Foals à la Salle 3000

Stéphane Duchêne | Jeudi 29 octobre 2015

On s'est souvent demandé, comme beaucoup de Lyonnais sans doute, si la salle 3000 pouvait voler, avec son air de soucoupe volante élégamment posée en bord de Tête d'Or.

Eh bien cette fois ça y est, on en est sûr, elle va décoller. Et ironiquement, ce sera au son de What Went Down, le dernier album supersonique de Foals. Aux commandes de ce disque monstrueux, l'équipage de Yannis Philippakis fait en effet le tour de la galaxie pop à la vitesse de la lumière.

On attache ses ceintures le 26 février, il va y avoir des G dans les gencives.

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Musilac : le feu au lac

Musilac | Aussi foisonnante que pointue, éclectique que bien choisie, populaire (Les Insus, Elton John) que fureteuse (Barns Courtney), hurlante (Mass Hysteria) que sussurante (Lou Doillon), la programmation de Musilac est un joyeux casse-tête autant qu'un labyrinthe où il fait bon se perdre. Et où nous avons posé ça et là quelques balises.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Musilac : le feu au lac

Grand Blanc L'Australie, La Réunion, Aix-les-Bains : on ne peut plus se baigner tranquille. La nature est devenue tellement folle, que l'on ne peut plus barboter deux secondes dans l'insouciance estivale sans se faire croquer par un requin, ici un Grand Blanc. Certes, Grand Blanc le groupe ne mord pas vraiment mais pour ce qui est de venir souffler de l'intranquillité sur la nuque de vos aspirations festives, il n'y a pas mieux, c'est même un peu le concept du dernier album, qui est d'ailleurs le premier, de ces lorrains à la discold-wave dévastatrice et aux tubes dévorants. Ils ne sont peut-être pas des têtes d'affiche du festival au sens premier du terme. Mais ils en ont la gueule. Et grande ouverte avec ça. Sur la scène Le Korner le samedi 9 juillet à 15h25 Foals À quoi voit-on qu'une sauce est en train de prendre pour de bon ? C'est simple : quand certains commencent, affublés d'une grimace de doute, à l'accuser d'avoir tourné. C'est bien le phénomène qui commence à se produire avec Foals, prodigieux groupe de disque et de live, dont l'ambition démesurée — pour schématiser on pourrait dire qu'ils ont remisé leur m

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Foals, la bête qui (dé)monte

MUSIQUES | Après leur flamboyant Holy Fire (2013), les matheux dansant de Foals, poulains mués en veaux d'or du rock anglais, étaient susceptibles de perdre ce (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 février 2016

Foals, la bête qui (dé)monte

Après leur flamboyant Holy Fire (2013), les matheux dansant de Foals, poulains mués en veaux d'or du rock anglais, étaient susceptibles de perdre ce feu sacré. Mais c'est aux poudres qu'ils ont mis le feu, ravivant leur buisson ardent pop pour mieux s'en faire du combustible. Si le dernier album en date de Foals s'intitule What went down, ce n'est sûrement pas du prophète redescendu de la montagne dont il s'agit. Poussant les Dieux pop du coude et avec eux, les codes en vigueurs, tables de la loi fracassées, c'est une trajectoire ascensionnelle, de plus en plus ambitieuse et pour tout dire dévastatrice qu'a emprunté la bande à Yanis Philippakis. Avec ce son lourd qui prend à la gorge d'entrée sur le morceau titre de l'album, plus rageur et menaçant que jamais, rugissant même (« When I see a man / I see a lion » explose Philippakis), ledzeppelinien par moments (Snake Oil), Foals aurait pu se couler les chevilles dans le béton. Mais le groupe ne se défait jamais vraiment de ses aspirations au sabbat dansant et au funk tribal. C'est cette perpétuelle oscillation entre le massif et le sophistiqué, l'homme et la

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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Musilac 2016 : les premiers noms

MUSIQUES | Alors que les jours commencent tout juste à se refroidir, les festivals d'été dégaînent déjà une partie de leur programmation. C'est le cas notamment de (...)

Benjamin Mialot | Lundi 30 novembre 2015

Musilac 2016 : les premiers noms

Alors que les jours commencent tout juste à se refroidir, les festivals d'été dégaînent déjà une partie de leur programmation. C'est le cas notamment de Musilac qui, du 8 au 10 juillet, toujours à Aix-les-Bains, recevra comme à son habitude moult gens qu'on ne présente plus – et qu'on aimerait ne plus avoir à présenter, à vrai dire : Elton John, Les Insus (Téléphone undercover), Foals, Louise Attaque et Lilly Wood & the Prick (cf. photo qui pique les yeux). Ouverture de la billetterie ce vendredi 4 décembre à 10 h. La suite, moins pépère on l'éspère, plus tard.

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Foals Sacré

MUSIQUES | De passage à Lyon, Foals débarque avec un talisman inestimable, "Holy Fire". Un troisième album qui, tout en égarant le chaland comme aime à le faire le groupe d'Oxford, contient la recette d'un feu sacré pop dont la flamme changeante semble ne jamais devoir s'éteindre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 13 mars 2013

Foals Sacré

De Ride à Radiohead, de The Jazz Butcher à Swervedriver, Oxford a toujours abrité une colonie de groupes savants, cérébraux ou à la créativité tordue. Même les Supergrass, autoproclamés crétins congénitaux, finirent par s'ériger en élèves modèles d'une pop en perpétuelle recherche d'elle-même. On ne dirait pas autre chose de Foals, à ceci près que la bande de Yannis Philippakis a immédiatement annoncé la couleur avec son math rock sur-diplômé mais pas que. Avec The French Open sur Antidotes ou Mathletics, le single qui le précéda, Foals prévenait déjà : leur musique serait à la fois première de la classe et imprenable en sport. Et surtout jamais là où on l'attend, en perpétuel mouvement, fumant du cerveau comme des gambettes. Puis s'accorderait quelques vacances au soleil à Miami, single-fausse piste menant à un Total Life Forever qui égarerait tout le monde de Fugue en This Orient ou Spanish Sahara. Oui, il y a chez Foals ce côté "attrape-moi si tu peux", qui finit toujours chez ce genre de groupe par conduire à une dématérialisation

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Cruel summer

MUSIQUES | Avant l'été, le Transbo offre de réviser ses classiques en matière de genres, musicaux s'entend. Troisième Summer session et nouveau changement de genre donc. (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 juillet 2012

Cruel summer

Avant l'été, le Transbo offre de réviser ses classiques en matière de genres, musicaux s'entend. Troisième Summer session et nouveau changement de genre donc. Encore que dans le cas de l'invité du jeudi 12 juillet, il faille peut-être davantage parler de style que de genre, Hyphen Hyphen ayant beaucoup du premier sans qu'on puisse bien définir dans quelle école musicale s'inscrit le second. Bref, comme beaucoup de formation de son époque – Metronomy, Foals, The Shoes, Marie-Madeleine –, Hyphen Hyphen se nourrit un peu à tous les râteliers esthétiques à la seule condition que le résultat soit foufou – pour ne pas dire légèrement hystérique – obsédant et dansant, au point qu'on puisse inventer pour ce type d'originaux le terme d' «obsédansant». Soit une musique qui prend possession de votre cortex par impulsion électronique et vous secoue dans tous les sens. Faut-il y voir une coïncidence avec la recrudescence soudaine du cannibalisme dans le monde, mais le fait est qu'il y a de plus en plus de ces groupes qui vous mangent le cerveau en l'espace de quelques secondes, sans qu'on ne puisse guère se défendre. Hyphen Hyphen, venu tout droit de la Côte d'Azur est de ceux-là. À ceci prè

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Cris à Oxford

MUSIQUES | Musique / Rare révélation de la saison, les Anglais de Foals investissent L’Épicerie Moderne avec un premier album réussi, n’échappant pas à la tentation rétro actuelle mais s’autorisant à froisser l’auditeur autant qu’à le draguer. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 11 novembre 2008

Cris à Oxford

On a parlé à l’occasion de la sortie d’Antidotes, premier album du quartet d’Oxford Foals, d’un rock qui irait fureter du côté de la musique africaine pour renouveler son fonds de commerce. De deux choses l’une : Damon Albarn l’avait fait il y a quelques années déjà, avec qui plus est le courage de se rendre sur place et pas seulement de télécharger des disques sur Internet (ne parlons même pas du projet Extra Golden, dont les albums ont dû se vendre à douze exemplaires en France !). Ensuite, le fait de se décentrer de sa propre culture musicale n’est pas un gage de postérité, et encore moins de révolution. S’il y a effectivement chez Foals des sonorités de guitare qui ressemblent à celles de groupes congolais, des cuivres hérités de l’afro-beat, des boucles de textes proches des chansons maliennes, la vérité oblige à dire que le groupe est plutôt l’énième héritier d’un revival marqué par le rock underground new-yorkais des années 80 (qui s’accouplait pareillement avec le funk). Et le contenu des textes, où l’on cause d’internement psychiatrique ou d’un joueur de tennis avant son entrée sur le court de Rolland-Garros, doivent évoquer énormément de choses aux habitants de Bamako !

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