Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

MUSIQUES | Discret architecte de la sophisti-pop cafardeuse de The XX, le Londonien Jamie Smith publie son premier album solo, malicieusement titré In Colour. Un chef-d’œuvre qui met à jour trente ans de dance music made in England et capture mieux qu'aucun autre les sentiments contradictoires que font naître les grands raouts électroniques comme Nuits Sonores. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Chaque année, au matin du quatrième jour, quand nous quittons le site nocturne de Nuits Sonores au pas d'un vampire en décomposition, le corps fumant et les yeux dissimulés sous des lunettes de soleil m'as-tu-vu, on se dit qu'on ne nous y reprendra plus. Que c'est la dernière fois qu'on subira la moiteur des hangars surpeuplés, les tirs de barrage rythmiques à hauteur de genoux et les bredouillements alphabétiques de nos congénères (MDMA, LSD, DMT...). Trop vieux pour ces conneries. Et pourtant, chaque année, on y retourne, badge au clair et les poches lourdes de tokens. Pourquoi ? Que cherche-t-on dans cette assourdissante promiscuité ? Pour la première fois depuis la création du festival, la réponse est limpide. Il a fallu à Jamie XX six ans pour la formuler.

La couleur des sentiments

Pour qui sait lire entre les lignes de basse, son premier album dit simplement ceci : on y cherche la même chose qu'en amour, un certain type de lien à l'autre et, surtout, à retrouver la sensation qui nous a parcouru la première fois qu'il fut noué. Un fugace pincement au cœur, une démangeaison persistante le long de l'échine, une pression humide à l'arrière des globes oculaires.

Né Jamie Smith en 1989 dans la banlieue sud de Londres, Jamie XX a éprouvé cette euphorie mêlée de mélancolie à l'âge de 17 ans. De la dance music, il ne connaissait alors que ce que lui en avaient transmis deux oncles eux-mêmes DJs. Soit une paire de platines, reçues comme cadeau pour son dixième anniversaire. Ce soir-là, il se rend au Plastic People, haut lieu de la vie nocturne locale qui a fermé ses portes début 2015, non sans avoir servi d'incubateur à toute une génération de petits prodiges de l'anachronisme, du crooner spectral James Blake à Joy Orbison. Pour le timide élève de l'Elliott School, établissement d'excellence qui a vu défiler sur ses bancs les geeks triomphants de Hot Chip, Four Tet (avec lequel il collaborera) et la légende urbaine du dubstep Burial, le choc est instantané et durable. On en entend aujourd'hui l'écho dans ses morceaux les plus forts.

Sur Gosh où il semble traduire, en un breakbeat chargé de nostalgie, la stupeur provoquée par la vue de centaines de personnes qui, au contraire des habitués des discothèques à papa, ne pensent pas quand elles dansent. Sur The Rest Is Noise, où clappements métronomiques et notes de piano évanescentes donnent forme à cette impression de se mouvoir au ralenti dans un environnement hors de contrôle qui saisit le clubber entre deux acmés. Ou sur Girl, modèle d'abstract hip-hop décontracté du bassin où les pitch shifts vocaux fusent comme les regards en coin.

Les croix et la manière

En creux de cette gamme de sentiments, c'est aussi toute une époque révolue qu'encapsule Jamie XX dans In Colour, disque par définition kaléidoscopique et nommé en réaction aux humeurs monochromes prêtées aux membres de The XX – dont les idées noires sont surtout le fait de sa matière grise – non sans romantisme car ne l'ayant pas connue : celle de la rave culture. Jungle, drum'n'bass ou house garage, In Colour bat les cadences qui firent frémir la jeunesse anglaise des années 90 – et feront vibrer jeudi sa cadette lyonnaise des années 2010 par l'entremise du pionnier aux ratiches métalliques Goldie. Mais Jamie ne se contente pas de les extraire des décombres sous lesquels la gentrification croissante des marges métropolitaines les ensevelit. Il les dépoussière, animé par une curiosité pop sans bornes (il a remixé Adele et produit Drake, c'est dire), fort d'effets de signature bien sentis (en tête des simili-steel drums, dont il use depuis son premier EP solo, Far Nearer) et with a little help from his friends. Notamment le rappeur américain Young Thug et la star montante du dancehall Popcaan, invités à donner de la voix sur I Know There's Gonna Have Good Times, l'un des morceaux les plus révélateurs de sa propension à l'intermusicalité à l'instar du NS Days qu'il a programmé à l'invitation de Nuits Sonores, où les vétérans de la fusion de The Pyramids côtoieront la jeune garde électro d'outre-Manche.

États d'âme

Entre deux harangues aux effluves de coco (oui, c'est un double sens) s'y déploient des extraits de Street Corner Symphony, le troisième album du quintet a cappella The Persuasions, témoin d'une éducation sous le signe de la soul et du funk. Ce n'est pas la première fois que Jamie XX paye un tribut à ses parents : en 2011, à quelques semaines du décès de Gil Scott-Heron, il avait, à l'aune de ses obsessions souterraines, entièrement retravaillé I'm New Here, l'enregistrement le plus introspectif du soul poet new-yorkais, pour un rendu bouleversant de déférence et de perfectionnisme.

Deux nuances de In Colour en particulier voient Jamie atteindre pareil état de grâce. Elles sont chantées par les deux autres tiers de The XX. D'un côté Stranger, un quasi interlude ambient – The Orb, précurseur du genre, est d'ailleurs à l'affiche de Nuits Sonores – où le timbre atone d'Oliver Sim dit toute la détresse latente qu'il y a à vouloir se fondre dans une masse jusqu'à l'aube. De l'autre Loud Places, sur laquelle la voix blanche Romy Madley-Croft et un snippet céleste du jazzman Idris Muhammad charrient toute la félicité qu'il y à, dans le même élan, à se reconnaître dans le corps agité de spasmes primitifs de son prochain.

La voilà la vérité : quand on s'abandonne à la pulsation, les bras tendus vers les charpentes rouillées (au son de l'explicite All Under One Roof Raving, prologue paru l'an passé), tout le reste devient littérature. Ou plutôt, tout le reste devient bruit.

Jamie XX
Á la Sucrière, salle 1930, samedi 16 mai à 19h30


NS Days samedi : A day with Jamie XX

• Salle 1930 : Mattis With + Jon Rust + Floating Points + Jamie XX • Salle 1960 : Walls + Real lies + Idris Ackamoore & the pyramids + James Stewart • Esplanade : Tasker + Charles Drakeford + Bradley Zero
La Sucrière Les Docks, 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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The xx : Fiat Luxx

Pop | Pour son troisième album, The xx se transforme pour de bon en une radieuse machine à tubes contrastant à plein avec la morosité ambiante régnant en Angleterre : une lumière au bout du Tunnel sous la Manche.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 février 2017

The xx : Fiat Luxx

« Heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière » disait Michel Audiard. C'est peut-être bien à travers les failles invisibles, car hermétiquement colmatées, à l'œuvre depuis le début de leur carrière que The xx a fini par laisser passer la lumière qui inonde son dernier album, I See You. Comme une affirmation en miroir de ce que pourrait également conclure l'auditeur à l'écoute de ce disque, « We see you, the xx». Enfin, serait-on tenté d'ajouter. Hermétique, on a pu l'être aux précédents disques, sans jamais en retrancher le potentiel tubesque ou addictif, mais gêné aux entournures dans nos enthousiasmes et nos mouvements par une certaine tendance à la neurasthénie, à la récession de soi-même. Or c'est comme un contre-pied au repliement sur elle-même de la Grande-Bretagne que The xx semble avoir construit son album. Une réponse, aussi, en forme de fin de non recevoir à l'album Coexist, réalisé dans l'isolement et la claustration par un groupe se sentant comme prisonnier de sa formule magique en mode ombres et brouillard.

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Une rentrée foisonnante

Les concerts à venir | Une nouvelle salle (le Razzle, dont l'ouverture est repoussée) et un nouveau festival (Transfer) marquent cette rentrée des classes côté concerts, l'agglomération étant dotée d'une offre toujours aussi foisonnante. Faites vos choix !

Sébastien Broquet | Mardi 3 janvier 2017

Une rentrée foisonnante

Du côté des festivals Aux Nuits de Fourvière, l'on a commencé à dévoiler quelques noms : ainsi, c'est Lamomali qui ouvrira les festivités ; si ce nom ne vous dit encore rien, sachez que sont ici réunis deux virtuoses de la kora, Toumani et Sidiki Diabaté, autour de M (Matthieu Chedid) pour un projet dédié au Mali, en compagnie également de la chanteuse Fatoumata Diawara et du rappeur Oxmo Puccino (du 1er au 3 juin au Grand Théâtre). Le transversal Titi Robin sera lui en résidence à l'Épicerie Moderne pour préparer une création donnée live dans le cadre du festival, sur la scène de l'Odéon, le 5 juillet. Enfin, Vianney est annoncé le 24 juillet au Grand Théâtre. Côté Nuits Sonores, l'on peut noter les dates : du 24 au 28 mai. Et le changement de lieu : ce sera dans l’ancienne usine Fagor-Brandt, dans le quartier de Gerland. Les noms viendront plus tard. Plus proche de nous, le Reperkusound (au Double Mixte du 14 au 16 avril) a lâché une grande partie de sa programmation : des cartes blanches prometteuses, dont une à

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Nuits sonores - Pour quelques conseils de plus

MUSIQUES | Si les Anglais se taillent la part du lion, il faudra aussi compter avec ces dix-là pendant le festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 13 mai 2015

Nuits sonores - Pour quelques conseils de plus

Nils Frahm / Mehmet Aslan Pianiste de formation, Nils Frahm produit depuis dix ans une musique aux confins de l'ambient et de l'impressionnisme, où la contrainte (genre jouer sans le pouce ou avec un instrument étouffé) est toujours source d'élévation. Pour le dire clairement, c'est lui qu'on aurait aimé voir à l'Opéra. Nuit 1 - Halle 1 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 22h30 Né en Suisse, d'origine turque et basé à Berlin, Mehmet Aslan revisite le patrimoine musical anatolien à travers le prisme des rythmes électroniques.Et le résultat est aussi cocasse qu'ob

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L'orfèvre élect'Rone

MUSIQUES | Le troisième album de Rone, "Creatures", est exaltant et passionnant en tous points. Production très soignée, collaborations étincelantes, ambiances musicales féériques, il confirme qu'il est le diamant brut de l'électro française du XXIe siècle. On prendra la mesure de son éclat à Nuits Sonores. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2015

L'orfèvre élect'Rone

Même si l'effet de surprise n'est plus, le Rone cru 2015 met tout le monde d'accord. À 34 ans, Erwan Castex met la barre très haut avec son troisième album, l'onirique et lumineux Creatures. L'effervescence ayant entouré Tohu Bohu, son précédent disque, témoignait déjà de la qualité des productions de l'artiste alors exilé à Berlin : un véritable condensé de bombes électroniques entre douceur et dancefloor, tels l'imparable Bye Bye Macadam ou le florissant Parade. Avec Creatures, Rone réitère l'exploit, fruit du travail minutieux d'un véritable passionné de sons électroniques naviguant à l'étage céleste. Sons tentaculaires et épanouissement auditif Très mélodique, Creatures est également poussé sur le plan technique, conservant un côté paradoxal dans sa construction. «Ce qui est étonnant explique Rone, c'est que Creatures est mon album le plus collectif mais également le plus intime."» Dans le but d'atteindre un niveau supplémentaire dans sa création, Rone s'est en effet appuyé sur toute une équipe de techniciens et de musiciens. De quoi lui permettre de s'exprimer pleinement,

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L'Angleterre en force à Nuits Sonores

MUSIQUES | ​Best of de la saison qui s'achève, la programmation de Nuits Sonores 2015 est aussi la plus cosmopolite que le festival ait connue. Mais désormais, à la fin, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui gagnent : bouillon de la bass culture à l'aune de laquelle la house et la techno n'en finissent plus de se réinventer, l'Angleterre est, par l'entremise de sa capitale, LA grande nation électronique des années 2010. La preuve en dix ambassadeurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

Daniel Avery / Shackleton On l'a découvert de jour l'an passé, cette fois c'est de nuit que l'on pourra prendre la mesure de la versatilité du ténébreux rouquin, qui plus est sur une scène toute entière dédiée à la résidence qu'il anime à la mythique Fabric. Depuis Drone Logic, Daniel Avery n'a rien produit. Pas grave : ce premier album, classique instantané de techno charnelle (ou de rock stockable dans le cloud ?), reste un an et demi après sa parution l'une des plus belles incarnations de ce «chant de la machine» qui, chaque printemps, exerce sur nos concitoyens la même fascination que la voix des sirènes sur les marins qui croisaient jadis en mer de Sicile. Nuit 1 – Halle 2 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 3h15

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La Pologne envahit Nuits Sonores

MUSIQUES | L'autre principal point de chute de Nuits Sonores 2015, c'est la Pologne, dont la capitale Varsovie est à l'honneur de la Carte blanche du festival. (...)

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

La Pologne envahit Nuits Sonores

L'autre principal point de chute de Nuits Sonores 2015, c'est la Pologne, dont la capitale Varsovie est à l'honneur de la Carte blanche du festival. Projections de clips et documentaires, présentation d'affichistes s'inscrivant dans la lignée des grandes figures du graphisme polonais (Swierzy, Starowieyski, Cieslewicz...) et même installation d'un bar à lait, le festival a mis les petits plats dans les grands pour exposer la dynamique économique et créative qui vaut à la ville des comparaisons avec le Berlin des années 2000 – au même titre que sa rivale Cracovie, soit dit en passant. C'est évidemment du côté des concerts à la Maison de la confluence que les surprises abondent le plus. Nos top picks : l'electronica en résolution 800 par 480 de Xenony, la synth-country déstructurée de Slalom, la library music pleine d'audace de Forever Pavot (même s'il n'a de polonais que le nom de son ancien groupe, Arun Tazieff), la drum'n'bass rudimentaire et improvisée de 67, 5 Minute Prokekt, la muzak pince-sans-rire et virtuose du big band Mitch & Mitch et les facétie

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European Lab met les idées au clair

CONNAITRE | ​Pas facile de discuter valeurs démocratiques et mutations urbaines entre deux marathons électro. C'est pourtant ce à quoi vous invite cette année encore l'European Lab, qui plus est en très bonne compagnie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

European Lab met les idées au clair

L'an passé, l'European Lab avait tenu session dans la foulée d'élections marquées par une franche montée de l'euroscepticisme. Pas de bol, c'est dans un contexte pareillement défavorable, suite à la victoire écrasante du parti de David Cameron au dernier scrutin britannique, que se tiendra sa cinquième édition. Les conférences et débats au programme du pendant citoyen de Nuits Sonores ne devraient en être que plus stimulants, d'autant que ce ne sont pas les invités de qualité qui manqueront. Citons le chercheur danois Fabian Holt, auteur d'un ouvrage de référence sur les classifications musicales (et en quoi elles sont à la fois des grilles de lecture et des sources de confusion), Gérard Berréby, le fondateur des formidables éditions Allia, où sont publiés nombre de textes fondateurs de la contre-culture (des Mémoires de Guy Debord à Can't stop won't stop, la somme hip-hop de Jeff Chang) et la Polonaise Agata Pyzik, contributrice du Guardian et de la bible de l'avant-gardisme sonore Wire qui, dans le bien titré Poor But Sexy. Culture Clashes in Europe East and West

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Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

MUSIQUES | Trois étapes du Circuit Nuits Sonores à ne pas manquer : Warm Soda au Marché Gare, Blawan au Petit Salon et Somaticae au Sonic. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

Étape 7 La musique à guitares n'ayant quasiment pas droit de cité dans la programmation "officielle" de Nuits Sonores cette année, c'est (notamment) du côté du Marché Gare qu'il faudra zoner pour se faire un fix d'électricité. Á l'affiche : le blues à seize chevaux-vapeur d'Harold Martinez, le post-punk du troisième type (et à effets secondaires) de I Love UFO et, surtout, le garage à moustaches et frisottis 70's de Warm Soda – emmené par l'ex Bare Wires Matthew Melton, proche du regretté Jay Reatard. Et Maria Rockmore, la plus rock'n'roll des selectas à chromosomes XX – aucun rapport avec le bon Jamie.

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Edwy Plenel au European Lab

CONNAITRE | La liste des invités du European Lab, le pendant réflexif de Nuits Sonores, s'allonge. Viennent d'être confirmées les présences d'Edwy Plenel (qui viendra tenir (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 26 février 2015

Edwy Plenel au European Lab

La liste des invités du European Lab, le pendant réflexif de Nuits Sonores, s'allonge. Viennent d'être confirmées les présences d'Edwy Plenel (qui viendra tenir compagnie à son investigateur en chef Fabrice Arfi) et d'une dizaine d'intervenants internationaux, parmi lesquels Steven Hearn (président de la holding regroupant la Gaieté Lyrique, le Trabendo et le magazine Tsugi), Alain Van Der Malière (ancien conseiller au Ministère de la culture) et l'universitaire danois Fabian Holt. Ils viennent grossir un pool d'une trentaine de journalistes (comme Franck Annese, le boss à casquette de So Press), artistes (en tête la photographe Nan Goldin), institutionnels (tel Pascal Rogard, directeur de la SACD) et autres entrepeneurs (par exemple Helen Teeling, directrice de l'espace de coworking The Whisky Bond à Glasgow), qui discuteront nouveaux médias, réhabilitation urbaine et démocratie européenne du 13 au 15 mai. http://www.europeanlab.com

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Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

MUSIQUES | Ouvert sur le monde et recentré sur la musique électronique. Tel s'annonçait Nuits Sonores 2015 à la découverte de sa programmation de jour. Tel s'affirme le festival à l'heure de dévoiler son pendant nocturne. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 11 février 2015

Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

C'est quoi, être rock en 2015 ? Les lecteurs de Rock & Folk ont sans doute leur (fausse) idée sur la question. Les autres, nous sommes au regret de vous le confirmer, ne trouveront pas la réponse à Nuits Sonores cette année – à moins que le "concert spécial", pour l'instant tenu secret, ne vienne nous contredire. Grande absente de la programmation de jour, la musique électrique ne constitue en effet que la portion congrue de son homologue nocturne, bien que l'on se réjouisse des venues du polarisant Jessica93 (de ce côté-ci de l'écran, on adore sa noise pour périphérique), des intransigeants et déjantés Future of the Left, des industrieux industriels de The Soft Moon ou des Saints, a.k.a. les Ramones du pays des kangourous, à l'affiche du Circuit. Circuit d'ailleurs encore en cours de montage mais qui, outre son habituel cortège d'activistes locaux (Flore, Manoo, Kosme...), promet d'ores et déjà pas mal de dilem

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Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

MUSIQUES | Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 29 janvier 2015

Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros aux couleurs de Varsovie : le demi Zombie Zombie (le Zombie donc) Etienne Jaumet (déjà annoncé aux côtés de Piotr Kurek), le dadaïste électronique Felix Kubin et le génie psychédélique Forever Pavot. Ca s'annonce pas mal, non ?

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Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

MUSIQUES | La première moitié du programme de Nuits Sonores 2015 est tombée, entraînant dans sa chute son lot d'impatiences et de surprises. Brace yourselves, habitants de la Confluence, spring is coming. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 14 janvier 2015

Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

Si Wagner fait naître chez certains des sentiments belliqueux à l'encontre de la Pologne, la prochaine édition de Nuits Sonores, elle, devrait vous donner envie de passer l'été au pays de Copernic. Car c'est Varsovie, capitale qui s'impose depuis quelques années comme l'une des cool du Vieux continent, qui sera à l'honneur de la traditionnelle carte blanche. L'occasion de découvrir tout un contingent de producteurs et groupes aux noms pour le moment nimbés de mystère : Xenony, Piotr Kurek (accompagné par le collecteur analogique Étienne Jaumet), Black Coffee, Alte Zachen ou encore Polonezy Fanfare.Nonobstant cette escale, Nuits Sonores (et ses événements connexes bien sûr, du participatif Extra! au réflexif Lab) restera fermement ancré à la Confluence, selon le même découpage que l'an passé : le détachement polonais à la Maison de la Confluence, les soirées éponymes à l'ancien Marché de gros et les Days à la Sucrière. Tiercé gagnant Premier dévoilé, le contenu de ces derniers, aux inévitables et néanmoins agréables relents de Sucre (à l'instar de la

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Nuits Sonores 2013 - Jour 3

MUSIQUES | L'événement de cette troisième journée de Nuits Sonores était la tenue de la toute première Boiler Room (des DJ sets pour happy few retransmis sur le web) lyonnaise. Nous n'y étions pas. Tant mieux, sans quoi nous serions passés à côté d'un paquet de prestations mémorables. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 11 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 3

Le troisième NS Days était placé sous le signe de la cérébralité, voire de la prise de tête. Le quatrième, lui, aura fait la part belle au corps et à sa mise en pièces méthodique. A coups de kicks plus compacts que les marteaux maniés par Kaori dans le manga City Hunter (Nicky Larson en version franchouillarde) sous la verrière, où les puristes techno Shifted, DVS1, Planetary Assault Systems et Ben Klock ont rivalisé d'implacabilité – surprise, à ce petit jeu, ce n'est pas le patron du label Klockworks, dont le set avait l'an passé failli démolir l'Hôtel-Dieu avant l'heure, qui s'en est le mieux tiré, mais l'Anglais qui a ouvert le bal. A coups de riffs abrasifs du côté du hangar, qui aura notamment vu se succéder Girls Against Boys, le temps d'un concert qui, à défaut d'être à la hauteur de la réputation de ces figures du post-hardcore, a surclassé en tension celles de bon nombre de petites frappes bruitistes, et le duo synth punk australien Civil Civic – qui, joie, n'a rien pe

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Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

MUSIQUES | Au moment de lever le voile sur le volet diurne de Nuits Sonores 2013, les équipes d'Arty Farty étaient si ric-rac que c'est avec des valises oculaires éligibles à une "franchise bagages supplémentaires" qu'elles ont animé la conférence de presse correspondante. Cette fois, elles étaient en avance : censée tomber jeudi 21 février, la programmation nocturne de la onzième édition du festival a été révélée la veille, le teint frais et le sourire franc. La voici.

Benjamin Mialot | Mercredi 20 février 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de nuit

Editorialisation. Tel est, plus encore que pour les éditions précédentes, le maître-mot de cette onzième édition de Nuits Sonores. On a pu le vérifier avec les NS Days et leurs scènes labellisées (une portant l'emblème de la bible en ligne Resident Advisor, une sponsorisée par la Red Bull Music Academy et une consacrée à la carte blanche à Bruxelles), c'est au tour des Nuits, sises comme l'an passé (mais pour la dernière fois) aux anciennes usines Brossette et organisées, toujours comme l'an passé, en trois scènes aux dimensions décroissantes, de se faire l'écho de ce souci de cohérence. Qui par le biais d'un partenariat avec un festival, qui via un regroupement géographique, qui à la faveur d'une délégation d'une partie de la fonction de curateur à un artiste. Au-delà de ce qu'elle induit en termes de mise en réseau et d'image, la démarche aboutit sur un net renouvellement de la proposition artistique formulée par Arty Farty : cette année, les big names se comptent sur les doigts de la main, la programmation s'équilibrant entre pointures discrètes et nouveaux venus en pleine bourre.A cette aune, on attend beauco

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