Les soirées du 23 au 29 septembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le bal pop du Sucre, Shed au Transbordeur et Jonas Kopp à la Plateforme.

Benjamin Mialot | Mardi 22 septembre 2015

26.09 Bal pop de la Casbah

«Un samedi par mois, le Sucre fait son bal, avec la complicité de la joyeuse équipe du Pop Up Market.» nous annonce le rooftop. Pourquoi pas ? Surtout que le premier (après un coup d'essai à la Noël 2014), écho à la prochaine édition marocaine de Nuits Sonores, s'annonce pour le moins dépaysant. Ceci grâce à Jannis Stürtz, digger teuton qui, sous le nom de Habibi Funk – et via le label qu'il a co-fondé, Jakarta Records –, exhume les trésors cachés du funk et du psyché maghrébins des années 60 et 70. Une démarche d'utilité publique, complémentaire de celle de Brian "Awesome Tapes from Africa" Shimkovitz.


Bal pop de la Kasbah

Habibi funk + Momo + Lotfi
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Demain #001

Head high aka Shed + Kyle Hall + Spencer Parker + Jutix
Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Black sunday

Francois X vs antigone + Jonas Kopp + My thud unit area + Mzkbx + The Pilotwings + Theorist OFC
La Plateforme 4 quai Victor Augagneur Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Sophie Deraspe : « dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

Antigone | D’une intrigue tragique vieille comme le monde, Sophie Deraspe fait une relecture terriblement contemporaine et réalisée avec adresse. Il se passe toujours beaucoup de choses du côté du cinéma québécois, plus divers qu’on voudrait nous laisser croire.

Vincent Raymond | Mercredi 2 septembre 2020

Sophie Deraspe : « dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

L’Affaire Fredy Villanueva a été la source principale de votre écriture. Mais la transposition d’Antigone, de par sa lecture géopolitique contemporaine, s’est-elle imposée à vous comme un corollaire à votre documentaire Le Profil Amina ? Ici aussi en effet, les crises du Moyen Orient ou du Printemps arabe forment un substrat nécessaire à l’accomplissement de l’intrigue… Sophie Deraspe : Les liens ne sont pas directs avec Le Profil Amina. Peut-être que je me sentais à l’aise d’aller vers le Moyen Orient ; ici, la famille est algérienne et avant le tournage, je n’étais pas allée en Algérie… Mais j’ai plutôt l’impression que les liens les plus directs avec Le Profil Amina se passent avec la vie en ligne — une vie virtuelle. Par exemple, ce qui concenrne l’affaire Villanueva, je l’ai appris dans les médias traditionnels : les émeutes, les manifestations, les militants… Mais ensuite, c’est en ligne que j’ai eu accès à la parole des gens, à la voix du peuple. Et c’est comme ça que

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Élan des siens et liens du sang : "Antigone" de Sophie Deraspe

ECRANS | Pour sauver son frère et sa famille, une jeune fille endosse son identité. Son sacrifice émeut les foules et la transforme en icône. Une relecture impeccable de Sophocle par Sophie Deraspe, couronné de nombreux prix au Québec et qui représenta le Canada à l’Oscar.

Vincent Raymond | Mercredi 2 septembre 2020

Élan des siens et liens du sang :

Québec, de nos jours. Après la mort de son premier frère Étéocle et l’arrestation du second Polynice, la jeune réfugiée kabyle Antigone Hipponomes sacrifie ses études et son avenir pour prendre la place du détenu. Son geste fait d’elle l’égérie d’un mouvement générationnel… Attention, découverte(s) ! Découverte tardive de Sophie Deraspe, tout d’abord. Près de quinze ans après les débuts de cette réalisatrice québécoise dont l’impressionnante filmographie de fiction et de documentaire a déjà emballé les principaux festivals du monde entier mais qui, par on-ne-sait quelle aberration, n’a jamais trouvé le chemin des salles hexagonales — l’occasion de rappeler, au passage, l’importance des distributeurs, ces indispensables intermédiaires achetant les films aux producteurs afin que les exploitants puissent les projeter. Découverte (bis) de Nahéma Ricci, comédienne débutante et interprète du rôle-titre investissant un personnage aux résonances multiples puisqu’il doit à la fois justifier son charisme auprès des foules (comme de la caméra) et renvoyer, dans un inconscient lointain, à la vi

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Original Watts : des planches et des galettes

Disquaire & BD | Un disquaire ou un libraire ? Les deux mon capitaine ! Des vinyles et des bandes dessinées, ce sont les deux composants de Original Watts, cette boutique atypique et pourtant tellement évidente : quels sont les deux ingrédients d’un bon week-end de février ? Vous l’avez dans le mille.

Lisa Dumoulin | Mardi 6 février 2018

Original Watts : des planches et des galettes

On a failli passer devant sans la remarquer tant l’échoppe est discrète, sur quelques petits mètres de trottoir. Les platines devant la vitrine et les rayonnages de BD nous ont tapé dans l’oeil, le temps que l’information monte au cerveau, on fait quelques pas en arrière et on pousse la porte. Dans la boutique tout en longueur, sont alignés d’un côté des vinyles, de l’autre des bandes dessinées. Sur du mobilier en bois de palette et métal réalisé sur mesure par New old factory, un copain des proprios. On comprend vite que Original Watts, c’est une histoire de famille. C’est Xavier et David Barnier, deux frères. David a fondé la maison d’édition Original Watts il y a 6 ans. Grand fan de BD, il est aussi pompier professionnel dans la vie. A la même période, son frère Xavier commence son activité de disquaire sur les marchés de la ville de Lyon, en itinérant, le week-end “je présentais déjà un peu de BD, surtout du Comics”. C’est lui qui tient la boutique et David participe aux salons, comme Angoulême la semaine dernière.

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Insomniaque : où danser ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 24 octobre 2017

Insomniaque : où danser ce week-end

27.10.17 > NINKASI QUASAR Ce pourrait bien être la première party marquante du Ninkasi tout neuf post-chantier : avec le retour en ville de Tommy Four Seven, l'un des tous meilleurs DJs techno du moment, la présence de Zadig, Marcel Fengler, Adam X ou encore Polar Inertia et Olivia Mendez, le tout réparti sur trois salles sous l'égide du crew Particules. Vous ne dénicherez pas mieux cette nuit. Rave. 27.10.17 > TERMINAL Bon, d'accord : il y a aussi le boss de Versatile dans la boîte noire... Gilb'R, c'est l'assurance d'un éclectisme et d'une finesse légendaires. C'est celui qui a largement contribué à l'arrivée de la jungle en France, qui a fait les belles heures du grand mix de Radio Nova, qui a signé I-Cube & co sur son label... Un groove épicurien qui jamais ne déçoit. Patron.

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 12 septembre 2017

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

15.09.17 > TERMINAL ACID WASHED Le nu disco un brin pervers, pas mal italo et larvé d'acid house que pratique Acid Washed nous enchante, assurément : écoutez Heartbeat Maker, envolée qui ouvre leur album House of Melancholy ; un track parfait pour faire hurler un dancefloor comprimé comme celui du Terminal vers les 3 heures du mat', ivre et joyeux. Sexy. 16.09.17 > GROOM CLÉMENTINE Perle en ascension de la scène locale, activiste de Chez Émile, le disquaire, mais aussi du côté de la pertinente web-radio Lyl où elle mène de main de maîtresse l'émission Mellow Madness, Clémentine s'offre une nuit au Groom où soul, disco et funk s'emmêlent langoureusement pour vous coller la fièvre all night long. Black.

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François Veyrunes en chair et en combat

Danse | Deuxième volet d'un triptyque traitant de la mythologie grecque, "Chair Antigone" de François Veyrunes parle de la prise de position par le mouvement et la chair sublimée de corps féminins en tension, guerriers et graciles à la fois. Une pièce pour trois danseuses où le langage du corps définit l'espace.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

François Veyrunes en chair et en combat

Dans la mythologie grecque, Antigone, fille d’Œdipe et de la reine Jocaste, désobéit à un ordre de Créon, son oncle et roi de Thèbes. Dans la pièce de François Veyrunes, ce n'est pas tant le récit mythologique qui intéresse le chorégraphe que les archétypes véhiculés par ces histoires antiques et, dans ce cas précis, la prise de position de l'héroïne Antigone. Chair Antigone, deuxième volet du triptyque amorcé en 2014 avec Tendre Achille et qui se terminera en 2017 avec Sisyphe heureux, explore ainsi la question fondamentale du choix et de la volonté d'agir plutôt que de réagir. Malgré un décor fait de paillettes dorées sans valeur ajoutée et des morceaux musicaux qui soulignent de manière redondante les passages dramatiques, Chair Antigone, pièce pour trois danseuses, sublime les corps par des mouvements épurés qui construisent l'espace et défient la gravité. Les interprètes se métamorphosent en guerrières féminines dont l'engagement physique transparaît par leur chair à moitié dénudée. De trio au solo, en passant par le duo, la grammaire plastique élabore une rencontre entre le plan vertical et le plan horizontal, dans une dimensio

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 9 mai 2017

Insomniaque

12.05.17 > LE SUCRE ANTIGONE Joli plateau de techno pour faire hurler les kids, avec le toujours très efficace Antigone, chouchouté par Concrete dont il est l'un des résidents. Le jeune parisien s'est fait une place sur la scène en explorant aussi les sons plus expérimentaux, signant son premier EP sur Construct Re-form. Autre nom à l'affiche choyé des aficionados : Roman Poncet, couvé par DJ Deep et Len Faki. Relève. 12.05.17 > BOOTLEGGER LE CHIFFRE Et si pour changer, on filait au Bootlegger, ce club rock dont on vous parlait il y a peu ? Échappé du combo lyonnais Omnicore, le DJ du soir - baptisé Le Chiffre - enchaîne classiques cold wave et raretés d'electronic body music, musique industrielle et new wave plus aérienne, et ce depuis le début des années 2000. On l'a croisé au mythique Pezner comme lors des soirées Apostasis. Gothique. 13.05.17 > LA MARQUISE DIMITRI FROM PARIS On l'aime ou pas, mais Dimitri est un modèle de longévité : dès 1986 on l'entendait déjà sur les ondes d'une radio commerciale, avant qu'il ne multiplie les remixes de stars de la pop

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François X, essentiel

Techno | Le rooftop à la programmation sucrée laisse les manettes ce vendredi au label Dement3d. François X et Julien Haguenauer aka Heartbeat, fondateurs du label il y a six ans, seront accompagnés du Lyonnais In Aeternam Vale : l’occasion pour nous de savoir ce qui se trame dans l’esprit de François X.

Anaïs Gningue | Mardi 28 février 2017

François X, essentiel

Derrière la techno brute et épurée de François-Xavier Zoumenou se cache une carrière dans la finance et un compétiteur de tennis. En apparence atypique, ce triangle l’a auto-enrichi. « Au tennis, les compétitions m’ont apporté l’adrénaline, que je retrouve en mixant. Le côté geek de la musique électronique, je l’avais avec les ordinateurs de la finance » explique-t-il. Une adolescence baignée par le hip-hop et les musiques afro-latines chez ses parents ont amorcé sa passion pour la musique. À la fin des années 90, l’appel de la fête parisienne le mène tout droit dans l’électronique. D’abord aficionado, il préfère rester amateur : « c’était inconcevable d’imaginer faire la même chose après avoir vu un DJ ou acheté un disque, par respect pour leur travail. Une espèce de retenue et même de crainte de ne pas être au niveau. Et techniquement, c’était cher. » Une vision de la musique électronique authentique Heureusement pour nous,

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"Trashed" : le plastique, c’est satanique

Le Film de la Semaine | Jeremy Irons nous guide à travers le monde des déchets gouverné par de belles saloperies : dioxines et plastiques — des polluants ubiquistes impossibles à recycler, résidus de la révolution industrielle et des Trente Glorieuses. Un documentaire aussi édifiant qu’effrayant.

Vincent Raymond | Mardi 15 novembre 2016

Fin octobre, le WWF publiait une étude révélant l’extinction de 50% des espèces de vertébrés durant les quarante dernières années. À qui la faute ? Trashed délivre davantage qu’une ébauche de réponse à ce cataclysme supérieur à tous les accidents géologiques passés, en accumulant des strates d’informations. Pour certaines collectées au grand jour ; pour d’autres ramassées dans la fange putride de nos poubelles. Lesquelles, sous nos yeux obstinément aveugles, ont gagné notre espace vital. Elles gagneront tout court, si l’on n’y prend garde. Ordures ! Sur le front environnemental, d’aucun(e)s pensent qu’il est plus productif pour la cause d’encenser en sautillant benoîtement un chapelet de micro-initiatives positives, en prenant grand soin d’éviter de s’attarder sur la situation actuelle, décidément trop anxiogène. Une étrange forme de méthode Coué consistant à consentir un traitement, sans accepter de reconnaître la maladie — tout à fait en phase avec notre époque de l’aseptisé triomphant. Ici, Jeremy Irons ne fait pas de cœurs avec les doigts, ni n’étreint ses interlocuteurs sur fond chill-out. Pas plus qu

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Derf Backderf explore les marges

CONNAITRE | Auteur du récent Trashed, Derf Backderf est l’un des plus pertinents auteurs américains contemporains. En trois romans graphiques tous publiés chez l’excellent éditeur Çà et Là, il s’est imposé comme un digne héritier de l’underground seventies, plongeant dans les marges de la société américaine et plus particulièrement de l’Ohio où il vit, à Cleveland. Punks (Punk Rock & Mobile Homes), sérial killer (Mon ami Dahmer) ou éboueurs (Trashed) : ses héros sont loin de l’american dream et en dévoilent les envers et travers. Conversation par mail avant sa venue à Lyon.

Sébastien Broquet | Mercredi 24 février 2016

Derf Backderf explore les marges

Vous avez travaillé pendant 35 ans avant votre reconnaissance internationale, pour votre album Mon ami Dahmer : pourriez-vous nous raconter ces années-là ? Derf Backderf : J’ai commencé ma carrière en dessinant des caricatures politiques pour des journaux. Ça m’ennuyait terriblement, travailler pour ces mecs en costume qui n’avaient aucune idée de ce qu’était un bon dessin. J’ai arrêté et créé un comic strip nommé The City pour des hebdomadaires aux États-Unis. C’était des magazines underground très populaires dans les années 90. Matt Groening a débuté ainsi. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ça, c’était réussi. Internet a tué ces hebdomadaires et j’ai dû trouver autre chose. J’ai commencé à faire des livres et j’ai eu plus de succès au cours des cinq dernières années que durant tout le reste de ma carrière. Je suppose que j’aurais dû faire des livres depuis le début ! Qu’est-ce qui a provoqué votre passage du strip court et humoristique, vers le roman graphique autobiographique : est-ce l’arrestation de Dahmer ? J’ai su que je voulais écrire sur ce sujet dès son arrestation en 1991. Ça a pris un cer

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Les soirées du 13 au 19 janvier

MUSIQUES | 16.01 In Flagranti De la ruelle tachée de pisse aux draps maculés de liquide séminal, il n'y a souvent qu'un pas, que la plupart des clubbers effectuent (...)

Benjamin Mialot | Mardi 12 janvier 2016

Les soirées du 13 au 19 janvier

16.01 In Flagranti De la ruelle tachée de pisse aux draps maculés de liquide séminal, il n'y a souvent qu'un pas, que la plupart des clubbers effectuent en se mouvant avec l'assurance erratique de stars du slapstick. De cette translation d'une moiteur à l'autre, la musique du duo américain In Flagranti est la bande son idéale, sorte de disco-house «impertinente et vulgaire» rembourrée de samples descendant dans les graves, de cowbells et de mélodies punk – et dissimulée derrière des photos de pin-ups prenant la pose devant des murs couverts de tags. De là à ce que le Terminal se change en club libertin à leur passage...

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Les soirées du 27 mai au 2 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Unforeseen Alliance au Sucre, Roman Lindau au Logo et Mike Huckaby au DV1. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 26 mai 2015

Les soirées du 27 mai au 2 juin

29.05 XIII de France A peine le Sucre débute-t-il sa saison estivale qu'il troque le soleil de plomb pour une chape du même matériau (elle-même recouverte d'un voile de noirceur). Et pour cause : le rooftop accueillera, en guise de première étape de son désormais traditionnel tour de France de la musique électronique, l'une des premières dates de la Unforeseen Alliance. Soit l'union, autour d'un projet live inédit appelé à faire date, de quatre producteurs parisiens qui font bouger les lignes (brisées et pas claires du tout) de la techno : Antigone, The Birth Frequency, Voiski et Zadig, le carré d'as du label Construct Re-form.

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Le Sucre, notre ami d'en haut

MUSIQUES | Son premier anniversaire tout juste révolu, le Sucre passe à l'heure d'été avec un programme à trois entrées qui va vous faire voir (ou plutôt entendre) du pays. Embarquement immédiat. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 15 juillet 2014

Le Sucre, notre ami d'en haut

Rarement rédacteurs du Petit Bulletin furent autant humiliés que lors du tournoi de ping-pong qui rythma l'été inaugural du Sucre. Inutile, donc, d'espérer profiter de sa deuxième édition pour nous la mettre façon Jean-Philippe Gatien : cette année, ce sera sans nous. Ce ne sont heureusement pas les meilleures raisons qui manqueront d'escalader le rooftop dans les semaines qui viennent. Elles sont même au nombre d'un multiple de trois, son programme estival se découpant en une triplette de cycles thématiques.   Le premier, élaboré avec Rinse FM – radio londonienne naguère pirate qui fut aux premières loges de l'avènement de la bass music – se présente comme un recensement des individus qui, demain, sans doute, constitueront les points cardinaux de la scène électronique lyonnaise. Parmi eux, des disquaires (Sofa Records le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Émile le 14), des collectifs qui n'ont déjà plus grand chose à prouver (à l'instar du Palma Sound System, le 31 juillet, ou du

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L'été au Sucre

ACTUS | Sa pré-ouverture fut le fil rouge de l'été 2013, sa programmation pour celui de 2014 aura plutôt l'épaisseur d'un câble sous-marin. On parle bien sûr du Sucre, dont la programmation pour les beaux jours vient d'être dévoilée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ça s'annonce très chaud. Pauline Lambert

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

L'été au Sucre

Du mercredi 3 juillet au dimanche 7 septembre, le rooftop de la Confluence, fidèle à sa volonté d'être un lieu à la fois musical et ludique, consacrera pour commencer chaque mercredi soir à un tournoi de ping-pong. Le jeudi, lui, sous pavillon de l'antenne française de l'ex-radio pirate londonienne Rinse FM, fera la part belle aux disquaires (Sofa le 24 juillet, Groovedge le 7 août, Chez Emile le 14...), DJs (Palma Sound System le 31 juillet, Perrine le 21 août, la team Macadam Mambo le 28...) et initiatives (comme le Rumble Festival, qui fera étape le 10 juillet) lyonnaises qui rythment la vie électronique de la ville.   L'exploration des cultures électroniques se poursuivra avec un véritable "Tour de France" des labels français qui montent le vendredi (de Versatile avec Étienne Jaumet le 4 juillet à Construct Re-Form avec An

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Jeu, set et Smashed

SCENES | Dans Smashed, neuf jongleurs rendent hommage à Pina Bausch avec des pommes et mettent en compote les idées reçues sur leur discipline. Un spectacle d'un raffinement et d'une fluidité impressionnants. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 6 décembre 2013

Jeu, set et Smashed

Elle a poussé l'humanité à commettre son premier crime de lèse-déité, inspiré à Newton la loi de la Gravitation universelle et à Magritte son tableau le plus fameux, permis à Chirac de remporter l'élection présidentielle de 1995 et à Steve Jobs de faire prospérer sa secte... Y a pas à dire, la pomme est le fruit le plus influent de la Création. Cette assertion, le Gandini Juggling, troupe londonienne qui depuis le début des années 90 repousse les limites esthétiques et techniques de la jonglerie, lui donne encore un peu plus de crédit avec Smashed. Et pour cause : ce spectacle, l'un de ses plus emblématiques (créé en 2011, il a déjà été joué plus de deux cents fois) se présente comme une transposition de la danse-théâtre, approche expressionniste du geste que la chorégraphe allemande Pina Bausch popularisa dans les années 70, en jonglage-théâtre, et repose, à un service à thé et une rangée de chaises près, uniquement sur le lancer et la passation de pommes. Voire sur leur escamotage.  Les casseurs jongleurs Les neufs interprètes de Smashed font en effet montre d'une telle adresse que leurs manipulations confinent parfois à la prestidigitation.

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Jeux de piste

SCENES | Le nouveau cirque n'est pas qu'un produit d'appel. C'est le constat qui s'imposait au terme de la saison 2012/2013, plutôt époustouflante en la matière. C'est le même qui se dessine en creux des plaquettes estampillées 2014. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 5 septembre 2013

Jeux de piste

Politique et contracté (Propaganda, par les punks d'Acrobat), tendre et intimiste (Pour et le meilleur et pour le pire, du Cirque Aïtal), souple et détendu (Nuage, avec Mathurin Bolze et Yoann Bourgeois), freaky et inquiétant (

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Les Nuits de Thèbes

SCENES | Au commencement âpre et foutraque, l'"Antigone" de Gwenaël Morin se révèle au fil du jeu captivante et juste, dans un décor naturel à couper le souffle : les ruines romaines surplombant l’amphithéâtre de Fourvière. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 6 juin 2013

Les Nuits de Thèbes

On a beau connaître la recette de Gwenaël Morin, elle déroute encore. «Pas de décor, pas de costume, c’était une putain d’idée», comme le chantait ironiquement Vincent Delerm. Dans son Antigone (d'après Sophocle), les costumes sont des vêtements basiques (nuisette, jupe) ; les quelques accessoires sont comme d’habitude composés de carton et de gros scotch ; les hommes sont joués par des femmes et vice-versa. Bref, la "patte Morin" est immédiatement reconaissable, y compris dans le choix du texte, un gros morceau du répertoire - Gwenaël Morin a pris l’habitude, hormis quatre Fassbinder récemment, de monter des chefs d’œuvres (Philoctète, Tartuffe, Lorenzaccio…) en lesquels il a, dit-il, «une confiance aveugle». Pari payant : avec la traduction simple et néanmoins très contemporaine (2004) d’Irène Bonnaud et Malika Hammou, le metteur en scène va à l’essentiel, une histoire familiale qui dégénère et se mêle à celle de la Cité. Antigone, gone (de Lyon) Antigone veut enterrer son frère Polynice auquel Créon, chef de la Cité et

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Nuits Sonores 2013 - Jour 3

MUSIQUES | L'événement de cette troisième journée de Nuits Sonores était la tenue de la toute première Boiler Room (des DJ sets pour happy few retransmis sur le web) lyonnaise. Nous n'y étions pas. Tant mieux, sans quoi nous serions passés à côté d'un paquet de prestations mémorables. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 11 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 3

Le troisième NS Days était placé sous le signe de la cérébralité, voire de la prise de tête. Le quatrième, lui, aura fait la part belle au corps et à sa mise en pièces méthodique. A coups de kicks plus compacts que les marteaux maniés par Kaori dans le manga City Hunter (Nicky Larson en version franchouillarde) sous la verrière, où les puristes techno Shifted, DVS1, Planetary Assault Systems et Ben Klock ont rivalisé d'implacabilité – surprise, à ce petit jeu, ce n'est pas le patron du label Klockworks, dont le set avait l'an passé failli démolir l'Hôtel-Dieu avant l'heure, qui s'en est le mieux tiré, mais l'Anglais qui a ouvert le bal. A coups de riffs abrasifs du côté du hangar, qui aura notamment vu se succéder Girls Against Boys, le temps d'un concert qui, à défaut d'être à la hauteur de la réputation de ces figures du post-hardcore, a surclassé en tension celles de bon nombre de petites frappes bruitistes, et le duo synth punk australien Civil Civic – qui, joie, n'a rien pe

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Insomniaque - Semaine du 15 au 21 mai

MUSIQUES | 17.05 Fièvre noireA la traditionnelle Rave du DV1 répondent désormais, tous les deux mois et au Club Transbo, les soirées Fièvre Noire. A l'arrivée, un même (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 3 mai 2013

Insomniaque - Semaine du 15 au 21 mai

17.05 Fièvre noireA la traditionnelle Rave du DV1 répondent désormais, tous les deux mois et au Club Transbo, les soirées Fièvre Noire. A l'arrivée, un même objectif : dénicher les futurs références de la techno européenne. Dans cette optique, la prochaine édition recevra deux des plus prometteuses recrues du label Ostgut Ton, fer de lance d'une techno pure, dure et néanmoins jouissive (rappelons qu'il est affilié au légendaire Berghain berlinois), Roman Lindau et Jonas Kopp.

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Sophocle on the rocks

SCENES | Théâtre / Wajdi Mouawad adapte Sophocle dans sa trilogie "Des terres" sans grands risques artistiques, hormis celui d’avoir confié à Bertrand Cantat la mise en musique rock des chœurs. Une idée discutable. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 13 novembre 2011

Sophocle on the rocks

Dramaturge boulimique remettant dans ses propres textes la tragédie au goût du jour, Wajdi Mouawad s’est lancé dans un projet ambitieux d’adaptation des sept pièces de son idole, Sophocle. Une première "fournée" est présentée aux Célestins qu’il est possible de voir d’affilée (6h30 au total) ou non : Les Trachiniennes, Antigone et Electre. Soit successivement les démêlés de trois femmes aux prises avec l’amour et la mort, le désir et la justice, la vengeance et le chaos. L’une des innovations les plus marquantes de Mouawad, et qui a fait couler beaucoup d’encre, est d’avoir confié la mise en musique et en chants du chœur à Bertrand Cantat (qu’il interprète avec trois autres musiciens sur scène, mais la distribution change cette semaine). Cette idée d’un coryphée rock est sympathique, donne leur rythme aux pièces, et l’on assiste à des passages assez saisissants, comme celui où Antigone "pète les plombs", danse et rugit sur un morceau très rock et noir-désien. Il y a d’autres séquences fortes, d’autres beaucoup plus discutables musicalement et certaines totalement ridicules, dans Les Trachniennes par exemple où Cantat chante a capella du Sophocle comme

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BAIN D’ACIDE

MUSIQUES | Pour découvrir le nouveau live de Danger et le premier album d’Acid Washed, rendez-vous à La Plateforme vendredi 26 mars, le temps d’un Écho Sonore qui (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 19 mars 2010

BAIN D’ACIDE

Pour découvrir le nouveau live de Danger et le premier album d’Acid Washed, rendez-vous à La Plateforme vendredi 26 mars, le temps d’un Écho Sonore qui promet sa dernière «wildnight» printanière avant le festival. La présence d’Acid Washed semblant toute indiquée pour faire le lien entre Jean-Michel Jarre (si vous l’avez loupé) et le plateau éminemment techno qui nous attend la Nuit 1, on gardera le rythme en allant se trémousser sur les scintillants synthés de Richard D’Alpert et Andrew Claristidge, garants d’une électro-pop pimpante, au peps acidulé.

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Louons Loyon

SCENES | Théâtre / Quand René Loyon propose une version «actualisée» d’Antigone, il ne cherche pas à «faire jeune». Pour montrer la pertinence et la persistance des (...)

Dorotée Aznar | Lundi 18 mai 2009

Louons Loyon

Théâtre / Quand René Loyon propose une version «actualisée» d’Antigone, il ne cherche pas à «faire jeune». Pour montrer la pertinence et la persistance des questions soulevées par la pièce de Sophocle, le metteur en scène prend le parti, finalement assez logique, de faire entendre le texte. Pour cela, il se débarrasse des décors, des costumes, et même des lumières. Les personnages évoluent dans un clair-obscur visant à restituer la tragédie qui se noue sous les yeux du spectateur. L’opposition entre la femme et l’homme, entre la jeunesse et l’âge mûr, entre la loi écrite et la loi non écrite, c’est ce qui se joue dans Antigone. Les fils d’Œdipe se sont livrés un combat à mort. Pour Étéocle, qui a défendu Thèbes, le nouveau roi décide d’organiser des funérailles officielles. La dépouille du frère ennemi, Polynice, sera quant à elle laissée sans sépulture, livrée aux chiens et aux rapaces. Toute personne s’opposant à cet édit sera punie de mort. Bravant l’interdiction, Antigone décide de rendre les derniers hommages au corps de son frère, préférant obéir aux lois d’en bas qu’à celles des hommes. À l’opposition martyr-tyran, le metteur en scène préfère substituer l’honnêteté des deux

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Cèdre brut

CONNAITRE | BD / Dans le cadre d’une semaine consacrée à la «Mémoire du Liban», la mairie du 6e arrondissement et la librairie La BD proposent de nombreux rendez-vous (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 9 avril 2009

Cèdre brut

BD / Dans le cadre d’une semaine consacrée à la «Mémoire du Liban», la mairie du 6e arrondissement et la librairie La BD proposent de nombreux rendez-vous autour du Pays du Cèdre, et notamment une exposition où vous retrouverez les œuvres picturales du poète Khalil Gibran et les planches originales d’une jeune auteur/illustratrice de bande dessinée, Zeina Abirached. Née au Liban au début des années 80, c'est-à-dire en plein conflit, elle revisite ces années sombres dans des albums à la fois graves et lumineux qui rappellent le travail graphique et «autofictionnel» de Marjane Satrapi. Noir et blanc, alternance de cases traditionnelles et de pleines pages, utilisation de la 2D, (sur)réalisme du dessin : autant de techniques qui mettent en avant le travail de mémoire et de reconstitution à l’œuvre dans les quatre albums qu’elle a publiés jusqu’ici. Quatre albums dont le cœur se situe précisément sur la fameuse Ligne verte, dans la rue et l’immeuble où Zeina a grandi. De Beyrouth Catharsis, dans lequel elle décrivait avec innocence et humanité le quotidien d’une fillette dans une ville en guerre (une guerre le plus souvent représentée par une case blanche), à Je me souviens, exercice p

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