Colin Stetson, jazzman éléphantesque

MUSIQUES | Les barrissements de ses saxophones XXL se font entendre sur quelques grands disques de rock de ces dernières années. Mais Colin Stetson est aussi un immense performer et musicien solo dont le son inimitable et tellurique abat les frontières entre pop, classicisme et avant-garde.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 mars 2016

Photo : © DR


Question à mille euros : l'homme en a deux, l'éléphant trois, la femme quatre, l'éléphante cinq, de quoi s'agit-il ? Tic tac, tic tac... Huuuuun. Il s'agit des trompes. Colin Stetson, lui, se situe quelque part entre l'homme et l'éléphant puisqu'il n'est pas rare qu'il possède trois trompes (le lecteur ayant envisagé l'amorce d'une pensée salace est prié de quitter cet article et de ne pas jeter son Petit Bulletin sur la voie publique).

Car Colin Stetson joue de ce genre de saxophone basse ou baryton (et même de la clarinette, toujours basse) dont le son n'est pas sans évoquer le barrissement. Un instrument ardu à maîtriser (son poids, le souffle qu'il nécessite) et passablement ingrat (outre qu'il déchausse les dents, il vous relègue toujours à l'arrière-plan).

Chemins

Ceux à qui ce nom est familier l'ont sûrement vu associé aux travaux de la branchitude new-yorkaise (David Byrne, TV on the Radio, LCD Soundsystem, Yeasayer) ou de la nouvelle vague rock canadienne (Arcade Fire, Feist, Timber Timbre). Éléphant slalomant dans le magasin de porcelaine de la musique mondiale sans rien casser d'autre que la baraque, capable d'accompagner le délicat Bon Iver comme de danser avec le violon, arcadien lui aussi, de Sarah Neufeld (un éléphant qui danse avec un colibri, c'est magnifique) sur Never were the way she was ; de se goinfrer Bartok et Steve Reich ou de désosser Gòrecki, Stetson a surtout su tracer sa propre voie.

Et, parce qu'il a su exploiter toutes les possibilités et les impossibilités de son engin, s'y faire une place en solo : symbole d'un post jazz qui en ouvrant d'autres voies, d'autres "sentiers qui bifurquent" borgesiens, trouvent de nouvelles jonctions possibles entre pop culture (c'est bien le jazz qui inventa la pop culture) et expérimentations. Avec Stetson, aussi escarpés et paumés soient-ils, difficiles de se "tromper" de chemin.

Colin Stetson
Au Centre Culturel Charlie Chaplin dans le cadre de À Vaulx Jazz le mardi 15 mars


Colin Stetson + Magnetic Ensemble & Groupe Lpas


Centre culturel Charlie Chaplin Place de la Nation Vaulx-en-Velin
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Trente glorieuses pour À Vaulx Jazz

Jazz | Avant de probablement passer en biennale, l'incontournable festival À Vaulx Jazz fête ses 30 ans. Et si le programme comme sa durée sont resserrés, l'amateur de jazz et les fidèles auront de quoi retrouver ce qui fait son sel.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 février 2017

Trente glorieuses pour À Vaulx Jazz

À Vaulx Jazz, 30e. Les mauvaises langues argueront que pour entrer dans sa quatrième décennie, le festival vaudais aurait pu frapper plus fort. D'autres se demanderont où sont passées les compositions artisanales en forme de masques tribaux ou de totems surréalistes de Bruno Théry, marque visuelle depuis des lustres, remplacées par le travail de jeunes graphistes lyonnais. En retournant la lorgnette on peut aussi, tout en saluant l'initiative de rendre les choses plus lisibles en recalant son hors-les-murs au mois de mars, voir là la volonté d'un festival qui a envie de se donner un coup de jeune, un coup de frais, histoire de ne pas basculer dans la routine. Bref d'aborder ses 30 ans du bon pied. Et de fêter ça dignement, quand on annonce que le festival pourrait passer en biennale (et donc fêterait ses 31 ans dans deux ans). Car il y aura quand même du grand nom jazz à se mettre sous l'esgourde. Le plus fidèle d'entre eux (qui fit ses débuts français en ce même festival il y a tout juste dix ans) étant

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Yom, countries for the Old Man

MUSIQUES | La terre étant ronde, du moins aux dernières nouvelles, plus l'on se dirige vers l'Ouest plus on a de chances d'arriver à l'Est. En définitive, du Far West au (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 mars 2016

Yom, countries for the Old Man

La terre étant ronde, du moins aux dernières nouvelles, plus l'on se dirige vers l'Ouest plus on a de chances d'arriver à l'Est. En définitive, du Far West au Far East, il n'y a pas loin. Bien entendu cela vaut pour la musique, cette grande voyageuse. Les Américains le savent plus que d'autres, eux qui ont importé de l'Est (Afrique pour le blues, Allemagne pour le bluegrass) la musique de l'Ouest. Yom va plus loin. Yom est un cowboy, un cowboy français et clarinettiste, un cowboy d'origine yiddish dont le père a grandi en Amérique. Ça vous imprègne un homme, surtout s'il est comme lui porté sur les expérimentations, les boutures musicales autant que le déterrage de racines. Avec ses Yiddish Cowboys et Songs for the Old Man, du côté d'À Vaulx Jazz le 9 mars, Yom fait le lien entre cette musique de la peine née en Europe de l'Est et sa cousine de déracinement, la country. Donnant l'impression que le Danube a creusé le Grand Canyon et que les Appalaches sont filles des Carpates. Surtout, la terre étant ronde, la mélancolie est à la fois départ, destination et chemin. SD

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À Vaulx Jazz comme des images

ECRANS | Chaque édition d’À Vaulx Jazz donne l’occasion de rappeler combien fécondes peuvent être les noces entre ce genre musical et le cinéma, combien intacte demeure leur complicité.

Vincent Raymond | Mardi 8 mars 2016

À Vaulx Jazz comme des images

L’un et l’autre nés à la fin du XIXe siècle, ces deux vecteurs d’expression populaire ont prospéré en marge dans les rues ou les foires, avant de se tailler leur place parmi les disciplines artistiques considérées comme ”nobles“. On en arrive même à un formidable paradoxe aujourd’hui, où tout film pourvu d’une bande originale jazzy se trouve d’emblée doté d’une aura de raffinement vintage, voire d’un brevet d’intellectualisme woodyallenien ! Parfaites girouettes, les mentalités ont une stabilité comparable aux gouvernements de la IVe République… Quatuor de choc Justement, parmi les quatre films retenus dans la programmation de cette année figure un classique de cette époque : Rendez-vous de juillet (1949). Signé par Jacques Becker, le Howard Hawks français, ce film aspire l’air ambiant autant qu’il s’en inspire — en particulier celui des caveaux jazz ayant fleuri après la Libération à Paris. Révélant les comédiens Maurice Ronet et Nicole Courcel, il a aussi le flair de capter les notes du jeune Claude Luter et de ses “Lorientais”. Revendiquant en musique des goûts éclectiques (« de Duke Ellington

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A Vaulx, du jazz à foison

MUSIQUES | Si cette édition d'Á Vaulx Jazz, qui va allègrement sur ses trente ans, se clôturera en apothéose supersonique avec un hommage appuyé à Sun Ra par Thomas (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 10 mars 2015

A Vaulx, du jazz à foison

Si cette édition d'Á Vaulx Jazz, qui va allègrement sur ses trente ans, se clôturera en apothéose supersonique avec un hommage appuyé à Sun Ra par Thomas Pourquery puis le Sun Ra Arkestra, les festivités ne s'arrêteront pas là. Enfin si, mais du moins ne commenceront-elles pas là. Dans la même série d'hommages à des artistes ou à des albums mythiques, devenue un peu par hasard l'une des marques de fabrique du festival vaudais, l'un des moments forts de cette mouture 2015 sera Over The Hills, création de l'iMuzzic Grand(s) Ensemble revisitant l'invisitable, à savoir l'opéra-jazz de Carla Bley et Paul Haines (au livret) Escalator Over the Hill, monument musical du tournant 60-70. Stéphane Kerecki et son quartet s'attaqueront eux à la musique de la Nouvelle Vague – également représentée par la projection de ce film free qu'est Pierrot le Fou qui témoigne de l'empreinte cinématographique du festival. Pour le reste, la thématique déployée par Á Vaulx Jazz tourne autour des «soufflants, des voix et des cordes» – ce qui est toujours, il faut bien le dire, un peu le cas. Où l'on

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Au-dessous des volcans

MUSIQUES | Points culminants d'une édition d'A Vaulx Jazz centrée sur le piano et la voix, ce sont quatre volcans monumentaux de l'histoire musicale qui rendront A Vaulx Jazz visibles de très loin. Éruption imminente, dans un Centre Charlie Chaplin qui promet de bouillir. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 18 mars 2014

Au-dessous des volcans

«Un volcan s’éteint, un être s’éveille» dit le célèbre adage publicitaire. Il est pourtant des volcans qui ne s’éteignent jamais, ou plutôt continuent à faire jaillir boules de feu, laves et fumerolles bien longtemps après leur ultime éruption. C’est en tout cas ce que s’est dit cette année A Vaulx Jazz, au moment de s’atteler à une programmation qui, tout en faisant la part (très) belle aux pianistes (Craig Taborn, Robert Glasper, Sophia Domancich, Giovanni Mirabassi…) et aux voix (Sandra Nkaké, LaVelle et même Yasiin Bey/Mos Def !...) tout en continuant d’explorer des genres cousins ou non – folk, blues, funk, flamenco, électro – à coups de grands noms (Bill Frisell, Zombie Zombie, C. J. Chenier…) a décidé de se lancer dans la volcanologie musicale. Métaphoriquement s’entend. Encore que… Car les volcans en question sont bien entendu sonores – et d’ailleurs la plupart d’entre eux n’ont probablement jamais vu et encore moins bu une goutte de Volvic, de Quézac ou d'eau ferrugineuse de leur vie. Et ce sont à la fois leurs fantômes, leur souvenir et leurs ravages qu’on célébrera ici. Ils sont au nombre de quatre : Miles Davis, Nina Simone, Iggy Pop et John Zorn.

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Postmoderne jazz

MUSIQUES | Rock star du jazz, en rupture avec les codes maison, Brad Mehldau a su s'offrir une place au soleil avec comme atout majeur sa singularité, entre sensibilité exacerbée et goût affiché pour la postmodernité au détriment de tout classicisme. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 25 février 2014

Postmoderne jazz

On taquinerait probablement le cliché en affirmant que le pianiste tatoué à gueule de rock star Brad Mehldau est l'enfant terrible du jazz. Combien le jazz a-t-il d'ailleurs compté d'enfants terribles ? A peu près tous les plus grands de la discipline. Et pourtant on n'est pas loin de la vérité pour un musicien qui a toujours pris soin d'éviter les écueils de la geste jazz, ne prêtant serment d'allégeance que selon ses propres termes et contribuant à populariser le genre bien au-delà de son public habituel. C'est avec Art of the Trio – avec Larry Grenadier déjà, contrebassiste, de Joshua Redman, autre prodige, du saxophone cette fois, révélé dans les 90's – que Mehldau se paie une place de choix dans le périmètre jazz. Mais en bordure de ce périmètre. Car l'enfant d'Hartford, Connecticut, n'entend pas se départir de son naturel romantique et mélancolique, hérité d'une enfance douloureuse et d'une formation classique très portée sur Brahms. Dialectique En trio ou en solo, comme sur le très beau Largo

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« Nous avons eu beaucoup de chance »

MUSIQUES | 32 ans après la séparation des Young Marble Giants, fragile pilier du post-punk britannique, leur chanteuse Alison Statton, revient sur le court destin d'un groupe qui ne voulait pas de la gloire, son succès, sa séparation et sa reformation surprise sur scène. Propos recueillis et traduits par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mercredi 13 mars 2013

« Nous avons eu beaucoup de chance »

Comment les Young Marble Giants sont-ils nés ?Alison Statton : Au départ, nous avions un groupe de reprises avec Stuart (Moxham leader, auteur et compositeur du groupe, NDLR) et Phil (frère du premier, NDLR) dans lequel je faisais les choeurs avec une amie. Nous jouions dans des clubs et de pubs. Quand ce groupe s'est séparé, Stuart avait déjà en tête ce qui allait devenir les Young Marble Giants et nous l'avons suivi.Mais au départ Stuart ne voulait pas de vous comme chanteuse...C'est tout à fait vrai. Il écrivait les morceaux et voulait les chanter lui-même. Mais comme Phil (également petit ami d'Alison, NDLR) et moi avions déjà un agrément musical ensemble et que Stuart voulait son frère dans le groupe, il lui a dit « c'est nous deux ou rien ». Ce que j'ignorais complètement à l'époque, je ne l'ai appris que bien plus tard (rires).Vous êtes connus pour votre son : une basse ronde, des guitares étouffées et votre voix à l

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Colosses aux pieds d'argile

MUSIQUES | C'est l'histoire d'un groupe qui en réaction au tumulte "no future" pratiqua un post-punk tout en fragilité et minimalisme ; qui le temps d'un seul et unique album, Colossal "Youth", connut un succès météorique qu'il ne cherchait même pas, et engendra une nuée d'héritiers dépareillés. C'est l'histoire des Young Marble Giants, invités à A Vaulx Jazz, 32 ans après leur séparation, comme pour oblitérer cet éternel malentendu qui arborait tout à la fois le charme de l'évidence et celui de la surprise. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 7 mars 2013

Colosses aux pieds d'argile

À l'échelle de l'histoire de la musique, Young Marble Giants (1978-1981, un seul album, Colossal Youth) ne vécut que le temps d'un battement d'ailes de papillon, d'une palpitation cardiaque valant coup de foudre, d'une explosion nucléaire accidentelle. Mais comme c'est souvent le cas avec chacun de ces trois phénomènes, cet "instant" ne fut pas sans conséquences durables. Lorsqu'il se sépare en 1981, le trio formé par Stuart Moxham, son frère Phil et la chanteuse Alison Statton, est la formation la plus fascinante et singulière de l'ère post-punk. Sans doute parce que Stuart entend dès le départ proposer à sa manière une révolte contre le punk – et non une manière de le recycler comme ce fut le cas pour beaucoup de ses pairs. Pour autant, ladite révolte n'a rien d'une contre-révolution, le punk ayant déjà fait la sienne quand, lors du dernier concert des Sex Pistols à San Francisco en janvier 1978, un Johnny Rotten fulminant scelle le cercueil de ce fœtus hurlant à l'agon

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Bravo l'À Vaulx

MUSIQUES | C'est avec un programme de choix qu'À Vaulx Jazz fête un quart de siècle d'activité. Plus que le jazz d'ailleurs, c'est un art consommé du métissage et de l'ouverture musicale que le festival vaudois peut se targuer d'avoir célébré depuis 25 ans en un lieu particulièrement symbolique de notre territoire. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 mars 2012

Bravo l'À Vaulx

Il y a 25 ans, Vaulx-en-Velin était encore surtout connu pour avoir été le théâtre des premières émeutes urbaines en France. Une image qui lui a longtemps collé à la peau, si bien qu'encore aujourd'hui, le nom de cette commune résonne bizarrement et injustement dans l'inconscient collectif. Et puis il y a eu À Vaulx Jazz, et c'est le jazz qui s'est mis à résonner depuis Vaulx-en-Velin, jusqu'à faire du festival, non seulement l'un des plus reconnus de l'Hexagone mais aussi un véritable outil de maillage social du territoire et de ses habitants, tout entier impliqués dans un événement qui dépasse le simple cadre de la musique. Quand les télévisions américaines, qui aiment tant jouer la «Géo pour les nuls» en cas d'échauffourées banlieusards français (remember 2005), placeraient probablement Vaulx-en-Velin sur une carte entre Cannes (Côtes-d'Armor) et Monaco (Loir-et-Cher), les passionnés d'À Vau

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Mutant à trois pattes

MUSIQUES | Festival / Doit-on y voir une référence à une quelconque Sainte-Trinité – jazz-blues-world peut-être ? Toujours est-il que, cette année, l’affiche du festival A (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 5 mars 2010

Mutant à trois pattes

Festival / Doit-on y voir une référence à une quelconque Sainte-Trinité – jazz-blues-world peut-être ? Toujours est-il que, cette année, l’affiche du festival A Vaulx Jazz représente un petit chien borgne à trois pattes. Voilà qui est on ne peut raccord avec l’hommage de rigueur rendu, à l’occasion du centenaire de sa naissance, à Django Reinhardt – connu pour n’avoir la maîtrise que de trois doigts de sa main gauche. Ce sera le point d’orgue du festival autour du guitariste Angelo Debarre et de quelques unes des figures du jazz manouche ou swing tzigane, dont l’incontournable Thomac Dutronc. Autre temps fort, inédit, l’événement Jazz & Cinéma, au Pathé Carré de soie : quatre soirées autour de quatre films sur le jazz, du (trop ?) classique Buena Vista Social Club à Bird, remarquable biopic de Charlie Parker par un dingue de jazz, Clint Eastwood. Auxquels il faut ajouter Swing de Tony Gatlif et Autour de la Nuit de Bertrand Tavernier. Toujours aussi bien implanté à Vaulx et de plus en plus dans ses alentours, les différents événements du festival ne viendront toutefois pas parasiter une programmation riche de découvertes et de têtes d’affiches bien senti

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