The Brian Jonestown Massacre à l'Epicerie Moderne

Stéphane Duchêne | Jeudi 14 avril 2016

Photo : © DR


On les a attendu pendant des années, voilà que la bande à Newcombe n'en finit plus de venir à Lyon (CCO en 2010, Nuits Sonores en 2014). Ce qui n'est pas la moitié d'une bonne nouvelle s'agissant ni plus, ni moins (même si on peut toujours débattre) du meilleur groupe du monde, assagi mais toujours aussi génial. Lequel aura cette fois les honneurs de l'Épicerie Moderne, le 28 juin prochain. On sent déjà les premiers effets de la canicule et des inimitables "têtes" de Joel Gion.

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The Limiñanas : son à la catalane

Le Disque | C'est tout l'art des Limiñanas que de convoquer sur un album des invités aussi disparates que Pascal Comelade, au piano, Peter Hook et sa basse mélodique, (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mars 2018

The Limiñanas : son à la catalane

C'est tout l'art des Limiñanas que de convoquer sur un album des invités aussi disparates que Pascal Comelade, au piano, Peter Hook et sa basse mélodique, Emmanuelle Seigner – trois habitués –, Bertrand Belin ou Anton Newcombe sans s'éparpiller façon puzzle. Peut-être parce que le duo (enrichi) de Cabestany a, sous ces oripeaux garage, toujours navigué sur pas mal de fronts esthétiques - on peut en avoir un aperçu sur la toute récente compilation I've Got Trouble in Mind Vol. 2 qui recense des raretés, notamment quelques belles reprises de Polnareff (Time will tell), les Kinks (Two Sisters avec Anton Newcombe), The Lords of the New Church (Russian Roulette) ou... le chant de Noël Silent Night en version mariachi. Peut-être aussi parce que la force du concept, jamais ramenard, toujours en toile de fond, suffit à donner du liant à l'ensemble comme une musique de film imaginé. Sur Shadow People, le groupe raconte

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The Limiñanas : « Les dogmes ne nous intéressent plus »

Rock | Avec Shadow People, un disque détonnant produit par Anton Newcombe, le meilleur groupe garage catalan du monde, The Limiñanas, a livré en début d'année son album le plus abouti, le plus libre, et peut-être le plus personnel. Et frappé un gros coup dont les secousses se propagent à très grande vitesse dans le paysage rock. Entretien avec M. Limiñana avant leur passage à L'Epicerie Moderne.

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mars 2018

The Limiñanas : « Les dogmes ne nous intéressent plus »

Sur cet album vous avez travaillé pour la première fois avec un producteur et non des moindres, Anton Newcombe du Brian Jonestown Massacre. Comment a-t-il influé sur votre manière de travailler, vos habitudes et surtout votre son qui n'a jamais été aussi percutant ? Lionel Limiñana : La première fois qu'on est allé à Berlin, je lui ai amené toutes les rythmiques et la plupart des mélodies, des riffs en tout cas. Nous attendait là-bas une ingé son, Andrea Wright, qui a produit des gens aussi différents que Black Sabbath, Echo & the Bunnymen, quelqu'un qui sait enregistrer une batterie et une guitare. On a commencé par reprendre toutes les rythmiques de Marie et là, déjà, j'ai senti que le disque prenait de l'épaisseur par rapport à ce que j'aurais fait. On a commencé à travailler sur cette base-là, Andrea, Marie et moi. Anton se baladait dans l'appart', il entrait, écoutait de l'extérieur et balançait un riff ou un arrangement de mellotron. Ça s'est monté par petits bouts avec des interventions d'Anton qui avait toute

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The Dandy Warhols : posterisés vs postérité

Rock | Invités à venir faire chauffer l'Épicerie Moderne, de leurs tubes, surtout, moins de leur dernier album, on ne peut s'empêcher, depuis la sortie d'un certain docu de 2004 baptisé Dig !, de raccrocher la trajectoire des Dandy Warhols de celle de leurs doubles maléfiques (ou peut-être est-ce l'inverse) du Brian Jonestown Massacre. Précisément parce que c'est à partir de ce film que les Dandy devinrent moins intéressants, à tous points de vue, et se firent voler la vedette par le loser de la fable, Anton Newcombe que la postérité gardera quand des Dandy on ne gardera que les posters.

Stéphane Duchêne | Dimanche 12 février 2017

The Dandy Warhols : posterisés vs postérité

Dieu que la postérité est une méchante fille ! Ce ne sont pas les Dandy Warhols qui diront le contraire, même si cette dernière n'en a encore pas fini avec leur cas comme avec celui de leurs ennemis intimes du Brian Jonestown Massacre. Rembobinons le temps jusqu'en 2004, année de la sortie de Dig !, documentaire d'Ondi Timoner que tout fan de rock n'ignore plus depuis longtemps. Son sujet, l'ascension parallèle de deux groupes de pop psychédéliques amis : les Dandy Warhols, que le public connaît par cœur, et The Brian Jonestown Massacre, que ce même public, pour la plupart, découvre. Sauf que le parallélisme, comme l'amitié, ne dure pas bien longtemps. Tandis que, devant la caméra gourmande de Timoner, le Brian Jonestown Massacre n'en finit plus d'imposer, d'exploser, de se bastonner sur scène, de corriger son public, de se fracasser contre les murs, – malgré le génie évident de son leader Anton Newcombe pour composer à la chaîne des chansons fabuleuses et grâce à son

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Les Vies de Brian Jonestown Massacre

Rock | Est-ce parce qu'il a connu une vie faite d'excès et qu'on ne l'imaginait pas passer les christiques 33 ans que l'on n'a longtemps cessé de présenter chaque album d'Anton Newcombe, comme celui de la rédemption pour ne pas dire de la résurrection ? C'est peut-être surtout parce que lui-même, chantre de l'autodestruction, a fini par souscrire à cette idée.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Les Vies de Brian Jonestown Massacre

« Je suis mort, je suis mort, alléluia, chantez ma résurrection » énonce sur Philadelphie Story une Soko qui affirme marcher sur des épines. Reprise d'un William Sheller période cosmique, elle figure sur un album intitulé Musique de Film Imaginé, BO de film français mais sans film, signée... Brian Jonestown Massacre. Mots dits par Soko, chanson de Sheller, concept hors-sol, mais Newcombe en ventriloque. À la sortie de Revelation, écrit sur fond de fin du monde 2012, ce dernier évoquait son prédécesseur, Aufheben, sorti lui l'année de l'Apocalypse avortée, en précisant que ce mot allemand, "Aufheben" signifiait à la fois « détruire, reconstruire et préserver. » Écho inconscient à la carrière de Brian Jonestown Massacre : la destruction ambitionnée du système en général, de l'industrie du disque en particulier, un écrasement de la concurrence à coups de g

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10 concerts à voir en juin

MUSIQUES | En attendant d'entrer pleinement dans la saison des festivals, voici dix concerts à ne pas louper dans la ville.

Stéphane Duchêne | Lundi 13 juin 2016

10 concerts à voir en juin

Billie On l'avait laissé sur un Baiser, on la retrouve sur un French Kiss. Le Baiser, c'était son premier album d'étrange chanson française d'obédience krautrockeuse et conteuse. Le French Kiss, c'est ce moment de retrouvailles traditionnellement organisé par le Club Transbo pour fêter la sortie (ou la release comme on dit en étranger) d'un album ou d'un EP d'un ami du coin. Là c'est un EP, Nuits Aquatiques produit par Erotic Market en mode plus r'n'b et plus coulant, quoique. Comme il se doit l'affaire se joue gratuitement sur réservation avec pléthore d'invités surprises. Au Club Transbo le mercredi 15 juin Neil Young & Promise of the Real Au rythme où ça va, gageons que Neil Young est parti pour enterrer tous ses pairs. Le fait qu'il est l'un des derniers de sa génération à sortir des albums dignes de ce nom — pas toujours, l'avant-dernier n'étant pas une réussite — et porteurs d'une capacité de régénération plutôt hors du commun. DHEA ? Non, enthousiasme, car Neil pr

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The Brian Jonestown Massacre (A Records)

MUSIQUES | Aufheben (A Records/Differ-ant)

Stéphane Duchêne | Lundi 20 août 2012

The Brian Jonestown Massacre

(A Records)

"Mea maxima culpa", comme disait l'autre – ce pourrait d'ailleurs tout à fait être le titre d'un album de BJM. C'est une faute que de ne pas avoir évoqué cet album avant. Cet album qui comme, l'indique le visuel de sa pochette, devrait être envoyé dans l'espace en direction de toutes les formes de vie extra-terrestres pour leur montrer de quel bois on s'échauffe les oreilles de ce côté-ci de l'univers.   Autrement dit sur cet planète où est né l'homo-antonnewcombus, ici revenu à cette très haute forme de psychédélisme de bon aloi qui a longtemps été sa marque de fabrique. Sans pour autant se démarquer des prétentions expérimentales et soniques de ses disques les plus récents Who Killed Sergent Pepper ? et My Bloody Underground. C'est donc un Anton Newcombe complet, une sorte de bréviaire du Massacre que l'on retrouve sur ce prodigieux Aufheben – d'ores et déjà à ranger parmi les classiques d'une pléthorique et massacrante discographie – où l'on

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Sergent rock

MUSIQUES | Rock / Après avoir longtemps œuvré dans l’exploration-visitation du psychédélisme 60's (et de tout ce que cela implique en équipement pharmaceutique), le (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 9 avril 2010

Sergent rock

Rock / Après avoir longtemps œuvré dans l’exploration-visitation du psychédélisme 60's (et de tout ce que cela implique en équipement pharmaceutique), le Brian Jonestown Massacre monstre a tentacules multiples mais à une tête (de mule) donne depuis quelque temps dans le brouillage sonique. Comme en attestait d'ailleurs leur précédent album, "My Bloody Underground", où la dépouille du Velvet venait saigner sur les guitares infectées de My Bloody Valentine. Un changement opéré depuis qu’Anton Newcombe et sa bande enregistrent en Islande, pays de feu et de glace. Là, Newcombe a trouvé une quiétude où le fracas volcanique de la terre ne dort que d'un oeil. Idéal pour qui a, comme le leader de BJM, de la lave en fusion à la place du cerveau. Mais BJM n’a pas pour autant abandonné son entreprise de dynamitage de l’héritage pop mondial. Après des pastiches des Stones ou de Dylan le groupe s’attaque cette fois, même si symboliquement, à l’hydre de Liverpool, les Beatles, avec "Who Killed Sgt Pepper ?". Un album si chaud qu’on ne sait pas par où l’attraper, qu’on manipule comme une patate chaude ou une boule de feu mais qui laisse quelques belles brûlures sur la peau et les tympans. Apocaly

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