Brain Damage, back to the roots

Festival 6e Continent | Brain Damage, qui dévoile chaque vendredi un épisode sa Web-série Walk the Walk sur le site du Petit Bulletin, est également à l'affiche du festival 6e Continent.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Photo : © DR


La thèse vaut la peine de s'y attarder : ce serait en reculant que l'on avance. Deux des groupes les plus intéressants de la scène dub apparue dans nos contrées au mitan des années 90 ont continué de passionner en se retournant vers le passé plutôt qu'en poursuivant une quête éperdue du nouveau son, d'essayer de coller aux tendances. Inventant largement à ses débuts, Zenzile à Angers s'est retourné au moment où ce dub en live périclitait, vers un post-punk à la PIL pour se ressourcer. Brain Damage a fini par faire de même, de manière assez radicale avec son dernier disque paru l'an dernier sur Jarring Effects : une plongée en apnée dans les seventies et le reggae roots, avec une idée derrière le crâne dépourvu de dreadlocks de Martin Nathan, la tête pensante et agissante : convier de légendaires voix du genre à venir écrire puis conter au micro leur jeunesse, autour des thèmes de la transmission et de l'éducation.

C'est Sam Clayton Jr, ingénieur du son pour Toots & the Maytals et Steel Pulse, qui s'est mis aux manettes et a servi de guide dans la foisonnante jungle des musiciens de Kingston. Mi-Stéphanois mi-yardie, l'homme a noué depuis longtemps des liens d'amitié avec Brain Damage et s'est investit totalement dans le projet : « Sam est un personnage fascinant, au parcours atypique. Jamaïcain, il est le fils de Brother Samuel Clayton, qui pris la direction en 1976 des Mystic Revelation of Rastafari, au départ de Count Ossie. Après avoir longuement vécu à New York, il s'est installé en France, où nous nous sommes rencontrés il y a une quinzaine d'années. C'est un ami depuis. »

Au point qu'un Ras Michael, rare voix de Son of Negus, a pour la première fois officié en featuring loin de son projet personnel : « Si, tout en l'appréciant et en le respectant, le nyabinghi n'est pas ce qui m'a le plus marqué dans l'histoire de la musique jamaïcaine, le fait de travailler avec un personnage de la trempe de Ras Michael est un immense privilège. Le spoken word, que l'on retrouve sur le morceau Love makes the world go round, est juste incroyable. »

C'est dire la valeur de ce Walk the Walk, album accueillant également Horace Andy, Kiddus I, Willi Williams et Winston McAnuff. Disque pétri de respect pour ces fondateurs, empreint d'une réelle fidélité au son 70's, enregistré au sein du mythique studio Harry J. Parfois, il est bon de reculer.


Festival du 6è continent

Rachid Taha + Brain Damage + The Fat Bastard gang band + MPS Pilot + Tactical Groove Orbit + Omar & mon accordéon
Parc de Gerland Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Summer Sessions | Retour des Summer Sessions le 1er juillet, avec en ouverture Pat Kalla & co. Hors d'œuvre d'une saison estivale qui s'annonce prometteuse aux abords extérieurs du Transbordeur.

Stéphane Duchêne | Lundi 14 juin 2021

Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Il était déjà revenu un peu timidement et reviendra sans doute encore bien plus fort mais voici que le live fait sa rentrée d'été au Transbordeur. En extérieur et selon la désormais bonne vieille tradition des Summer Sessions. Lesquelles fleurissent généralement avec le mois de juillet. Ouverture le 1er juillet donc avec Pat Kalla & le Super Mojo en release party du tout frais album Hymne à la vie, à la pochette (et musique) très Summer Session. Kalla qui sera accompagné ce soir-là du projet tout aussi solaire de Paola, Povoa et Jerge (appelez-les PPJ), trio né du confinement et dont le 1er EP vient de paraître. Un set encadré en ouverture du warm-up (où on fera chauffer les pneus, sauf qu'il n'y aura pas de pneus) d'Heavenly Sweetness Sound System (avec Hugo Mendez, fondateur du label Sofrito !) et du closing (c'est quand on ferme la soirée) dispensé par Pedro Bertho. Comme c'est l'ouverture, c'est gratuit (même si sur réservations, la cour du Transbo n'est pas extensib

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6e Continent, c'est fini

Politique Culturelle | Vendredi, le 6e Continent, salle emblématique de la Guillotière, dansera pour la dernière fois.

Sébastien Broquet | Mardi 19 décembre 2017

6e Continent, c'est fini

La nouvelle était redoutée depuis de longs mois : la salle du 6e Continent, dédiée à la sono mondiale et située dans le 7e arrondissement, met la clé sous la porte. Mohamed Sidrine, son directeur, nous l'a confirmé de vive voix ce lundi : face à la désaffection progressive de tous ses partenaires publics, il ne peut plus continuer. Le coup de grâce aura été porté par la suppression des trois emplois aidés le 9 août dernier par le gouvernement, qui permettaient à la salle de tourner et d'assurer aussi les cours de danse qui apportaient du cash dans la machine. Depuis cette date, la salle fonctionnait en pointillés, uniquement grâce aux bénévoles et aux membres du conseil d'administration : seul un technicien son étant payé en cachet, grâce à la billetterie. Ce système n'était évidemment pas viable et il prendra définitivement fin ce vendredi 22 décembre, avec une grande fête finale confiée au Monde Collectif (regroupant rappeurs et graffeurs comme NM Scratcherz et Wone2)

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Bienvenue au 6e Continent, terre de musiques et de partage

Festival | De Guillotière à Gerland, le festival associatif 6e Continent œuvre pour la promotion des cultures du monde et pour la valorisation des diversités et mixités culturelles. À l'occasion de l'ouverture de la 19e édition, nous avons discuté avec Mohamed Sidrine, directeur du festival.

Corentin Fraisse | Jeudi 1 juin 2017

Bienvenue au 6e Continent, terre de musiques et de partage

Le festival 6e Continent a été créé en 1997, c’est la 19e cette année : comment a-t-il évolué selon vous ? Mohamed Sidrine : Quand on l’a créé, c’était un petit festival. Lors de la première édition, il y a eu 300 personnes ; là on en est à plusieurs milliers. On a gardé le même esprit : musiques du monde, accessibilité à tous avec un festival à prix libre, un public intergénérationnel de toutes les origines sociales, économiques et culturelles. Le principe, au-delà du projet artistique du festival, c’est un projet de société : on crée des espaces où les gens peuvent se rencontrer, échanger, dialoguer. C’est encore aujourd’hui un projet culturel, mais aussi militant, pour pouvoir mieux vivre ensemble. Pouvez-vous nous parler de Tous à la Guill’, qui ouvre le premier soir ? MS : Ce seront 120 événements, qui se passeront simultanément dans le quartier. Ça va d’un petit concert latino dans un bar, à un concert de chansons devant les buralistes, des fanfares sur la place Mazagran… Mais toujours en partenariat avec des associations du quartier. Sur la place Mazagran, c’e

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Du mouvement pour les salles de spectacles

Lieux de Culture | Ça bouge du côté des salles de l'agglomération : le CCO s'apprête à déménager tout en insufflant de la créativité à un projet d'envergure, le Razzle repousse son ouverture et le 6e Continent cherche des solutions pour éviter la tourmente.

Sébastien Broquet | Mardi 10 janvier 2017

Du mouvement pour les salles de spectacles

Le Razzle L'ouverture était prévue le week-end du 20 janvier, un nouveau festival, Transfer, devait s'y dérouler en partie en février et une large part de la programmation était déjà établie : l'on attendait avec impatience de vous en conter plus sur ce lieu qui risque fort de prendre rapidement une place prépondérante dans la vie nocturne (un restaurant de nuit est également prévu sur le bateau) et culturelle de la ville, nombre d'activistes et collectifs locaux ayant déjà été contactés, mais malheureusement, la nouvelle est tombée il y a quelques jours par le biais d'un post sur leur page Facebook : le Razzle repousse son ouverture à une date ultérieure. « Malgré les efforts importants déployés par nos équipes et nos nombreux soutiens, nous faisons face à plusieurs imprévus techniques qui nous empêchent de maintenir l’inauguration aux dates annoncées. Nous sommes évidemment très déçus et nous faisons le maximum pour vous accueillir à bord du Razzle le plus rapidement possible. » est-il communiqué. Certains concerts sont en cours de relocalisation dans d'autres salles de la v

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Sam Clayton, l'homme de l'ombre

Walk the Walk #6 | C'est avec lui que tout s'est lancé : Sam Clayton Jr, ami de longue date de Martin Nathan, est l'homme-clé de ce projet jamaïcain de Brain Damage. Plongée dans un épisode crucial de Walk the Walk, la Web-série signée Wasaru, à la découverte de l'homme qui relie tous les participants.

Sébastien Broquet | Vendredi 17 juin 2016

Sam Clayton, l'homme de l'ombre

Le point de départ, la cheville ouvrière du projet, c’est Sam Clayton Jr. Peux-tu nous conter qui est ce personnage de l’ombre mais omniprésent, comment tu l’as rencontré, le lien qui s’est tissé entre vous deux ? Martin Nathan : Sam est un personnage fascinant, au parcours atypique. Jamaïcain, il est le fils de Brother Samuel Clayton, qui pris la direction en 1976 des Mystic Revelation of Rastafari, au départ de Count Ossie. Après avoir longuement vécu à New York, il s'est installé en France, où nous nous sommes rencontrés il y a une quinzaine d'années. C'est un ami depuis. Ingénieur du son hors pair, il est aussi connu pour ses talents "d'entremetteur" en quelque sorte. Via ses innombrables connections sur l'île, c'est lui qui m'a ouvert les portes du mythique studio Harry J à Kingston, et qui y a fait venir les artistes qui ont participé au projet. LES AUTRES ÉPISODES

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Brain Damage meets Winston McAnuff

Walk the Walk #5 | Cinquième épisode de Walk the Walk, la Web-série consacrée au voyage en Jamaïque de Brain Damage qui cette fois se frotte à Winston McAnuff.

Sébastien Broquet | Vendredi 10 juin 2016

Brain Damage meets Winston McAnuff

Cet épisode conte l’enregistrement avec Winston McAnuff, que l’on connaît bien en France puisqu’il multiplie les collaborations par ici. C’est aussi l’occasion d’évoquer ces problèmes de droits récurrents autour des auteurs en Jamaïque, dont beaucoup d’artistes ont été spoliés. En as-tu parlé avec eux, avais-tu conscience de ça avant ce voyage ? Est-ce un sujet de méfiance préalable de la part d’artistes des années 70 qui ont été le plus victime de ça ? Martin Nathan : C'est tout le problème, et les limites du sampling... J'ai toujours essayé de ne pas dépasser les bornes les rares fois ou j'ai pu avoir recours à cette technique. Bon nombre d'artistes ont fait leur succès en s'appropriant de longs passages de musiques dites "ethniques", ou évidemment des voix en provenance de Jamaïque, directement piochées dans leurs disques de chevet, sans le moindre crédit, la moindre autorisation, la moindre rémunération. J'ai eu maintes fois cette conversation avec les jamaïcains que j'ai croisé à Kingston : ils sont exaspérés. Ils en ont marre. Depuis de nombreuses années, je privilégie les vraies collaborations et les séances studio qui me p

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Brain Damage meets Willi Williams

Walk the Walk #4 | Quatrième épisode de notre virée en Jamaïque sur les traces de Brain Damage, qui se confronte à une nouvelle légende : l'immense Willi Williams.

Sébastien Broquet | Vendredi 3 juin 2016

Brain Damage meets Willi Williams

Willi Williams, c’est le single extrait de cet album, c’est aussi l’artiste qui t’a accompagné sur scène à la sortie du disque : qu’est-ce qu’il y a eu de plus entre vous, lors de cette rencontre ? Martin Nathan : Le choix du single n'a pas été simple. J'aurais pu choisir en effet quasiment n'importe quel titre de l'album, tant j'étais satisfait des prestations des différents intervenants. Par contre, quand il a fallu choisir qui j'allais inviter à venir me rejoindre pour tourner en Europe, je n'ai pas hésité. Wiili m'a instantanément convaincu par sa simplicité, sa disponibilité, son efficacité en studio, sa voix, son aura. De plus, le fait que son hit Armagideon Time, qui l'a promu au statut de légende, ait été repris par The Clash en 1980, est fondateur pour moi. C'est l'un des marqueurs de la collision qu'il y a eu à l'époque entre certains jamaïcains et punk rockers anglais, soit l'un des métissages sociaux-culturels les plus intéressants de ses dernières années. Imaginez le plaisir et la fierté qui furent les miens au moment de r

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Rachid Taha : "Sincèrement, on vous a prévenu"

Festival 6e Continent | Rockeur adepte des sons électroniques dès la première heure, moderniste enregistrant des albums consacrés au répertoire chaabi ou raï, bringueur parfois limite ou phénomène de scène dingue d’Elvis, chroniqueur avisé de notre époque, Rachid Taha est un caméléon, une utopie et un manifeste à lui tout seul.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Rachid Taha :

Au début des années 80, quand vous avez commencé avec Carte de Séjour, vous écoutiez les Talking Heads, produits par Brian Eno, ou The Clash. Aujourd'hui, ce même Brian Eno, ou Mick Jones, vous appellent pour travailler avec vous : comment le ressentez-vous ? Je le ressens d'une manière tout à fait normale, sans être prétentieux, mais quand j'ai commencé à Lyon avec Carte de Séjour, j'étais sûr que j'allais les rencontrer, que je travaillerais avec eux un jour ou l'autre. C'est arrivé. Et l'histoire continue : j'avais très envie de bosser avec Damon Albarn. Et nous allons tourner ensemble au mois de juillet. Tous ces gens avec qui je rêvais de travailler, je les ai eu : c'est super. Brian Eno, comment s'est passé la rencontre ? Il m'a appelé. Il travaillait justement avec Damon Albarn et il voulait faire une voix avec moi, pour un album à l'occasion des Jeux Olympiques en Grèce, en 2004. Moi j'étais fan et ça faisait longtemps que je voulais le rencontrer. Comme avec Robert Plant, aussi.

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Brain Damage : rockers style

Walk the Walk #3 | Troisième épisode : cette fois-ci, c'est l'une des figures du film Rockers, le rare Kiddus I, qui se frotte en studio avec le Stéphanois Brain Damage. Deux époques, mais un même lieu : Harry J.

Sébastien Broquet | Vendredi 27 mai 2016

Brain Damage : rockers style

Kiddus I, c’est une apparition dans le mythique film Rockers : est-ce là que tu l’as découvert la première fois ? Que représente pour toi ce chanteur ? Martin Nathan : Je n'ai pas la prétention de dire que je suis un spécialiste du reggae ni de tout ce qui concerne la Jamaïque de manière générale. Lorsque Sam Clayton Jr m'a évoqué la possibilité de travailler avec Kiddus, je lui ai immédiatement avoué ne pas le connaître. Je n'avais en fait pas associé son nom à son inégalable apparition dans Rockers, l'un des moments forts de ce film, qui m'avait pourtant marqué. Ironie de l'histoire, cette scène mythique fût également tournée au studio Harry J... Que représente pour toi ce chanteur ? Il est pour moi une belle représentation de ce qu'a pu être l'exploitation de bon nombre d'artistes de cette époque-là par certains producteurs. Kiddus I, c'est une voix, un personnage, un charisme, et enfin... une carrière gâchée. Si son apparition dans Rockers a soudainement propulsé sa notoriété à l'international, son parcours reste un ensemble de projets avortés, de bandes master égarées ou de productions con

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Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

Walk the Walk #2 | Voici le second épisode de Walk the Walk, la Web série réalisée par Wasaru, filant sur les traces de Brain Damage en Jamaïque. Après Horace Andy, place pour ce second épisode à une autre légende : Ras Michael.

Sébastien Broquet | Vendredi 20 mai 2016

Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

Le reggae, le roots, c’est aussi le rastafarisme. Quel est ton rapport à la spiritualité en général et à la philosophie rasta en particulier ? Comment sont perçus les musiciens de reggae européens, non sensibles à cette philosophie, par les rastas, est-ce que vous en parlez ? Martin Nathan : Je suis un sceptique. Plutôt sur une ligne "ni Jah ni maître". Mais j'avoue avoir été plus que séduit par ce qu'il se dégage artistiquement des convictions de ces chanteurs avec lesquels j'ai pu travailler à Kingston. Je redis que je peux admirer un temple sans pour autant prier, ou encore apprécier la forme d'une publicité sans acheter le produit qu'elle vante. Nous n'avons pas eu le temps d'aborder sérieusement ces sujets ensemble, cela demanderait de se connaître davantage et je ne voudrais pas donner le sentiment d'un manque de respect de leurs convictions. Ce terrain est miné, et j'ai moi-même tendance à m'emporter sur le sujet, alors, prudence... Ras Michael, c’est aussi le nyabinghi. Est-ce que cette musique, découverte en France grâce à Mystic Revelation, t’a marqué autant que le reggae et le dub ? Comment perç

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Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

Walk the Walk #1 | Durant huit épisodes, à raison d'un par semaine, nous allons vous convier à suivre Brain Damage lors de sa virée en Jamaïque : Walk the walk, réalisée par Wasaru, conte pas à pas l'enregistrement de l'album éponyme, au mythique Harry J Studio, en compagnie de Sam Clayton Jr. Premier épisode : Horace Andy, la voix mythique de Massive Attack.

Sébastien Broquet | Vendredi 13 mai 2016

Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

Plusieurs voix mythiques sont venues à la rencontre de Brain Damage sur cet album sorti le 16 octobre 2015 sur Jarring Effects : de Horace Andy à Ras Michael, en passant par Kiddus I, Willi Williams (qui l'accompagne aujourd'hui sur scène) et Winston McAnuff. Tous se sont prêtés au jeu : écrire un texte concernant l'éducation, la jeunesse, leur enfance. On s'est demandés, du coup, comment cette volonté de transmission était venue au maître d'œuvre, Martin, l'âme de Brain Damage. Choisir de demander aux artistes d’écrire sur leur enfance, sur la jeunesse, c’est aussi faire œuvre de transmission, devenir passeur : qu’est-ce qui t’a amené vers ce thème, cette envie ? Le besoin de transmission vers les jeunes générations s’est-il imposé après 15 ans de carrière ? Martin Nathan : J'ai l'impression que la transmission s'est effectuée d'elle même sans que je n'y prête attention ! Il y a aujourd'hui toute une génération de jeunes artistes en France me confiant régulièrement directement découler de mon héritage. Ils constituent aujourd'hui une vraie scène, pleine de vitalité, c'est troublant. La volonté d'en savoir plus sur les je

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A la croisée des mondes

MUSIQUES | Fondée au milieu des années 1990, l'association 6e Continent fête cette semaine les dix ans de l'espace qu'elle anime. L'occasion de retracer le parcours, semé d'embûches, de cette bande de potes de la Guillotière devenue l'un des principaux vecteurs de mixité culturelle et sociale de la ville. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 24 janvier 2014

A la croisée des mondes

Dans le langage courant, l'expression "sixième continent" est sujette à bien des interprétations. Pour les plus formalistes, il s'agit de l'Antarctique, exclu de la famille pour cause d'inhospitalité. Pour d'autres, le terme désigne le Vortex de déchets du Pacifique nord, gigantesque amas de plastiques et de débris de bateaux dont la désagrégation "nourrit" jusqu'à l'empoisonnement des centaines de milliers d'oiseaux et mammifères marins. Enfin, depuis sa découverte à l'hiver 2013, ce serait un bout de terre préhistorique dont les secrets, enfouis sous l'océan Indien depuis le Jurrasique, pourraient nous en apprendre long sur les mécanismes tectoniques qui ont façonné la surface, fragmentée et disparate, de notre planète. C'est à cette troisième acception que l'association lyonnaise qui porte ce nom s'apparente le plus, elle qui, depuis sa fondation en 1995 et jusqu'à ce week-end, durant lequel elle célébrera avec force concerts les dix ans d'existence de son espace pluridisciplinaire (sis au 51 de la rue Saint-Michel, dans le septième arrondissement), dessinent loin des projecteurs les contours d'espaces d'échanges aux airs de berceaux de l'humanité. Les copains d'abor

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Tout un monde

CONNAITRE | Depuis 1997, le festival 6e continent a un mérite non négligeable : il ne s'est jamais posé la question de savoir de ce qu'est l'identité nationale. Car (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 mai 2012

Tout un monde

Depuis 1997, le festival 6e continent a un mérite non négligeable : il ne s'est jamais posé la question de savoir de ce qu'est l'identité nationale. Car c'est au bout du monde qu'il va et même un peu plus loin, d'où son nom qui nous gratifie d'un nouveau continent. De ces voyages au bout de la terre, 6e continent rapporte des musiques d'un peu partout, celles que par paresse on nomme «du monde» pour signifier un peu bêtement qu'elles ne sont justement pas d'ici mais d'ailleurs. De débats «cités interculturelles» en exposition «mon voisin cet étranger», 6e continent annonce la couleur quand côté musique on passe du folk à la danse orientale, des «Cubaneries» aux accents balkaniques (Kiftelele, Tram des Balkans). Ici la chanson kabyle d'Aissi côtoie le slam de Tata Milouda, et ces artistes venus d'ailleurs sont en fait souvent lyonnais comme Cheikh Kouider ou le le burkinabe Bebey Prince Bissongo qui touche à tout ce que la musique africaine compte de connexions entre la tradition et la connexion. «Le monde à Lyon», c'est du mardi 22 mai au samedi

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Quel Damage ?!

MUSIQUES | High Damage, comme son titre l'indique, c'est la rencontre, sous l'égide Jarring Effects, le choc, entre High Tone et Brain Damage. Ne pas s'attendre (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 avril 2012

Quel Damage ?!

High Damage, comme son titre l'indique, c'est la rencontre, sous l'égide Jarring Effects, le choc, entre High Tone et Brain Damage. Ne pas s'attendre pour autant à pertes et fracas, ni à des «damage» collatéraux dévastateurs. D'une part, parce que High Tone est habitué de ce genre de duel amical labellisé «In a dubtone session» (Kaltone avec Kaly Live Dub, Zentone avec Zenzile...). D'autre part, parce qu'on est ici dans le clash, le crash, mais au ralenti, tout en infra-basses et rythmique electro-dub traîne la patte, le tout rehaussé de filtres sur les voix, échos, reverbs et clins d'œil world jusqu'au moyen et même à l'extrême orient. Qu'est-ce qui fait dès lors que l'on reste assez imperméable à ce bon disque d'électro-dub ? Le fait qu'il soit sans surprise ? Le fait qu'il soit répétitif par essence autour de sa base électro-dub ? Le fait que le genre ait quelque peu fait son temps et vieillisse assez mal (ou est-ce nous ?) ? Le fait qu'il n'y ait guère dans ce genre précisément de juste milieu entre une musique d'ambiance à écouter chez soi en comatant, ou en live, secoué de basses et emporté par la houle ? Pour le tenants de la seconde option, ça se passe au

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Brésil en Rhône-Alpes

CONNAITRE | Jusqu’au samedi 5 juin, la 12e édition du festival 6e Continent vous invite à un voyage au Brésil. Musique, cinéma, arts de rue, contes, danse, mode, arts (...)

Dorotée Aznar | Mardi 25 mai 2010

Brésil en Rhône-Alpes

Jusqu’au samedi 5 juin, la 12e édition du festival 6e Continent vous invite à un voyage au Brésil. Musique, cinéma, arts de rue, contes, danse, mode, arts plastiques, gastronomie… une variété d’expressions artistiques sera proposée aux 30 000 visiteurs attendus pour cette édition qui se déroulera au Parc de Gerland mais aussi dans divers lieux de Lyon et de l’agglomération lyonnaise.

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