Les soirées du 4 au 10 novembre

Benjamin Mialot | Mardi 3 novembre 2015

06.10 The Cosmic Adventure

Steffi était l'une des grandes absentes du dixième anniversaire du label Ostgut Ton. Aujourd'hui, on comprend mieux pourquoi : elle était perdue dans l'espace, en route pour la prochaine bamboche en apesanteur du local hero à poils longs Kosme au Sucre. La plus émotive et funky des résidents du Panorama Bar, l'étage house du Berghain – statut qui ne l'empêche pas de sacrifier, en grande professionnelle, aux traditions maison : feeling analogique, fausse simplicité d'exécution et tirage de gueule de six pieds de long – a depuis retrouvé son chemin. Vous reprendrez bien une part de gâteau ?


Jacob 003 : Electric Deluxe

Speedy J + Jeff Mills + Dasha Rush + Milena
Double Mixte 19 rue Gaston Berger Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


The Cosmic Adventure

Kosme + Steffi
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Magic - 15 ans d'Elektro System

Dubfire + Ellen Allien + Popof + Anton'x +...
Double Mixte 19 rue Gaston Berger Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Festival | Édition hors-série, limitée question lieux (deux seulement), jauges et horaires, mais édition aguicheuse et conservant l'ADN du festival : Nuits sonores pense futur sans renier ses basiques et convie aussi bien la star Jeff Mills que la newcomer Lala &ce en juillet 2021. On détaille.

Sébastien Broquet | Jeudi 27 mai 2021

Lala &ce, Chloé, Jeff Mills : voici toute la programmation de Nuits sonores

Au milieu d'un torrent d'incertitudes (debout ou pas ? comment fonctionneront les bars et la restauration ? pass sanitaire ou pas ? ), le festival Nuits sonores a réussi à concocter une programmation fûtée pour gens couchés qui finalement se lèveront peut-être. Avec une grosse dose d'artistes locaux, parfois emblématiques de la ville (on pense à High Tone et Flore), de découvertes, de quelques stars des musiques électroniques aussi — tel Jeff Mills qui vit à Paris, ou Chloé. Bref, une programmation qui ne renie rien des engagements du festival et fait clairement envie. Avec même le groupe le plus excitant du continent africain contemporain, les natifs de Kinshasa Fulu Miziki, dont l'album doit paraître prochainement sur Crammed Discs. « Avec une édition hors-série et pour la première fois estivale, le festival se réinventera autour de nouveaux récits, d’une nouvelle temporaliteL

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Voici les 4 curateurs des Days de Nuits sonores 2020

Festival | On connaît le nom des quatre artistes qui vont programmer les 3 scènes des Days de la prochaine édition de Nuits sonores : prometteur.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 novembre 2019

Voici les 4 curateurs des Days de Nuits sonores 2020

C'est désormais un rituel : les journées de Nuits sonores, bonjour l'oxymore, débutent par l'annonce des quatre curateurs élaborant la programmation sur trois scènes à La Sucrière et au Sucre en concertation avec l'équipe artistique du festival. Et c'est peu dire que cette année, le choix est pertinent : l'immense Jeff Mills va se prêter au jeu, et connaissant son exigence, sa vision large de la musique et de l'art en général, on peut imaginer une programmation dantesque pour ce mercredi 20 mai qui lui est confié. Deuxième choix fort : DJ Harvey prendra en charge le jeudi 21 mai. La tendresse que l'on a pour celui que l'on considère comme l'un des tous meilleurs DJs de la planète n'a d'égale que notre admiration pour sa connaissance encyclopédique des différents courants musicaux, avec une prédilection pour la house et le disco, mais on le sait aussi féru de rockabilly... On a déjà coché la date sur notre agenda. Plus classique mais néanmoins intéressant, les deux autres Days seront confiés à Helena Hauff (tendance techno sombre et dure) le vendredi 22 mai et à Honey Dijon (h

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Danser les pieds dans l'eau

Evasion Festival | Pour la troisième édition, le festival Évasion revient plus fort au parc de Miribel Jonage. Quatre scènes, une programmation éclectique et pointue, le tout avec quelques divertissements.

Louis Dufourt | Mardi 19 juin 2018

Danser les pieds dans l'eau

Si l’édition précédente était celle des ajustements, le volume trois prend des allures de confirmation. Sable fin, eau turquoise, une programmation électronique des plus palpitante et une quatrième scène avec des artistes locaux, des têtes d’affiche de renommée internationale : voici un festival électronique de référence. Parlons peu, parlons musique Sur la scène principale, nommée la clairière, vont se succéder les pointures de la techno. Honneur aux dames avec Amélie Lens. Du haut de ses 25 ans, l’artiste belge connaît une ascension fulgurante nourrie de ses mélodies sombres ponctuées de kicks abrupts. Considéré comme l’un des meilleurs artistes en live act, le très technique Kink se livre à de nombreuses improvisations sur scène : on ne s’en lasse pas. Pour clôturer ces deux nuits : le sorcier de Détroit Jeff Mills le samedi, et le berlinois Rodhåd le vendredi, surnommé "la brute" pour la puissance de ses sets. Dans une ambiance disco, house, funk, c’est Motor City Drum Ensemble qui ambiancera la scène de la Plage. Connu pour son éclectisme, il a le don de fair

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Jazz à Vienne rend hommage à John Coltrane avec Archie Shepp

Jazz à Vienne | Quoi de plus normal que de célébrer les 50 ans de la disparition du géant du sax ténor John Coltrane dans un festival de jazz ? Qui de plus qualifié pour cela que le vénérable Archie Shepp pour dire son suprême amour de celui qu'on appelait "Trane" ?

Stéphane Duchêne | Mardi 20 juin 2017

Jazz à Vienne rend hommage à John Coltrane avec Archie Shepp

Il y a des rencontres et des figures qui vous changent une vie. En ce qui concerne Archie Shepp, ce sera celle de John Coltrane. Shepp a 23 ans lorsqu'il voit Coltrane sur scène un soir de 1960, au Five Spot à New-York. Le jeune homme est déjà musicien (piano, clarinette, sax alto), jazzman, mais Coltrane est, lui déjà un poids lourd, comme on dirait en boxe et, plus que ça, un génie. La révélation est telle qu'elle pousse Shepp à passer, comme lui, au sax ténor. Rapidement, il fait partie avec des musiciens comme Cecil Taylor, Don Cherry et Ornette Coleman de ces pionniers, inspirés par quelques travaux remontant aux années 40 déjà, qui, las des conventions du be-bop ou du hard-bop décident d'en briser les conventions, d'en casser le tempo et d'en libérer les improvisations. Ce sont les débuts du free-jazz. Coltrane est lui aussi en train d'emprunter ce virage qui donnera lieu à quelques classiques du genre tels que A Love Supreme. La route des deux hommes n'a alors de cesse de se recroiser. Ascension C'est par l'entremise de Coltrane que Shepp signe chez Impulse ! où il

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Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Jazz | Jazz à Vienne qui regarde souvent et encore vers l'avenir, en faisant mûrir en son sein les jeunes talents, jette un joli coup d'œil cette année au passé et à ses disparus sous la forme d'une demie-douzaine d'hommages, parmi lesquels Fela, Prince ou David Bowie. Sans compter quelques autres morceaux de choix (De La Soul, Mary J. Blige...) pour tous les goûts.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 mars 2017

Jazz à Vienne : Hommages et Mary J. Blige

Si la 37e édition de Jazz à Vienne s'ouvrira sur un concert du Joe Cocker italien Zucchero en la soirée du 29 juin ; si l'événement du festival sera sans doute pour certains le retour de De La Soul en mode live band, le 1er juillet, et le même soir un concert hip-hop symphonique qui verra l'ONL, dirigé par Issam Krimi, accompagner MC Solaar, Ärsenik et BigFlo & Oli, rencontre inédite et mariage a priori improbable de la scansion rap et de la grandeur symphonique ; si le prodige aux 10 millions d'albums Jamie Cullum risque d'emporter tous les suffrages du public, c'est surtout le nombre d'hommages à des artistes disparus qui marque cette programmation 2017 du festival. Fela Day Cela commence le 2 juillet avec l'anniversaire des vingt ans de la disparition du père de l'afrobeat Fela Kuti auquel Jazz à Vienne consacrera une journée hommage gratuite. Au pr

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Jeff Mills, le maître du temps

Classique | Le maître de la techno fait une halte à L'Auditorium, pour une création estampillée musique classique : retour sur un créateur hors-norme qui a fait sortir cette musique du dancefloor sans pour autant le renier.

Sébastien Broquet | Mardi 28 mars 2017

Jeff Mills, le maître du temps

« Je crois que nous sommes un peu responsables si notre musique est encore trop souvent uniquement associée à la danse. Il faut une volonté énorme pour changer une image dont après tout nous pourrions parfaitement nous satisfaire » lâchait Jeff Mills à Libération, en octobre 2000, alors qu’il venait d'interpréter en live au Centre Pompidou sa propre vision de la bande son du mythique chef d'œuvre de Fritz Lang, Metropolis. Une date charnière. Mills brisait alors l’idée du BPM roi, art du rythme et du bruit qu'il maîtrisait à merveille depuis de longues années, depuis ses premiers pas dans les 80's. Art de la danse en pleine conversion "populaire" qui portait vers l’extase des heures durant, lorsque nous nous abandonnions en rave, ces grands sabbats de l’ère digitale dont il était le roi. Le sorcier, plutôt... Depuis sa mythique émission sur la radio WDRQ à Détroit, il était surnommé The Wizard. L’homme surhumain, technologique, aux pouvoirs magiques capable de dompter les platines Technics MK2 avec une dextérité hors du commun, d’enchaîner les

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 décembre 2016

Insomniaque

16>12>16 TRANSBORDEUR DUB ECHO Carte blanche aux soirées genevoises Dubquake, qui fêtent dix années d'activisme en conviant au Transbo le légendaire sound de Birmingham, King Earthquake, fondé par Errol Arawak en 1977, ardent défenseur du roots & culture. Aussi présents : High Rockers et évidemment, OBF, résidents mais aussi et surtout le meilleur sound européen du moment. Au micro ? Shanti D, Charlie P et Sir Winston. Que du lourd pour amateurs de sound-system. Massif. 17>12>16 LA PLATEFORME DURE VIE Le collectif parisien Dure Vie s'associe aux lyonnais de Koud'Pokr pour une nuit qui s'annonce assez intriguante et passionnante : car le guest principal est Dez Andrès, venu de Détroit et officiant sur Mahogani Music, où sont aussi actifs rien moins que Moodyman, Kenny Dixon Jr et le génial Amp Fiddler... L'on peut s'attendre à une belle rasade de soulfull house, joliment encadrée par LB aka Labat, Fouk et Akil. Douce vie. 17>12>16 BELLONA ELLEN ALLIEN

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Insomniaque - Soirées du 1er au 7 octobre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : Lone au Kao, Ellen Allien au Bellona et Ben Klock au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 30 septembre 2014

Insomniaque - Soirées du 1er au 7 octobre

03.10 Maison Fraîche Si vous allez à San Francisco, n'oubliez pas d'agrémenter votre tignasse de quelques fleurs, disait la chanson. C'est aussi vrai pour Manchester depuis 2012 (et ce le sera pour le Kao ce vendredi), année de parution du Galaxy Garden de Lone, chef-d’œuvre de house luxuriante à la 808 State qui aurait fait un carton en 1967. Même si son successeur, le tout aussi rétro-novateur Reality Testing, est une véritable descente d'extase en direction de ses racines hip hop – son dernier effort dans ce registre, daté de 2009 et influencé par J Dilla, s'intitulait d'ailleurs Ecstasy & Friends.     04.10 L’Amour – Nuit Dans un monde idéal, Ellen Allien, forte d

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88 Mills à l'heure

MUSIQUES | Toujours localisé à Eurexpo et scindé en salles thématiques, le festival Hypnotik reçoit cette année une sommité : Jeff Mills, figure clef de la techno de Detroit, dont il a défini les frontières sans jamais cesser de les repousser. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 11 février 2014

88 Mills à l'heure

L'événement de l'année 2013, ce n'est ni la renonciation du pape Benoit XVI, ni l'alerte d'Edward Snowden, encore moins la reconnaissance par l'OMS des effets cancérigènes de la pollution atmosphérique. C'est l'ouverture de cette mystérieuse et vraisemblablement très économique liaison aérienne entre Detroit et Lyon qui nous a permis de voir se produire, de Juan Atkins à Kevin Saunderson en passant par Derrick May, Robert Hood ou Octave One, la plupart des grandes figures de la techno originelle. Une rétrospective qui se poursuit cette semaine avec la venue, dans le cadre du festival Hypnotik, de Jeff Mills, DJ tentaculaire et producteur en perpétuelle émancipation qui personnifie depuis plus de vingt ans la "deuxième vague de la techno". L'homme-orchestre Pour Mills comme pour Atkins, May et Saunderson, tout a débuté à la faveur d'une émission de radio. Sauf qu'à la différence des trois "pères fondateurs", qui trouvèrent au début des années 80 de quoi alimenter leurs premiers synthétiseurs à l'écoute des playlists défricheuses de The Electrifying Mojo, Mills ne s'est pas contenté d'être un auditeur : il a d'emblée officié de l'autre côté de la console, sous le

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Dans le Mills

MUSIQUES | Festival / Pour sa sixième édition, le festival Reperkusound remise un peu son côté punk au profit d’une tête d’affiche plus arty : en invitant Jeff Mills, le Double Mixte revêt le costume so(m)bre et chic du créateur d’Axis. Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Vendredi 1 avril 2011

Dans le Mills

«Transgénérationnelle et cross-over», voilà les premiers mots qui viennent à l’esprit d’Éric de Mediatone lorsqu’on lui demande de nous présenter cette sixième édition. Or pour incarner cette programmation «tournée vers le passé et le futur à la fois», quelle meilleure tête d’affiche que Jeff Mills ? Depuis vingt ans que le Wizard de Detroit officie sans relâche à la pointe de la création (musicale, bien sûr, mais aussi dans les domaines de la mode et du cinéma), obsédé par les thèmes de la mémoire, de la transmission, du futur et de la science-fiction, Jeff Mills cristallise à lui seul cette volonté de réunir sur le dancefloor plusieurs générations. De tous les pionniers techno d’Amérique (Mad Mike avec qui il a fondé le mythique label UR, Robert Hood qui a oeuvré sur Axis…), Mills est peut-être le seul, en 2011, qui a réellement réussi à passer l’épreuve du temps. Persistant dans son art en s’associant aussi à d’autres formes de création, menant de front trois labels (Axis, Purpose Maker et le visionnaire Tomorrow) plus une ligne de vêtements, il embrasse et brasse dans ses flightcases vingt ans d’histoire sonore, et toujours cette volonté farouche d’aller de l’avant. Laurent Gar

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La Belle et la Bête

MUSIQUES | Électro / La bête (de fête) qui fourmille sur Dust, le nouvel album d’Ellen Allien, est à l’image de la créature de Giger : sombre, étrange, viscérale, pétrie de (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 2 juillet 2010

La Belle et la Bête

Électro / La bête (de fête) qui fourmille sur Dust, le nouvel album d’Ellen Allien, est à l’image de la créature de Giger : sombre, étrange, viscérale, pétrie de textures métalliques façon Zombie Nation, foncièrement arty mais terriblement expérimentale. Voilà le genre d’OVNI à même de renouer le cordon entre monde humain et monde astral, entre alambics des limbes et racines électro minimales. «E.T est mon frère et Ellen Ripley ma sœur, plaisante la Belle. Dans les 90’s, l’Alien de Giger symbolisait pour moi la force dont j’avais besoin pour comprendre cette drôle de musique qui agitait Berlin. Depuis, l’Alien est resté dans mon bras et prend soin de moi». Une griffe d’acier dans une patte d’extra-terrestre, ce n’est pas nouveau : Ellen a toujours aimé les mutants musicaux. Déjà à l’époque où la Berlinette faisait ses premières armes derrière les platines de l’E-Werk, les Dj’s trance aux côtés desquels elle jouait (Kid Paul, Paul Van Dyk) regardaient d’un œil médusé cette sorcière qui gravitait alors entre Detroit et l’Angleterre, Aphex Twin et Model 500, Kraftwerk et la musique concrète. Des racines enfouies profond dans le côté cérébral des sphères électroniques, et qui ressurgis

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Ellen, elle s'appelle Allien

MUSIQUES | Soirée / Ellen Allien, Dj superstar berlinoise, styliste et patronne de label (BPitch Control) prend à rebrousse poil les apparatchiks techno. Exit les tours de grands huit dans le ventre, bonjour l'austérité minimale de son nouvel album. Antoine Allegre

Jerôme Dittmar | Vendredi 6 juin 2008

Ellen, elle s'appelle Allien

Pour ceux qui croient encore que la musique d'Ellen Allien est outrageusement club, le dernier album de la belle prêtresse de la minimale Berlinoise, figure incontournable de la musique électronique mondiale, risque fort de leur couper les jambes. De leur passer l'envie de faire les foufous sur la piste. Si son dernier album solitaire, Thrills sorti en 2005, avait laissé pas mal de dépouilles épuisées sur les dancefloors internationaux, Sool, sorti à la début juin, se distille dans une ambiance minimaliste, intime. On ne se refait pas, Ellen, alias Ellen Fraatz, est une gamine de la musique industrielle et assurément pas de la house filtrée. Un album concept en somme, dur et décharné aux rythmiques sèches et aux mélodies blêmes. Si, par le passé, la chambre à coucher d'Ellen était en bordel, pour Sool, elle a décidé d'ouvrir les fenêtres en grand et a jeté matelas, sommier et table de chevet par-dessus bord. À l'antithèse de ses setsSi ce nouvel album commence sur une touche d'humanité (les bruits de métro de "Einsteigen"), Ellen Allien s'enfonce petit à petit dans un univers glacial peuplé de spasmes convulsifs engendrés par des machines, une atmosphère aussi ouatée qu

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