Nuits sonores - Pour quelques conseils de plus

MUSIQUES | Si les Anglais se taillent la part du lion, il faudra aussi compter avec ces dix-là pendant le festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 13 mai 2015

Nils Frahm / Mehmet Aslan

Pianiste de formation, Nils Frahm produit depuis dix ans une musique aux confins de l'ambient et de l'impressionnisme, où la contrainte (genre jouer sans le pouce ou avec un
instrument étouffé) est toujours source d'élévation. Pour le dire clairement, c'est lui qu'on aurait aimé voir à l'Opéra.

Nuit 1 - Halle 1
Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 22h30


Né en Suisse, d'origine turque et basé à Berlin, Mehmet Aslan revisite le patrimoine musical anatolien à travers le prisme des rythmes électroniques.Et le résultat est aussi cocasse qu'obsédant. Chance : non content d'ouvrir ce superbe plateau proche-oriental, il le fermera en back to back avec son presque compatriote Baris K.

Nuit 1 - Halle 3
Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 21h15


Nuit 1

• Halle 1 : A tale of Nuits Sonores by Tale of us 21h30 : PMGN 22h30 : Nils Frahm 00h : Recondite 01h : Tale of us 03h : Agoria B2B Mano le tough • Halle 2 : Daniel Avery presents Divided love 21h : Answer code request 23h15 : Factory floor 00h45 : Voices from the lake 01h45 : Kink 03h15 : Daniel Avery • Halle 3 21h15 : Mehmet Aslan 22h30 : Insanlar 00h : Halawella (Zeid Hamdan & Maryam Saleh) 01h30 : Mazalda feat. Cheb Lakhdar 03h : Baris K
Ancien Marché de gros Rue Vuillerme Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Nuit 3

• Halle 1 : Detroit love - Red bull music academy stage 21h : Dj Deep 00h : Moodymann 02h : Carl Craig feat. Mad Mike Banks • Halle 2 : Daniel Avery presents Divided love 21h : Malinké 22h15 : Blue daisy 23h30 : Kelela 00h30 : Theophilius London 02h : Brodinski presents Brava 03h30 : Moxie • Halle 3 21h30 : Tomaga 22h45 : Jessica93 00h : Public service Broadcasting 01h15 : Future of the left 02h30 : Palma 03h30 : Diane
Ancien Marché de gros Rue Vuillerme Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Nuit 4

• Halle 1 21h30 : My thud unite area 23h : The Orb 00h20 : Jon Hopkins 01h30 : Voiski 02h30 : Laurent Garnier • Halle 2 21h45 : Clinic 23h : Wand 00h15 : The Soft Moon 01h30 : Rone 03h : Rabih Beaini • Halle 3 : Red bull music academy stage 21h : Alejandro Paz b2b La Mverte 23h : Larry Gus 00h30 : Vaudou game 02h : Batida 03h30 : Selvagem
Ancien Marché de gros Rue Vuillerme Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nils Frahm, l'échappée belle

Minimalisme | Est-il possible d'être à la pointe de l'avant-garde et populaire en même temps ? Nils Frahm, pianiste virtuose imprégné de la scène ambient comme du minimalisme, répond oui en faisant le plein dans chaque salle accueillant ses performances contemplatives.

Sébastien Broquet | Mardi 20 novembre 2018

Nils Frahm, l'échappée belle

À la croisée des chemins du minimalisme sériel de Terry Riley et Steve Reich d'un côté, et des atmosphères langoureuses du jazz éthéré du label ECM de l'autre, Nils Frahm n'en est pas moins totalement imprégné de son époque et perméable à toutes les innovations des musiques électroniques, section ambient en particulier. Son parcours résume assez bien ce qu'il est devenu aujourd'hui, un maître contemporain du piano minimal : le Berlinois a étudié avec Nahum Brodski, répétant incessament les sonates, développant une maîtrise totale du classicisme qui transpire encore de ses performances actuelles. En parallèle, il s'est imprégné du label allemand fondé par Manfred Eicher, d'autant plus aisément que son père Klaus Frahm, photographe, réalisait des pochettes pour ECM : si le son de Keith Jarrett et sa capacité d'improvisation se retrouvent aujourd'hui dans les disques de Nils

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 19 décembre 2017

Insomniaque

23.12.17 > LE PETIT SALON MARC HOULE Le Canadien s'est formé l'oreille dans les fêtes de Détroit, plutôt par la facette Richie Hawtin que celle d'Underground Resistance. Marc Houle en a gardé sa trame minimale, sachant construire son groove avec très peu, ce qui n'a pas manqué de titiller le maître qui le fît découvrir via son label Minus avant que le rejeton ne s'émancipe : le voici de retour en ville, en live act. Minimal. 29.12.17 > GROOM G'BOÏ & JEAN-MI Toujours un plaisir de capter ces deux zouaves-là sur un dancefloor, où leur tordante ironie se traduit par des sets aussi cultivés qu'éclectiques, où un titre de zouk digital peut venir perturber sans œillères un enchaînement de house de haute volée. La petite salle soyeuse du Groom et son tip-top bar à cocktails de l'étage sont un écrin parfait pour G'Boï & Jean-Mi. Mixologie. 30.12.17 > LE SUCRE MEHMET ASLAN Le king de l'edit turc revisité en mode disco déviant ou house distordue refait un passage du côté de Confluence dans le cadre du cycle Club Méditerranéen, où son set métissé et nourri des i

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Underground Resistance : mythe en approche

MUSIQUES | Un véritable culte entoure Underground Resistance depuis ses débuts, et l’influence musicale et militante de cette nébuleuse cagoulée fondée en 1990 à Détroit par Mad Mike et Jeff Mills ne s’est jamais démentie.

Sébastien Broquet | Mardi 29 mars 2016

Underground Resistance : mythe en approche

Une histoire illustre ce culte autour d'UR : en 1999, sort un maxi immédiatement devenu anthem, Knights of the Jaguar. La référence UR 049 est un classique instantané, joué tout autour de la planète. Signé du pseudo Aztec Mystic, c’est le fruit des réflexions et méditations de Mike et Rolando autour de la musique composée autrefois par les aztèques. Ce succès attisa les convoitises. Sony Allemagne voulu licencier le titre. Chez UR, pas de compromission. Pas même de réponse à cette sollicitation : du côté de l’immeuble Submerge — l’entité commerciale d’UR, on ne se fourvoie pas dans ce genre de procédés. Mais chez Sony Music, on ne s’embarrasse pas de telles considérations. Une reprise du titre fut commandée par un directeur artistique nommé Dirk Dreyer. Le maxi sort, intitulé Jaguar, orné d’une pilule d’ecstasy, sans aucune allusion à la VO. Entièrement légal comme procédé, tant que les royalties des auteurs sont reversées. Le choc est rude : un totem du monde techno est visé. Averti, Mike Banks contre-attaque et utilise la force du réseau Internet, ce qui n'était alors pas si courant. Les adeptes d’UR à travers le monde polluent les boîtes emai

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Legowelt s'exprime

MUSIQUES | De la techno à la Tour Rose ? Oui, mais en version conférence : dans le cadre d’un week-end concocté par la Red Bull Music Academy, Legowelt reviendra (...)

Sébastien Broquet | Mardi 2 février 2016

Legowelt s'exprime

De la techno à la Tour Rose ? Oui, mais en version conférence : dans le cadre d’un week-end concocté par la Red Bull Music Academy, Legowelt reviendra samedi sur son parcours, ses influences et son oeuvre (en musique) au fil d’une rencontre publique se déroulant au sein de ce bel hôtel dans le Vieux-Lyon. Le néerlandais retrouvera quelques heures plus tard une scène plus classique, celle du Club Transbo, pour la première de deux fêtes joliment élaborées : uniquement dédiée au live électronique, cette première soirée accueille sur son line-up Samuel Kerridge, Rrose venue de Berlin et les lyonnais My Thud Unit Area et Célome. Au Sucre le lendemain, c’est la house qui est mise à l’honneur avec le discret mais tenace Pépé Bradock et surtout une paire de DJs maniant l’edit à merveille, avec Baris K et Mehmet Aslan en back2back (déjà vus à Nuits sonores) qui revisitent le patrimoine Turc en version disco relooké : pur bonheur. Labat et un second back2back réunissant Axel Boman et Pional complétant l’affiche de ce tea dance (ça débute à 15h) dominical fort appétissant. Enfin, du côté de l’Atelier R

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Les soirées du 9 au 15 décembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : la résidence CLFT au Transbordeur, Blawan au Kao et Selvagem au Sucre.

Benjamin Mialot | Mardi 8 décembre 2015

Les soirées du 9 au 15 décembre

11.12 CLFT invite... Étrange fin d'année que celle-ci, où le moindre beauzarteux sous ketamine se sent la hardiesse d'un William Wallace («Ils peuvent nous ôter la vie, mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté de danser !»). On se rassure en se disant que certains n'ont pas attendu d'être terrorisés pour faire acte de résistance nocturne. Ainsi de CLFT, dont la résidence au Transbordeur fera une fois encore la part belle à la techno la plus fonctionnelle qui soit (au sens de fonction vitale), en la ténébreuse et métallique présence des Londoniens Fundamental Interaction et Ben Gibson.

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Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

MUSIQUES | Mi-août, Ostgut Ton fêtait ses dix ans à domicile. Cette semaine, c'est au Transbordeur et au Sucre que la (panzer) division discographique du célèbre Berghain poursuit les hostilités. Petites natures s'abstenir.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Underground Resistance, l'armée des ombres de la techno

MUSIQUES | Désincarnée la techno ? Pas pour le collectif Underground Resistance qui, depuis 25 ans, façonne le sound of Detroit avec une intégrité sans équivalent. Retour sur cette révolution invisible, avant la présentation de son projet "Timeline" au Transbordeur. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 2 juin 2015

Underground Resistance, l'armée des ombres de la techno

«Le football, ce n'est pas une question de vie ou de mort. C'est bien plus important que cela» clama un jour l'entraîneur écossais Bill Shankly. Depuis vingt-cinq ans qu'il a vu le jour dans ce ghetto géant qu'est Detroit, le collectif Underground Resistance dit la même chose de la techno, composant ses tracks comme d'autres extériorisent leurs sentiments (au hasard, les jeunes gens qu'on vous présente en page 3) : comme si chaque son émis était le dernier. Les premiers furent l’œuvre de Jeff Mills et de Mike Banks. Et ils faillirent bien n'être que de simples alternatives à la gentrification des dancefloors (oui, déjà). Il eut fallu pour cela que Juan Atkins réponde à leurs sollicitations. C'est en effet en réaction au silence du co-inventeur du genre que les deux camarades ont haussé le ton, fondant ce qui deviendra rapidement plus qu'un label, l'instrument d'affirmation d'une forme festive du nationalisme noir. Ennemis publics Inspirés par l'imagerie paramilitaire de Public Enemy et reclus dans une féconde autarcie – UR dispose dans un même immeuble de sa propre structure de distribution, de studios d'enregistrement e

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L'orfèvre élect'Rone

MUSIQUES | Le troisième album de Rone, "Creatures", est exaltant et passionnant en tous points. Production très soignée, collaborations étincelantes, ambiances musicales féériques, il confirme qu'il est le diamant brut de l'électro française du XXIe siècle. On prendra la mesure de son éclat à Nuits Sonores. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2015

L'orfèvre élect'Rone

Même si l'effet de surprise n'est plus, le Rone cru 2015 met tout le monde d'accord. À 34 ans, Erwan Castex met la barre très haut avec son troisième album, l'onirique et lumineux Creatures. L'effervescence ayant entouré Tohu Bohu, son précédent disque, témoignait déjà de la qualité des productions de l'artiste alors exilé à Berlin : un véritable condensé de bombes électroniques entre douceur et dancefloor, tels l'imparable Bye Bye Macadam ou le florissant Parade. Avec Creatures, Rone réitère l'exploit, fruit du travail minutieux d'un véritable passionné de sons électroniques naviguant à l'étage céleste. Sons tentaculaires et épanouissement auditif Très mélodique, Creatures est également poussé sur le plan technique, conservant un côté paradoxal dans sa construction. «Ce qui est étonnant explique Rone, c'est que Creatures est mon album le plus collectif mais également le plus intime."» Dans le but d'atteindre un niveau supplémentaire dans sa création, Rone s'est en effet appuyé sur toute une équipe de techniciens et de musiciens. De quoi lui permettre de s'exprimer pleinement,

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L'Angleterre en force à Nuits Sonores

MUSIQUES | ​Best of de la saison qui s'achève, la programmation de Nuits Sonores 2015 est aussi la plus cosmopolite que le festival ait connue. Mais désormais, à la fin, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui gagnent : bouillon de la bass culture à l'aune de laquelle la house et la techno n'en finissent plus de se réinventer, l'Angleterre est, par l'entremise de sa capitale, LA grande nation électronique des années 2010. La preuve en dix ambassadeurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

Daniel Avery / Shackleton On l'a découvert de jour l'an passé, cette fois c'est de nuit que l'on pourra prendre la mesure de la versatilité du ténébreux rouquin, qui plus est sur une scène toute entière dédiée à la résidence qu'il anime à la mythique Fabric. Depuis Drone Logic, Daniel Avery n'a rien produit. Pas grave : ce premier album, classique instantané de techno charnelle (ou de rock stockable dans le cloud ?), reste un an et demi après sa parution l'une des plus belles incarnations de ce «chant de la machine» qui, chaque printemps, exerce sur nos concitoyens la même fascination que la voix des sirènes sur les marins qui croisaient jadis en mer de Sicile. Nuit 1 – Halle 2 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 3h15

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Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

MUSIQUES | Discret architecte de la sophisti-pop cafardeuse de The XX, le Londonien Jamie Smith publie son premier album solo, malicieusement titré In Colour. Un chef-d’œuvre qui met à jour trente ans de dance music made in England et capture mieux qu'aucun autre les sentiments contradictoires que font naître les grands raouts électroniques comme Nuits Sonores. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

Chaque année, au matin du quatrième jour, quand nous quittons le site nocturne de Nuits Sonores au pas d'un vampire en décomposition, le corps fumant et les yeux dissimulés sous des lunettes de soleil m'as-tu-vu, on se dit qu'on ne nous y reprendra plus. Que c'est la dernière fois qu'on subira la moiteur des hangars surpeuplés, les tirs de barrage rythmiques à hauteur de genoux et les bredouillements alphabétiques de nos congénères (MDMA, LSD, DMT...). Trop vieux pour ces conneries. Et pourtant, chaque année, on y retourne, badge au clair et les poches lourdes de tokens. Pourquoi ? Que cherche-t-on dans cette assourdissante promiscuité ? Pour la première fois depuis la création du festival, la réponse est limpide. Il a fallu à Jamie XX six ans pour la formuler. La couleur des sentiments Pour qui sait lire entre les lignes de basse, son premier album dit simplement ceci : on y cherche la même chose qu'en amour, un certain type de lien à l'autre et, surtout, à retrouver la sensation qui nous a parcouru la première fois qu'il fut noué. Un fugace pincement au cœur, une démangeaison persistante le long de l'échine, une pression humide à l'arrière des gl

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La Pologne envahit Nuits Sonores

MUSIQUES | L'autre principal point de chute de Nuits Sonores 2015, c'est la Pologne, dont la capitale Varsovie est à l'honneur de la Carte blanche du festival. (...)

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

La Pologne envahit Nuits Sonores

L'autre principal point de chute de Nuits Sonores 2015, c'est la Pologne, dont la capitale Varsovie est à l'honneur de la Carte blanche du festival. Projections de clips et documentaires, présentation d'affichistes s'inscrivant dans la lignée des grandes figures du graphisme polonais (Swierzy, Starowieyski, Cieslewicz...) et même installation d'un bar à lait, le festival a mis les petits plats dans les grands pour exposer la dynamique économique et créative qui vaut à la ville des comparaisons avec le Berlin des années 2000 – au même titre que sa rivale Cracovie, soit dit en passant. C'est évidemment du côté des concerts à la Maison de la confluence que les surprises abondent le plus. Nos top picks : l'electronica en résolution 800 par 480 de Xenony, la synth-country déstructurée de Slalom, la library music pleine d'audace de Forever Pavot (même s'il n'a de polonais que le nom de son ancien groupe, Arun Tazieff), la drum'n'bass rudimentaire et improvisée de 67, 5 Minute Prokekt, la muzak pince-sans-rire et virtuose du big band Mitch & Mitch et les facétie

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European Lab met les idées au clair

CONNAITRE | ​Pas facile de discuter valeurs démocratiques et mutations urbaines entre deux marathons électro. C'est pourtant ce à quoi vous invite cette année encore l'European Lab, qui plus est en très bonne compagnie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

European Lab met les idées au clair

L'an passé, l'European Lab avait tenu session dans la foulée d'élections marquées par une franche montée de l'euroscepticisme. Pas de bol, c'est dans un contexte pareillement défavorable, suite à la victoire écrasante du parti de David Cameron au dernier scrutin britannique, que se tiendra sa cinquième édition. Les conférences et débats au programme du pendant citoyen de Nuits Sonores ne devraient en être que plus stimulants, d'autant que ce ne sont pas les invités de qualité qui manqueront. Citons le chercheur danois Fabian Holt, auteur d'un ouvrage de référence sur les classifications musicales (et en quoi elles sont à la fois des grilles de lecture et des sources de confusion), Gérard Berréby, le fondateur des formidables éditions Allia, où sont publiés nombre de textes fondateurs de la contre-culture (des Mémoires de Guy Debord à Can't stop won't stop, la somme hip-hop de Jeff Chang) et la Polonaise Agata Pyzik, contributrice du Guardian et de la bible de l'avant-gardisme sonore Wire qui, dans le bien titré Poor But Sexy. Culture Clashes in Europe East and West

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Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

MUSIQUES | Trois étapes du Circuit Nuits Sonores à ne pas manquer : Warm Soda au Marché Gare, Blawan au Petit Salon et Somaticae au Sonic. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

Étape 7 La musique à guitares n'ayant quasiment pas droit de cité dans la programmation "officielle" de Nuits Sonores cette année, c'est (notamment) du côté du Marché Gare qu'il faudra zoner pour se faire un fix d'électricité. Á l'affiche : le blues à seize chevaux-vapeur d'Harold Martinez, le post-punk du troisième type (et à effets secondaires) de I Love UFO et, surtout, le garage à moustaches et frisottis 70's de Warm Soda – emmené par l'ex Bare Wires Matthew Melton, proche du regretté Jay Reatard. Et Maria Rockmore, la plus rock'n'roll des selectas à chromosomes XX – aucun rapport avec le bon Jamie.

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Edwy Plenel au European Lab

CONNAITRE | La liste des invités du European Lab, le pendant réflexif de Nuits Sonores, s'allonge. Viennent d'être confirmées les présences d'Edwy Plenel (qui viendra tenir (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 26 février 2015

Edwy Plenel au European Lab

La liste des invités du European Lab, le pendant réflexif de Nuits Sonores, s'allonge. Viennent d'être confirmées les présences d'Edwy Plenel (qui viendra tenir compagnie à son investigateur en chef Fabrice Arfi) et d'une dizaine d'intervenants internationaux, parmi lesquels Steven Hearn (président de la holding regroupant la Gaieté Lyrique, le Trabendo et le magazine Tsugi), Alain Van Der Malière (ancien conseiller au Ministère de la culture) et l'universitaire danois Fabian Holt. Ils viennent grossir un pool d'une trentaine de journalistes (comme Franck Annese, le boss à casquette de So Press), artistes (en tête la photographe Nan Goldin), institutionnels (tel Pascal Rogard, directeur de la SACD) et autres entrepeneurs (par exemple Helen Teeling, directrice de l'espace de coworking The Whisky Bond à Glasgow), qui discuteront nouveaux médias, réhabilitation urbaine et démocratie européenne du 13 au 15 mai. http://www.europeanlab.com

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Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

MUSIQUES | Ouvert sur le monde et recentré sur la musique électronique. Tel s'annonçait Nuits Sonores 2015 à la découverte de sa programmation de jour. Tel s'affirme le festival à l'heure de dévoiler son pendant nocturne. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 11 février 2015

Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

C'est quoi, être rock en 2015 ? Les lecteurs de Rock & Folk ont sans doute leur (fausse) idée sur la question. Les autres, nous sommes au regret de vous le confirmer, ne trouveront pas la réponse à Nuits Sonores cette année – à moins que le "concert spécial", pour l'instant tenu secret, ne vienne nous contredire. Grande absente de la programmation de jour, la musique électrique ne constitue en effet que la portion congrue de son homologue nocturne, bien que l'on se réjouisse des venues du polarisant Jessica93 (de ce côté-ci de l'écran, on adore sa noise pour périphérique), des intransigeants et déjantés Future of the Left, des industrieux industriels de The Soft Moon ou des Saints, a.k.a. les Ramones du pays des kangourous, à l'affiche du Circuit. Circuit d'ailleurs encore en cours de montage mais qui, outre son habituel cortège d'activistes locaux (Flore, Manoo, Kosme...), promet d'ores et déjà pas mal de dilem

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Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

MUSIQUES | Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 29 janvier 2015

Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros aux couleurs de Varsovie : le demi Zombie Zombie (le Zombie donc) Etienne Jaumet (déjà annoncé aux côtés de Piotr Kurek), le dadaïste électronique Felix Kubin et le génie psychédélique Forever Pavot. Ca s'annonce pas mal, non ?

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Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

MUSIQUES | La première moitié du programme de Nuits Sonores 2015 est tombée, entraînant dans sa chute son lot d'impatiences et de surprises. Brace yourselves, habitants de la Confluence, spring is coming. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 14 janvier 2015

Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

Si Wagner fait naître chez certains des sentiments belliqueux à l'encontre de la Pologne, la prochaine édition de Nuits Sonores, elle, devrait vous donner envie de passer l'été au pays de Copernic. Car c'est Varsovie, capitale qui s'impose depuis quelques années comme l'une des cool du Vieux continent, qui sera à l'honneur de la traditionnelle carte blanche. L'occasion de découvrir tout un contingent de producteurs et groupes aux noms pour le moment nimbés de mystère : Xenony, Piotr Kurek (accompagné par le collecteur analogique Étienne Jaumet), Black Coffee, Alte Zachen ou encore Polonezy Fanfare.Nonobstant cette escale, Nuits Sonores (et ses événements connexes bien sûr, du participatif Extra! au réflexif Lab) restera fermement ancré à la Confluence, selon le même découpage que l'an passé : le détachement polonais à la Maison de la Confluence, les soirées éponymes à l'ancien Marché de gros et les Days à la Sucrière. Tiercé gagnant Premier dévoilé, le contenu de ces derniers, aux inévitables et néanmoins agréables relents de Sucre (à l'instar de la

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Insomniaque - Soirées du 8 au 14 octobre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : le showcase du label Huntleys + Palmers au Sucre, Peak & Swift au Logo et Willie Burns au Terminal. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 7 octobre 2014

Insomniaque - Soirées du 8 au 14 octobre

10.10 Huntleys + Palmers Rien ne va plus : alors que le Hello Morning Festival de Nutella vient de se terminer, voilà que le Sucre met à l'honneur un label portant le nom d'une marque de biscuits. Fondé à Glasgow en 2011, Huntleys + Palmers a heureusement plus à voir avec les boîtes de chocolats de la maman de Forrest Gump : house mélodique sur lit de percussions africaines (Drumtalk), edits de vieilles scies funk proche-orientales (Mehmet Aslan) ou transes tribales 2.0 (Auntie Flo, co-fondateur du bazar), on ne sait jamais quelle bizarrerie transfrontalière va en sortir. Mais c'est à chaque fois un délice.   11.10 Depature to : Berlin Au diable la Génération Easyjet,

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Insomniaque - Soirées du 1er au 7 octobre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : Lone au Kao, Ellen Allien au Bellona et Ben Klock au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 30 septembre 2014

Insomniaque - Soirées du 1er au 7 octobre

03.10 Maison Fraîche Si vous allez à San Francisco, n'oubliez pas d'agrémenter votre tignasse de quelques fleurs, disait la chanson. C'est aussi vrai pour Manchester depuis 2012 (et ce le sera pour le Kao ce vendredi), année de parution du Galaxy Garden de Lone, chef-d’œuvre de house luxuriante à la 808 State qui aurait fait un carton en 1967. Même si son successeur, le tout aussi rétro-novateur Reality Testing, est une véritable descente d'extase en direction de ses racines hip hop – son dernier effort dans ce registre, daté de 2009 et influencé par J Dilla, s'intitulait d'ailleurs Ecstasy & Friends.     04.10 L’Amour – Nuit Dans un monde idéal, Ellen Allien, forte d

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5 soirées à suivre

MUSIQUES | Chaque semaine à Lyon, on dénombre plus de soirées électro que d'occurrences du mot fuck dans une minute du Loup de Wall Street (soit pas moins de neuf). Histoire d'y voir plus clair, voici les habitués de notre rubrique Insomniaque qui affichent les line-ups de rentrée les plus excitants. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 23 septembre 2014

5 soirées à suivre

We Are Reality A l'heure où des scientifiques étudient sérieusement la possibilité que notre réalité ne soit qu'une simulation informatique, le Sucre s'impose avec ce rendez-vous bi-mensuel comme l'endroit où garder les pieds sur terre. Difficile en effet de faire plus concret que la techno promue par We Are Reality, dont le casting a cet automne, entre les retours du maestro Carl Craig (19 octobre, avec le cogneur britannique Boddika) et des figures de proue du Berghain (Ben Klock le 5 octobre, Marcel Dettman le 2 novembre), des airs de who's who. A ne pas manquer également, un détour house par la case Innervisions avec ses fondateurs, Dixon

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Le Sucre, notre ami d'en haut

MUSIQUES | Son premier anniversaire tout juste révolu, le Sucre passe à l'heure d'été avec un programme à trois entrées qui va vous faire voir (ou plutôt entendre) du pays. Embarquement immédiat. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 15 juillet 2014

Le Sucre, notre ami d'en haut

Rarement rédacteurs du Petit Bulletin furent autant humiliés que lors du tournoi de ping-pong qui rythma l'été inaugural du Sucre. Inutile, donc, d'espérer profiter de sa deuxième édition pour nous la mettre façon Jean-Philippe Gatien : cette année, ce sera sans nous. Ce ne sont heureusement pas les meilleures raisons qui manqueront d'escalader le rooftop dans les semaines qui viennent. Elles sont même au nombre d'un multiple de trois, son programme estival se découpant en une triplette de cycles thématiques.   Le premier, élaboré avec Rinse FM – radio londonienne naguère pirate qui fut aux premières loges de l'avènement de la bass music – se présente comme un recensement des individus qui, demain, sans doute, constitueront les points cardinaux de la scène électronique lyonnaise. Parmi eux, des disquaires (Sofa Records le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Émile le 14), des collectifs qui n'ont déjà plus grand chose à prouver (à l'instar du Palma Sound System, le 31 juillet, ou du

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Nuits Sonores 2013 - Jour 3

MUSIQUES | L'événement de cette troisième journée de Nuits Sonores était la tenue de la toute première Boiler Room (des DJ sets pour happy few retransmis sur le web) lyonnaise. Nous n'y étions pas. Tant mieux, sans quoi nous serions passés à côté d'un paquet de prestations mémorables. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 11 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 3

Le troisième NS Days était placé sous le signe de la cérébralité, voire de la prise de tête. Le quatrième, lui, aura fait la part belle au corps et à sa mise en pièces méthodique. A coups de kicks plus compacts que les marteaux maniés par Kaori dans le manga City Hunter (Nicky Larson en version franchouillarde) sous la verrière, où les puristes techno Shifted, DVS1, Planetary Assault Systems et Ben Klock ont rivalisé d'implacabilité – surprise, à ce petit jeu, ce n'est pas le patron du label Klockworks, dont le set avait l'an passé failli démolir l'Hôtel-Dieu avant l'heure, qui s'en est le mieux tiré, mais l'Anglais qui a ouvert le bal. A coups de riffs abrasifs du côté du hangar, qui aura notamment vu se succéder Girls Against Boys, le temps d'un concert qui, à défaut d'être à la hauteur de la réputation de ces figures du post-hardcore, a surclassé en tension celles de bon nombre de petites frappes bruitistes, et le duo synth punk australien Civil Civic – qui, joie, n'a rien pe

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Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

MUSIQUES | «Nuits Sonores n'est pas un festival de blockbusters». La phrase est de Vincent Carry, le directeur de Nuits Sonores et elle a rarement été aussi appropriée que pour l'édition 2013 du festival, l'équipe d'Arty Farty ayant choisi de rester stable sur ses fondamentaux plutôt que de se lancer dans la course à la surenchère que laissait entrevoir le très solennel dixième anniversaire de l'événement. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 24 janvier 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

Ça pour une belle fête d'anniversaire, c'était une belle fête d'anniversaire : de l'édition du bouquin commémoratif 10 ans sans dormir à l'accueil des séminaux New Order en passant par la conclusion de sa programmation nocturne sur un plateau secret, le festival Nuits Sonores a l'an passé mis les petits plats dans les grands au moment de célébrer sa décennie d'existence. A tel point qu'on ne voyait pas bien comment il allait pouvoir poursuivre sa croissance sans verser dans l'excès. Arty Farty nous a ouvert les yeux ce matin : l'édition 2013 de l'événement ne sera ni plus maousse ni plus timide que les précédentes, elle sera dans leur droite lignée, c'est-à-dire urbaine, sélective, éclectique et réflexive. A ceci près qu'elle durera six jours, mitoyenneté calendaire du 8 mai et de l'Ascension oblige.Pour le reste donc, les habitués du festival seront en terrain connu, en tout cas pour ce qui concerne la partie diurne des

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Nuits sonores – Vendredi 18 - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 3. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 19 mai 2012

Nuits sonores – Vendredi 18 - Report

Une blonde en mal de vodka. Un grand brun nous reprochant l'absence de points de vente de cigarettes. Une poignée de jeunes ayant pensé à tout sauf à la weed. Hier, la frange la plus secouée du public de Nuits Sonores nous a pris pour un distributeur ambulant. Manque de pot pour elle, même si notre manière de danser peut prêter à confusion... Coup de bol pour elle, hier, les hallucinations et la transe étaient comprises dans le prix des billets.  Le freak, c'est chic À l'Hôtel-Dieu, on s'est demandé si «l'appartement de fous» qui jadis scindait en deux la cours de sa chaufferie était encore en service et si ce n'était pas ses locataires qui se succédaient sur la grande scène. Prenez les Londoniennes de Trash Kit. Elles ont bien essayé de nous la mettre à l'envers, à se pointer sans leurs habituelles peintures de guerre fluo, mais leur rock, primitif et béat comme du Animal Collective interprété par les Slits, ne laisse aucun doute : elles souffrent d'un touchant complexe de Pete

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