The Cure à Tony Garnier

Benjamin Mialot | Lundi 23 novembre 2015

Du rimmel a coulé sous les ponts depuis la dernière véritable tournée européenne de The Cure. C'était en 2008 et, depuis, le groupe s'est contenté de quelques dates prestigieuses mais éparses.

Il passera cette fois par Paris, Montpellier et Lyon. Mais il faudra s'armer de patience : ce n'est que le 17 novembre 2016 que Robert Smith et ses camarades nous gratifieront de leurs grands tubes dépressifs, à la Halle Tony Garnier.

Ouverture de la billetterie vendredi 27 (de cette année, cette fois).

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François Ozon : « il n’y a pas une manière pour diriger les acteurs »

Été 85 | Retenu dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2020, en compétition au Festival de San Sebastien, Été 85 séduit… Sans doute parce qu’il parle de séduction et renvoie à l’adolescence des spectateurs. En tout cas, à celle de son auteur, François Ozon. Rencontre.

Vincent Raymond | Vendredi 10 juillet 2020

François Ozon : « il n’y a pas une manière pour diriger les acteurs »

La réalisation de ce film a-t-elle été pour une manière d’exécuter un pacte que vous auriez contracté avec vous-même, lecteur de 17 ans découvrant le roman de Aidan Chambers https://fr.wikipedia.org/wiki/Aidan_Chambers? François Ozon : Quand j’ai lu le livre, je n’étais pas encore cinéaste, c’est vrai, j’étais lycéen rêvant de faire du cinéma et je me suis dit que j’adorerais faire ce film, raconter cette histoire… En même temps, j’avais presque plus envie d’en être le spectateur. Peut-être que, déjà, je me sentais trop proche des personnages, je n’aurais pas été capable de raconter l’histoire. J’étais quasiment sûr qu’un réalisateur comme Gus Van Sant, John Hughes ou Rob Reiner aurait pu s’en emparer et faire un teen movie à l’américaine. Mais ça ne s’est jamais fait. Quand j’en ai parlé à Aidan Chambers, qui a 85 ans aujourd’hui, il m’a dit que trois réalisateurs avaient essayé de l’adapter pendant toute cette période, sans succès. Après

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Syndrome de Stockholm

MUSIQUES | Vous voulez vous convaincre que la vie en Suède n'est qu'une lente, froide et sombre agonie baptisée "ennui", un interminable magasin Ikea dépourvu des (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 janvier 2013

Syndrome de Stockholm

Vous voulez vous convaincre que la vie en Suède n'est qu'une lente, froide et sombre agonie baptisée "ennui", un interminable magasin Ikea dépourvu des passages secrets qui permettent de s'en échapper pour aller profiter de son attaque de panique sur le parking sans passer par le rayon literie ? Avec Holograms – qui rime vaguement avec "hooligans" – vous en aurez pour vos couronnes – là-bas, point d'euros. Parce que la Suède, le groupe de Stockholm, issu de la classe ouvrière, la taille en pièces. Et en biseau bien coupant avec ça. La social-démocratie, le modèle scandinave ? Une illusion, des Holograms. Du bullshit sauce gravlax. Bien sûr, comme ils sont jeunes on pourrait croire qu'ils exagèrent un tantinet. Sans doute parce qu'il est plus compliqué de s'inventer une rébellion dans la paisible Suède que sous l'Angleterre de Thatcher ou à Téhéran. Toujours est-il que comme la littérature noire suédoise le laisse entendre – de Millenium à tant d'autres – il semblerait qu'il y ait un lièvre à lever et qu'il ait un goût de malaise. C'est ce malaise que l'on ressent à l'écoute du punk tordu d'Holograms, où les synthés viennent troubler une

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