L'opéra dessiné

Sébastien Broquet | Jeudi 3 mars 2016

Photo : © Sébastien Broquet


Cette semaine encore, nous poursuivons notre plongée dessinée dans la programmation de l'Opéra de Lyon : quatre pages inspirées de La Juive, avec des textes de Pauline Panel et des illustrations signées Marion Velten.

Ce supplément rejoint la collection initiée avec l'Opéra de Lyon, l'école de dessin Émile Cohl et l'université Catholique de Lyon.

La Juive, opéra de Jacques-Fromental Halévy, sera joué du 16 mars au 3 avril.

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La Halle Tony Garnier reprend vie avec la musique de Hans Zimmer

Concert | On ne l'attendait pas si tôt : la Halle Tony Garnier a pu réouvrir ses portes le mardi 21 septembre, à l'occasion d'un concert consacré aux reprises des thèmes (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 23 septembre 2021

La Halle Tony Garnier reprend vie avec la musique de Hans Zimmer

On ne l'attendait pas si tôt : la Halle Tony Garnier a pu réouvrir ses portes le mardi 21 septembre, à l'occasion d'un concert consacré aux reprises des thèmes de Hans Zimmer (non présent) par un orchestre dirigé par son collaborateur Gavin Greenaway. Qui marquait aussi le retour de la société de production lyonnaise Eldorado & co, elle aussi contrainte à l'arrêt depuis mars 2020. Si le public a répondu présent — 6000 personnes —, les divers contrôles à l'entrée ont provoqué un afflux de spectacteurs à la dernière minute ; et le début du concert s'en est ressenti : peu d'ambiance à l'arrivée des musiciens, deux premiers morceaux passés un peu inaperçus alors que les retardataires s'installaient. Le show a ensuite pu prendre toute sa mesure : thèmes célèbres réarrangés pour la scène, tel The Dark Night. Et puis, d'un coup, s'insèrent des vidéos grand format de Zimmer lui-même, commentant les morceaux, saluant le public en version enregistrée, confortablement installé dans son studio, conversant avec Ron Howard avant

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Rencontre avec André Dussollier et François Ozon : « j’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Tout s’est bien passé | Comme toujours impressionnant dans le rôle d’un vieil homme diminué par un AVC (et odieux) demandant à sa fille de l’aider à mourir, André Dussollier est au centre du nouveau film de François Ozon. Tout sauf mortifère, ce voyage au cœur d’une pure névrose familiale traversé d’éclats franchement burlesques, est adapté du récit d’une ancienne coscénariste du cinéaste, Emmanuèle Berhneim. Rencontre avec le réalisateur et son acteur.

Vincent Raymond | Vendredi 24 septembre 2021

Rencontre avec André Dussollier et François Ozon : « j’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Vous avez hésité avant d’adapter le livre d’Emmanuèle Bernheim… François Ozon : En 2013, elle m’avait envoyé les épreuves son livre en me demandant si ça m’intéressait parce que plusieurs réalisateurs voulaient l’adapter. Je l'ai lu et l’ai trouvé très beau — elle m’avait raconté un peu l’histoire de son père. Mais je lui avais que je me sentais pas capable de raconter son histoire : c’était tellement personnel, tellement intime… Et la connaissant, je ne voyais pas trop où trouver ma place. J’ai passé mon tour. Là-dessus, Alain Cavalier a voulu faire un film avec elle (comme Pater avec Vincent Lindon) où elle jouait son propre rôle, elle a dit OK, et là elle a développé un cancer assez fulgurant dont elle est décédée. Le film de Cavalier s’est alors transformé en documentaire, Être vivant et le savoir. Après sa mort, j’ai relu le livre et tout d’un coup, je n’ai plus vu ce m’avait fait peur en 2013 — le sujet, la fin de vie, le suicide assisté — mais autre chose : la famille, son rapport à son père, la responsabilité d’organiser quelque chose comme ça et le poids que ça avait a

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FREE'STIVAL 2021 : LE FESTIVAL DES BONS PLANS ÉTUDIANTS

ACTUS | Parce qu’être étudiant ne se cantonne pas à aller à la fac, manger des pâtes, picoler le jeudi et réviser ses partiels, le Crous de Lyon revient les 24 et 25 septembre avec le Free’stival : l’événement dédié aux bons plans étudiants. Au programme : deux jours de découvertes, de rencontres, et d’ateliers pour guider les étudiants dans leurs démarches et les accompagner au mieux dans cette aventure.

Article Partenaire | Mardi 21 septembre 2021

FREE'STIVAL 2021 : LE FESTIVAL DES BONS PLANS ÉTUDIANTS

Qui ? Où ? Comment ? Combien ça coûte ? Rendez-vous au 145 avenue Jean Jaurès dans le 7e arr. Les ateliers artistiques, cuisine, yoga, sport et DIY sont uniquement sur inscription. Le reste de l'événement est accessible en entrée libre sur présentation du passe sanitaire. De la musique, évidemment Pendant 2 jours, Chylorama, le dj qui n’abandonnerait ses vinyles pour rien au monde, puisera dans sa collection pour proposer des sets à base de Raw funk, Hip Hop head, Sweet soul et Hard groove. Accrochez-vous ! Vendredi soir, Brigade Fantôme (rap) et la fanfare techno LGMX seront présents dès 19h pour vous ambiancer. Pause danse entre deux shows avec une initiation bachata et salsa de Salsa4water à 18h. Samedi 25, c'est l'artiste Anna, lauréate du concours d

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Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Politique | Un sénateur qui cite Laurent Garnier, qui défend au fil des mois et de ses interventions le monde de la nuit et les musiques électroniques, y compris les raves ? Ce discours est encore peu fréquent. On en discute avec l'intéressé, Thomas Dossus, étiquetté EELV et ancien DJ amateur.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Vous êtes intervenu plusieurs fois ces derniers mois au sujet des musiques électroniques et de la vie nocturne au Sénat, à propos de la crise Covid au départ, mais en allant plus loin ensuite, en défendant l'aspect culturel des clubs. C'est un combat mené en particulier par le collectif Bar-Bars. Qu'est-ce qui vous a amené à les suivre ? Thomas Dossus : Quand je suis arrivé au Sénat [NdlR : en 2020], j'ai tout de suite dit : on étudie le budget de la culture. On s'est aperçu que nous sommes sur une culture très institutionnelle, que la culture que moi je vis, que je pratique, n'est pas du tout reconnue par le ministère. J'ai trouvé ça décalé. J'ai commencé à creuser le sujet, à me rendre compte qu'il y avait à Lyon et ailleurs une envie de faire reconnaître la culture club, celle des musiques électroniques, je suis tombé évidemment sur la tribune publiée par Laurent Garnier. Je me suis saisi du sujet. Au fur et à mesure des confinements, on s'est rendu compte que ces établissements allaient être les premiers à fermer et les derniers à rouvrir. Il y avait donc un véritable enjeu pour t

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Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Écologie | Modèle d'initiative citoyenne, Nettoyons Lyon, association fondée par deux amis — Nicolas Navrot et Maximilien Bouffard-Roupé —, fête sa première année d'actions concrètes, consistant à nettoyer fleuve, parcs ou places de tous leurs déchets. Tout en sensibilisant.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Comment est né Nettoyons Lyon ? Nicolas Navrot : Avec un petit groupe d'amis. On était trois. Au bout de deux semaines, dix. Des potes. On s'est concentrés à la base sur la pêche à l'aimant. Je suis photographe, j'étais souvent dehors. Durant les pauses de midi, quand la lumière n'était pas propice à la photographie, on s'est dit avec mon ami et cofondateur, Maximilien Bouffard-Roupé, tiens qu'est-ce qu'on peut faire ? On avait chacun dans nos placards un aimant, issu d'une petite mode de quelques mois ayant suivi la mise en avant par un YouTubeur de la pêche à l'aimant. Tout le monde s'était dit que ce serait génial de trouver des choses historiques en jetant un aimant dans un fleuve. Nous, ce n'était pas du tout notre cas : on remontait une quinzaine de trottinettes électriques par jour... Des scooters, parfois. Pas ce que l'on attendait, du tout ! Donc, prise de conscience. Au début, on allait ramasser dans les fleuves avec ce petit groupe d'amis, même à la main, sous les ponts : pneus, fours, trottinettes, etc. Moi, réseaux sociaux oblige, j'ai une grosse communauté en tant que photographe

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Aux Clochards Célestes, variations sur le même t’aime pour Joséphine Chaffin et Clément Carabédian

Théâtre | Au Théâtre des Clochards Célestes, une radiographie douce-amère des couples d’artistes par deux comédiens et metteurs en scène : Joséphine Chaffin et Clément Carabédian.

Nadja Pobel | Vendredi 24 septembre 2021

Aux Clochards Célestes, variations sur le même t’aime pour Joséphine Chaffin et Clément Carabédian

La profession de son épouse ? « Me rendre heureux » confie Gustav Mahler au micro de la radio imaginaire concoctée par l’autrice Joséphine Chaffin et le comédien (notamment pour Christian Schiaretti) Clément Carabédian. Durant une heure, ce duo signe aussi la mise en scène et explore de façon ludique, parfois légèrement didactique (comme durant le passage sur la féminisation des noms de métier) mais surtout habile la place de la créatrice en couple avec un créateur. Dans la peau de l’intervieweuse, Joséphine Chaffin ne questionne à son micro que des hommes. Malher voit en son épouse celle qui lui permet de se construire et non la compositrice qu’elle est aussi, Chopin s’agace : c’est lui qui a fait George Sand. Francis Scott Fitzgerald signe seul ce qu’il co-écrit avec son épouse Zelda. Niki de Saint-Phalle et Jean Tiguely établissent, eux, un rapport d’égalité. Dans un rythme enlevé (Beyoncé et Jay-Z passent aussi par ici, ainsi que Burton / Taylor, Varda / Demy…), les deux fondateurs de la compagnie Superlune maitrisent très bien la joute oratoire et la narration induite par la radio — passage d’an

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Le rock en France, par ceux qui n'en jouaient pas

Histoire | Une somme signée Grégory Vieau, auscultant soixante années de presse rock en France, version papier : une certaine vision de la culture.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Le rock en France, par ceux qui n'en jouaient pas

Il n'en existait aucun, alors Grégory Vieau l'a fait. Pas un ouvrage ne traitait jusqu'ici de la presse rock en France, et ce pigiste œuvrant pour Kiblind, pour Arte ou encore New Noise et Vice a décidé de s'atteler à la tâche : Une histoire de la presse rock en France a ainsi vu le jour en cette fin d'été, auscultant chronologiquement cette longue histoire pas si connue en dehors des parcours des titres mythiques — Actuel en tête, qui avait fait l'objet chez le même éditeur, Le Mot et le Reste, d'un excellent ouvrage signé Perrine Kervran et Anaïs Kien en 2010. C'est son premier livre et l'histoire contée est passionnante : ça part du jazz, puisqu'il faut bien un ancêtre déjà contre-culturel mais pas encore rock, où écrit alors un certain Boris Vian, mais ça débute vraiment avec Disco Revue en 1961 — de là prend forme la culture d'une nouvelle classe d'âge auparavant inconnue, désormais bien identifiée car devenue consommatrice à part entière : les adolescents. Gene Vincent et Johnny Hallid

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Outsiders, la nouvelle galerie street art de Lyon

Galerie | Le réseau des galeries lyonnaises continue de s’étendre avec la réouverture d’Outsiders, qui convie Onemizer pour une exposition solo. Après une année semée d’empêchements et d’incertitudes, la troisième galerie du nom est pressée de mettre en mouvement ses différents projets notamment à destination de la création émergente lyonnaise.

Sarah Fouassier | Jeudi 23 septembre 2021

Outsiders, la nouvelle galerie street art de Lyon

Peut-être avez-vous aperçu de votre œil aguerri le changement de propriétaire du 24 rue des Remparts d’Ainay. Anciennement Galerie SBK, c’est aujourd’hui Outsiders qui a installé ses toiles depuis octobre 2019 dans un quartier où l’on croise une galerie d’art à peu près tous les 50 mètres. Si se lancer dans l’ouverture d’un lieu marchand d’art semble risqué en 2021, à l’heure où beaucoup ferment, il l’est sans doute moins pour des galeries orientées vers les arts urbains qui déchaînent quelques passions déraisonnables — on pense évidemment à l’autodestruction de la Petite Fille au ballon rouge de Banksy qui sera remise en vente aux très chères enchères le 14 octobre prochain chez Sotheby’s. Onemizer, le street artiste convié pour cette première exposition de l’année chez Outsiders fait d’ailleurs référence à l’œuvre du plus célèbre vandale de Bristol dans l’une de celles qu’il présente jusqu’au 2 octobre. Cyril Valade de son identité civile fait partie de l’écurie Outsiders au milieu d'une petite vingtaine d’artistes urbains représentés par la galerie. On y trouve les inévitables Keith Haring, Shepard Fairey o

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Opéra de Lyon : pour une saison sans anicroche

Opéra | Après deux saisons perturbées par la crise sanitaire, l'Opéra de Lyon rouvre ses portes avec une saison qui reste fidèle à sa vocation d'innovation, de créativité et d'ouverture.

Yannick Mur | Jeudi 23 septembre 2021

Opéra de Lyon : pour une saison sans anicroche

Verdi et ses bouffons Cette année, deux œuvres du compositeur italien sont au programme : Falstaff et Rigoletto. Avec le premier, c'est un homme de cour à l'âme de bouffon qui est mis en scène. Dans le deuxième, nous assistons à la tragédie du bouffon de cour qui possède l'âme d'un prince. Bien que quarante-deux ans séparent leur création, ces deux opéras ont une place particulière dans l'œuvre de Verdi. Pour Rigoletto (du 18 mars au 7 avril), le maître s'est battu contre la censure afin d'imposer le livret d'après Le roi s'amuse de Victor Hugo. Quant à Falstaff (du 9 au 23 octobre), issu du répertoire shakespearien, le compositeur s'est laissé convaincre d'écrire un dernier chef-d'œuvre et qui plus est, une comédie. Dirigé par le chef Daniele Rustioni, le Lyonnais Stéphane Degout poursuit son exploration du répertoire verdien en interprétant Ford dans Falstaff ; et dans Rigoletto, le Duc de Mantoue sera chanté par le ténor sicilien Enea Scala qui a été la révélation au public de l'opéra dans La Juive en 2016. Trois femmes à la

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Célestins : "Skylight" de Claudia Stavisky, bataille rangée

Théâtre | Les acteurs ne peuvent pas tout. Si bons et engagés soient Patrick Catalifo et Marie Vialle dans la dernière création de Claudia Stavisky, Skylight, ils ne parviennent pas à gommer le simplisme du texte de David Hare.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Célestins :

« T’aurais pu réussir comme moi » lui lance-t-il au visage, le mépris en bandoulière qui ne le quittera pas. Tom, costard-cravate, la cinquantaine, vient de faire irruption chez Kira, vingt ans de moins. Durant six ans, elle fut son amante avant que l’épouse officielle — désormais défunte — du premier, amie de la seconde, ne découvre tout. Ils ne se sont pas revus depuis. Elle était serveuse puis gérante dans l’un de ses nombreux restaurants, la voici devenue prof auprès des gosses difficiles d’une banlieue londonienne. Elle aime écouter les gens dans son long trajet quotidien en bus pour prendre le pouls de la société post-thatchérienne ; lui s’énerve que ses nouveaux collègues, ces « petits cons formés en école de commerce », portent une Rolex. À chacun sa sensibilité. Jamais l’auteur David Hare ne cite l’ancienne Dame de fer dans ce texte dont la première a eu lieu en 1995 au National Theater de Londres, cinq ans après qu’elle a quitté le pouvoir. À cette époque, l’écrivain a perdu de sa verve passée, sa radicalité s’est émoussée. En 1970, il créé Slag

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Lyon : Le Petit Pont, un fromage de la Guillotière

Laiterie | Anaïs Duraffourg a fondé la Laiterie de Lyon il y a un an, dans une ruelle proche de la place du pont. Elle vend désormais ses yaourts et fromages dans une boutique attenante.

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : Le Petit Pont, un fromage de la Guillotière

Paris, Bordeaux, Toulouse : des laiteries urbaines éclosent simultanément au cœur des grandes villes de l’hexagone. Souvent dans des quartiers populaires : la Goutte d’Or ou La Chapelle, Saint-Cyprien, Saint-Michel. Souvent ouvertes par de jeunes femmes — c’est le cas à Marseille, à Bordeaux et à Nantes. Et ici ? La Laiterie de Lyon est née à la Guillotière, coté 3e, dans la petite rue Montebello qui joint le tram’ à la Fosse aux Ours. Anaïs Duraffourg l'a montée il y a un an, aidée à l’époque par Jean Bordereau, de la fromagerie des Trois-Jean, à Jean Macé. Dans une autre vie elle travaillait dans l’humanitaire, elle habita en Indonésie. Puis cette enfant de producteurs de Comté a bifurqué : direction Paris et une formation de crémerie-fromagerie. L’un de ses profs s’appelle alors Pierre Coulon, c'est un ancien éleveur de Notre-Dame-des-Landes qui vient d'ouvrir une petite laiterie dans le XVIIIe. Anaïs s’y forme : « Pierre est génial, il a une connaissance assez dingue et en même temps il a un projet social, militant même ». Elle revient dans le Rhône nourrie des mêmes idées : ra

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Louisana, un coffee shop de globe-trotteuses

Coffee Shop | Déco minimaliste, smoothies maison, carte végétarienne, fauteuils moelleux…Louisana, un nouveau coffee shop dans le 7e qui donne envie de buller.

Louise Grossen | Jeudi 23 septembre 2021

Louisana, un coffee shop de globe-trotteuses

Dans la famille coffee shop du 7e, je demande la 10e sœur : voici venir Louisana, le spot du moment. Ce repaire à petit-déj' a pris la place de l’ancien coffee shop —déjà — MaMi, au 141 rue Sébastien Gryphe. Il est tenu par Louise Desmaris et Anais Holichon, deux amoureuses des voyages. Le concept ? Un mois, un pays. Animées par les découvertes culinaires, les deux globe-trotteuses ont imaginé une carte évolutive. Ce mois-ci, la Grèce était à l’honneur. L'espace est calme et lumineux. Idéal pour un brunch (chaque premier dimanche du mois). Les murs, en pierres blanches, sont eux aussi évolutifs : « tous les quatre mois, on donne carte blanche à des artistes pour exposer leurs œuvres ». Actuellement, trois illustratrices et photographes sont à l’honneur. Dans l’assiette, explosion de couleurs : la carte est en grande partie végé, fruits et légumes de saison — et issus de producteurs locaux — fusionnent. Pour le petit-déjeuner : gaufres salées de patate douce, pancakes sucrés (8€) o

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Green Lab : tout sur le pois chiche

Falafels | Des falafels et du houmous, selon une recette rodée à Montpellier, dans la rue la plus gourmande de la ville — Hippolyte Flandrin : voici Green Lab.

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Green Lab : tout sur le pois chiche

Un changement dans ce qui est certainement la rue la plus densément alléchante de Lyon, forcément cela interpelle. Rue Hippolyte Flandrin donc, à côté de la boulangerie Antoinette, en face de La Bijouterie (actuellement en travaux) et de la merveilleuse fromagerie de la Martinière, il y avait Hector, un néobistrot plutôt sage qui a mis les voiles. Il vient d’être remplacé par une baraque à falafels, cette spécialité et icône nationale israélienne — que l’on retrouve dans le reste du Proche-Orient, de l’Égypte à l’Iran. Les Lyonnais connaissent déjà la boulette de pois chiche frite grâce à Adonys, historique snack libanais à côté de l’Hôtel de Ville et plus récemment via Yaafa dont le premier magasin fut ouvert de l’autre côté des Terreaux. La chaîne a contribué à déwrapper la boulette de ses atours levantins pour en faire un produit urbain, cool car végétarien, par extension pseudo-healthy. Dans le même esprit, du côté de Montpellier, les enfants de la famille Lévy ouvraient en 2017 Green Lab. Leur père tenait un bouiboui sans nom, non sans goût, de ch

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Dix concerts de classique à réserver

Classique et Contemporain | Dix concerts classiques à ne pas rater cette saison. Une sélection qui fait la part belle aux stars et aux grandes œuvres de répertoire, mais avec une attention particulière portée aux auteurs plus contemporains : Boulez, Grisey, Neuwirth, Glass...

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 22 septembre 2021

Dix concerts de classique à réserver

Renée Fleming chante Messiaen Composés en 1936-1937, les Poèmes pour Mi d’Olivier Messiaen (1908-1992) est un grand cycle de chant pour soprano et orchestre, dédiée à sa première épouse, Claire Delbos. L’oeuvre narre l’amour conjugal étayé sur une certaine foi religieuse, en une organisation rythmique fort singulière. Elle sera interprétée à Lyon par la diva américaine (considérée comme l’une des plus grandes soprano contemporaines) Renée Fleming et l’orchestre de la Philarmonie de l’Elbe. Le programme de la soirée sera complété par la quatrième symphonie de Anton Bruckner. À l’Auditorium le samedi 23 octobre Pierre Boulez Il est tellement rare de pouvoir entendre une œuvre de Pierre Boulez (1925-2016) à Lyon, que nous sommes ravis que les étudiants du Conservatoire National Supérieur Musique et Danse l’aient au programme

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"Candyman" de Nia DaCosta : double crochet du droit

Horreur | À la fois suite, reboot et extension de l’univers du Candyman originel de Bernard Rose (1992), ce nouveau chapitre signé Nia DaCosta utilise avec intelligence et efficacité les codes du genre pour s’emparer d’un thème toujours d’actualité dans cette Amérique où suffoque George Floyd : la discrimination raciale/sociale, ainsi que les violences associées. Pointu.

Vincent Raymond | Mardi 21 septembre 2021

Chicago, de nos jours. Artiste peintre en mal d’inspiration, Anthony McCoy vient d’emménager dans le quartier de Cabrini-Green autrefois ghetto noir, désormais gentrifié. Découvrant la “légende urbaine” de Candyman, le tueur au crochet ayant jadis sévi dans les environs, il va s’en inspirer pour ses nouvelles toiles… et provoquer la résurrection sanglante de ce vengeur des Noirs opprimés… Un même titre pour une autre histoire ? Disons plutôt une prolongation offrant une lecture politique actualisée, de surcroît par des auteurs afro-américains. En cela, il ne s’agit pas d’une nouveauté : souvenons-nous du précédent récent que constitue l’excellent The Birth of a Nation (2016) de Nate Parker, ce nécessaire contrepoint au sinistre long-métrage homonyme signé Griffith en 1915. Las, Parker et son œuvre primée à Sundance se trouvent actuellement au purgatoire car une

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Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Restaurant | Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. (...)

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. Mais rien de définitif. L’équipe a saisi l'occasion pour rafraichir l’espace et la carte. Un échantillon en fut dévoilé lors du Lyon Street Food Festival : des baos ! Petites boules de pain cuites à la vapeur et farcies, en tout cas le week-end dernier : d’une viande bœuf s’effilochant, galanga et poivre de kampot, ou d’une farce crevette et volaille, sauce porc-saint-jacques, arrosé de sriracha. Le soir, on devrait retrouver un menu plus éclectique, organisé autour d’une table à partager. La levée de rideau est annoncée pour la fin octobre.

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Malto à Guillotière : manger, trinquer, recommencer, ou l’inverse

Brasserie | Malto (au 2 rue Chaponnay dans le 3e), c’est le rêve de deux amis, Stéphane Moullin et Jean-Philippe Lubrano-Lavadera, qui ont inauguré jeudi 18 (...)

Louise Grossen | Mercredi 22 septembre 2021

Malto à Guillotière : manger, trinquer, recommencer, ou l’inverse

Malto (au 2 rue Chaponnay dans le 3e), c’est le rêve de deux amis, Stéphane Moullin et Jean-Philippe Lubrano-Lavadera, qui ont inauguré jeudi 18 septembre leur première brasserie en plein cœur de Guillotière. La promesse ? Un lieu convivial où l’on déguste... des bières ! Lesquelles ? « Le but, c’est que la carte soit participative » Comment ? Un tableau à l’entrée permettra de voter pour vos bières préférées ou d’en soumettre de nouvelles. À la carte, la lyonnaise Hubster trône fièrement à côté de l’Orbital (Loire) ou de la Yankee Trouble, de Lille. L’Happy Hour ? De 16h à 19h. Côté bouffe, le chef propose une formule entrée + plat à 15€. Ce jour-là : toasts à l’ail et tomates mozza suivi d’un gratin de ravioles du dauphiné et crumble aux fruits rôtis. À déguster dans une ambiance cosy, pierres apparentes, bois et sourires des patrons.

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Lyon Street Food Festival : on a testé

Food | Jeudi 16 septembre s’ouvrait la cinquième édition du Lyon Street Food Festival. On y était, on vous raconte.

Adrien Simon | Vendredi 17 septembre 2021

Lyon Street Food Festival : on a testé

18h, une file commence à se former à l’entrée des anciennes usines Fagor-Brandt, dans le 7e arrondissement de Lyon. À l’intérieur, une ribambelle de cheffes et cuistots attendent de pied ferme la première fournée des quelques dizaines de milliers de visiteurs attendus durant le week end. Les formalités expédiées, QR code par ci, QR code par là, système de paiement dématérialisé à créditer, et on s’enfonce dans la halle principale. Voisinant le stand du MOF Joseph Viola, on retrouve l’équipe de Cocotte, bistrot lyonnais aux accents italiens. Sur leur comptoir une meule de parmesan, évidée, attend qu’on y déverse des louches de risotto aux brisures de truffes, liées minute au fromage italien. On engloutit une coupelle en carton et l’on file vers le stand qui devrait faire le buzz lors de cette édition : celui de l’équipe de La Bijouterie. Qui dévoile pour la première

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Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Bons Plans | De l’onirisme, des espaces étranges, de l’art singulier, de l’abstraction… Nous avons sélectionné pour vous cinq expositions à ne pas rater ce mois-ci !

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 17 septembre 2021

Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Johanna Perret et Dorian Feraud La peintre Johanna Perret et le photographe Dorian Feraud exposent leurs œuvres à la galerie Regard Sud, dans un dialogue thématique et formel. Ces deux artistes explorent l’impalpable des ambiances atmosphériques, la dissolution des figures parmi les brumes, les espaces indistincts et évanescents. Une très belle découverte ! Johanna Perret et Dorian Feraud, Ether À la galerie Regard Sud jusqu’au 23 octobre Delphine Balley Pour sa première exposition muséale personnelle, Delphine Balley nous immerge dans le clair-obscur de ses photographies et ses films vidéo, mettant soigneusement et baroquement en scène des rites ancestraux (mariage, funérailles, partie de chasse…). Tout y est silencieux, étrange, onirique, sans oublier ici et là un soupçon d’humour. Parallèlement à cette exposition fort réussie, le MAC

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UGC Part-Dieu : 18 salles depuis le 18 septembre

Crémaillère | Après 46 d’existence à la Part-Dieu, UGC monte en gamme en investissant (dans) la nouvelle extension du centre commercial. Signé par l’architecte Alberto (...)

Vincent Raymond | Vendredi 17 septembre 2021

UGC Part-Dieu : 18 salles depuis le 18 septembre

Après 46 d’existence à la Part-Dieu, UGC monte en gamme en investissant (dans) la nouvelle extension du centre commercial. Signé par l’architecte Alberto Cattani, ce paquebot flambant neuf de 15 000 m2 appartient à la catégorie “Ciné-Cité” du groupe, à l’instar de la Confluence ou de la Cité Internationale. Doté de 18 salles et de 3101 places sur un site d’un seul tenant (contre deux auparavant), il s’agit clairement d’une “version augmentée“ du premier multiplexe — historiquement parlant — de Lyon. Si le personnel est le même, la programmation va aller vers plus de V.O. et donc faire évoluer la clientèle de ce qui est désormais le plus grand complexe cinéma de la Métropole. Coup double pour UGC qui consolide son avantage numérique avec 51 écrans (contre 39 pour Pathé-Gaumont et 15 pour CGR) dans la grande agglomération lyonnaise. Si UGC ne mise pas sur les attractions techniques (type 4DX, Dolby, ICE, etc.) il innove en dévoilant sur 813 fauteuils des réhausseurs intégrés — malin pour l

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La période du Transfer au Transbordeur

Festival | Faute d'avoir pu correctement reporter son édition du printemps dernier — transbahutée au printemps prochain — le Festival Transfer s'offre un genre d'édition automnale et hors-série, en collaboration avec Cold Fame et sa traditionnelle Messe.

Stéphane Duchêne | Jeudi 23 septembre 2021

La période du Transfer au Transbordeur

À l'origine, le Festival Transfer avait envisagé de reporter son édition de mars 2021, fort prometteuse avec des têtes d'affiches de la trempe de Fontaines DC, Shame ou The Wytches, à cette fin de mois de septembre. Mais un nouveau protocole sanitaire s'en étant mêlé à l'été, les organisateurs, Mediatone en tête, ont préféré rebasculer l'ensemble de la chose à mars prochain, sachant qu'avec ce Covid plus personne n'est à un report, ni à deux ans près, c'est une des choses que cette affaire sanito-culturelle nous aura apprise. Restaient ces dates du 24 et 25 septembre initialement choisies et la possibilité d'organiser quelque chose du côté de l'infrastucture estivale du Transbordeur, cet open air qui sert pour les Summer Sessions dès que le soleil estival se pointe — ou quand il ne se pointe pas, comme cette année. Alors voilà, Transfer organiserait donc une sorte d'édition hors-série, avec une programmation repensée pour l'occasion. Et surtout avec le concours de

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Lyon : une nouvelle salle au Musée des Confluences, dédiée aux donateurs

Musée | Gratuitement durant les week-ends et lors des vacances, le Musée des Confluences convie ses visiteurs dans un nouvel espace permanent : une galerie dédiée à ses donateurs. Logiquement, Émile Guimet est à l’honneur.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : une nouvelle salle au Musée des Confluences, dédiée aux donateurs

Il est loin déjà le temps où Émile Guimet (1836-1918), se joignant au déménagement du Muséum d’Histoire Naturelle, livrait les trésors issus de ses explorations au musée du boulevard des Belges qui, comme à Paris, porta son nom. Celui-ci a fermé mais le Musée des Confluences a englobé ses collections. Presque sept ans après l’ouverture de ce paquebot dont le succès ne se dément pas (autant de visiteurs — presque 100 000 — cet été que lors de l’été 2019, avant le Covid), et après diverses expositions temporaires (Le monde en tête grâce à Antoine de Galbert, Désir d’art grâce au couple Develon), sept vitrines livrent aujourd'hui à nos regards 250 objets de 80 donateurs différents (particuliers ou institutions, fondations…). De nature hétéroclite, d’époques extrêmement diverses, ces objets au soclage désormais aimanté pour être plus mobiles (

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Manifester, une performance signée Anna Halprin au Parc de la Tête d'Or

Performance | Disparue en mai dernier, Anna Halprin (1920-2021) a été l’une des grandes figures de la danse contemporaine et de la performance. En 1967, en pleine (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 22 septembre 2021

Manifester, une performance signée Anna Halprin au Parc de la Tête d'Or

Disparue en mai dernier, Anna Halprin (1920-2021) a été l’une des grandes figures de la danse contemporaine et de la performance. En 1967, en pleine guerre du Vietnam, l’artiste imagine la performance Blank Pancard Dance dans les rues de San Francisco. Une trentaine de danseurs défilent silencieusement en brandissant des pancartes blanches et à la question des curieux « Contre quoi protestez-vous ? », ils répondent : « Contre quoi voulez-vous protester ? ». Ils recueillent alors les mots des passants et les déclament à la fin de la "manifestation". La chorégraphe Anne Collod (en collaboration avec le Musée d'Art Contemporain) réactive cette étonnante performance à Lyon le dimanche 26 septembre (départ à 14h depuis la place des Terreaux pour aller jusqu’au Parc de la Tête d’Or).

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Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Cinéma | À moins d’un mois du début de la 13e édition du Festival Lumière, le programme se dévoile enfin. Conforme aux attentes et à ses habitudes, il convoque des films nouveaux ou en renouveau ainsi qu’un aréopage d’invités de prestige, sans négliger les hommages aux absents.

Vincent Raymond | Jeudi 16 septembre 2021

Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Évidemment, Bertrand Tavernier pour débuter. Rien n’aurait été possible sans l’ancien président de l’Institut Lumière. Sa disparition au printemps dernier se devait d’être marquée d’une célébration, ce sera une soirée hommage le dimanche 10 octobre. Mais aussi des projections de quelques-uns de ses films piochés dans sa considérable filmographie : L’Horloger de Saint-Paul (1973), Autour de minuit (1986), L.627 (1992), L’Appât (1995), Capitaine Conan (1996), La Princesse de Montpensier (2010) et Quai d’Orsay (2013) ont été choisis. Autour de sa figure tutélaire, un vaste menu éclectico-cinéphilique comme il les aimait : de Jane Campion (Prix Lumière 2021) à Gilles

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Musée d'Art Contemporain : Delphine Balley, au rythme des rites

Art Contemporain | Le Musée d’Art Contemporain présente cinq nouvelles expositions dont celle, particulièrement réussie, de la photographe et vidéaste Delphine Balley. Un univers à l’imaginaire hanté et riche, qui se joue des rites, des fantômes et du passé.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 21 septembre 2021

Musée d'Art Contemporain : Delphine Balley, au rythme des rites

Dans ses séries photographiques, depuis 2002, Delphine Balley rêve et fantasme des scènes de la vie familiale, des faits divers tirés d’anciens journaux, des histoires de sorcellerie glanées dans des villages, une lignée aristocratique anglaise… Chacune de ses images est minutieusement construite comme un tableau, avec un soin tout particulier accordé aux lumières, aux décors, costumes, objets. On a parlé à son propos de surréalisme ou d’esprit baroque. Ce n’est pas faux mais, avec le recul, il nous semble surtout que l’artiste se projette dans un non-temps et dans un non-espace : ceux propres à l'imaginaire ou à l’espace du rêve qui brouille et enchevêtre les temporalités et les spatialités. Pour son exposition au MAC, Figures de cire, Delphine Balley propose un parcours où les fenêtres du musée ont été obstruées, rythmé de grands rideaux noirs entre les salles et où il n’est question, fondamentalement, que de clair et d’obscur, de réel et de double… C’est un ch

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Ce qu'il ne faut pas rater côté jazz et sono mondiale cette saison

Jazz & Sono Mondiale | Une bonne grosse saison de jazz (et plus si affinités) comme on les aime à Lyon, faite de mélanges, de jeunes talents, d'expérimentations, de classiques, de stars et d'inconnus du bout du monde, voilà ce que nous proposent à eux tous, les différentes maisons qui l'accueillent.

Stéphane Duchêne | Jeudi 23 septembre 2021

Ce qu'il ne faut pas rater côté jazz et sono mondiale cette saison

« Il serait indécent de renoncer au jazz » disait le poète. Sur ce point, la reprise des affaires montre une chose, pas question de renoncer à cette discipline dont le menu de saison s'avère particulièrement copieux que ce soit chez les généralistes ou les spécialistes du genre. Sur ce point l'Opéra Underground n'est pas loin de se montrer le plus éclectique qui peut aussi bien inviter le jazz de chambre d'un Vincent Courtois (c'est tout de suite, ce 22 septembre) pour un hommage à... Jack London qu'un Bachar Mar-Khalifé flirtant avec les musiques du monde. Pour l'Opéra Underground, il n'y a d'ailleurs qu'un pas entre les deux, qui programme également le meilleur de la sono mondiale : d'un Piers Faccini, creuset folk à lui tout seul d'une musique qui fait le tour du monde (26 septembre dans le cadre des Chemins des songwriters, avant un nouveau passage en janvier) au Colorist Orchestra qui accompagne l'inclassable Howe Gelb, errant volontaire entre les genres. La programmation de l'OU s'accompagne

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Au Théâtre de la Croix-Rousse, La Cordonnerie s'empare de Shakespeare

Théâtre | Un ciné-spectacle buissonnier et attachant concocté par La Cordonnerie : à voir au Théâtre de la Croix-Rousse cette quinzaine.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Au Théâtre de la Croix-Rousse, La Cordonnerie s'empare de Shakespeare

Elle a un corps de sportive (elle est pongiste) qu’on ne voit pas ; il a un corps ramolli par une vie sédentaire arrimée à sa machine à écrire, visible. Ils vivent dans des mondes séparés par un pont à hauban et ne devraient jamais se rencontrer. Pourtant, ils vont s’aimer. Mais ça ne suffira à aboutir à un happy end. Loin de Vérone, au Havre, Romy et Pierre tentent d’aller à l’encontre d’une société hostile voire ségrégationniste. Dans cette nouvelle création de la compagnie La Cordonnerie, née en 1997 — c'est leur huitième ciné-spectacle —, il n’est pas fait de référence explicite à une période historique comme cela avait pu être le cas avec leur Blanche-Neige au temps du Mur de Berlin. Et c’est en partie sa force. Othello, le chat Les personnages qu’ont inventé Samuel Hercule et Métilde Weyergans gagnent à être intemporels et « puisqu’il est trop tard pour êtr

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Xavier Beauvois, les Larrieu et Xavier Giannoli viennent présenter leurs films à Lyon

Avant-Premières | À quoi bon courir les festival quand ceux-ci viennent au public lyonnais ? Trois films issus des sélections officielles de Berlin, Cannes et Venise (...)

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

Xavier Beauvois, les Larrieu et Xavier Giannoli viennent présenter leurs films à Lyon

À quoi bon courir les festival quand ceux-ci viennent au public lyonnais ? Trois films issus des sélections officielles de Berlin, Cannes et Venise s'invitent la même semaine en avant-première à Lyon ! D’abord, le drame policier Albatros de Xavier Beauvois en sa présence et celle de son interprète principal Jérémie Rénier le mardi 28 septembre au Pathé Bellecour à 19h30 ; ensuite Tralala, la comédie musicale écrite par Jeanne Cherhal que les frères Larrieu accompagneront le jeudi 30 à 21h au Cinéma Lumière ; enfin, Illusions perdues, adaptation de Balzac signée par Xavier Giannoli que celui-ci escortera le vendredi 1er octobre à 19h au Comœdia ainsi qu’à 19h45 au Pathé Bellecour. Voilà, votre programme est (quasiment) bouclé.

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L'Institut Lumière lance un cycle de films muets accompagnés au piano

Ciné-concert | Depuis le début du mois de septembre, l’Institut Lumière a enrichi sa programmation d’un nouveau rendez-vous patrimonial : des ciné-concerts au piano tous (...)

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

L'Institut Lumière lance un cycle de films muets accompagnés au piano

Depuis le début du mois de septembre, l’Institut Lumière a enrichi sa programmation d’un nouveau rendez-vous patrimonial : des ciné-concerts au piano tous les dimanches à 14h30. Une excellente initiative pérennisant (et transposant à domicile) les “sublimes moments du muet“ — ces grandes séances données dans le cadre du Festival Lumière permettant de (re)découvrir, dans un contexte proche de celui de l’époque, des chefs-d’œuvres classiques. Au menu dimanche 26 septembre, porté par le piano de Denis Fargeat, L'Homme qui rit de Paul Leni (1928) avec dans le rôle-titre Conrad Veidt — hélas un peu oublié aujourd'hui. Bien avant celle de Jean-Pierre Améris, cette adaptation de Victor Hugo eut une étonnante postérité, le rictus grimaçant du héros ayant inspiré la physionomie du Joker. Une semaine plus tard, Fred Escoffier au clavier accompagnera Renée Falconetti, alias la Pucelle d’Orléans sur son chemin de croix dans La Passion de Jeanne d’Arc (19

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Lyon : festivals à gogo !

Cinéma | À peine sort-on des Hallus, avant de se jeter dans Lumière, voici qu’une nouvelle brassée de festivals jaillit, réclamant de notre part attention(s) et ubiquité. Un vrai problème de riche !

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

Lyon : festivals à gogo !

À tout seigneur, tout honneur : gros morceau de cette quinzaine, les 37e Reflets du cinéma ibérique et latino-américain (du 22 septembre au 5 octobre) se déploient au Zola comme l’an passé en version automnale afin de compenser l’ajournement du mois de mars — donnant, au passage, l’illusion que nous vivons un mois de mars austral. Dotés d’un imposant programme espagnol où les réalisatrices figurent à l’honneur (Icíar Bollaían pour La Boda de Rosa, Pilar Palomero pour Las Niñas, Paula Cons pour La Isla de las Mentiras etc.), nanti de son lot d’inédits et d’avant-premières (la sensation cannoise venue d’Haïti Freda de Gessica Geneus, Sentimental de Cesc Gay…), d’une compétition “premiers films”, de ses savoureux “minutos picantes“ agrémentant les avant-séances et des résonances dans les cinémas de l’agglomération, ces Reflets ne sont en rien l’ombre d’eux-mêmes ! Mais aussi… Engagée depuis le 17 septembre dernier, l’édition

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De l’autre côté : les sorties cinéma de la quinzaine (du 22 au 29 septembre)

Théma | Pile, la vie qui continue, l’espoir… Face, le néant. Entre les deux, l’exil, la maladie ou le combat, pour abolir le désastre ou précipiter la fin. Refuser de basculer de l’autre côté ou y courir, telle est la question… Où l'on parle de "La Voix d'Aida", "La Traversée", "I Am Greta", "Bigger Than Us", "Tout s'est bien passé" et "After Love".

Vincent Raymond | Mardi 21 septembre 2021

De l’autre côté : les sorties cinéma de la quinzaine (du 22 au 29 septembre)

Sur le fil, jusqu’au bout : au printemps dernier, La Voix d'Aida de Jasmila Žbanić (22 septembre) aurait pu valoir à la Bosnie-Herzégovine son deuxième Oscar du film international. Voire aurait dû pour sa prescience. Car s’il évoque le passé — en se déroulant durant la chute de Srebrenica en 1995, quand l’ONU laisse la ville aux mains de Mladic —, il trouve un stupéfiant écho dramatique avec l’actualité afghane. On y suit la course folle d’Aida, interprète pour les Casques Bleus, tentant d’exfiltrer son mari et ses fils alors que la milice se rapproche. Ce film glace les sangs par son tragique (et hélas historique) suspense, transmettant l’étouffement progressif saisissant Aida. Respectueux des victimes, il rappelle la réalité des épurations ethniques comme la fragilité de la paix. Sur une thématique voisine mais dans un traitement fort différent, La Traversée de Florence Miailhe (22 septembre) relate sous forme de conte atemporel l'exil de Kyona et Adriel, sœur et frère essayant de gagner un pays plus tolérant. Une route semée d’embûches inspirée par l’histo

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Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

SMAC | Rénové – et même pratiquement reconstruit – de fond en comble sur son site de Confluence, le nouveau Marché Gare ne rouvrira pas avant le printemps 2022 mais l'équipe bénéficiera d'un outil propre à satisfaire de nouvelles ambitions. On a fait le point sur le projet avec Benjamin Petit, son directeur, et Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville qui a fait grimper considérablement l'enveloppe municipale en même temps que la subvention allouée à la SMAC lyonnaise.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

Le projet a beaucoup évolué notamment pendant la démolition d'une partie de l'ancien Marché Gare. Comment a-t-il pris forme, avec quel nouvel engagement de la Ville ? Nathalie Perrin-Gilbert : Au départ, on avait une enveloppe Ville de 500 000€, aujourd'hui elle s'est engagée à auteur d'1, 5M€, la Métropole 2M€ : on a un projet de 3, 5M€ mais parce que le projet s'est amélioré au fur et à mesure. Benjamin Petit : C'est vrai qu'il y a eu ce premier programme, ensuite il y a eu une nouvelle ambition portée par la Ville sur cet équipement. Mais il n'y a pas eu une escalade du budget, c'est l'enveloppe qui a été revue à la hausse. C'est à partir de là qu'on a pensé un nouveau projet plus ambitieux dans lequel on a pu faire passer nos idées pour cet équipement. Quel regard portez vous sur le projet tel qu'il est aujourd'hui ? NPG : Sur le projet culturel, je suis ravie d'hériter de cette décision concernant le Marché Gare, qu'une nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles se développe comme cela. La Ville de Lyon veut conforter ses deux SMAC, le Marché Gare et le Pér

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De Jujurieux à la Croix-Rousse, un monde en soie

Ain / Rhône | Entre Jujurieux et Lyon se dessine une histoire autant industrielle que sociale autour de la soie. Balade en deux temps.

Nadja Pobel | Jeudi 23 septembre 2021

De Jujurieux à la Croix-Rousse, un monde en soie

Soieries Bonnet - Jujurieux C’est une extension de ce qui se trame à Lyon, qui se trouve et se visite toujours à Jujurieux dans l’Ain (à 70 km de Lyon) sur les terres de l’écrivain et prix Goncourt de la poésie, Charles Juliet. En 1835, l’entrepreneur Claude-Joseph Bonnet (1786-1867) installe dans son village de naissance un véritable pensionnat-école, le premier du genre en France. Lui-même a appris le métier de tisseur à Lyon avant de devenir fabricant dans le quartier des Terreaux à 24 ans. Dans l’Ain, il va faire travailler jusqu’à 2000 personnes en même temps pour la filature, le moulinage et le tissage. À la fin du XIXe siècle, ce sont 800 ouvriers qui œuvrent de chez eux pour le dévidage des cocons et 1200 sur place — dont 800 jeunes filles dès 12-13 ans, venues l’Ain, de Savoie voire l’Italie du Nord, placées par leur famille ou recueillies à l’orphelinat de l’hôpital lyonnais de la Charité (l'actuelle place Antonin Poncet : il n’en reste que le clocher). Bon

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Erotic Market : « être non-essentiel, c'est super ! »

Pop | Au Périscope pour présenter la version live de Boredoms & Heartstrings, revisite avec quatuor à cordes de Boredoms, Marine Pellegrini revient sur l'évolution d'Erotic Market, la genèse de ce projet mais aussi les difficultés créatives rencontrées ces derniers mois avec le Covid dans le sillage d'une dépression. Et d'un retour aux affaires qui ne va pas de soi pour tous les musiciens.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Erotic Market : « être non-essentiel, c'est super ! »

Tu as poursuivi en solo le projet Erotic Market il y a quelques années, après le premier album du groupe. Pourquoi avoir choisi de continuer sur le même projet ? Marine Pellegrini (Erotic Market) : Quand Lucas [Garnier, autre moitié fondatrice du duo] a décidé d'arrêter en 2016, je n'avais aucune raison esthétique de changer. Pour moi ça restait un contexte que j'aimais, un nom que j'aimais, un style qui me convenait. Je n'avais aucune raison de changer, si ce n'est de jouer le jeu du chat et de la souris avec les programmateurs et les médias, en agitant un nouveau projet. Mais Erotic Market, c'était qui j'étais. Tu t'es mise à travailler différemment ? À la base avec Lucas, je faisais les premières ébauches, texte-musique, et lui étirait tout, il arrangeait. Ça partait toujours d'idées à moi. Aujourd'hui, je travaille un peu de la même façon sauf que je vais peut-être un peu plus loin dans la composition. Mais je fais toujours appel à des gens extérieurs pour arranger, finir de dispatcher les sons. Avoir une vue d'ensemble sur les morceaux, c'est quelque chose que je n'arrive pas à faire. Sur Queend

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Lyon : les 10 concerts à inscrire sur votre agenda cette saison

Bons Plans | Ne nous cachons pas derrière l'euphorie du renouveau, la reprise des festivités en matière de musiques actuelles n'est que progressive et ne sera sans doute complète qu'à partir de janvier, avec le retour massif des internationaux, encore bien timide pour l'heure. Reste quand même quelques beaux moments à savourer.

Stéphane Duchêne | Jeudi 23 septembre 2021

Lyon : les 10 concerts à inscrire sur votre agenda cette saison

Alain Damasio & Yann Péchin On n'aura pas attendu cette soirée pour voir se construire des ponts entre rock et littérature mais la chose — c'est le but assumé de l'événement — n'en demeure pas moins intéressante, qui met aux prises le nouveau pape de la SF Alain Damasio et le guitariste-accompagnateur multi-cartes Yan Péchin. Au menu, une transposition musicale de textes du premier (essentiellement extrait des Furtifs) à la forte résonnance politique. Le spectacle se doublera d'un autre signé par l'auteur Pierre Ducrozet et la Cie Lapsus en un mariage littéraro-circassien autour du vertige, de textes de Ducrozet et de partitions circassiennes. Difficilement transposable en ligne, la soirée aurait dû faire l'ouverture des Chants de Mars au printemps dernier. Après un léger voyage dans le temps la voici enfin sur scène. Au Transbordeur le jeudi 30 septembre à 21h L'Effondras Il y a quelques mois, L'Effondras a engagé dans ses rangs le délicat Raoul Vignal. Que les fans du groupe se rassure, Vignal n'est pas là pour veni

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Au Périscope, Sourdure, vents debout

Musique Traditionnelle | Percutant les musiques traditionnelles auvergnates de ses fulgurances électroniques, Ernest Bergez — alias Sourdure — vient présenter son troisième opus au Périscope, finement accompagné d'une partie des instrumentistes invités sur De Mòrt Viva : c'est le concert de la semaine.

Sébastien Broquet | Jeudi 23 septembre 2021

Au Périscope, Sourdure, vents debout

Conseiller à la programmation du Musée des Confluences, mais aussi journaliste spécialisé en musiques traditionnelles de longue date, féru d'instruments venus de tous horizons et de toutes époques, Philippe Krümm nous affirmait il y a quelques jours : « parmi les espèces en voie de disparition, on oublie les instruments de musique ! » Il est vrai que face à l'invasion du home-studio et des plug-in, du tout digital, plus trop besoin d'aller chercher un thérémine ou un clavecin d'époque, par exemple, pour explorer des sons et vibrations inconnues durant de longues heures... Il reste quelques collectionneurs comme le trop rare Jaron Lanier pour sauvergarder ces "espèces sonores". Ou les explorateurs des musiques traditionnelles, qui à intervalles réguliers remettent au goût du jour d'ancestrales harmonies, langues et danses — dans les seventies, en les parfumant de rock ou de jazz dans le sillage d'Alan Stivell et Malicorne, au début des années 1990 en les confrontant au rap (Fabulous Trobadors et Massilia Sound-System) ou aux musiques électroniques (Denez Prigent), ou depuis quelques années en explorant plus profondément encore l

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Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

Food | Année après année, le Lyon Street Food festival s’est imposé comme l’un des gros événements de la rentrée, pas seulement culinaire. Pour cette cinquième édition, qui s’ouvre ce jeudi, Emeric Richard, l’un des organisateurs, se prépare à accueillir près de 35 000 visiteurs. Entretien.

Adrien Simon | Mercredi 15 septembre 2021

Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

À l’origine de ce festival il y a un duo… Emeric Richard : On a créé cet événement avec Thomas [Zimmermann]. On était amis depuis plusieurs années déjà et on voulait créer notre entreprise pour venir bousculer les codes culinaires lyonnais. On a commencé en intervenant sur des salons et sur des événements de plus en plus grands : un banquet de 4000 personnes à la Halle Tony Garnier ou la fan zone de Bellecour lors de l’Euro de Football. Comment est venue l’idée d’un tel festival ? En voyageant on avait rencontré et apprécié une approche de la cuisine différente de ce qu’on trouve ici. Décomplexée, plus abordable, avec un fort contact chef-public. Je pense à Hong Kong, où on retrouve cette approche qui nous plaît. Ce sont les night market, en pleine rue, avec des plats un peu dingues, une cuisine cosmopolite, avec des nourritures de toute l’Asie. On trouvait étonnant que cette approche ne soit pas plus présente à Lyon. Envisager un événement autour de la street food, c’était un genre de pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise. Ça plait aux chefs, même les plus répu

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Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

ESCAPADES | Avec l’événement Expérience ViaRhôna, l’association 812 vous propose de découvrir les 18 et 19 septembre une petite partie de cet itinéraire cyclable qui relie le lac Léman à la Méditerranée. Au programme : un peu de pédalage et plein de découvertes patrimoniales, naturelles et gastronomiques. L’expérience vous tente ?

Article Partenaire | Mercredi 8 septembre 2021

Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

Imaginez : vous avez 25 km ou 45 km à parcourir à vélo (une broutille), et toute la journée pour en profiter sous un soleil généreux (on espère) et presque automnal. Qu’allez-vous faire ? Profiter des points de vue ? Participer aux rencontres organisées pour vous sur les ravitaillements avec des producteurs et des viticulteurs ? Visiter les richesses patrimoniales et naturelles ? Les parcours, tracés par les organisateurs, vous permettront tout cela et plus encore. Vous n’aurez qu’à vous laisser guider et à suivre l’application qui vous indiquera même tous les bons plans en fonction du lieu où vous vous trouvez. Présentée ainsi, comment ne pas résister à l’Expérience ViaRhôna ? Dans les cartons depuis deux ans, l’événement organisé par l’association 812 se concrétisera les 18 et 19 septembre. « Avec les trois parcours proposés, nous voulons toucher le public le plus large, explique Rémi Guyot de l’association, mais l’expert vélo n’est pas notre cible. » Trois parcours de découverte Principe de l’évé

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Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Enquête | Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) signée Oriane Mollaret et publiée par Rue89Lyon. Le pure player révèle qu’une enquête — administrative, celle-là — a été ouverte le 19 avril par l’institution à propos de l’un de ses mandarins, Jacques Gerstenkorn, après que des étudiantes l’ont signalé à la cellule anti-discrimination, harcèlement, violences sexuelles et sexistes créée… un mois plus tôt. Ponte de la filière d’études cinématographiques, par ailleurs fondateur du festival Doc en Courts, l’enseignant se voit reprocher un « comportement abusif » allant « du harcèlement à l’agression sexuelle » par plusieurs victimes présumées témoignant longuement, pour la plupart à visage découvert — également sollicité par

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Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Clubbing | Un samedi aux couleurs africaines se profile au Sucre, sous la férule du label lyonnais Blanc Manioc et du festival d'Abidjan, Maquis Electroniq.

Sébastien Broquet | Jeudi 9 septembre 2021

Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Drôle d'aventure que celle menée par Dom Peter, batteur du combo dub lyonnais High Tone depuis le mitan des nineties, ayant écumé les salles d'ici et de presque partout ailleurs au fil de tournées incessantes, de concerts dévastateurs et d'albums ayant marqué l'histoire du genre en Europe — surtout les premiers. Lors d'une pause entre deux tours, constatant la baisse d'intensité de la scène dub, la difficulté à se renouveler au sein d'un groupe — Antonin Chaplin, le clavier, a lui quitté la bande après de longues années —, il a décidé de ne pas abandonner, mais de se consacrer en parallèle à un autre projet, très personnel, puisant aux sources de son amour pour les musiques africaines. C'est ainsi que Midnight Ravers est né, superbe projet afro-électro, puis Blanc Manioc avec le dessinateur Emmanuel Prost, label 100% numérique dédié aux découvertes faites au cours de ses visites sur le continent africain, centrées autour de l'effervescente et diversifiée scène électronique locale. Et tout s'est enchaîné, avec la co-création d'un festival à Abidjan, Maquis Electroniq, sur lequel un autre duo lyonnais a

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Visiteurs du jeudi

CONNAITRE | Embarquement immédiat pour la troisième saison du cycle de conférences et de rencontres “Visiteurs du jeudi” : l’évènement hebdomadaire pendant lequel Hôtel71 s’ouvre au public. Et pas avec n’importe qui.

Article Partenaire | Lundi 6 septembre 2021

Visiteurs du jeudi

Chaque semaine - le jeudi donc - un·e professionnel·le de la culture ou des médias vient partager son expérience personnelle mais aussi son expertise. Alors oubliez tout de suite l’image académique et poussiéreuse de la conférence : il s’agit d’une rencontre où le public a toute sa place pour poser ses questions et échanger avec les intervenant·e·s, tous plus intéressant·e·s et pointu·e·s les un·e·s que les autres. Saison 3 avec des tables rondes Après une saison en ligne l’an dernier pour cause de crise sanitaire, l’équipe est vraiment ravie de réouvrir ses portes IRL au public. Avec une nouveauté cette année : deux tables rondes sont programmées en plus des rencontres classiques, avec différent·e·s intervenant·e·s réuni·e·s autour d’une thématique commune. La première sera dédiée à “La Blockchain au service des artistes” le 23 septembre, avec plusieurs acteur·ices du secteur technologique et artistique. La seconde le 25 novembre rassemblera des représentant·e·s de tiers lieux lyonnais pour mieux comprendre leurs fonctionnements et leurs modèles.

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Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Food | Le futur de la Cité de la Gastronomie ? Rendez-vous dans deux ans pour savoir. En attendant, on teste et on resserre le prisme sur l'alimentation pour en faire non plus un musée, mais un « lieu totem de la filière alimentaire ».

Sébastien Broquet | Mardi 7 septembre 2021

Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Toute la presse locale était conviée jeudi dernier au sein de la Cité de la Gastronomie par les services de la Métropole de Lyon, histoire d'en apprendre un peu plus sur l'avenir du lieu, dont la première incarnation voulue par la majorité macroniste d'alors et pilotée par l'opérateur espagnol MagmaCultura s'était soldée, comme le dit très bien Bruno Bernard, par un « fiasco » retentissant, laissant exsangue partenaires, mécènes et équipes. Le président de la Métropole s'est retrouvé dès son élection avec cet innattendu dossier sur les bras et on pouvait espérer au bout d'un an une vraie prise en main pour ce lieu emblématique et historique, situé en plein cœur de Lyon. Or, les idées pour incarner une vision patrimoniale, ce n'est visiblement pas le point fort des écologistes : du côté de la Ville, on ne sait toujours pas trop quoi faire de l'ancienne école des beaux-arts et du Musée Guimet, par exemple. Le projet Fagor-Brandt reste flou. Et pour la Cité de la Gastronomie... Eh bien, ça reste flou aussi. Bruno Bernard, accompagné de son vice-président en charge de l'agriculture et l'alimentation Jérémy Camus,

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Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Shopping | Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 8 septembre 2021

Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du Vintage, première date de ce qui est désormais une tournée française bien établie qui passera également par Paris ou encore Strasbourg. Ce second passage par chez nous est l'occasion de convier près de cent marchands européens, dont une vingtaine se dédiant spécifiquement au design avec la possibilité de trouver des pièces signées Pierre Paulin, Charles & Ray Eames, Gaetano Sciolari, Willy Rizzo... Forcément, côté tarif, ce ne sera pas au prix de la brocante du coin. On trouvera aussi des vinyles et une friperie de luxe, avec des pièces de Courrèges, Yves Saint Laurent ou encore Chanel pour garnir son dressing. L'entrée est à 6€.

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"Les Amours d’Anaïs" de Charline Bourgeois-Tacquet : love, etc.

Comédie | Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas (...)

Vincent Raymond | Mercredi 15 septembre 2021

Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas indifférente à ses charmes, jusqu’à ce qu’elle découvre la compagne de Daniel, Émilie, une autrice qui va la fasciner… Avec ce premier long-métrage, Charline Bourgeois-Tacquet signe une comédie sentimentale primesautière — mais inégale, le revers de la médaille — cousue main pour l’interprète de son court Pauline asservie, Anaïs Demoustier. Celle-ci endosse avec naturel et piquant ce rôle homonyme de tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse, et se promène de Paris à la Méditerranée ou la Bretagne (malgré ses soucis pécuniaires d’étudiante trentenaire…). Très Nouvelle Vague revue par Podalydès dans la forme et l’esprit, Les Amours d’Anaïs revisite certains motifs du cinéma-chambre-de-bonne (devenu appartement deux-p

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Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Food | Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au (...)

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au dimanche 12 septembre pour sa cinquième édition. L'idée ? Des chefs investissent au déjeuner les jardins du fort Saint-Irénée. Après la bistronomie de Table Wei et de Manto ou la street-food du Bistrot Zakka, ce jeudi les Jardins de Vartan ramèneront leurs légumes (bio) pour un repas végétarien, et Philippe Bernachon clôturera la journée par un cocktail dinatoire. Le samedi, c’est Jérémy Galvan, l’étoilé de la rue du Bœuf, qui montera pour proposer un menu gastronomique en piochant dans le potager de l’Institut. Et pour finir : double-brunch le dimanche, confectionné par Ravigote, avec pour les enfants, grâce à La Petite Académie, calligraphie, dessin et même fabrication de dragons ! (Menus de 26€ à 120€).

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Ban, l’épicerie cool et caféinée

Épicerie | Produits sourcés, café bien fait, sandwichs fusion et déco léchée pour une épicerie postmoderne sur les pentes de la Croix-Rousse : Ban.

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Ban, l’épicerie cool et caféinée

Qui fréquente la rue des Capucins, cette ancienne traversante du bas des pentes désormais barrée partiellement à la circulation par la première opération municipale "d’urbanisme tactique"… Qui donc la fréquente a noté qu’on s’agitait depuis quelques mois dans un petit local tout en longueur. Un bouledogue et un Cavalier King Charles surveillaient des travaux qui laissaient imaginer l’ouverture prochaine d’un commerce de bouche branché — après Satriale qui arrose depuis peu, le même tronçon de vin nature. On pariait sur un coffee shop en y apercevant Benoît Nique et Alexandre Paty, deux habitués des lieux caféinés qui à la suite de Mokxa ont colonisé la Presqu’île : Slake, Diploid,

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À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Boucherie | Dans le dernier tronçon de l’ascension de la Croix-Rousse, on trouve ce qui serait la plus vieille boucherie de Lyon : Tête Bech. Elle a pris un coup de jeune cet été.

Adrien Simon | Jeudi 9 septembre 2021

À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Elle aurait plus de 120 ans d’âge et reste contemporaine. Elle a intégré l’idée que la bidoche est, dans le nouveau siècle, sujette à polémique. Avant les travaux, qui l’ont vue cet été faire peau neuve, la devanture de Tête Bech annonçait déjà : « vous n’êtes pas obligés de manger de la viande ! » — si vous le faites, faites-le bien, pour résumer. Il paraît que la consommation de produits carnés a baissé de 13% en France ces dix dernières années, selon une étude du Credoc — ce qui est beaucoup. On peut toujours accuser une idéologie pro-tofu, ça évite de regarder les faits. D’un côté les scandales sanitaires (remember le cheval-gate), la hausse des affections liées à une mauvaise alimentation, la honte des abattoirs, le poids de l’élevage dans la pollution, de l’eau comme de l’air. Et de l’autre cette nouvelle donne : « les 18-24 ans consomment désormais, dans 42% des situations, la viande dans des plats industr

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"Mobylette" de Frédéric Ploussard : grande brêle

Roman | Depuis l'Ardèche, où il vit désormais, l'auteur lorrain Frédéric Ploussard a commis l'un des plus terribles (et sans doute le plus drôle) romans de la rentrée littéraire. Ça s'appelle Mobylette, c'est nourri au mélange et ça pétarade sec.

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 septembre 2021

Originaire du Clinquey, qui figure une version fictionnelle de Briey — riante cité de Meurthe-et-Moselle dont les deux plus illustres pensionnaires furent Michel Platini qui en fréquenta le collège (L'Assomption) depuis son Jœuf voisin et Francis Heaulme qui passa son enfance dans la Cité Radieuse tracée par Le Corbusier — Dominique est un homme trop grand, « un mec au-delà », qui aurait dû s'appeler Laurent mais finalement non. Dominique est éducateur spécialisé dans les Vosges, au foyer de la Dent du diable, un nom qui pose le décor. Dominique s'occupe de gamins passablement cintrés : Franck a pour hobby d'étêter des poules (« c'était notre spécimen de la catégorie chasseur-cueilleur, ce garçon. (…) Il avait joué au foot pendant une semaine avec un chat mort avant d'être exclu du club de foot. (…) Il était le seul gosse que j'avais vu mordre un chien »), Cindy aime un peu trop les flammes (« Le psychiatre du secteur n'avait rencontré Cindy qu'une fois depuis son arrivée au foyer. Quatre minutes d'entretien et il avait

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Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Serre Moi Fort | Une femme feint de quitter son mari et ses enfants ; en réalité, ceux-ci ont disparu dans une avalanche et elle préfère leur inventer une vie à part de la sienne. Tel est l’argument du nouveau film réalisé par Mathieu Amalric, kaléidoscope mental et fascinant, où chaque détail compte. Propos rapportés d’une conversation fleuve…

Vincent Raymond | Vendredi 10 septembre 2021

Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Le son de votre film débute non par la Norma de Bellini du distributeur Gaumont, ni les jingles des autres coproducteurs Canal+ et Arte, mais par la musique que vous avez choisie pour votre générique. Est-ce vous qui l’avez imposé ? Mathieu Amalric : Oui oui ! Ils ont eu cette gentillesse. Ça n’a pas été un débat ni un conflit à la force du poignet. Franchement, il ne fallait pas d’autre musique, quoi ! Parfois, quand on est spectateur, il y a des logos tellement sophistiqués qu’on pense que c’est le début et… ah non ! En fait, on ne sait plus quand les films commencent. Là, ça commence par la musique jouée par Marcelle Meyer, la même pianiste qu’au générique final. Comment Je reviens de loin, la pièce que vous adaptez ici, vous est-elle parvenue ? Grâce à un ami, acteur et metteur, Laurent Ziserman. On se connaît depuis toujours : il avait joué dans mon premier court-métrage, Sans rires. C’est lui qui va monter aux Célest

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Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

Art Contemporain | La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore que, s’agissant de Delphine Balley (née en 1974 à Roman-sur-Isère), les Lyonnais ont déjà pu goûter à son univers photographique baroque et surréaliste, en la découvrant notamment il y a quelques années à la Galerie Le Réverbère. Son œuvre, depuis, poursuit dans la même veine, s’inspirant de faits divers, légendes locales, rites et croyances divers, pour en tirer ensuite des "images-tableaux" toujours surprenants, voire extravagants ! Son goût de la mise en scène l’a conduite aussi à produire plus récemment des films. Partageant elle aussi ce goût de la mise en scène, on sera curieux de découvrir l’univers de l’artiste d’origine slovène Jasmina Cibic (née en 1979) qui s’attelle à la mise en scène du pouvoir, à travers notamment une vidéo projetée en triptyque : The Gift. Au

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