Insomniaque

MUSIQUES | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 22 mars 2016

Photo : © DR


25.03.16 DV1
Nick V

La Chinerie a décidé de rompre l'ennui qui peut régner dans l'univers des DJ, en lançant un concept très particulier nommé La Ligue des Chineurs, où le DJ invité se voit imposer quatre morceaux à placer dans son set d'1h30 : dans ce cas, Nick V (résident des Mona à Paris et DJ aussi pointu qu'éclectique) va devoir se coltiner le Lady de Modjo, Smile Now Cry Later de Santiago Salazar, un a capella de Midway et un inédit de Sweely pour composer sa prestation. Nul doute que le natif de Manchester s'en sortira avec les honneurs, lui qui sait à merveille faire voyager son monde au gré des pépites oubliées ou fraîchement sorties des studios. Madchester.

25.03.16 Terminal
Ivan Smagghe

Le plus pointu des DJ français vient fêter les trois ans du Terminal. Issu de l'indie pop autant que des clubs, fan de rockabilly comme de techno, l'ancien journaliste de Nova (il présentait la culte émission Test avec une érudition sans faille) est devenu un artiste incontournable, aux sets impeccables mêlant house vicieuse, dark disco et techno mentale, le tout doté d'un feeling évoquant une sorte de décadence fin de siècle, rock'n'roll et salvatrice en ces temps d'uniformisation binaire du dancefloor. Pas pour rien qu'il fut résident du regretté Pulp à Paris et qu'il est membre à part entière du label Kill the DJ. Tueur.

26.03.16 Bellona
François K

Voici venir notre légende de la semaine : tout simplement un gars qui était aux manettes d'albums aussi fondamentaux que l'Electric Café de Kraftwerk et le Violator de Depeche Mode. Qui fut le directeur artistique du mythique label disco Prelude, assurant en outre nombre d'edits fulgurants sur les face B des maxis. Qui a fondé un label house, Wave. Et vu passer sous ses doigts de remixeur des titres de The Cure comme de Cabaret Voltaire. DJ, il mixa à l'occasion au Paradise Garage, avant de lancer les non moins mythiques fêtes Body & Soul dans les 90's avec Danny Krivit et Joe Claussell. Du haut de ses platines, quarante ans de dance music vous contemplent. Pharaon.


FRançois K + Hervé Ak


Bateau Bellona Rive droite du Rhône / Pont Pasteur Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Ivan Smagghe + Markus Gibb


Terminal 3 rue Terme Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


NickV + Wumm + G'Boi & Jean-Mi

DV1 6 rue Violi Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nick V, un dimanche pour voguer

Clubbing | C'est l'un des DJ les plus discrets et les plus précieux de la scène française : le natif de Manchester Nick V, ardent défenseur d'un certain esprit du clubbing où l'hédonisme, le partage et la danse priment sur la starification, s'installe au Sucre le temps d'un dimanche précieux avec sa party La Mona, invité par Art Feast.

Sébastien Broquet | Mercredi 7 septembre 2016

Nick V, un dimanche pour voguer

La Mona, une soirée initiée à la Java que tu exportes au Sucre ? Nick V : Mona est une soirée que j’ai co-fondée il y a huit ans avec une bande d’amis, aujourd’hui seul Fred (de Mona) est resté parmi les premiers fondateurs, mais la soirée s’organise toujours en équipe. C’est clairement une soirée house, dont les bases s’inspirent de la house et du disco des origines, c’est à dire des musiques originaires de New York, Chicago et Detroit, qui correspondent à une bonne partie de mes influences musicales personnelles. Pour apporter une vraie énergie aux soirées, j’ai voulu y associer la danse. Cela m’a paru essentiel car cette musique a été créée avec pour unique but de faire danser. Hélas avec le temps cela a été quelque peu oublié dans les clubs, au profit de la fascination pour la starification des artistes, ou de la consommation de produits divers. J’ai voulu faire revenir le plaisir simple de la danse dans mes soirées, qui correspond à une démarche plus globale pour retrouver une dimension plus sincère et une énergie plus puissante dans le club. Ce qui m’intéresse avant tout est d’apporter la danse aux non initiés et non la surenchèr

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Woodstower, toujours vert

MUSIQUES | Battu par les flots, Woodstower ne sombre pas. Deux ans après un déluge qui l'a contraint à revoir ses ambitions à la baisse, le festival du Grand parc (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Woodstower, toujours vert

Battu par les flots, Woodstower ne sombre pas. Deux ans après un déluge qui l'a contraint à revoir ses ambitions à la baisse, le festival du Grand parc Miribel Jonage propose au contraire l'un des week-ends – concerts le samedi, arts de la rue et animations décalées (sauna, retrogaming, sound system sous-marin...) le dimanche – les plus solides de son histoire. Sur la scène principale se succéderont notamment la révélation post-punk Jeanne Added, les exubérants Sud-africains de SKIP&DIE (qui revisitent les traditions tropicales à l'aune d'une bass music éminemment rassembleuse) et un Mr. Oizo plus barré et acide que jamais, tandis que sa petite sœur fera la part belle au hip-hop, fut-il décontracté et old-school (Chill Bump) ou abstrait et futuriste (Fowatile). Quant au club, il accueillera le pionnier de la minimale Ivan Smagghe, Claude (le projet disco/house tout chelou de l'inclassable beatmaker Fulgeance) et Thylacine, magicien de la MPC qui, comme Fakear et Superpoze, réinjecte méticulosité et mélan

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