Clubbing : les trois soirées à ne pas louper

MUSIQUES | Un maître venu de Détroit, un collectif parisien métissé et un tea dub pour terminer dimanche après-midi : le week-end s'annonce encore une fois chargé.

Sébastien Broquet | Mardi 2 février 2016

06.02.16
Kenny Larkin

Maître du groove sur la planète techno de Détroit, pétri d'influences profondément soul voire gospel qu'il insère subtilement au coeur de ses morceaux les plus dancefloors, initié par Derrick May (il signe sur son label Transmat dès 1992), remixeur hors-pairs - qui ne se souvient pas de ses relectures magistrales, tout en tension et retenue, de La Fleur ou Inner City ses dernières années ? - Kenny Larkin, grand DJ, sera au Petit Salon samedi : ne dormez pas. Mystique.

06.02.16
Black Atlantic Club
Mawimbi
, c'est assurément le crew à suivre de près dans les mois à venir : dégainant tout azimut, d'une création live aux dernières Transmusicales à un remix de Cerrone ces derniers jours, la bande de Paris n'en finit plus de réinventer le clubbing en fusionnant Afrique 2.0 et house nation. Deux de ses représentants, Alt et L'Enfant Loup, déboulent au Sucre pour une Black Atlantic Club en compagnie de James Stewart et d'un live des londoniens de United Vibrations. Métissé.

07.02.16
Tea Dub

Réhabilitant la tradition d'antan du thé dansant du dimanche après-midi, les Subsistances convient dans leur antre le Dub Addict sound-system et son mur d'enceintes pour un Tea Dub forcément lourd en basses, chargé de clôturer le Moi de la Danse. Parfait pour initier la famille aux subtilités menant du roots au dub stepper que le doux chanteur Joe Pilgrim, Pilah et leurs comparses de la Croix-Rousse maîtrisent à merveille depuis leurs débuts en 2002. Massive.


Kenny Larkin

+ G2S + Jutix b2b Jean Kirk + Pleasurelove + Washo + WT-Funk b2b Peed
Le Petit Salon 3 rue de Cronstadt Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Black atlantic club 15

Alt & L'enfant Loup (Mawimbi) + United Vibrations + James Stewart
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Tea Dub

Bal dub de clôture
Les Subsistances 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mercredi 2 novembre 2016

Insomniaque

05>11>16 TERMINAL TUNNEL VISION La paire écossaise d'Optimo tire son nom d'un track de Liquid Liquid : le genre de balise qui rassure. Les sets de ces proches de la famille Kill the DJ sont à l'avenant, éclectiques et denses, sans fioriture, dépourvus de la moindre facilité et farouchement dansants, rodés des années durant tous les dimanches soirs au mythique Sub Club, dans leur cité : c'est dire si la venue de JG Wilkes, moitié de ce duo, dans la petite boîte noire fait figure d'événement ; il sera accompagné de Jutix et Thomas B. Malté. 05>11>16 LE SUCRE BLACK ATLANTIC CLUB Parce qu'il est toujours salvateur de secouer son bodjo sur des rythmes différents, la Black Atlantic Club menée de main de maître par son résident James Stewart trouve ici régulièrement une place de choix. Ce mois-ci, le DJ de RTU convie un oublié de la scène hip-hop africaine, le ghanéen Ata Ka

Continuer à lire

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 14 juin 2016

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

16.06.16 > LA PLATEFORME KIBLIND #57 Cherchez pas à comprendre le line-up de cette soirée, allez-y, c'est tout. D'un concours de pétanque molle à un apéro mix en compagnie de la radio RTU et du festival Heart of Glass, Heart of Gold, en passant par des DJ sets du crew Groovedge, de Sacha Mambo et The Pilotwings, les dessins réalisés en direct et projetés de la bande de Mauvaise Foi, des stands d'activistes et de la bonne bouffe, Kiblind a décidé de régaler toute la nuit. Boum. 17.06.16 > OBAMO CAFÉ MIDNIGHT RAVERS C'est l'un des projets les plus passionnants sorti des fourneaux de Jarring Effects ces derniers temps : Midnight Ravers est un projet mené par Dom Pete

Continuer à lire

Nuits sonores s'ouvre au monde

MUSIQUES | Le festival lyonnais dévoile l'intégralité de sa programmation : moins de techno, plus de concerts et une large ouverture vers l'hémisphère Sud pour cette quatorzième édition.

Sébastien Broquet | Mercredi 3 février 2016

Nuits sonores s'ouvre au monde

#Éditorialiser : tel est le maître mot (hashtag ?) revenant dans la bouche des concepteurs de Nuits sonores, Vincent Carry le directeur et Pierre-Marie Ouillon, l’un des programmateurs, ces derniers jours. À force de penser la presse de demain lors des dernières éditions de l’European Lab, les voilà concevant leur festival imaginatif comme un journal : tels des rédacteurs en chef, en thématisant, en éditorialisant. Force est de constater quelques évolutions dans cette ligne éditoriale, la première étant une prise de risque et sûrement le fruit d’une mûre réflexion : à l’heure où la techno est partout dans le monde, qu'elle remplit clubs et festivals avec le moindre DJ, à commencer par Lyon où il est devenu difficile de danser sur un autre style de musique, eh bien Nuits sonores prend le contre-pied et, tout en persévérant dans un positionnement rock qui a toujours fait partie de son ADN, s’ouvre désormais en très grand à la sono mondiale. Oh, il y avait bien eu des incursions : on se souvient des sénégalais de Jeri Jeri, géniaux mais un peu perdus au milieu des platinistes, en 2013. Cette fois, le vendredi, une halle entière sera dédiée à l’Afrique 2.0 : de Kon

Continuer à lire

Let the students techno

MUSIQUES | Quand ils n'usent pas leurs fonds de sous-vêtements brodés sur les bancs de leur business school, les élèves de l'EMLyon fréquentent vraisemblablement le DV1, (...)

Benjamin Mialot | Mardi 9 décembre 2014

Let the students techno

Quand ils n'usent pas leurs fonds de sous-vêtements brodés sur les bancs de leur business school, les élèves de l'EMLyon fréquentent vraisemblablement le DV1, un bon tiers du line-up de l'édition 2014 de leur raout électronique (Elekt'Rhône de son petit nom "brandé") ayant récemment honoré le club des pentes de sa présence. De quoi d'emblée partir sur de meilleures bases que la précédente, infâme gloubi-boulga de deep house à saxophone et d'électro-pop underage. Celle-ci brille au contraire par sa cohérence et son caractè

Continuer à lire

L'électro à la fête

MUSIQUES | Bichonnée par la ville, promue par un nombre croissant d'associations, la musique électronique se taille une nouvelle fois la part de Lyon. Revue des troupes. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 17 juin 2014

L'électro à la fête

Dans la plupart des communes françaises, la Fête de la musique ressemble à l'idée qu'en donne PunkÀChier, trio parisien qui, quand il n'éructe pas «Fête de la musique de merde !» pendant quatre minutes, retravaille au cutter rouillé des chansons des Spice Girls et Mylène Farmer. Rien à voir avec Lyon donc, où l'événement est une vraie occasion de faire le point sur les musiciens qui, demain, peut-être, écriront des morceaux à la gloire de Lyon pour faire croire qu'ils n'ont pas oublié d'où ils viennent, et sur ceux qui, en attendant, les aide à se faire un nom épelable au-delà de ses collines. Dans le microcosme de la musique électronique, ces deux catégories de personne ont tendance à se confondre. Ainsi, par exemple, du Haste Crew, qui se produira sur la scène programmée par Basse Résolution place Jean Jaurès (on y verra aussi l'intrépide CLFT Militia et Leome), avant de rendre la p

Continuer à lire

Party hard !

MUSIQUES | Le versant électronique de la Fête de la musique telle qu'on la célèbre à Lyon ressemble à un Apéro sonore à retardement (la gratuité, le réenchantement de l'espace public, l'hédonisme en partie diurne, tout ça). La programmation de qualité en moins ? Pas nécessairement. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 juin 2013

Party hard !

Chaque année, c'est la même question qui revient : où passer le soir du 21 juin lorsque l'on n'a d'oreilles que pour les onomatopées de synthèse ? Déjà, pas dans Lyon extramuros, où chorales et fanfares règnent quasiment sans partage. En centre-ville en revanche, au moins quatre spots valent le détour. D'abord la très populaire place Colbert, dans le premier arrondissement, où l'association Dofus Dofus proposera un plateau ghetto ascendant tropical de haute volée (avec Douster, JayWeed et

Continuer à lire

Insomniaque - Semaine du 27 février au 5 mars

MUSIQUES | 01.03. I'm Kenny LarkinVendredi 25 janvier, le DV1 accueillait, pour la première d'un cycle de rendez-vous dédiés aux plus éminentes figures de la techno, (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 21 février 2013

Insomniaque - Semaine du 27 février au 5 mars

01.03. I'm Kenny LarkinVendredi 25 janvier, le DV1 accueillait, pour la première d'un cycle de rendez-vous dédiés aux plus éminentes figures de la techno, l'un des trois pères fondateurs du genre, à savoir Juan Atkins. On a encore du mal à le croire. Il va pourtant bien falloir. Car en attendant, on l'espère, de compléter le tableau en programmant Derrick May et Kevin Saunderson, c'est à Kenny Larkin, autre black de Détroit à la carrière longue comme ça et à l'influence à l'avenant, que le club des pentes a adressé une invitation. Et le bougre a répondu favorablement. Classe. 01.03 Bye Bye Boom Party«Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin… Et Dieu, s’il existe, sait ô combien cette chose fut bonne». Ainsi débute le texte promouvant la Bye Bye Boom Party, tout dernier événement organisé par Galacticut, structure bicéphale qui, depuis cinq ans, œuvrait à l'animation des nuits lyonnaises et au développement du vivier électro locale

Continuer à lire

ÉLECTRO

MUSIQUES | Kenny Larkin

Dorotée Aznar | Jeudi 22 octobre 2009

ÉLECTRO

Début septembre, Kenny Larkin était l’invité de marque de la soirée A Night In Detroit à Paris. Ce vendredi 30 octobre, il sera le Dj à l’honneur pour un nouvel Echo Sonore. Si pour bon nombre de technophiles, le son de Detroit reste emblématique des années 90, certains pionniers de la Motor City ont prouvé tout au long de la décennie que «le son du futur» n’appartient pas pour autant au passé. Ainsi Kenny Larkin, éminent producteur dans la veine de Carl Craig, Jeff Mills ou Juan Atkins, poursuit sa quête d’un groove esthète, s’accommodant sur son dernier album de la minimale en vogue, mais en lui insufflant son incomparable sensibilité soul-jazz. Des Keys, Strings & Tambourines qui façonnent le son de l’album éponyme, et qui promettent aux clubbers un jouvenciel retour aux racines.

Continuer à lire