteur…

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

Chocolat

Rien de tel, pour un réalisateur désireux de s’assurer un consensus tranquille, qu’un bon vieux film-dossier des familles ou la biographie d’une victime de l’Histoire. Qu’importe le résultat artistique : il sera toujours considéré comme une entreprise morale nécessaire visant à rétablir une injustice et réduit à sa (bonne) intention de départ, si naïve qu’elle soit — on l’a vu il y a peu avec le documentaire mou du genou Demain de Cyril Dion & Mélanie Laurent, encensé pour les vérités premières qu’il énonce, malgré sa médiocrité formelle et sa construction scolaire. Chocolat est de ces hyper téléfilms néo-qualité française qui embaument la reconstitution académique et s’appuient sur une distribution comptant le ban et l’arrière-ban du cinéma, figée dans un jeu "concerné", dans l’attente de séquences tire-larmes. La bande originale de Gabriel Yared, étonnamment proche des mélodies de Georges Delerue — mais ce doit être un hasard, Yared étant plutôt connu pour ses “hommages” à John Williams — incitant fortement à l’usage du mouchoir. Un

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Lumière 2013, jour 2. Civilisations.

ECRANS | Sleeping beauty de James B. Harris. High school confidential de Jack Arnold. Pain et Chocolat de Franco Brusatti. Cutter’s way d’Ivan Passer.

Christophe Chabert | Jeudi 17 octobre 2013

Lumière 2013, jour 2. Civilisations.

Dans tout bon festival de cinéma qui se respecte, il faut des grands films, mais aussi au moins un navet, un truc vraiment foireux qui va venir légitimer la valeur de tous les autres. C’est d’autant plus vrai dans un festival consacré au patrimoine cinématographique, où le double tri pratiqué par le passage du temps mais aussi par la réception et la réputation des œuvres laisse à penser qu’aucun mouton noir n’a pu se glisser entre les mailles du filet. C’est pourtant le cas avec Sleeping beauty de l’estimable James B. Harris, dont on attendait beaucoup pour un tas de raisons. En introduction de son film, Harris, 85 ans, a raconté sur le ton de la blague que lors des projections à l’époque (1973), on avait dû installer des signaux pour indiquer la sortie aux spectateurs mécontents. Désolé, James, mais le temps n’a rien changé à l’affaire et au bout d’une heure d’ennui abyssal, on a fait de même, traversant la salle de l’Institut Lumière pour aller se payer un salutaire café. Sleeping beauty est cramé dès sa scène pré-générique, où un couple déa

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