Réveillon 2015 : Garçon Sauvage, une soirée unique en son genre

MUSIQUES | Au train où vont les choses, les soirées Garçon Sauvage seront bientôt aussi courues que les full moon parties thaïlandaises. À l'heure où elle s'essaye avec succès au format réveillon, retour sur la success story de la résidence la plus folle du Sucre.

Benjamin Mialot | Mardi 15 décembre 2015

Photo : Eric Lanuit


La promesse d'une «ambiance sympa» sur une «plage transcendantale». C'est tout ce dont le Pétrin de la Colère a eu besoin (ça et des bouts de carton figurant palmiers et vaguelettes) pour que sa première Coconuts Boom Party cartonne au-delà de toute espérance : le 4 décembre dernier, certains ont poireauté devant le Sonic près de 45 minutes pour avoir le plaisir de twister jusqu'au petit matin la tête coiffée d'un collier de fleurs. De la Dark 80's Party au Club Sonic en passant par son brand new Disco Disorder, La Péniche du quai des Étroits est coutumière de ce type de fêtes lo-fi et décomplexées – pas de DJ fiché sur Resident Advisor, déco minimale, entrée libre ou à prix d'ami.

C'est même là, dans sa cale éclairée comme une vitrine du Red Light District, qu'a pris son essor l'événement le plus emblématique de cette envie de lâcher prise qui anime en secret la jeunesse underground : Garçon Sauvage, raout queer et hétéro-friendly aussi excentrique que bon enfant né en 2012 au It Bar et devenu l'un des rendez-vous phares du Sucre – chaque mois, les 800 places s'arrachent comme des petits tangas élimés. Là aussi, il a suffi d'un mot d'ordre : «Célébrer la fête, la diversité, les arts, l'échange, l'humour, le plaisir, la liberté d'être ce que nous sommes : beaux dans notre singularité.»

Heureux les païens

Géniteur/trice de cet enfant à la croissance fulgurante, Chantal La Nuit l'a d'abord esquissé il y a une décennie via Middlegender (déjà au Sonic), alternative pop et réflexive aux soirées "EDM baveuse et exhibitionnisme pectoral" qui constituaient alors l'essentiel de la vie nocturne gay. C'est toutefois au début des années 2010, après avoir fondé le collectif d'activistes intergenres Plus Belle la Nuit, qu'il/elle le formulera pour de bon avec Bunny Slut Club : plus électronique et plus spontané, inspiré par les initiatives de villes plus en avance sur la déconstruction des codes de la virilité homo (Barcelone en tête), ce nouveau concept de bringue costumée («tenue fantastique exigée» qu'ils disaient) préfigurera (au Métal Café) les excès textiles et linguaux caractéristiques des photo reports de Garçon Sauvage.

Car si le spectacle est sur scène, Plus Belle la Nuit se faisant fort de programmer, outre ses propres pousseurs de disques (Bolito, L'Homme Seul, Chantal her/himself), des performers d'avant-garde (furent-ils des rappeurs extravagants à la Zebra Katz, des divas du troisième sexe de la trempe de La Prohibida ou des hitmakers à la marge comme le duo synthpop Vive la Fête), il est aussi et surtout dans la salle : bears masqués, filles à pédés dépoitraillées, drag queens tatouées, apollons en spandex ou hipsters pailletés, le public de Garçon Sauvage est une faune des plus bigarrées (y compris sur le plan démographique) et des plus engagées. Chantal confirme : «Ce qui est intéressant, c'est que nous générons un espace de créativité. Le public ne vient pas pour consommer de la soirée. Il est acteur de l'événement.» Pour l'être à votre tour, il faudra attendre 2016 : à l'instar de ses moins exceptionnelles prédécesseurs, la Garçon Sauvage du nouvel an est complète depuis belle lurette.

Garçon Sauvage Club : Mauro Feola + L'Homme Seul + Bolito
Au Sucre à 22h


Garçon sauvage club

Chantal la nuit + L'homme seul + Mauro Feola
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Chaussez vos talons aiguilles pour Le Sucre

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Sébastien Broquet | Mardi 17 décembre 2019

Chaussez vos talons aiguilles pour Le Sucre

C'est devenu un incontournable : la Garçon Sauvage du jour de l'an, au Sucre, affole les clubbeurs et clubbeuses d'une ville qui n'est désormais plus seule à profiter des fêtes aguicheuses de Plusbellelanuit depuis que le Rex Club à Paris où une seconde résidence s'est installée, que Montpellier et d'autres encore font appel à Chantal la Nuit et à son crew de drag queens sauvages pour illuminer leurs programmations. Alors, bien sûr, pour ce réveillon haut perché sur talons de 10cm, L'Homme Seul, résident habituel, est présent : entre italo disco et deep house, ses sets ont tendance à faire transpirer langoureusement. Le traditionnel live de minuit est assuré par Dombrance, qui ramène nos politiques sur le dancefloor avec un certain humour — l'on dit que cette perf' fut fort remarquée lors des Transmusicales de Rennes 2018. Enfin, il faudra compter aussi avec le vétéran des platines P.Moore, lui qui pa

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Anniversaire | Trois jours de festivités à l'Auditorium pour fêter les vingt ans de l'association Arty Farty, à l'origine du festival Nuits sonores : voici le programme dévoilé.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 janvier 2019

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Arty Farty, l'association derrière Nuits sonores, est née en 1999 - quelques années avant le lancement du festival électronique lui-même, en 2003. Depuis, d'autres projets ont essaimé, de déclinaisons à Bruxelles et Tanger en passant par l'European Lab puis plus récemment Attable. C'est donc l'anniversaire d'un acteur majeur de la cité qui se fête à l'Auditorium, sur trois jours, du vendredi 15 au dimanche 17 mars prochain. Le programme vient d'être dévoilé : après une inauguration le vendredi 15 dans l'Atrium, place est laissée à l'émission de télévision Tracks (sur Arte) pour une nuit immersive à base de performances et de déambulations, dont le détail sera donné ultérieurement. La fête se poursuivant en mode clubbing avec le DJ américain Rrose, adepte d'une techno expérimentale, qui sera accompagné d'un fidèle du festival et ancien de l'équipe, P.Moore. Garçon Sauvage investit l'Auditorium Samedi 16, après une session de Mini Sonore à destination des kids, et deux programmes Extra! (un blind test de Nina & Simone et un karaoké techno), l'O

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Sébastien Broquet | Mardi 11 décembre 2018

Garçon Sauvage, toujours là

C'est devenu un classique du passage vers une nouvelle année à Lyon : quitter le Sucre au petit matin, le maquillage un brin dégoulinant et checker l'after qui se profile, puisqu'il est hors de question de se coucher maintenant après une nuit de dérives hédonistes en compagnie de la bande la plus folle du clubbing d'ici, Plusbellelanuit. Cette Garçon Sauvage (déjà sold out, sorry) ne devrait pas déroger à la règle : L'Homme Seul est toujours là, résident fidèle, adepte du nu disco et de l'indie dance. Le fameux live de minuit est confié à Gnucci, rappeuse venue de Suède, qui dépossède le hip-hop de certains codes pour le plonger dans l'univers plus coloré de la tropical bass et de l'eurodance (ah, la Suède...). Nous, on trouve ça un brin cheap et kitch, vraiment so 90's, mais nul doute que dans le contexte, sa performance survitaminée fera son petit effet. Côté guests, on guettera la session bourrée d'edits disco de Doctr et au final, le set d'une valeur sûre de la nuit lyonnaise, Miimo, résident habituel des soirées Art Feast dont l'éclectisme saura emporter les éventuels endormis. On sait d'avance que ce sera la fête la plus déjantée de la ville - bien entendu, mieu

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L’éternelle question revient telle un mantra chaque année : que faire le 31 décembre ? Et surtout, où aller ? Si vous êtes prêts à braver froid et foule pour vous réchauffer sur le dancefloor, direction les péniches : musiques afro, disco, house et décor tropical prendront le contrôle de La Marquise dans une ambiance concoctée par la joyeuse team d’Art Feast, habituée des lieux. Sur le bateau Bellona, c’est encore la fièvre du disco associée aux tubes mythiques des années 90 qui transportera joyeusement ses passagers vers 2018. Quant à La Plateforme, des résonances latines prendront possession de l’embarcation avec une soirée organisée par la radio lyonnaise Capsao. Pour les amateurs de house, c’est du côté du Ninkasi et du Groom qu’il faudra vous rendre. À Gerland, le dresscode sera résolument tourné vers les nineties avec un invité de marque : Roy Davis Jr, venu tout droit de Chicago pour nous délivrer house, disco et techno. Si vous êtes adepte d'un club plus intimiste, on vous conseille le Groom qui invite un DJ et producteur français à suivre de près, Aleqs Notal, qui se plier

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Sans doute, il faudra revenir plus en longueur sur le sujet, ultérieurement : mais à l'heure où Austra, militante LGBT revendiquée, riot girl mâtinée de culture queer, passe par la région (lire ci-dessus), il nous a paru crucial de noter l'importance de ce mouvement queer particulièrement investi dans la vie nocturne et culturelle de Lyon, ces derniers mois. L'impulsion évidente venant de la bande Garçon Sauvage, emmenée par Chantal la Nuit, dont les nuits folles au Sucre (après avoir débutées au Sonic) sont sold-out en quelques heures, comme pour la soirée-jumelle Mutante, qui s'expatrie le temps d'une soirée à Paris et envoie une troupe dynamiter le Yoyo (le club sous le Palais de Tokyo) le 22 avril prochain, dans le cadre du festival Dodisturb... Un bus sous influence Priscilla est organisé pour emmener tout ce joli monde faire la fête dans la capitale et montrer aux parisiennes que si dans les seventies elles pouvaient se gargariser des mythiques Gazolines de Paquita Paquin, Marie-France et Maud Molyneux, aujourd'hui, c'est à Lyon que ça se passe avec le crew Plus

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Sébastien Broquet | Mardi 13 décembre 2016

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C'est devenu un rituel : Le Sucre pour le jour de l'an lâche totalement prise et accueille sa soirée la plus déjantée, la désormais incontournable Garçon Sauvage à l'impertinence affichée, conviant les souvenirs des nuits les plus mythiques du clubbing, évoquant les souvenirs des fêtes dantesques du Palace et du Paradise Garage, flirtant avec les fantasmes comme avec les interdits : c'est jouissif et un brin décadent, c'est surtout très bien achalandé côté... musique, où l'incontournable Bolito sera bien évidemment de la fête, comme L'Homme Seul. Le traditionnel live de minuit sera assurée par une chorale, Omega, au répertoire jazz & variété... Et la suite assurée par The Man Inside Corrine puis les icônes du clubbing gay de San Francisco que sont le Honey soundsystem. Ambiance. Du côté du Terminal, le club le plus à l'affût des sons qui feront demain, on finit l'année en version all star game avec le programmateur maison Stakhan (Tunnel Vision), Mush des voisins de Chez Émile, Markus Gibb, Mohammed Vicente, G'Boi & Jean-Mi de La Chinerie... Collision des sons en prévision et surtout,

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26>11>16 LE SUCRE GARÇON SAUVAGE À savourer en duo, en tandem ou en couple : cette Garçon Sauvage convie deux paires de platinistes aux sets métissés et enjoués. Une lyonnaise, les Sheitan Brothers, dont on ne sait encore ce qu'ils vont inventer pour se faire remarquer (remember leur ouverture des Jeux Olympiques l'été dernier) et l'autre parisienne, Pouvoir Magique, issue du collectif Mawimbi, pour une nuit queer et forcément très sauvage déflorée par Bolito. Paradise. 26>11>16 NINKASI SUPER DISCOUNT Le concept marketing initié dès 1996, en pleine explosion de la french touch, fait toujours autant recette... Mais comme les ingrédients sont savoureux (disco, house, pop ou techno : tout s'emmêle) on accepte sans rechigner la grande braderie, même si ça fait longtemps que De Crécy n'invente plus grand chose, même

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01.04.16 > Les Valseuses BASS MUSIC PARTY Un before tout en basse ? Direction Les Valseuses où l'un des piliers de la scène dubstep française officie aux platines : Uzul, largement repéré ici pour sa maîtrise des machines au sein de Kaly Live Dub. Depuis 2004, Stéphane a lancé ce side project resté un peu dans l'ombre, mais fort respecté par la scène dubstep internationale depuis son album Travelling Whithout Moving, remixant même la référence en la matière, Skream. Pour ce DJ set, toute la palette sera revisitée, du trap à la UK bass. Wobble. 02.04.16 > Le Sucre GARÇON SAUVAGE La soirée la plus déjantée de la ville part à la recherche de la plus belle drag queen, en mode madame de Fontenay, avec élection de miss très Divine (il faut s'inscrire sur Facebook). Parmi les épreuves, un lancer de sac à main : « comment avoir la classe tout en étant une femme précise, moderne et élégante » nous dit-on... César & Jason, les deux DJ résidents du Terminal, assureront la part

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Benjamin Mialot | Mercredi 1 juillet 2015

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Après deux Garçon Sauvage couronnées de succès, le Sucre passe à la vitesse supérieure en matière de reconnaissance de la culture queer en se faisant l'écho du festival Loud & Proud, organisé par l'hyperactive Gaieté Lyrique – dont le nom fait enfin sens. Comme dans le cas du F.A.M.E. en avril, le programme des (ré)jouissances lyonnaises est évidemment une version downgraded de son grand frère parisien – on aurait bien récupéré le concert d'Austra et l'atelier booty shake, notamment. Il n'en est pas moins prometteur. On se félicite pour commencer de la venue de Didier Lestrade, co-fondateur d'Actup et du magazine Têtu – qui n'a pas toujours été un calendrier pour routier épilé, qu'on se le dise – qui, en amont de la release party du numéro d'été de nos amis d'Hétéroclite, s'attachera à mettre au jour les liens historiques qui unissent le monde du clubbing à la communauté LGBT. Connaissant la qualité de ses chroniques nocturnes pour Libération (écrites tout au long des années 90 et compilées en 2010 chez Singulier), son intervention devrait être une parfaite introduction à ce

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MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Tommy Four Seven au Kao, Ben Pearce au Logo et la Garçon Sauvage au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 janvier 2015

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30.01 Encore En voilà un qui n'est pas là pour coller des gommettes. C'est même plutôt des parpaings que le producteur britannique Tommy Four Seven assemble, en des édifices techno tout ce qu'il y a de plus bruts. Il faut dire que le bonhomme n'y met pas les moyens : son très dogmatique – et néanmoins très réussi – premier album, Primate, avait pour seule charpente des kicks en béton et souffrait d'un tel manque d'isolation qu'il bruissait de mille raclements métalliques "field recordés". Tout le contraire du Kao, dont il fera trembler la maçonnerie cette semaine. 31.01 Lemonade 02 Dans quelques années, Ben Pearce sera sûrement introduit au panthéon des one-hit wonders qui méritaient mieux – où reposent notamment Warren Zevon, The Presidents of the USA et, on assume, Sophie Ellis-Bextor – sur la foi de son premier single, What I Might Do, irrésistible exercice de deep house à fredonnements soul qui a fait chau

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