Opéra de Lyon : cinq coups de coeur pour la prochaine saison

Opéra | La programmation lyrique de la prochaine saison de l’Opéra de Lyon est révélée : parmi les neuf productions proposées, cinq d'entre elles ont particulièrement éveillé notre intérêt.

Yannick Mur | Mardi 26 avril 2016

Photo : © Stofleth


L'Ange de Feu
Par Sergueï Prokofiev. L'auteur de Pierre et le Loup ou encore de Roméo et Juliette possède un sens de l'orchestration, du rythme et de la mélodie qui lui confère un style personnel et unique. La partition elle-même est une histoire : composée entre 1918 et 1927, elle ne verra le jour qu'en 1954, un an après la mort du compositeur. C'est une œuvre bouleversante qui oscille entre passion hystérique, possession diabolique et élans mystiques. Pour interpréter le personnage de Renata, rôle très exigeant sur le plan vocal, c'est Ausrine Stundyte qui sera sur scène. Elle nous avait impressionné dans Lady Macbeth de Mzensk en janvier dernier, nul doute qu'elle saura camper une Renata avec autant d'engagement.
Du 11 au 23 octobre 2016

Tristan et Isolde
Le chef-d'œuvre de Richard Wagner dont on ne se lasse pas. Du somptueux prélude (utilisé par Lars Von Trier dans Melancholia), jusqu'au Liebestod final d'Isolde, qui est l'un des sommets de l'histoire de l'art lyrique, le maître de Bayreuth tisse une musique envoûtante exaltant la passion amoureuse. Pour la mise en scène, à l'occasion du festival dédié à la mémoire, l'Opéra de Lyon nous propose une re-création de la mise en scène légendaire de Heiner Müller qui resta à l'affiche du festival de Bayreuth de 1993 à 1999. Du coté des interprètes, on retrouve Ann Petersen qui tenait déjà le rôle d'Isolde sur la scène lyonnaise en 2011.
Du 18 mars au 5 avril 2017

Le Couronnement de Poppée
Il y a longtemps que le public lyonnais n'avait pas entendu un opéra baroque, et quel opéra ! Dernière œuvre du compositeur italien Claudio Monteverdi, fondateur du genre avec l'Orfeo (1607), cet Incoronazione de Poppea (1643) recèle de pépites musicales comme le suicide forcé du philosophe Sénèque, l'addio Roma d'Octavie bannie de Rome ou encore le duo final (Pur ti miro ) entre Poppée et Néron. Le tout interprété par Sébastien d'Hérin à la tête de son orchestre Les Nouveaux caractères qui vient d'enregistrer Scylla et Glaucus, unique opéra du compositeur lyonnais Jean-Marie Leclair.
À l'Opéra de Vichy Du 7 au 11 mars
Au TNP Villeurbanne du 16 au 19 mars 2017

Alceste
Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette production un moment inoubliable. Stefano Montanari, un grand habitué de la fosse lyonnaise, saura tirer de l'orchestre de l'Opéra qu'il connaît bien toute la sensibilité de la partition ; Karine Deshayes, récemment récompensée pour la seconde fois aux Victoires de la Musique Classique comme meilleure artiste lyrique, tiendra le rôle d'Alceste, et le ténor lyonnais Julien Behr celui d'Admète. La mise en scène est confiée à Alex Ollé de la Fura dels Baus, un autre habitué de l'opéra dont les productions lyonnaises (Tristan et Isolde en 2011, Le Vaisseau Fantôme en 2014) ont toujours été une réussite.
Du 2 au 16 mai 2017

Viva la mamma
C'est un opéra rarement joué (sur les 71 opéras du compositeur Gaetano Donizetti), et que c'est également l'occasion de découvrir Lorenzo Viotti, 26 ans, qui a étudié à Lyon et qui a été primé l'an dernier à Salzbourg comme meilleur jeune chef d'orchestre. Sur scène, aux côtés de Patrizia Ciofi qui fut cette année une courageuse Zelmira de Rossini, on retrouvera Laurent Naouri qu'on ne présente plus au public lyonnais, et Enea Scala, qui vient de se faire brillamment remarquer dans La Juive de Halévy. Quant à la mise en scène, elle est confié à Laurent Pelly qui nous enchante à chaque production comme il l'a encore prouvé en décembre dernier à l'occasion de Le Roi Carotte. Nous sommes donc confiants sur sa capacité à nous offrir un spectacle plein de gaieté et une mise en scène haute en couleur pour clôturer cette saison prometteuse.
Du 22 juin au 8 juillet 2017

Les autres opéras de la saison

  • L'enfant et les sortilèges de Maurice Ravel du 11 au 23 octobre 2016
  • Une nuit à Venise de Johann Strauss du 14 au 29 décembre 2016
  • Jeanne au bûcher d'Arthur Honegger du 21 janvier au 3 février 2017
  • Elektra de Richard Strauss Du 17 mars au 1er avril 2017

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

Politique Culturelle | Coup de tonnerre à l'Opéra de Lyon : la Ville, par l'intermédiaire de son adjointe à la Culture, a décidé d'ôter 500 000€ par an de subvention au lieu dirigé par Serge Dorny pour quelques mois encore. Ce dernier a été prévenu il y a trois jours. Nathalie Perrin-Gilbert nous explique la raison de ce choix, qu'Étienne Blanc fustige.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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Festival du Péristyle : festival souterrain, musiques à tous les étages

Opéra de Lyon | Pour sa dernière danse estivale, et au vu des conditions sanitaires, le directeur de l'Amphi et du Péristyle de l'Opéra a concoté une formule pour le moins originale du traditionnel Festival du Péristyle pour lequel l'Opéra Underground n'aura sans doute jamais aussi bien porté son nom.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juillet 2020

Festival du Péristyle : festival souterrain, musiques à tous les étages

En matière d'événements culturels on aura vu naître, dans les germes de la Covid-19 et de la distanciation sociale, toute une gamme de festival virtuels, limités, diminués et même de non festivals, comme autant de manière d'enfourcher le tigre de l'imagination et du système D. Le Festival du Péristyle, dont la vocation a été jusqu'ici de nous faire voyager en musiques tout autour du monde au pied de l'Opéra de Lyon, n'échappe pas au phénomène. Et nous offre, lui, une édition "souterraine" pour rompre le silence comme en loucedé. Où l'on nous promet un monde "mi-physique, mi-virtuel". Soit sans scène extérieure mais avec des musiciens jouant malgré tout en live pile sous nos pieds. L'idée : des concerts, donc, donnés dans l'amphithéâtre qui accueille la majorité des concerts de l'Opéra Underground l'année durant. Sauf que ces concerts se joueront sans public. Ou presque. Car ledit public sera un étage au-dessus et en plein air, sur le Péristyle, là-même où seront diffusés ces concerts en son, en images et en livestream sur des plateformes num

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Le directeur du Ballet de l'Opéra licencié

Opéra de Lyon | Le conseil d'administration de l'Opéra de Lyon a décidé de licencier le directeur du Ballet, Yorgos Loukos, suite à des faits de discrimination envers une danseuse.

Sébastien Broquet | Mardi 11 février 2020

Le directeur du Ballet de l'Opéra licencié

Il avait été condamné, en appel, en décembre dernier pour discrimination pour avoir demandé le non-renouvellement du contrat d'une danseuse à son retour de congé maternité : Yorgos Loukos, directeur du Ballet de l'Opéra, a été licencé en ce début février, suite à une session extraordinaire du conseil d'administration. Ce licenciement était souhaité par le syndicat des artistes professionnels, le SNAM-CGT, qui avait publiquement pris position suite à la condamnation du désormais ancien directeur, pour des faits remontant à 2014, à 1 500 euros d'amende avec sursis et à 5 000 euros de dommages et intérêts à verser à la plaignante, Karine Marion, qui était alors salariée de l'Opéra en CDD depuis cinq années. Un sixième renouvellement de contrat lui aurait offert la possibilité de passer en CDI. Mais à son retour de congé maternité, elle reçoit au contraire une lettre de non-renouvellement de celui-ci. Yorgos Loukos assène ses arguments auprès de la Ville de Lyon : « faiblesse physique et stylistique » et « style trop classique ». Mais lors d'un entretien enregistré par la danseuse quelques jours plus tard, il précise sa p

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Richard Brunel est le nouveau directeur de l'Opéra de Lyon

Mercato | C'est Richard Brunel qui va succéder à partir du 1er septembre 2021 à Serge Dorny à la tête de l'Opéra de Lyon. Franck Riester, ministre de la Culture, a validé le choix du jury en fin de journée.

Sébastien Broquet | Mardi 22 octobre 2019

Richard Brunel est le nouveau directeur de l'Opéra de Lyon

La fumée blanche s'est finalement échappée du toit de l'Hôtel de Ville lyonnais ce mardi : le successeur de Serge Dorny (qui s'en va diriger l'Opéra de Bavière) à la tête de l'Opéra de Lyon se nomme bel et bien Richard Brunel. L'information est restée un temps au conditionnel, car on attendait depuis la semaine dernière la validation définitive par Franck Riester et le ministère de la Culture du choix du jury. Approbation souhaitée rapidement avant le conseil d'administration de l'Opéra, prévu en novembre... D'où le lancement par la mairie d'un commmuniqué de presse en milieu d'après-midi, avant la validation finale, pour mettre visiblement un petit "coup de pression" à Paris, qui tardait un peu trop aux yeux de Gérard Collomb à confirmer le choix du jury lyonnais. Frank Riester a finalement validé ce choix de nommer Richard Brunel deux heures plus tard, peu après 18h ce mardi 22. Relancé durant l'été faute de candidats convaincants, mais aussi – même s'il ne faut pa

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Diane Krüger : « Fascinée par les personnages qui se cherchent et qui sont compliqués »

The Operative | De passage à Paris où elle tourne le film d’espionnage 355, la comédienne internationale Diane Krüger évoque son travail sur "The Operative", où elle interprète une agent du Mossad s’affranchissant de ses donneurs d’ordre. Rencontre.

Vincent Raymond | Jeudi 25 juillet 2019

Diane Krüger : « Fascinée par les personnages qui se cherchent et qui sont compliqués »

Le travail d’espion présente-t-il des similitudes avec celui d’actrice, dans la mesure où vous devez entrer dans un personnage, le tenir… Diane Krüger : Quand on est actrice, on fait semblant ; on observe des gens et pendant 6 à 8 semaines, on simule. Mais les agents du Mossad que j’ai pu observer durant mon stage ont vécu sous des fausses identités, ont mené de fausses vies pendant des années. Il faut un mental incroyable pour cela : sur 5000 personnes, le Mossad n’en recrute qu’une ! Vous dites que vous avez fait un stage ? Oui, ils étaient “partenaires“ du film. Ils m’ont fait faire des petits exercices. Par exemple, avec un passe qu’ils m’ont fabriqué, j’ai dû essayer d’entrer à l’aéroport international de Tel-Aviv — après, je ne sais pas jusqu’à quel point c’était préparé, mais quand même… Avec des cheveux foncés, sans maquillage et en changeant de vêtement, on passe inaperçu. Finalement, le but, c’était de montrer que les meilleurs agents, ce sont madame et monsieur Tout-le-monde, sans signe distinctif.

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Sous couverture, dans de sales draps : "The Operative"

Thriller | Recrutée par le Mossad pour infiltrer une entreprise iranienne, Rachel a dérogé aux règles en nouant une liaison avec l’homme qu’elle devait espionner. Des années plus tard, elle reprend contact avec son superviseur avec à la clef un marché visant à la prémunir de toutes représailles…

Vincent Raymond | Jeudi 25 juillet 2019

Sous couverture, dans de sales draps :

Jadis monopolisé par James Bond et sa collection d’épigones, le cinéma d’espionnage a depuis déserté le registre spectaculaire ou ludique pour investir celui d’une authenticité et d’une complexité souterraine plus en adéquation avec le monde contemporain ; celui où un bureaucrate des services de renseignement couleur beige terne à l’instar du Smiley de John Le Carré est plus à redouter qu’un milliardaire mégalomane. De fait, ce sont bien les stratégies “d’intelligence“ via le système de recrutement et d’utilisation des “correspondants“ que Adler dépeint ici, dans toute sa perversité manipulatrice. Ramener l’humain au centre du jeu quand il est d’habitude question d’intérêts étatiques et d’actions menées par des agents surhumains, voilà qui est intéressant. Et de même que certains de ses compatriotes cinéastes dénoncent des mesures pratiquées sur le territoire intérieur, ou que d’autres confrères et consœurs étrangers vitupèrent l’interventionnisme occulte de leurs agences de renseignement (les Étasuniens avec le CIA, par exemple), Adler montre que l’intérêt d’une agence passe avant tout : qu’importe la prés

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Une saison de bon goût

Opéra de Lyon 2019/2020 | La saison 2019/2020 de l'Opéra de Lyon suscite comme chaque année de l'étonnement, tant l'audace artistique est devenue une marque de fabrique de la maison lyonnaise.

Yannick Mur | Mardi 4 juin 2019

Une saison de bon goût

Directeur depuis 2003, Serge Dorny a su donner à l'Opéra de Lyon une image qui rayonne bien au delà des frontières nationales. Ce travail fut récompensé en 2017 avec le prix de "Meilleure Maison d'Opéra" lors des International Opera Awards. Cette année encore, l'Opéra de Lyon est nominé dans quatre catégories, ce qui lui permet de se hisser au niveau des opéras les plus prestigieux du monde. C'est avec Guillaume Tell de Rossini que débute la saison. Si l'ouverture figure parmi les plus célèbres pages musicales, l'opéra ne connaît pas le même succès et n'est que très peu représenté. Une opportunité à saisir pour les amateurs de vocalises rossiniennes. C'est Tobias Kratzer qui œuvrera à la mise en scène après son Tannhäuser attendu cet été au festival de Bayreuth. Verdi lecteur de Hugo Deux Verdi sont également à l'affiche. En novembre, Ernani sera donné en version de concert à l'Auditorium sous la baguette de Daniele Rustioni et en mars, c'est Rigoletto qui sera donné dans une mise en scène confiée au jeune artiste allemand Axel Ranisch. Considéré comme une œuvre de jeun

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La Maîtrise de l'enfer à la Renaissance

Théâtre | D'une dureté sans nom, la vie de gamins sur l'île du Levant à la fin du XIXe siècle est magnifiquement restituée par la Maîtrise de l'Opéra. Travail haut de gamme mené par la metteuse en scène Pauline Laidet.

Nadja Pobel | Mardi 9 avril 2019

La Maîtrise de l'enfer à la Renaissance

Aujourd'hui surface dédiée au naturisme au large de Hyères dans la France varoise, l'île du Levant fut au tournant du XIXe siècle une terre brutale pour des gamins touts petits jusqu'à vingt ans, délinquants ou orphelins, malmenés par la vie. Là-bas, au grand air et au soleil, le comte de Pourtalès a voulu que son île soit un refuge, « une colonie agricole ». Mais alors que Napoléon a autorisé en 1850 l'ouverture des bagnes pour mineurs, un directeur (Olivier Borle, fidèle de la troupe du TNP) sans foi ni loi s'occupe de faire marcher droit. Les prévenances de l'infirmière désemparée devant tant de maltraitance n'y pourront rien. Composée d'une centaine d'enfants, la Maîtrise de l'Opéra de Lyon se déploie avec trente minots sur le plateau, à raison de deux castings différents en alternance. De toute évidence, leurs compétences individuelles, et surtout le degré de travail collectif entre eux, est très haut. Constamment en scène, éclipsant les adultes, ils portent ces 80 minutes de spectacle avec l'orchestre et le chœur dirigé par Karine Locatelli, qui leur est familière puisqu'elle les a préparés sur des productions

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Olivier Conan : « défendre les musiques impures ! »

Opéra Underground | Débarqué en cours de saison dernière à la tête de la programmation du Péristyle et de l'amphi de l'Opéra, aussitôt renommé Opéra Underground, Olivier Conan a tout chamboulé et posé dans l'instant sa patte lumineuse : voilà un homme venu de New York qui secoue l'institution dans tous les sens et impacte sur toute la ville. Bonne pioche.

Sébastien Broquet | Lundi 24 septembre 2018

Olivier Conan : « défendre les musiques impures ! »

Changement de cap au Péristyle : comment s'est passé ce premier été pour vous ? Olivier Conan : J'ai voulu faire une saison assez différente de la précédente, plus sous forme de festival. On a mis une vraie scène, on l'a orientée pour que le focus soit vraiment sur les musiciens. On a ouvert la programmation à des choses très nouvelles : beaucoup de musiques hybrides. Pas mal de New-Yorkais, des Éthiopiens, des Colombiens, des Vénézuéliens car ils ne peuvent pas rentrer chez eux... International ! Des musiques difficiles à définir, de l'avant-garde, des mélanges. Ça me tient à cœur, de défendre ses musiques que j'appelle impures. J'étais content de voir les communautés colombiennes ou vénézuéliennes de Lyon venir et se frotter aux autres publics. Nina Hagen, c'était votre première date dans la grande salle de l'Opéra : bilan ? Surpris par la réaction des gens : ça a parlé aux

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Seu Jorge : Black Starman

Nuits de Fourvière | Pour qui se souvient du marin brésilien qui transformait du David Bowie en poésie carioca sur le pont d'un rafiot dans La Vie Aquatique de Wes Anderson, alors la venue de Seu Jorge à Fourvière, dans le cadre d'une tournée hommage au Thin White Duke, est un événement digne d'une grande marée. Grand moment de saudade en perspective que les embruns de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon pourraient bien transformer en larmes de joie.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juillet 2018

Seu Jorge : Black Starman

Un marin brésilien au bonnet rouge du nom de Pele Dos Santos, interprétant du David Bowie en portugais sur le pont d'une Calypso d'opérette, baptisée le Belafonte, cela aurait pu ne constituer que quelques scènes anecdotiques de La Vie Aquatique (2004) l'un des films les plus cultes – même si souvent décrié – du cinéaste texan Wes Anderson, lui qui aime tant faire regorger ses œuvres de détails croustillants. Au lieu de cela, elles devinrent elles-mêmes cultissimes et firent de leur interprète, le chanteur et acteur brésilien Seu Jorge, pourtant déjà largement reconnu dans son pays, une icône. Sans doute, ce qui avait alors marqué à l'époque s'ancrait-il dans le contraste entre ces moments de pure poésie musicale, presque inexplicables sur le moment (pourquoi diable la musique de Bowie est-elle si sublime en brésilien, accompagnée d'une simple guitare acoustique ? Transposée ici en bossa nova, là en samba triste ?) et l'ambiance plutôt frappadingue des aventures d'océanographes documentaristes menés par Bill Murray, partis explorer les f

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Viva la Mamma ! Le bagou de la Castafiore

Opéra | Montrer sur scène les vicissitudes et les vices des divas de l'opéra. Voilà une mise en abyme ludique de Gaetano Donizetti qu'on dirait écrite pour Laurent Pelly. Le metteur en scène s'en empare avec son éternelle gourmandise.

Nadja Pobel | Mardi 27 juin 2017

Viva la Mamma ! Le bagou de la Castafiore

Même le vieux théâtre a été envahi par un parking. Quelques petites voitures de ville rutilantes sont garées entre les poteaux soutenant les balcons et corbeilles... Le décor est symbolique d'un univers qui part à vau-l'eau. Rien ne va plus. C'est ici que se répète Romulus et Ersilia, jusqu'à ce que débarque la Mamma exigeant que sa chanteuse de fille ait un duo avec la prima donna. Laquelle s'insurge et part, faisant du même coup déguerpir le contre-ténor que la Mamma Agata se propose de remplacer au pied levé, provoquant des départs à la chaîne. Et une distribution de branquignoles. Dans cette Italie du mitan du XIXe siècle, le nom des chanteurs est plus important encore que l’œuvre jouée, la gestion des desiderata de chacun est la clé de voûte d'un spectacle réussi. Et la perspicacité de Donizetti, chef de troupe et directeur de théâtre, est de montrer toutes les strates de cette production avec le directeur du lieu, l'impresario, le poète, qui se désespèrent de cette situation délétère exposant les chanteurs à leur égotisme. « Où va aller cet opéra ? » Sans que cette pièce, dont Do

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De l'agitation à l'Opéra

Opéra de Lyon | Les notes de frais de Serge Dorny ont été dévoilées et épluchées par le pure player Médiacités. Une partie des salariés s'est offusqué de leur contenu, dans un communiqué.

Sébastien Broquet | Mardi 23 mai 2017

De l'agitation à l'Opéra

Voici donc que surgit une nouvelle affaire de notes de frais dans le milieu de la culture lyonnaise. La seconde en quelques mois : la Chambre Régionale des Comptes avait déjà épinglé la gestion manquant de rigueur de Guy Walter (directeur de la Villa Gillet), entraînant un resserrement du budget de cette structure par les collectivités locales. Cette nouvelle histoire de notes concerne cette fois Serge Dorny, le directeur de l’Opéra de Lyon. C’est un tout nouveau pure player, Médiacités, qui a révélé l’affaire le mardi 9 mai, signant avec éclat son lancement entre Rhône et Saône, en mettant en ligne une enquête consécutive à l’épluchage de 3500 copies des notes de frais du directeur. Premier constat : les autorités de tutelle sont encore prises au dépourvu. Suite à la première affaire, il ne semble donc pas qu’un audit sur les notes de frais des grandes structures subventionnées ait été réalisé, visant à clarifier et encadrer le fonctionnement de ces frais, nécessaires à la bonne marche des ces maisons il

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Quand la Fura dels Baus se confronte au mythe d'Alceste

Opéra | L’Alceste de C.W. Gluck, donné actuellement à l’Opéra de Lyon, est une heureuse surprise de la saison.

Yannick Mur | Mardi 9 mai 2017

Quand la Fura dels Baus se confronte au mythe d'Alceste

Opéra moins connu et moins représenté qu’Orphée et Eurydice, Alceste a pourtant quelques similitudes avec cette œuvre. Créées toutes deux à Vienne dans une version italienne, elles ont été reprises et remaniées par Gluck lui-même pour la scène parisienne avec un texte en français. Similitude du sujet, également : dans les deux cas il s’agit d’un amant qui, défiant les dieux, descend aux enfers pour récupérer l’être aimé. Inspiré de la tragédie d’Euripide, Alceste conte l’histoire du roi Admète au seuil de la mort. L’oracle d’Apollon indique qu’il ne pourra survivre que si quelqu’un se sacrifie pour lui. Son épouse Alceste offre sa propre mort pour que vive Admète. Le roi, meurtri par ce sacrifice, descend au royaume d’Hadès pour sauver sa bien-aimée. Y parvient-il ? La réponse est donnée dans un stupéfiant tableau final conçu par Alex Ollé du collectif catalan La Fura dels Baus. Pour cette mise en scène, Alex Ollé nous fait vivre le drame d’une famille bourgeoise. Le préambule filmé montre un accident de voiture qui plonge Admète dans le coma. Puis

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"L’Opéra" : un an de prises à Bastille

Le Film de la Semaine | Des coulisses aux cintres, des tensions sociales aux minutes de silence, des répétitions aux applaudissements, une suite d’instantanés façons puzzle glanés durant une saison de l’Opéra de Paris visant à désacraliser cette institution culturelle française majeure. Avec bienveillance.

Vincent Raymond | Mardi 4 avril 2017

Philippe Martin, producteur habituel de Jean-Stéphane Bron, ne s’en cache pas : grand amateur d’art lyrique et familier de Stéphane Lissner (le directeur de l’Opéra de Paris), c’est lui qui a soufflé l’idée, pour ne pas dire commandé ce film au cinéaste helvétique, pur néophyte dans cet univers. Mais est-ce en cela un problème ? L’œil du candide capte souvent des mouvements insolites que l’habitué, blasé malgré lui, ne perçoit plus. Bron s’est donc immergé pendant 130 jours dans les murs de l’Opéra, le découvrant lui-même pour le faire découvrir au spectateur. Avec la chance du débutant, du point de vue dramaturgique : couvrant la saison 2015-2016, il suit donc des grèves à répétition, les conséquences des attentats parisiens, l’arrivée et le départ de Benjamin Millepied… davantage du côté directorial, offrant ainsi un contrepoint (ou un contrechamp) à l’excellent Relève : histoire d’une création de Thierry Demaizière & Alban Teurlai, tourné c

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La Renaissance des Muses de l'Opéra

Bar | Fermé en 2012, l’ascenseur qui mène derrière les Muses rouvre pour seulement trois mois. Il faut se dépêcher de l'emprunter, pour aller boire un verre, grignoter les produits sélectionnés par Deux Filles en Cuisine et profiter de la terrasse panoramique.

Adrien Simon | Mardi 28 mars 2017

La Renaissance des Muses de l'Opéra

Les muses des arts, ces filles de Zeus qui ornent la façade de l’opéra, alimentent les rumeurs. Pourquoi l’architecte, Antoine-Marie Chenavard, n’en a choisi que huit ? La poésie, la musique, l’élégie, la tragédie, la danse, la comédie et même l’Histoire et la rhétorique, d’accord (Calliope, Euterpe, Erato, Melpomène, Terpsichore, Thalie, Clio et Polymnie). Mais il manque Uranie ! On a dit que, pour des raisons d’harmonie, et donc de symétrie, le bâtisseur a sacrifié l’astronomie. Car elle a peu à voir avec le théâtre, et parce qu’Uranie trônait déjà sur la place des Cordeliers (avant d’être décapitée par les Canuts, puis détruite en 1858). La vie de muse, c’est difficile. Les huit élues se trouvent désormais à la base du dôme, créé par Jean Nouvel. Et dans leur dos, éclairé de rouge, se trouve le petit restaurant que l’architecte avait aménagé pour, en 1994, le grand cuisinier Philippe Chavent. Malgré ses qualités (des chefs de renom comme Daniel Ancel, sa terrasse, son panorama), le restaurant, tel Uranie, se cassa la figure, ferma en 2012 et ne trouva personne pour le relever. Sans qu’on ne comprenne exactement : p

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Hallucinations Collectives se dévoile

Festival | Oyez ! Oyez ! Hallucinations collectives dévoile sa 10ème programmation avec des infos juteuses… pour ne pas dire saignantes ! Sévissant du 11 au 17 avril, le festival accueillera des invités de choix et des avant-premières à la pointe de l’actualité pour le plus grand plaisir de tous les cinéphiles déviants.

Julien Homère | Vendredi 24 mars 2017

Hallucinations Collectives se dévoile

Notons la présence du phénomène Get Out de Jordan Peele, petit thriller terrifiant qui ravage le box-office US au point de rallier William Friedkin lui-même à sa cause. Le culte Fabrice Du Welz viendra présenter son polar énervé Message from the King, avec l’étoile montante Chadwick Boseman. La France aura pour représentant Xavier Gens pour la séance d’Hitcher de Robert Harmon, série B jouissive avec Rutger Hauer. Il n’y a pas qu’au rayon des exclusivités que l’association Zone Bis a marqué le coup pour cette édition anniversaire. En plus d’offrir une soirée commémorative le vendredi et une nuit Hallucinations auditives avec Joe La Noïze & Ta Gueule, le cinéma Comœdia verra s’imprimer sur ses toiles plusieurs classiques oubliés tels qu’Opéra de Dario Argento,

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Klaus Michael Grüber, vivant !

Opéra | Parfois, très rarement, dans cet art si éphémère qu'est le théâtre et a fortiori l'opéra, ressurgissent de grands metteurs en scène. Neuf ans après sa mort, Klaus Michael Grüber revit avec la reprise de son Couronnement de Poppée. Esquisse de ce que fut ce maître des scènes européennes.

Nadja Pobel | Mardi 14 mars 2017

Klaus Michael Grüber, vivant !

Il y a d'abord une aura, celle que convoque son nom. Klaus Michael Grüber dont les cendres ont été réparties sur Belle-Île-en-Mer un jour de juin 2008, juste après sa mort des suites d'un cancer, est un pan du théâtre. Celui d'une exigence et d'une intemporalité qui permet notamment aujourd'hui à son assistante Ellen Hammer, aux commandes de la reprise du Couronnement de Poppée de ne pas craindre une « entreprise muséale ». Sans jamais adapter ou contemporanéiser les textes qu'il a pu monter, il a su leur donner une nouvelle lecture comme cette Bérénice qui a entendu bien des fauteuils claquer avant de devenir un classique à son tour. En 1984, invité à la Comédie Française, il avait donné à l'héroïne racinienne une allure presque métallique en confiant cette indication à la protagoniste principale Ludmila Mikaël : « la parole froide, le cœur brûlant ». Né en 1941 au bord du Neckar (Bade Würtemberg) dans une Allemagne aux mains des nazis, Grüber, apprenti-acteur au Conservatoire de Stuttgart, est rapidement parti en Italie où il devient l'assistant de Giogio S

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Serge Dorny : « Il faut avoir la nostalgie de l'avenir »

Opéra de Lyon | Rencontre avec le directeur de l'Opéra de Lyon, Serge Dorny, pour évoquer cette saison de transition voyant son chef permanent, Kazushi Ono, s'envoler vers d'autres cieux, remplacé à la rentrée par le jeune espoir italien qu'est Daniele Rustioni.

Sébastien Broquet | Mardi 17 janvier 2017

Serge Dorny : « Il faut avoir la nostalgie de l'avenir »

C'est la dernière saison de votre chef permanent, qui s'en va en juin. Serge Dorny : Kazushi Ono est un chef extrêmement moderne. Normalement, un chef s'intéresse à la musique, à la partition. Mais le monde a changé : tout ce qui est action citoyenne, vis à vis des territoires en difficulté, des publics scolaires, des réseaux associatifs, l'Opéra de Lyon, étant un acteur citoyen, s'y investit énormément. Il n'est pas automatique qu'un directeur musical le fasse. Kazushi Ono y a participé de façon active, il était très enthousiaste, au point qu'il a importé cette démarche dans les projets qu'il porte au Japon. C'est vraiment quelqu'un avec qui j'ai pu construire ce projet et l'enraciner dans la maison. Il est moderne, car il a compris que ça se passe sur scène et dans la fosse, mais aussi hors les murs ; dans la cité, dans les banlieues éloignées. Cet accès au plus large public possible doit se gagner au quotidien. J'ai eu un partenaire, là-dessus. Un chef moderne, c'est aussi avoir une attention particulière envers les partitions d'aujourd'hui. Pas seulement célèbrer le passé en jouant le grand réperto

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À l'Opéra, des airs connus

Classique | Passage en revue des festivités prévues du côté de l'Opéra où l'on rejoue ses classiques, et de l'Auditorium qui fait tout un cirque de son réveillon.

Pascale Clavel | Mardi 13 décembre 2016

À l'Opéra, des airs connus

À l’Opéra, c’est le jeune, fougueux et futur chef permanent, Daniele Rustioni, qui officie : une soirée faite de joyeux pots-pourris, une enfilade de tubes à fredonner plus ou moins discrètement. Des extraits d’œuvres classiques et romantiques, tricotés comme un gros patchwork bien doux. Le public en aura trop et c’est bien cela qu’il cherche : le trop d’émotions, l’envie constante de bulles de champagne. Au menu, des valses de Tchaïkovski tirées pour l’une de la Belle au bois dormant, pour l’autre de la Symphonie n°5 ; des moments choisis des Noces de Figaro de Mozart et même des airs de Rossini à se pâmer. L’orchestre de l’Opéra de Lyon, sous la baguette très attendue de Rustioni, va offrir un moment tout en paillettes, tout en émotions rares et nous sortirons de là le cœur léger, le sourire aux lèvres et l’envie que le monde soit beau. L’Auditorium fait son numéro Avec ses rêves de cirque, le spectacle du Nouvel An risque de plaire aux petits, aux grands, tous confondus dans la même émotion. La salle de l'Auditorium se transforme en un immense

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L'Opéra de quat'sous : misère en lumières

SCENES | Avec des musiciens intégrés au jeu, un décor non-naturaliste, des marionnettes à taille humaine, Jean Lacornerie signe un Opéra de quat'sous très homogène, plein d'allégresse et de liberté.

Nadja Pobel | Mardi 8 novembre 2016

L'Opéra de quat'sous : misère en lumières

Postulat de départ : remonter aux origines de cette œuvre écrite en six mois à peine par Kurt Weill et Bertolt Brecht en 1928. Ainsi, une traduction a été commandée à René Fix pour s'éloigner de tous les remaniements que le dramaturge berlinois a rajouté au fil des décennies et les chansons sont interprétées en allemand. Les mots sont crus et raccords avec l'énergie noire que développent les chefs de pègre : le criminel Macheath et son rival Peachum. Polly, la fille de ce dernier tombée dans les bras du premier s'en trouve même surnommée la « pute à gangster » et quand il s'agit de qualifier cette période trouble, elle est « pourrie. » Tout ce qui aurait pu entraver le rythme ou la compréhension a été gommé. Et loin d'appauvrir la pièce, cette propension à aller vite la sert. À commencer par la rapidité de jeu de Vincent Heden qui virevolte sur les tables de l'écurie (qui ressemble plus, et fort à propos, à un atelier d'usine) et entre les piles de cartons. C'est lui qui donne le la. Et ses a

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De l’audace à l'Opéra de Lyon !

Opéra de Lyon | Voici une saison d'opéra dans la continuité de ce que Serge Dorny a pour habitude de tricoter : un subtil mélange des genres. Neuf opéras, un festival axé sur (...)

Pascale Clavel | Mardi 20 septembre 2016

De l’audace à l'Opéra de Lyon !

Voici une saison d'opéra dans la continuité de ce que Serge Dorny a pour habitude de tricoter : un subtil mélange des genres. Neuf opéras, un festival axé sur les Mémoires, de nouvelles productions et des re-créations, voilà le programme. Kazushi Ono, quant à lui, entame sa dernière saison en tant que chef d’orchestre permanent : il passera le relais au jeune chef italien Daniele Rustioni en septembre 2017. La saison s’ouvre avec L’Ange de feu de Serge Prokofiev, œuvre rare à la scène, complexe dans son intrigue, riche dans son écriture, elle reste une partition des plus séduisantes du 19e siècle. Confiée pour la mise en scène à Benedict Andrews, L’Ange de feu sera l’occasion de réentendre avec plaisir Laurent Naouri dans le rôle de Ruprecht. En novembre, pour la joie des petits et des grands : le retour de L'enfant et les sortilèges de Ravel, conte savoureux écrit par Colette pour le compositeur. Le vidéaste Grégoire Pont en rajoute dans la féérie et crée une véritable sur

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Au cœur du Ballet à l'Opéra

Danse | Comment ça se passe dans cette grande maison noire ? Comment le ballet permanent organise-t-il ses journées en amont des spectacles ? C'est ce (...)

Nadja Pobel | Lundi 5 septembre 2016

Au cœur du Ballet à l'Opéra

Comment ça se passe dans cette grande maison noire ? Comment le ballet permanent organise-t-il ses journées en amont des spectacles ? C'est ce que vous propose de découvrir l'Opéra ce samedi 10 septembre de midi à 18h30. Au programme : la visite du grand studio, magnifique salle de travail sous la verrière imaginée par Jean Nouvel, mais aussi des projections vidéo, des ateliers pour enfants et adultes (sur réservation) ou une initiation sous le péristyle par Ashley Wright, toute jeune retraitée de ce ballet qui compte 31 danseurs venus du monde entier. Les chorégraphes Alessandro Sciarroni et Marina Mascarell vous ouvrent les portes de leurs créations qui ouvriront la Biennale de la danse du 14 au 18 septembre et répondront à vos questions. Cette journée n'est que le prélude aux Brigades d

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Aux marges du ballet avec "Relève : histoire d'une création"

Le Film de la Semaine | Benjamin Millepied transmet à de jeunes danseurs du ballet de l’Opéra de Paris son inépuisable enthousiasme et livre, au terme d'un époustouflant contre-la-montre, sa première création en tant que directeur de la danse à Garnier. Édifiant et fascinant.

Vincent Raymond | Mercredi 7 septembre 2016

Aux marges du ballet avec

En 2013, la nomination de Benjamin Millepied à la tête du ballet de l’Opéra de Paris avait tout pour éveiller la suspicion des non initiés — eh quoi ! Trentenaire aux allures de gravure de mode, coqueluche des revues depuis son beau mariage avec une actrice à Oscar, il ressemblait moins au successeur attendu de la vétérane Brigitte Lefèvre, qu’à une concession à l’air du temps — un préjugé emballé dans un tutu rose, auquel sa démission expresse donnerait début 2016 la touche finale… N’en déplaise aux cancaniers, la présence du chorégraphe à ce poste n’avait rien d’usurpée ; et son passage, pour météorique qu’il fût, se révéla tout sauf anecdotique : Relève démontre en filigrane des coulisses de la création de Clear, Loud, Bright, Forward, à quel point Millepied semblait taillé pour y accomplir de nécessaires révolutions. Et Benjamin Millepied opéra… Relève porte ce regard original sur l’élaboration du ballet promis par le titre — de l’esquisse à la première — tout en intégrant des éléments périph

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Incendie dans un entrepôt de l'opéra à Venissieux

ACTUS | Coup de chaud pour l'opéra de Lyon : un incendie s'est déclaré le lundi 28 mars dans un entrepôt, là où sont construits et stockés ses décors, a révélé Le (...)

Sébastien Broquet | Mardi 29 mars 2016

Incendie dans un entrepôt de l'opéra à Venissieux

Coup de chaud pour l'opéra de Lyon : un incendie s'est déclaré le lundi 28 mars dans un entrepôt, là où sont construits et stockés ses décors, a révélé Le Progrès dans son édition du mardi 29 mars. Ce bâtiment appartenant à la ville de Lyon est situé à Vénissieux, il est prêté à l'opéra depuis 1974. Heureusement, peu de dégâts à signaler : un véhicule dans lequel le sinistre s'est déclaré selon les premières constatations, et du matériel de construction, mais aucun décor n'a brûlé ; même s'il reste à établir les dégâts causée par les fumées mais aussi par l'eau lors de l'intervention des pompiers. Ces derniers, qui ont engagé près de cinquante hommes, sont intervenus peu avant 20 heures après un signalement des voisins.

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Jiri Kylián, artiste associé à l'Opéra

SCENES | Élégance et rigueur. Deux mots-clés qui pourraient à la fois caractériser l'essentiel de l’œuvre de Jiri Kylián et sa personnalité. Né en 1947 en ex (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 22 mars 2016

Jiri Kylián, artiste associé à l'Opéra

Élégance et rigueur. Deux mots-clés qui pourraient à la fois caractériser l'essentiel de l’œuvre de Jiri Kylián et sa personnalité. Né en 1947 en ex Tchécoslovaquie, plongée alors dans les turpitudes de l'Histoire, le chorégraphe révèle très tôt des dons pour la musique et la danse : il crée sa première pièce (Paradox) à l'âge de vingt-trois ans ! Figure, depuis, de la danse dite "néo-classique", longtemps directeur artistique du Nederlands Dans Theater (NDT) de 1975 à 2004, Kylián a signé un nombre incalculable de pièces dont La Symphonie des Psaumes (1978) ou One of a kind (2000). Nombre d'entre elles sont inscrites au répertoire du Ballet de l'Opéra dont Jiri Kylián sera l'artiste associé pendant trois saisons à partir de septembre 2016. Il y reprendra l'an prochain One of a kind et transmettra au Ballet Sleepless, une pièce créée en 2004 (jamais montrée en France) autour de l'univers du peintre Lucio Fontana. JED

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L'errance en compagnie de Bach

MUSIQUES | Le premier festival international Cross Opéra, proposé par le Toboggan de Décines et le Concert Impromptu, retient par avance notre attention : en cinq (...)

Pascale Clavel | Mercredi 10 février 2016

L'errance en compagnie de Bach

Le premier festival international Cross Opéra, proposé par le Toboggan de Décines et le Concert Impromptu, retient par avance notre attention : en cinq moments musicaux décoiffés, les musiques classique, jazz et contemporaine s’affrontent, discutent, se frottent les unes aux autres dans un joyeux capharnaüm. L’idée n’est certes pas nouvelle, mais finement tricotée. L’Ensemble de percussions TaCTuS, le Concert Impromptu, le Piano Ambulant et l’ensemble Tarka sont les premiers à s’y engager. L’ensemble TaCTuS et le comédien Jacques Bonnaffé ouvrent le Festival avec Dédales, sorte de petite balade littéraire et musicale au coeur de la ville avec les Variations Goldberg sous le bras. Cette déambulation urbaine magnifie l’errance, surexpose Jean-Sébastien Bach, musicien architecte des sons et s’empare des textes de Baudelaire et Calvino. Pour bousculer encore les codes et les genres, le lendemain un Allemagne - Brésil est rejoué en un match/concert scénographié sur rectangle vert. La musique est ballon et au milieu du gazon, on se demande qui de Jean-Sébastien Bach ou de la samba va gagner... PASCALE CLAVEL

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Le Ballet fait sa révolution

SCENES | Jusqu'au 13 février au Toboggan, le Ballet de l'Opéra de Lyon présente Révolution(s), un programme rassemblant trois pièces de jeunes et fougueux chorégraphes (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 10 février 2016

Le Ballet fait sa révolution

Jusqu'au 13 février au Toboggan, le Ballet de l'Opéra de Lyon présente Révolution(s), un programme rassemblant trois pièces de jeunes et fougueux chorégraphes contemporains. On pourra y revoir Tout autour (2014) de Rachid Ouramdane et Sunshine d'Emmanuel Gat, et surtout, découvrir la nouvelle création de la chorégraphe portugaise Tânia Carvalho, figure montante de la danse contemporaine.

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Brigade du Ballet : session de janvier

SCENES | Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 6 janvier 2016

Brigade du Ballet : session de janvier

Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à raconter le fruit de cette rencontre. Vous êtes rédacteur, photographe, vidéaste, dessinateur ou même preneur de son ? Adressez-nous votre candidature motivée par email (brigadeduballet@petit-bulletin.fr) et rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs. Vos mini-reportages seront publiés sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon. La prochaine session se tiendra le mercredi 13 janvier, autour du programme Révolution(s). Vous avez jusqu'au 8 pour vous manifester. Bonne chance à tous !

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À l'Opéra, une Carmen endiablée

SCENES | Le Ballet de l'Opéra s'aventurant habituellement sur les terres de la danse contemporaine, il est surprenant de le découvrir au milieu d'une (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 novembre 2015

À l'Opéra, une Carmen endiablée

Le Ballet de l'Opéra s'aventurant habituellement sur les terres de la danse contemporaine, il est surprenant de le découvrir au milieu d'une scénographie très théâtrale, en costumes et... sur pointes ! Ceux, en l'occurrence, de deux pièces de Roland Petit (1924-2011), auteur de plus de cent cinquante créations et chorégraphe difficilement classable. Entre académisme et innovation (l'introduction, par exemple, de gestes du quotidien dans ses pièces), entre théâtralité et abstraction, Roland Petit s'est essayé à tous les genres, signant quelques chefs-d’œuvre (Le Jeune homme et la mort en 1946 notamment) comme des spectacles plus légers (dans le domaine du music-hall, à la télévision ou pour Hollywood). L'Arlésienne (1974) et Carmen (1949), les deux oeuvres sur une musique de Bizet au programme du Ballet, sont représentatives de sa danse "patchwork" où les pirouettes et les figures classiques le disputent à de plus singulières positions "en dedans" ou à des chutes et des mouvements au sol. Les danseurs semblent plus à l'aise et motivés dans Carmen, spectacle aux décors hauts en couleurs (signés par le peintre espagn

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Brigade du ballet - C'est reparti !

SCENES | Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à raconter le (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 septembre 2015

Brigade du ballet - C'est reparti !

Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à raconter le fruit de cette rencontre. Vous êtes rédacteur, photographe, vidéaste, dessinateur ou même preneur de son ? Adressez-nous votre candidature motivée par email (brigadeduballet@petit-bulletin.fr) et rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs. Vos mini-reportages seront publiés sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon. La prochaine session se tiendra le mercredi 14 octobre, autour du spectacle programme Carmen / L'Arlésienne. Vous avez jusqu'au 7 pour vous manifester. Bonne chance à tous !

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Jiří Kylián entre au répertoire du Ballet de l'Opéra

SCENES | «Je pense que tout mon travail parle de l'amour et de la mort» déclara un jour le chorégraphe tchèque Jiří Kylián (né en 1947). Ce maître du néo-classicisme, épris (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 1 septembre 2015

Jiří Kylián entre au répertoire du Ballet de l'Opéra

«Je pense que tout mon travail parle de l'amour et de la mort» déclara un jour le chorégraphe tchèque Jiří Kylián (né en 1947). Ce maître du néo-classicisme, épris de musicalité et de pureté du mouvement, décline ces thèmes existentiels fondamentaux dans des univers spectaculaires hétéroclites : l'abstraction vive et minimale de 27'52'' (2002), la théâtralité onirique et baroque de Bella Figura (1995) ou le dispositif intimiste et émouvant de Heart's Labytinth, pièce créée il y a trente ans en hommage à une danseuse de sa compagnie qui s'était suicidée. Ces trois pièces seront interprétées par les danseurs du Ballet de l'Opéra (du 8 au 16 septembre à l'Opéra) et, à cette occasion, la fabuleuse chorégraphie de 27'52'' fera son entrée dans le répertoire de la compagnie. Pièce pour six interprètes dont le titre est aussi sa durée précise, 27'52'' déploie ses mouvements vifs et tranchants à travers la musique sous haute tension de Dirk Haubrich, inspirée de la Symphonie nº 10 de Mahler et de quelques vers de Charles Baudelaire. On y retrouve le thème du couple et de la rencontre amoureuse, dans u

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La Brigade du Ballet

SCENES | Quand une douzaine d'artistes amateurs accèdent aux coulisses de l'Opéra de Lyon et que le Petit Bulletin se fait une petite place à leurs côtés... Dans les coulisses des coulisses !!

Benjamin Mialot | Vendredi 5 juin 2015

La Brigade du Ballet

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Coup d'oeil sur la saison 2015/2016 de l'Opéra de Lyon

ACTUS | Fort d'un solide casting de nouvelles têtes (Wouajdi Mouawad, Dominique Pitoiset, Jeanne Candel...) et d'habitués (Olivier Py, Laurent Pelly, David Marton...) et fidèle à sa volonté de donner à voir à la fois la modernité du répertoire et la vitalité de la création contemporaine, l'Opéra de Lyon placera sa saison 2015/2016 sous le signe de l'humanisme. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 14 mars 2015

Coup d'oeil sur la saison 2015/2016 de l'Opéra de Lyon

La présentation de la saison 2015-2016 de l'Opéra de Lyon a débuté par une confirmation : celle de la nomination de Daniele Rustioni en tant chef permanent. D'ici sa prise de fonction en septembre 2017, le jeune prodige italien de 32 ans dirigera notamment La Juive, fastueuse romance inter-religieuse qui valut à Jacques Fromental Halévy les louanges de Wagner, sur une mise en scène d'Olivier Py. Une production d'autant plus symbolique qu'elle s'inscrira dans le traditionnel festival de l'Opéra (fin mars et début avril 2016), dédié cette fois à l'Humanité, journal emblématique... Ah non. D'après nos notes, il présentera en fait des œuvres disant la nécessité de lutter contre les intégrismes, dont une création mondiale : Benjamin, dernière nuit, un biopic du génie tourmenté Walter Benjamin (en partenariat avec la Biennale Musiques en scène, avec l'écrivain Régis Debray au livret, Bernhard Kontarsky à la direction et John Fulljames à la mise en scène). Un double programme mettant en lumière des compositeurs passés par le ghetto de Terezin –

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Un nouveau chef à l'Opéra de Lyon

MUSIQUES | Il ne prendra ses fonctions qu'en septembre 2017 (pour un mandat de cinq ans), mais son nom est déjà sur toutes les lèvres : Daniele Rustioni vient (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 12 mars 2015

Un nouveau chef à l'Opéra de Lyon

Il ne prendra ses fonctions qu'en septembre 2017 (pour un mandat de cinq ans), mais son nom est déjà sur toutes les lèvres : Daniele Rustioni vient d'être nommé à la succesion de Kazushi Ono à la tête de l'orchestre de l'Opéra de Lyon. D'ici là, ce jeune chef italien de 32 ans, formé à Milan, passé par le Covent Garden de Londres et remarqué la saison passée sur Simon Bocanegra, se produira à deux reprises : au printemps 2016 pour La Juive de Halévy et pour les fêtes de fin d'année avec la Nuit à Venise de Johann Strauss.

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Rejoignez les Brigades du Ballet

MUSIQUES | Les Candidatures pour la prochaine Brigade du ballet (mercredi 18 février pour le programme Forsythe) sont ouvertes ! Au fil de la saison, l’Opéra de (...)

Benjamin Mialot | Mardi 13 janvier 2015

Rejoignez les Brigades du Ballet

Les Candidatures pour la prochaine Brigade du ballet (mercredi 18 février pour le programme Forsythe) sont ouvertes ! Au fil de la saison, l’Opéra de Lyon et Le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses. Vous êtes apprenti blogger, photographe, vidéaste ou dessinateur ? Rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs et racontez le fruit de cette rencontre sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon ! Adressez-nous votre candidature motivée à : brigadeduballet@petit-bulletin.fr   Plus d'informations : http://www.opera-lyon.com/page/la-brigade-du-ballet Sessions précédentes : http://www.petit-bulletin.fr/lyon/membre-27829.html

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Trois Forsythe pour le prix d'un

SCENES | Depuis trente ans qu'elles sont inscrites à son répertoire, le Ballet de l'Opéra de Lyon est sans doute le meilleur véhicule des recherches cinétiques de (...)

Benjamin Mialot | Mardi 28 octobre 2014

Trois Forsythe pour le prix d'un

Depuis trente ans qu'elles sont inscrites à son répertoire, le Ballet de l'Opéra de Lyon est sans doute le meilleur véhicule des recherches cinétiques de William Forsythe – nonobstant sa propre compagnie, même si sa première incursion en terres lyonnaises, lors de la dernière Biennale de la danse, a fait l'effet d'une douche froide. On peut le vérifier depuis la rentrée à Paris, où il assure le gros de l'hommage rendu par le Festival d'Automne au maître américain du néo-classicisme. On pourra surtout le constater du mardi 4 au vendredi 7 novembre, dates auxquelles le Ballet présentera, à domicile, trois de ses œuvres les plus emblématiques. L'occasion de redécouvrir Steptext, déconstruction pleine de danger et de maîtrise des codes du ballet classique qui posa en 1985 les bases du style Forsythe (corps en déséquilibre, mouvements explosifs, enchaînements fragmentés), mais aussi et surtout One Flat Thing, Reproduced (2000), sorte de contrepoint tout en tension et en articulations aux comédies musicales en m

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Devenez petite souris dans les coulisses du Ballet de l’Opéra de Lyon !

SCENES | La saison prochaine, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses du spectacle Les (...)

Nadja Pobel | Mercredi 2 juillet 2014

Devenez petite souris dans les coulisses du Ballet de l’Opéra de Lyon !

La saison prochaine, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses du spectacle Les Labyrinthes du coeur (dès le 1er septembre) et à raconter le fruit de cette rencontre.   Vous êtes apprenti blogger, rédacteur, photographe, vidéaste ou dessinateur ? Adressez-nous votre candidature motivée par email à brigadeduballet@petit-bulletin.fr avant le 18 août et rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs.   Au fil des spectacles, les meilleurs mini-reportages (écrits, filmés, dessinés…) seront publiés sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon.   Bonne chance à toutes et à tous, et que les plus inspirés gagnent.  

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Textures de voix

ARTS | «Le costume est devenu un acteur déterminant de la scénographie d'un opéra. On voit d'abord avant d'entendre» lance Maximilien Durand, directeur du Musée des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 22 avril 2014

Textures de voix

«Le costume est devenu un acteur déterminant de la scénographie d'un opéra. On voit d'abord avant d'entendre» lance Maximilien Durand, directeur du Musée des Tissus. Et Serge Dorny, directeur de l'Opéra de Lyon, de préciser : «Le budget de production des costumes est aujourd'hui très important, à part égale avec les décors». Les deux institutions ont décidé de présenter, en une séduisante mise en scène, 130 costumes d'opéras et de ballets de danse correspondant aux vingt dernières années de création de l'Opéra de Lyon. La sélection s'est opérée en fonction de la qualité des habits et des spectacles les plus marquants de cette période (Trois sœurs et Lady Sarashina de Peter Eötvös, La Flûte enchantée mise en scène par Pierrick Sorin, etc.). Le parcours se décline en salles thématiques ("Figures de l'altérité", "Héros et héroïnes", "Femmes fatales"...) et propose à chaque fois des cartels très précis, à la fois sur les productions et les techniques de couture. Les costumes habillent des mannequins masqués et certaines salles s'avèrent tout simplement impressionnantes 

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Opéra de Lyon : une saison au-delà du réel

MUSIQUES | Revenu de Dresde sans jamais être parti de Lyon, Serge Dorny a présenté sa douzième saison à la tête de l’Opéra de Lyon, placée sous le thème "Au-delà du réel". Decryptage. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 14 avril 2014

Opéra de Lyon : une saison au-delà du réel

«L’art incite à dire ce qu’on voit et à voir ce qu’on voit». En citant Charles Péguy, Serge Dorny affirme vouloir montrer ce qu’on ne voit plus dans cette nouvelle saison : de l'émotion et de la réflexion, tout en flirtant avec le fantastique. Il donne pour ce faire libre cours à une nouvelle génération d’artistes, dont deux feront leur première apparition sur les scènes françaises, les metteurs en scène Stefan Herheim (pour Rusalka de Dvorak en décembre) et Martin Kusej, homme de théâtre venu de Munich (Idoménée de Mozart en janvier/février). L’Opéra poursuit par ailleurs sa complicité avec Jean Lacornerie du Théâtre de la Croix-Rousse. Il s’attaquera cette année au Roméo & Juliette version Boris Blacher qui, en 1943, déplace l’intrigue shakespearienne dans le IIIe Reich (en février/mars). Il mettra également en scène Le Roi et moi, spectacle jeune public (décembre). Cette saison, qui s’ouvre avec Le Vaisseau fantôme de Wagner mis en scène par Alex Ollé et La Fura dels Baus (octobre) sera comme les précédentes

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Atvakhabar Rhapsodies, l'écrin de Système Castafiore

SCENES | Imprégné d'univers aussi éloignés de la danse contemporaine que le jeu vidéo et le cinéma d'animation, Atvakhabar Rhapsodies est une superproduction d'une rare inventivité. Et d'une dommageable vacuité. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 18 novembre 2013

Atvakhabar Rhapsodies, l'écrin de Système Castafiore

Aussitôt le rideau levé, Atvakhabar Rhapsodies, la nouvelle création de Système Castafiore, compagnie transdisciplinaire fondée en 1990 par le vidéaste et musicien Karl Biscuit et la chorégraphe Marcia Barcellos, adresse un clin d’œil – littéralement, grâce à un astucieux trucage – au platformer Limbo qui, avec son noir et blanc vaporeux et ses silhouettes aux yeux luisants, symbolisa le renouveau du jeu vidéo indépendant. Le premier d'une longue série. Le hit du studio Playdead est en effet loin d'être la seule œuvre dont ce spectacle à mi-chemin du divertissement à grand spectacle et de l’œuvre d'auteur renvoie l'écho. Pour donner forme à l'Atvakhabar, contrée chimérique qu'aurait découvert au début du vingtième siècle un réalisateur du nom d’Emil Prokop (personnage croisé dans Protokol : Prokop, un ballet déjà foisonnant mais qui apparaît rétrospectivement comme un prototype de celui-ci), Biscuit et Barcellos semblent ainsi s'être inspirés du rétro-futurisme tel que Jules Verne le préfigura, des fantaisies animistes d'Hayao Miyazaki, des mutations bestiales de James Thierrée, du gothique facétieux selon Tim Burton, des br

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Insomniaque - Semaine du 3 au 9 juillet

MUSIQUES | Les trois soirées à ne pas manquer cette semaine. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 27 juin 2013

Insomniaque - Semaine du 3 au 9 juillet

05.07 Un été suédoisOn connaissait l'été indien, cette saison qui n'existe que dans le nord de l'Amérique. C'en est un scandinave que la marque suédoise WeSC invite à passer gratuitement tous les vendredis (jusqu'au 30 août) à La Plateforme, avec la complicité de quelques méritants collectifs locaux (Basse Résolution, Palma, Propagang...) et de Clara Moto, dans le rôle du solstice. Vous auriez trouvé plus logique et exceptionnel que se produise The Field ou The Embassy ? Nous aussi. Mais nous avons trop d'estime pour la tech house so cute de la belle Autrichienne pour faire la fine oreille. 06.07 La GuinguetteComme nous vous l'annoncions dans nos colonnes en mai, Sophie Broyer quittera prochainement la direction de L'Épicerie Moderne. Le samedi qui vi

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Opération clandestine

ECRANS | Blake Edwards (Les Trésors Warner / Collection Les Films criminels)

Christophe Chabert | Lundi 29 avril 2013

Opération clandestine

Heureusement il y a Warner ! Ça sent bon le réchauffé d’un vieux spot de pub, mais il faut reconnaître que le studio est un des rares à prendre un tel soin de son patrimoine et à proposer aux cinéphiles ses «trésors» en DVD. Mais attention ! Seulement sur son site (www.warnerbros.fr). De plus, il pratique désormais une intelligente répartition en collections, dont la plus récente est sans doute la plus extraordinaire : Les Films criminels. On y trouve notamment deux grands films de Don Siegel (Le Verdict, sa première réalisation, redécouverte avec enthousiasme lors de l’édition 2009 du festival Lumière, et Crime in the streets, avec John Cassavetes), un film culte de James B. Harris, Fast-walking, avec James Woods, ou encore le mythique L’Homme qui tua la peur de Martin Ritt (avec Cassavetes, encore). Au milieu de cette belle moisson, un fil

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Alceste à bicyclette

ECRANS | De Philippe Le Guay (Fr, 1h45) avec Fabrice Luchini, Lambert Wilson…

Christophe Chabert | Lundi 14 janvier 2013

Alceste à bicyclette

À l’origine de l’«idée originale» du film, Fabrice Luchini a sans doute voulu s’offrir son Looking for Richard : une réflexion sur son métier d’acteur et sa confrontation avec un texte monstre de Molière, Le Misanthrope. Il y a d’ailleurs, dans Alceste à bicyclette, quelques scènes fascinantes où ce comédien génial abolit la frontière entre la réalité et la fiction et se montre seulement au travail, cherchant, hésitant, se reprenant jusqu’à trouver la note juste pour faire vivre sans pompe les alexandrins de Molière. Mais plutôt que de créer un dispositif fort autour de son acteur, Philippe Le Guay lui colle dans les pattes un sparring partner encombrant (Lambert Wilson, très moyen en acteur précieux rendu célèbre par un feuilleton médical sur TF1) et brode autour de pauvres intrigues de fiction qui sentent bon le téléfilm parfumé à la naphtaline. Dire qu’on se fout intégralement de la belle Italienne, du chauffeur de taxi ou de la jeune fille qui tourne des «films X» est un euphémisme, et pourtant, ce foutoir poussiéreux finit par prendre toute la place. Alceste à bicyclette projette ainsi Molière dans une médiocre

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Danse ou dense

SCENES | Cette semaine, les amateurs de danse ont le choix (non exclusif) entre de la belle danse néo-classique et un spectacle choc et génial, où le mouvement (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 29 mars 2012

Danse ou dense

Cette semaine, les amateurs de danse ont le choix (non exclusif) entre de la belle danse néo-classique et un spectacle choc et génial, où le mouvement formel est abandonné au profit de l'exploration des capacités de résistance des corps. Soit concrètement, le programme du Ballet de l'Opéra de Lyon (jusqu'au samedi 7 avril à l'Opéra) proposant le Second Detail de William Forsythe, deux pièces de Jiri Kylian et le très esthétique Boléro de Meryl Tankard tout en projections d'ombres chinoises... Et, d'autre part, Salves (au Toboggan jusqu'au jeudi 5 avril), la dernière pièce de Maguy Marin créée avec sa compagnie en 2010. Plus le temps passe et plus cette œuvre paraît importante en elle-même et au regard des réalisations chorégraphiques contemporaines. Avec un sens de la mise en scène (brouillant les frontières entre théâtre, danse, performance) d'une précision folle, Maguy Marin s'y montre capable d'évoquer les problèmes politiques contemporains les plus fondamentaux et d'inventer une forme scénique inouïe, aux sensations aussi fortes que sèches et virulentes. Avec pour point d'orgue une scè

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Le Ballet s'empare de Balanchine

SCENES | En regardant l'impressionnant répertoire du Ballet de l'Opéra de Lyon, on se dit qu'il n'y manque pas beaucoup des grands chorégraphes du XXe Siècle. George (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 8 décembre 2011

Le Ballet s'empare de Balanchine

En regardant l'impressionnant répertoire du Ballet de l'Opéra de Lyon, on se dit qu'il n'y manque pas beaucoup des grands chorégraphes du XXe Siècle. George Balanchine en fait partie et, pour la première fois, le Ballet interprétera l'une de ses pièces phares, Concerto Barocco, sur le Concerto pour deux violons en ré mineur de Bach (du 17 au 23 décembre à l'Opéra). Né en 1904, Balanchine rejoint les ballets de Diaghilev dans les années 1920, collabore très tôt et à de multiples reprises avec le compositeur Igor Stravinski (ils signeront une trentaine de pièces ensemble) puis émigre aux États-Unis au début des années 1930. Il y fondera le célèbre New York City Ballet. Artistiquement, le chorégraphe a renouvelé la danse classique en la libérant des pesanteurs de la narration et de l'illustration, au profit d'un formalisme épuré voire abstrait, tout en s'appuyant toujours sur une partition musicale au rôle essentiel. C'est ce que l'on pourra vérifier dans Concerto Barocco avec de nombreuses analogies formelles entre la musique de Bach et les mouvements et gestes abstraits des dix danseurs. Ce programme sera complété par deux p

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Du nez et de l’air

MUSIQUES | De l’audace dans les deux grandes maisons lyonnaises, du culot et de l’inattendu : l’Opéra et l’Auditorium se transcendent. Il faut le redire, Lyon a su se doter de deux orchestres à rayonnement international ; c’est rare et c'est bon. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 15 septembre 2011

Du nez et de l’air

A l’Opéra, la saison est réjouissante. Chostakovitch et un Nez très attendu en ouverture, un Parsifal qui n’avait plus retenti depuis 35 ans, une petite opérette d’Offenbach peu connue, le retour d’une brillante Carmen… Comment dire ? L’Opéra de Lyon se porte bien. La neuvième saison de Serge Dorny est éclectique, surprenante tant par les œuvres choisies que par les points de vus de chefs d’orchestres et de metteurs en scènes talentueux. Le fil conducteur, dont Serge Dorny a fait sa marque de fabrique, sera cette saison la quête. Sujet vaste, un peu fourre-tout mais qui a l’intérêt de rassembler nombre d’opéras. Le Nez arrive d’Aix où il a eu un franc succès. La mise en scène éblouissante de Kentridge y est pour beaucoup, la direction de Ono également. Parmi les autres productions, L'Enfant et les sortilèges de Ravel partagera une soirée enfance cruelle avec Le Nain d’Alexander von Zemlinski. Dans les audaces de l’année, citons Terre et cendres, opéra du compositeur contemporain Jérôme Combier, inspiré du roman d’Atiq Rahimi. Un conte sur la quête de la rédemption et de l’harmonie face à l’horreur de la guerre. L’incontournable Festival sera consacré à Puccini. Les trois opéras cho

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La Nouvelle Star

CONNAITRE | Jeudi 11 août

Dorotée Aznar | Mardi 12 juillet 2011

La Nouvelle Star

À toi le lecteur qui a réussi à échapper aux initiations tango pendant six semaines de congés, à toi le lecteur qui détestes les danses de couple, mais qui aime donner de la voix, rendez-vous tous les jeudis, dès 22h, au Cap Opéra (Lyon 1er), pour un “Karaogay“. Mais qu'est-ce qu'un karaoké gay nous demanderas tu sans doute. Tu entendras la différence, lecteur, sois en bien certain, tu l'entendras. DA

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