10 concerts à voir en juin

MUSIQUES | En attendant d'entrer pleinement dans la saison des festivals, voici dix concerts à ne pas louper dans la ville.

Stéphane Duchêne | Lundi 13 juin 2016

Photo : Brian Jonestown Massacre © DR


Billie

On l'avait laissé sur un Baiser, on la retrouve sur un French Kiss. Le Baiser, c'était son premier album d'étrange chanson française d'obédience krautrockeuse et conteuse. Le French Kiss, c'est ce moment de retrouvailles traditionnellement organisé par le Club Transbo pour fêter la sortie (ou la release comme on dit en étranger) d'un album ou d'un EP d'un ami du coin. Là c'est un EP, Nuits Aquatiques produit par Erotic Market en mode plus r'n'b et plus coulant, quoique. Comme il se doit l'affaire se joue gratuitement sur réservation avec pléthore d'invités surprises.

Au Club Transbo le mercredi 15 juin

Neil Young & Promise of the Real

Au rythme où ça va, gageons que Neil Young est parti pour enterrer tous ses pairs. Le fait qu'il est l'un des derniers de sa génération à sortir des albums dignes de ce nom — pas toujours, l'avant-dernier n'étant pas une réussite — et porteurs d'une capacité de régénération plutôt hors du commun. DHEA ? Non, enthousiasme, car Neil préfère les vertus de Dame Nature comme il le clame sur Monsanto Years, qui a pour but de pourfendre la multinationale du même nom, les OGM, Starbucks et tout ce qui met en péril notre monde. Jeunesse d'âme aussi pour ce musicien qui quand il en a fini avec Crazy Horse, aime à s'entourer de petits jeunes (Pearl Jam en son temps), comme ici avec Promise of the Real, groupe mené par les fils de Willie Nelson, Micah et Lucas, l'air tout droit sortis de la série Nashville. Inutile de dire que ça envoie du rondin.

À la Halle Tony Garnier le mercredi 15 juin

Coming Soon + Collection

Ils ont beau être originaire de Haute-Savoie, un retour de Coming Soon à Lyon est comme un petit retour au bercail. Il y a un siècle alors que certains d'entre eux étaient encore des enfants et les autres des étudiants flanqué d'un chanteur gigantesque à chapeau noir, c'est à Lyon qu'ils remportèrent le "tremplin" Dandelyon avec cet anti-folk qui contenait déjà l'antidote à l'anti-folk (quelque chose comme de l'anti-anti-folk). Depuis ils n'ont cessé de surprendre, de travailler avec les plus grands de Kimya Dawson à Etienne Daho, d'Olivia Ruiz à Bruno Geslin en passant par Scott Colburn (producteur d'Animal Collective ou Arcade Fire), de produire des disques ou des œuvres toujours plus surprenantes (le dernier Sun Gets In prend feu de toute part), intégrant le synthé à leurs boiseries. Alors les revoir, au Sonic qui plus est, c'est même un retour aux sources du Rhône.

Au Sonic le vendredi 17 juin

Benjamin Biolay

Bon, Benjamin Biolay, c'est pas compliqué, enfant du pays ou pas (Caladois et Lyonnais s'étriperont plus tard sur la question de sa paternité) on aime ou on déteste. Et on peut faire ça tout seul. Adorer un album, en détester un autre, c'est à croire qu'il le fait exprès pour ne pas laisser indifférent. Ce qui ne laisse pas indifférent non plus c'est une certitude, c'est son génie de l'orchestration et très souvent des titres (Borges Football Club). C'est bien sûr davantage le second et l'ambition de son dernier album en date Palermo Hollywood qui seront célébré sur la grande scène de Fourvière à grands renforts de musiciens et de cordes en cascade. C'est complet d'ailleurs, preuve qu'on l'aime plus qu'on le déteste ou qu'on adore vraiment le détester, le BB.

Au Théâtre antique de Fourvière le vendredi 17 juin

Aluk Todolo

Ce groupe officiant depuis 2004 s'apparente, de prime abord, au black metal... Symboles ésotériques ou alchimistes, gros son caverneux (au sens propre, parfois : l'album Descension, leur premier, fût enregistré dans une grotte des Alpes), les poncifs du genre sont présents mais le trio, instrumental, va bien plus loin, donnant des concerts intenses à la scénographie aussi minimale qu'efficace (une seule ampoule au centre vibrant aux notes de la guitare) où psychédélisme, transe à la Can ou déflagrations noise réhaussent le propos. Intense, on vous dit. (SB)

Au Périscope le dimanche 19 juin

DJ Vadim

Il fut le prince de Ninjatune, le roi du groove, un maître du funk et du hip-hop (avec One Self) : DJ Vadim s'est réincarné en sound-system reggae à lui tout seul depuis quelques années. Assurément moins innovant qu'il ne l'a été, moins suivi également, le Russe n'en reste pas moins un DJ à la technique épatante mise désormais au service de sa passion pour les sons jamaïcains (son dernier opus sorti en février accueille Max Romeo et General Levy). (SB)

Au Ninkasi le vendredi 24 juin

Brian Jonestown Massacre

Qu'on se le dise, ce n'est pas parce qu'un documentaire vieux de vingt ans (et d'après lui pas mal bidonné, on lui laisse la responsabilité de cet avis) l'a fait passer pour les derniers des zozos cyclothymiques qu'Anton Newcombe n'est pas l'un des grands génies du rock psychédélique contemporain. Peut-être le plus grand, le plus productif et le plus créatif. Le tarif BJM c'est un à deux albums par an (c'était beaucoup plus), d'une exigence incomparable ; et, en concerts, un déballage plutôt statique, et loin des bastons de l'époque Dig !, des grands tubes qui ont fait sa légende à l'époque du pastiche (et du pastis). Dans les deux cas, on est rarement déçu. Et puis il y a Joël Gion, l'homme tambourin, sans qui rien ne serait possible.

À l'Épicerie Moderne le mardi 28 juin

Nuit Africaine

C'est un met de choix que les Nuits de Fourvière ont concocté pour mettre en lumière l'inventivité du continent africain : si l'on connaît les merveilles dont sont capables les duettistes Ballaké Sissoko & Vincent Ségal dès lors qu'ils mêlent leurs cordes (respectivement kora et violoncelle), l'on attend avec impatience de découvrir le projet Africa Express (initialement mené par Damon Albarn, ici absent) qui s'attaque à la mythique pièce minimaliste de Terry Riley, In C. Date unique en France. Enfin, la prometteuse marocaine Oum ouvrira les festivités (SB).

Aux Nuits de Fourvière le mardi 28 juin

Nuit de la Nouvelle Vague : Radio Elvis + Feu Chatterton + Sage

À une époque, il y avait ce truc qu'on appelait la Nouvelle chanson française. C'était il y a un siècle en temps musical. Et plusieurs vagues de nouvelle chanson française sont passées dessus, sans parfois rien apporter de nouveau. Et puis il y a des types comme Feu ! Chatterton et Radio Elvis qui ont compris qu'on pouvait encore faire autrement de la chanson sans en faire, plus française que française dans son ambition littéraire mais moins française que jamais dans sa manière de la présenter et qui vous chope immédiatement à la gorge. Au cas ou quelqu'un se poserait la question, le rock français, s'il existe, c'est ça, pas la reformation d'anciens abonnés à France Telecom qui sont à ces groupes ce que la carte téléphonique est à Skype.

Au Théâtre antique de Fourvière le mercredi 29 juin

Tiken Jah Fakoly

L'on connaît par cœur les riddims de Tiken Jah Fakoly, d'autant plus que son dernier opus est un hommage aux plus grands titres du reggae l'ayant bercé dans son adolescence : belle idée de le convier pour l'ouverture du festival Île Utopie où il sera en belle compagnie (The Herbaliser, Guts, Vaudou Game...).

Au festival Île Utopie le jeudi 30 juin


Benjamin Biolay


Théâtres romains de Fourvière 6 rue de l'Antiquaille Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Le French Kiss de Billie

Chanson electro
Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Neil Young & Promise of the Real

Halle Tony Garnier Place des Docteurs Charles et Christophe Mérieux Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Feu! Chatterton + Radio Elvis + Sage

Théâtres romains de Fourvière 6 rue de l'Antiquaille Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Aluk Todolo + Neige Morte + Sum of R

Le Périscope 13 rue Delandine Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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"Grand Prix" : Benjamin Biolay, roi du circuit

Rock | Pour son 9e album, Benjamin Biolay livre son disque le plus rock en célébrant les princes de la piste automobile. Un Grand Prix joué à toute allure qui dans le sillage de tubes trompe-la-mort dévoile pourtant les traces d'une œuvre parmi les plus personnelles d'un Biolay rentré au stand pour un premier bilan.

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 juillet 2020

En 19 ans d'une carrière pour le moins pléthorique, Benjamin Biolay a, quoi qu'on en pense, fait plus que la preuve de son habileté musicale. Paradoxe, on ne lui a jamais connu de véritable tube. Le Caladois, que n'effraie aucun mélange des genres pas plus que les flirts les plus poussés avec la variété, s'en est certes parfois approché d'assez près : Les Cerfs volants, Une Chaise à Tokyo, L'Histoire d'un garçon, Qu'est-ce que ça peut faire ?, La Superbe (tube qui sans doute s'ignorait mais peut-être à ce jour sa plus grande chanson). Mais, toujours, quelque chose venait empêcher la transformation totale de l'essai — sans doute à trouver dans une tendance à complexifier les contours d'une évidente facilité mélodique et d'un don certain pour l'écriture (exemple symptomatique : Brandt Rhapsodie, talk-over en duo avec Jeanne Cherhal). Parfois, ses tentatives de trop embrasser la chanson qui tue pouvait menacer de basculer — tel Murat quand il laisse son Surmoi à la porte d

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Radio Elvis : chercher les garçons

French pop | Tête d'affiche des Chants de Mars, Radio Elvis avait plus que convaincu avec son premier album La Conquête. Avec son successeur, Ces Garçons-là, le trio semble s'être trouvé pour de bon.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 mars 2019

Radio Elvis : chercher les garçons

On peut s'être rapidement trouvé et continuer à se chercher. C'est toute l'entreprise menée par Radio Elvis sur son deuxième disque titré Ces Garçons là, comme s'il s'agissait de présenter un ensemble de chansons comme une définition de soi-même. Ou une redéfinition. On pensait pourtant avoir bien cerné l'essence de Radio Elvis dès La Conquête, un premier album qui avait gravé à l'eau forte une identité musicale qui ne l'était pas moins et avait conquis la critique autant qu'un large public, lançant le groupe sur les routes pour 250 dates. Sauf que si La Conquête définissait quelque chose, ce n'était peut-être pas encore tout à fait un groupe achevé. C'est au fil de sa composition, de sa promotion et surtout de la tournée qui a suivi que les trois garçons qui, chose rare dans le paysage, ne sont pas des amis de toujours, ont appris à se connaître presque autant personnellement qu'artistiquement. Et fin

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10 concerts au top pour lesquels vous devriez réserver

Rentrée Musique | Les traditionnels tops musicaux de fin d'année n'ayant pas survécu à la Saint-Sylvestre, voici venu le temps des tops de début d'année. À commencer par celui des concerts indispensables du premier semestre.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 janvier 2019

10 concerts au top pour lesquels vous devriez réserver

Brendan Perry Avec Dead Can Dance, Brendan Perry a incarné à la fois un label (le mythique 4AD et son âge d'or), une époque et une démarche musicale unique oscillant entre cold wave onirique et liturgie incantatoire. Depuis la séparation du groupe (qui s'est reformé depuis) en 1998, Perry mène une carrière solo à l'avenant, proche des productions tardives d'un Scott Walker, mais à la discographie toutefois clairsemée. Son troisième véritable album ne sortira qu'en novembre 2019 mais Perry vient le présenter en très grande avant-première. Au Kao le mercredi 13 février Cyril Cyril Décidément les zinzins helvètes Mama Rosin de Robin Girod et Cyril Yeterian ont fait bien des petits, que l'on songe par exemple aux Frères Souchet ou à Duck Duck Grey Duck. En voici une nouvelle émanation avec Cyril Cyril (composé de Yeterian et de son jumeau de prénom Cyril Bondi) qui propose sur fonds d'instruments tordus (banjo amplifié, melodeon, ba

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15 concerts à ne pas louper cet automne

Bons Plans | Coming Soon Cela fait dix ans que le Scooby Gang baptisé Coming Soon a publié son premier album. Un petit peu plus que (fin 2006) le groupe (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

15 concerts à ne pas louper cet automne

Coming Soon Cela fait dix ans que le Scooby Gang baptisé Coming Soon a publié son premier album. Un petit peu plus que (fin 2006) le groupe avait fait forte impression lors du tremplin Dandelyon. Sans doute à l'époque aviez-vous découvert ce groupe dans ces pages. Il a depuis fait du chemin, que ce soit à travers de nombreuses collaborations et en multipliant les projets parallèles. Surtout en ouvrant l'éventail de son anti-folk initial vers des esthétiques alors insoupçonnées dont leur dernier album Sentimental Jukebox semble être un concentré. Le passage de Coming Soon pour un French Kiss au Club Transbo (petit nom des release parties consacrées aux locaux et aux amis) est comme une manière de retour au bercail pour les plus Lyonnais des Anneciens. Au Club Transbo le mercredi 10 octobre The Apartments La date du très rare Peter Milton Walsh au Marché Gare à l'occasion d'un Petit Bulletin Live en 2016 aura sans doute contribué à débloquer le compteur lyonnais de celui qui incar

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3 concerts aux Nuits de Fourvière

Nuits de Fourvière | Jack White S'il faut dire la vérité aux gens qu'on aime, n'y allons pas par quatre chemins : le dernier album de Jack White, Boarding (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

3 concerts aux Nuits de Fourvière

Jack White S'il faut dire la vérité aux gens qu'on aime, n'y allons pas par quatre chemins : le dernier album de Jack White, Boarding House Reach, n'était ni fait ni à faire. Car s'il ne manquait pas d'ambition, à ce collage d'inspirations et d'effets plutôt mal branlé et en rupture avec le style direct du gars White, il manquait l'essentiel : des chansons, étouffées sous un concept trop envahissant. Rien ici qui ne fasse taper du pied ou ne perfore durablement et positivement le cerveau à coups de riffs rutilants. Mais Jack White reste Jack White et son CV parle pour lui : White Stripes, Raconteurs, Dead Weathers, son admirable label, Third Man Records, et deux premiers albums déflagrants, eux. Surtout, surtout, une capacité hors du commun à transformer le plomb fondu de son country-rock-blues-punk en or live. Et à dégainer les tubes qu'il a en magasin plutôt que des créatures de laboratoire. Au Théâtre Antique de Fourvière le dimanche 8 juillet Benjamin Biolay Entre Hubert Mounier

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The Limiñanas : « Les dogmes ne nous intéressent plus »

Rock | Avec Shadow People, un disque détonnant produit par Anton Newcombe, le meilleur groupe garage catalan du monde, The Limiñanas, a livré en début d'année son album le plus abouti, le plus libre, et peut-être le plus personnel. Et frappé un gros coup dont les secousses se propagent à très grande vitesse dans le paysage rock. Entretien avec M. Limiñana avant leur passage à L'Epicerie Moderne.

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mars 2018

The Limiñanas : « Les dogmes ne nous intéressent plus »

Sur cet album vous avez travaillé pour la première fois avec un producteur et non des moindres, Anton Newcombe du Brian Jonestown Massacre. Comment a-t-il influé sur votre manière de travailler, vos habitudes et surtout votre son qui n'a jamais été aussi percutant ? Lionel Limiñana : La première fois qu'on est allé à Berlin, je lui ai amené toutes les rythmiques et la plupart des mélodies, des riffs en tout cas. Nous attendait là-bas une ingé son, Andrea Wright, qui a produit des gens aussi différents que Black Sabbath, Echo & the Bunnymen, quelqu'un qui sait enregistrer une batterie et une guitare. On a commencé par reprendre toutes les rythmiques de Marie et là, déjà, j'ai senti que le disque prenait de l'épaisseur par rapport à ce que j'aurais fait. On a commencé à travailler sur cette base-là, Andrea, Marie et moi. Anton se baladait dans l'appart', il entrait, écoutait de l'extérieur et balançait un riff ou un arrangement de mellotron. Ça s'est monté par petits bouts avec des interventions d'Anton qui avait toute

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Rien sur Robert : "La Douleur"

Drame | de Emmanuel Finkiel (Fr, 2h06) avec Mélanie Thierry, Benoît Magimel, Benjamin Biolay…

Vincent Raymond | Mardi 23 janvier 2018

Rien sur Robert :

L’ironie sordide de l’actualité fait que ce film sort sur les écrans peu après la disparition de Paul Otchakovsky-Laurens, l’éditeur ayant publié le livre dont il est l’adaptation. Un livre qui aurait pu demeurer dans une confidence obstinée : Marguerite Duras prétendait avoir oublié jusqu’à l’existence de la rédaction de cette partie de son journal intime — la mémoire sait être sélective pour s’épargner certaines souffrances. Son mari Robert Antelme ayant été arrêté puis déporté, Marguerite jette sur des cahiers le cri muet de son attente quotidienne ; cette douleur sourde avivée par l’incertitude et la peur pour l’autre, pour le réseau, pour soi. Dans la moiteur d’une Occupation expirante, un flic collabo profite de l’absence de nouvelles (bonnes ou mauvaises) pour engager avec elle un jeu pervers de séduction… Mais qui instrumentalise qui ? Mémoire effacé

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Benjamin Biolay au Deezer Festival

Festival | Pour cette première édition, le leader du streaming en France bourlingue entre Nantes, Lyon et Marseille. Sur une scène à 360°, les Lyonnais pourront (...)

Corentin Fraisse | Mardi 13 juin 2017

Benjamin Biolay au Deezer Festival

Pour cette première édition, le leader du streaming en France bourlingue entre Nantes, Lyon et Marseille. Sur une scène à 360°, les Lyonnais pourront notamment profiter des concerts de Benjamin Biolay, Broken Back, Joris Delacroix et Jorrdee : un line-up aussi varié que relevé. Soirée gratuite en guise d’amuse-bouche, plus que festival, histoire de patienter tranquillement avant de pouvoir savourer ceux de l’été.

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Benjamin Biolay, release party

MUSIQUES | Sous-titré Palermo Hollywood volume 2, le nouvel opus de Benjamin Biolay s’appelle Volver, soit “retourner” en espagnol. C’est peu dire que le (...)

Vincent Raymond | Mardi 16 mai 2017

Benjamin Biolay, release party

Sous-titré Palermo Hollywood volume 2, le nouvel opus de Benjamin Biolay s’appelle Volver, soit “retourner” en espagnol. C’est peu dire que le mouvement le traverse : un va-et-vient temporel, musical et intercontinental confirmant — si besoin en était encore — la prééminence du Caladois sur la scène contemporaine, et notre addiction à ses créations. Vendredi 19 mai à 12h30, soit le jour de la sortie de cet album, il sera en rencontre et show-case à la FNAC Bellecour… avant de remettre le Volver en fin d’après-midi à Paris. Superbe. Benjamin Biolay À la FNAC Bellecour le vendredi 19 mai à midi

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The Dandy Warhols : posterisés vs postérité

Rock | Invités à venir faire chauffer l'Épicerie Moderne, de leurs tubes, surtout, moins de leur dernier album, on ne peut s'empêcher, depuis la sortie d'un certain docu de 2004 baptisé Dig !, de raccrocher la trajectoire des Dandy Warhols de celle de leurs doubles maléfiques (ou peut-être est-ce l'inverse) du Brian Jonestown Massacre. Précisément parce que c'est à partir de ce film que les Dandy devinrent moins intéressants, à tous points de vue, et se firent voler la vedette par le loser de la fable, Anton Newcombe que la postérité gardera quand des Dandy on ne gardera que les posters.

Stéphane Duchêne | Dimanche 12 février 2017

The Dandy Warhols : posterisés vs postérité

Dieu que la postérité est une méchante fille ! Ce ne sont pas les Dandy Warhols qui diront le contraire, même si cette dernière n'en a encore pas fini avec leur cas comme avec celui de leurs ennemis intimes du Brian Jonestown Massacre. Rembobinons le temps jusqu'en 2004, année de la sortie de Dig !, documentaire d'Ondi Timoner que tout fan de rock n'ignore plus depuis longtemps. Son sujet, l'ascension parallèle de deux groupes de pop psychédéliques amis : les Dandy Warhols, que le public connaît par cœur, et The Brian Jonestown Massacre, que ce même public, pour la plupart, découvre. Sauf que le parallélisme, comme l'amitié, ne dure pas bien longtemps. Tandis que, devant la caméra gourmande de Timoner, le Brian Jonestown Massacre n'en finit plus d'imposer, d'exploser, de se bastonner sur scène, de corriger son public, de se fracasser contre les murs, – malgré le génie évident de son leader Anton Newcombe pour composer à la chaîne des chansons fabuleuses et grâce à son

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10 concerts à ne pas manquer en décembre

MUSIQUES | Votre calendrier en décembre est déjà bien rempli ? Nul doute que vous trouverez une petite place pour ces dix concerts immanquables.

Gabriel Cnudde | Vendredi 2 décembre 2016

10 concerts à ne pas manquer en décembre

Oxia Dans le cadre du festival Elekt’rhône, Oxia viendra faire danser le Petit Salon en début de mois. Incontournable derrière les platines de la région, le Grenoblois propose depuis plus de dix ans une techno en perpétuelle évolution. Agrémentant ses tracks de funk, de rythmes tribaux ou proposant une techno minimale dans la plus pure tradition du genre, Oxia a toujours su utiliser la bonne recette au bon moment. Au Petit Salon le vendredi 2 décembre Benjamin Biolay Après avoir passé plusieurs années au fond du gouffre, mélangeant spleen, alcool et médicaments, Benjamin Biolay est de retour avec Palermo Hollywood, un album placé sous le signe du renouveau. Enregistré en Argentine, cet opus permet enfin au chanteur de laisser s'exprimer son côté festif – si, si, il en a un – sans délaisser sa moitié mélancolique. Biolay s'est

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Les 10 concerts à voir en septembre

Musique | La concurrence (ou les confrères) prenant leur temps pour redémarrer la saison en mode diesel, c'est une certaine péniche du quai des Étroits, qui ce mois-ci fait figure de bon élève boulimique, alignant comme des perles les concerts de musique pas comme les autres. Septembre sera (surtout) Sonic ou ne sera pas.

La rédaction | Jeudi 1 septembre 2016

Les 10 concerts à voir en septembre

Daniel Romano Les fans hardcore de l'ancien Daniel Romano ont sans doute eu du mal à reconnaître leur protégé canadien lorsqu'ils ont posé l'oreille sur Mosey, son dernier album, puis constaté qu'il avait troqué le costume de dandy à Stetson – et les chansons crincrin qui allaient avec – pour une veste de jogging. Finie (pour le moment) la country pliant (magnifiquement) le genou devant les figures d'Hank Williams ou Merle Haggard, Romano a ici sorti le couteau suisse musical et donne l'impression de balayer d'un revers de main sa discographie précédente à coups de pop cinématographique, emphatique ou intime, reliant par la grâce du fil invisible d'un songwriting impressionnant Morricone, Dylan, Newman, Hazlewood. Et surtout l'ancien Daniel avec le nouveau, génial dans toutes les configurations. Au Sonic le mardi 13 septembre

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"Irréprochable" : Marina Foïs modelée dans la noirceur

ECRANS | Un film de Sébastien Marnier (Fr, 1h43) avec Marina Foïs, Jérémie Elkaïm, Joséphine Japy, Benjamin Biolay…

Vincent Raymond | Mardi 5 juillet 2016

On ne spolie pas grand-chose de l’intrigue en laissant entendre que Constance, jouée par Marina Foïs, est ici tout sauf irréprochable. Crampon vaguement crevarde au début, elle se révèle ensuite mytho et érotomane, avant de dévoiler au bout du bout un visage plus trouble. Une cascade de “retournements”un peu outrés, censés changer notre point de vue sur ce personnage donné (trompeusement) pour bohème sympa. Le problème, c’est que l’on sait d’entrée qu’il y a un souci : regard fixe et lourd, attitudes maniaques, Constance n’a rien de la fille à qui vous confiriez votre sandwich ni votre code de carte de crédit ; elle respire le vice plus que la vertu. Modeler de la noirceur et des ambiances intrigantes ou inquiétantes semble davantage intéresser Sébastien Marnier qu’animer un personnage cohérent. Dommage, car il dispose par ailleurs d’atouts non négligeables : une distribution surprenante (mais qui fonctionne), ainsi qu’une excellente bande originale signée Zombie Zombie — un adjuvant essentiel.

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Les Vies de Brian Jonestown Massacre

Rock | Est-ce parce qu'il a connu une vie faite d'excès et qu'on ne l'imaginait pas passer les christiques 33 ans que l'on n'a longtemps cessé de présenter chaque album d'Anton Newcombe, comme celui de la rédemption pour ne pas dire de la résurrection ? C'est peut-être surtout parce que lui-même, chantre de l'autodestruction, a fini par souscrire à cette idée.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Les Vies de Brian Jonestown Massacre

« Je suis mort, je suis mort, alléluia, chantez ma résurrection » énonce sur Philadelphie Story une Soko qui affirme marcher sur des épines. Reprise d'un William Sheller période cosmique, elle figure sur un album intitulé Musique de Film Imaginé, BO de film français mais sans film, signée... Brian Jonestown Massacre. Mots dits par Soko, chanson de Sheller, concept hors-sol, mais Newcombe en ventriloque. À la sortie de Revelation, écrit sur fond de fin du monde 2012, ce dernier évoquait son prédécesseur, Aufheben, sorti lui l'année de l'Apocalypse avortée, en précisant que ce mot allemand, "Aufheben" signifiait à la fois « détruire, reconstruire et préserver. » Écho inconscient à la carrière de Brian Jonestown Massacre : la destruction ambitionnée du système en général, de l'industrie du disque en particulier, un écrasement de la concurrence à coups de g

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Coming soon : l'éternel détour

Pop | En sortie d'une tournée des Grands ducs anglo-saxons avec le crooner (ex) anti-folkeux et ami Adam Green, Coming Soon revient jouer en catimini au Sonic. À l'image d'un groupe darwinien qui s'est toujours adapté tant à son environnement qu'à ses envies musicales. Pourvu que ça joue, et bien.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 juin 2016

Coming soon : l'éternel détour

Ok, on vous l'a déjà faite celle de la personnalité selon Fitzgerald : « une succession de gestes réussis. » Il faut dire qu'elle s'applique à beaucoup. Mais quelque part cet aphorisme dut être écrit pour les (plus si petits) gars de Coming Soon. D'où vient que, Jack Nicholson Style, comme ils le chantaient à leur début (ou pas) ce groupe a su conserver sa personnalité en tentant toujours de nouveau gestes à risques. Passant par exemple de l'anti-folk Herman Düne-friendly des débuts à cette pop à synthé qui rugit depuis avant même Tiger Meets Lion (2014) et sur le long EP Sun Gets in. Si à l'époque on croyait dur comme fer à ces jeunes prodiges de 13 à 26 ans (ajouter quasiment une décennie à ces âges), pouvait-on se douter qu'ils iraient si loin, non pas tant en termes de succès, qui à notre époque reste relatif, que sur leur route musicale ? Enlever l'échelle Bien sûr, on eut pu leur reprocher de s'être perdu en route, autrement dit de ne pas s'être accroché au chapeau de cowboy p

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"Vicky" : une autofiction signée Victoria Bedos

ECRANS | de Denis Imbert (Fr, 1h28) avec Victoria Bedos, Chantal Lauby, François Berléand, Benjamin Biolay…

Vincent Raymond | Mardi 7 juin 2016

En théorie, on devrait éprouver compassion et bienveillance pour Victoria Bedos, la pauvre petite fille riche racontant ici sa difficulté d’avoir pour père un comédien misanthrope et pour frère un monstre d’égoïsme se servant d’elle comme d’un paillasson — de préférence les soirs de pluie. C’est à cause, ou grâce, à ces modèles masculins étouffants qu’elle a voulu se réinventer en devenant chanteuse underground, car elle a du talent, elle aussi… Mais notre empathie, on s’assoira dessus, puisque la comédienne-scénariste affirme qu’il ne faut chercher aucun règlement de compte dans ce film servant sa gloire et fusillant les affreux machos autocentrés de sa parentèle. Elle s’est pourtant donné bien du mal pour accentuer les ressemblances, pour que chacun identifie sans peine les Bedos derrière les Bonhomme. Cela dit, en étant de presque tous les plans dans l’autofiction qu’elle se consacre, Victoria montre

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The Brian Jonestown Massacre à l'Epicerie Moderne

MUSIQUES | On les a attendu pendant des années, voilà que la bande à Newcombe n'en finit plus de venir à Lyon (CCO en 2010, Nuits Sonores en 2014). Ce qui n'est pas la (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 14 avril 2016

The Brian Jonestown Massacre à l'Epicerie Moderne

On les a attendu pendant des années, voilà que la bande à Newcombe n'en finit plus de venir à Lyon (CCO en 2010, Nuits Sonores en 2014). Ce qui n'est pas la moitié d'une bonne nouvelle s'agissant ni plus, ni moins (même si on peut toujours débattre) du meilleur groupe du monde, assagi mais toujours aussi génial. Lequel aura cette fois les honneurs de l'Épicerie Moderne, le 28 juin prochain. On sent déjà les premiers effets de la canicule et des inimitables "têtes" de Joel Gion.

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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Neil Young à Tony Garnier

MUSIQUES | La dernière fois que le Loner a joué à la Halle Tony Garnier, en 2008, il avait fait montre d'une vista qui ridiculisa par avance la prestation du (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 décembre 2015

Neil Young à Tony Garnier

La dernière fois que le Loner a joué à la Halle Tony Garnier, en 2008, il avait fait montre d'une vista qui ridiculisa par avance la prestation du cacochyme Bob Dylan deux ans plus tard en ce même lieu. Au beau milieu d'un morceau, Young s'était même étalé de tout son long en trébuchant. N'importe qui se serait brisé le fémur, lui continua comme si de rien n'était sans oublier une note. Il a depuis conçu des albums dispensables (et aussi un étrange lecteur mp3 en forme de Toblerone). Mais Young le reste Forever. On ne manquera pour rien au monde son retour à l'occasion du Rebel Content Tour, le 15 juin. Lui Rebel, nous contents. Mise en vente des places dès cette semaine.

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La programmation du Reperkusound 2016 en vidéo

MUSIQUES | La programmation de la onzième édition du festival printanier de Mediatone, programmée les 25, 26 et 27 mars au Double Mixte, vient de tomber sous la forme (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 novembre 2015

La programmation du Reperkusound 2016 en vidéo

La programmation de la onzième édition du festival printanier de Mediatone, programmée les 25, 26 et 27 mars au Double Mixte, vient de tomber sous la forme d'un teaser. Au programme notamment : le retour des branleurs psyché de La Femme, des platinistes de haut vol (Scratch Bandits Crew, L'Entourloop), le beatmaker bienheureux Guts, la fan favorite brésilienne Flavia Coelho et la pop éternellement juvénile de Coming Soon. Comptez 24€ par nuit et 60€ pour le pass. http://bi

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Radio Elvis ouvre une nouvelle voie pour la chanson

MUSIQUES | Quand on jette un œil sur les photos de Pierre Guénard de Radio Elvis, on revoit presque le Morrissey des jeunes années, coquettement affublé de lunettes de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 17 novembre 2015

Radio Elvis ouvre une nouvelle voie pour la chanson

Quand on jette un œil sur les photos de Pierre Guénard de Radio Elvis, on revoit presque le Morrissey des jeunes années, coquettement affublé de lunettes de non-vue sous sa banane flambante (mais prolongé Daho période rennaise). Et quand il chante, c'est comme s'il accompagnait Dominique A sur les tombes de Bashung et Ian Curtis. C'est que cette génération, celle à laquelle appartiennent aussi leurs jeunes cousins surdoués de Feu ! Chatterton, a poussé le post-modernisme jusque dans le fossé pour brouiller tous les codes en vigueur et en faire une énigme. On a déjà tout entendu – puisque tout a été fait – mais eux en font un thésaurus rock, grimoire dansant sur lequel ils viennent consigner des textes en français, tordant le cou à la théorie selon laquelle les moins de trente ans ne savent plus écrire leur nom, mais sans jamais prétendre faire de la littérature musicale. Il s'agit bien de bâtir des chansons – des chansons rock, ce monstre du French Loch Ness – comme on allume un feu. Le résultat est parfois étourdissant et embrase souvent l'Atlas de la pop, ravageant la new-wave (Demande à la poussière, Dominique A désossant John Fante) ou accostant

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L’Art de la fugue

ECRANS | De Brice Cauvin (Fr, 1h40) avec Laurent Lafitte, Agnès Jaoui, Benjamin Biolay, Nicolas Bedos…

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

L’Art de la fugue

Tiré d’un best-seller de Stephen McCauley, L’Art de la fugue se présente en film choral autour de trois frères tous au bord de la rupture : Antoine se demande s’il doit s’engager plus avant avec son boyfriend psychologue ; Gérard est en instance de divorce avec sa femme ; et Louis entame une relation adultère alors qu’il est sur le point de se marier. Le tout sous la férule de parents envahissants et capricieux — savoureux duo Guy Marchand / Marie-Christine Barrault. On sent que Brice Cauvin aimerait se glisser dans les traces d’une Agnès Jaoui — ici actrice et conseillère au scénario — à travers cette comédie douce-amère à fort relents socio-psychologiques. Il en est toutefois assez loin, notamment dans des dialogues qui sentent beaucoup trop la télévision — les personnages passent par exemple leur temps à s’appeler par leurs prénoms, alors qu’ils sont à dix centimètres et qu’ils entretiennent tous des liens familiaux ou professionnels… C’est un peu pareil pour la mise en scène, plus effacée que transparente, tétanisée à l’idée de faire une fausse note. Malgré tout cela, le film se laisse voir, il arrive même à être parfois touchan

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Gaby Baby Doll

ECRANS | De Sophie Letourneur (Fr, 1h27) avec Lolita Chammah, Benjamin Biolay, Félix Moati…

Christophe Chabert | Mardi 16 décembre 2014

Gaby Baby Doll

Qu’est-il arrivé à Sophie Letourneur ? Depuis son prometteur La Vie au Ranch, elle s’est enfermée dans un cinéma de plus en plus autarcique et régressif. Les Coquillettes sentait le truc potache vite fait mal fait, un film pour happy few où la blague principale consistait à reconnaître les critiques cinéma parisiens dans leurs propres rôles de festivaliers traînant en soirées. Gaby Baby Doll, à l’inverse, choisit une forme rigoureuse, presque topographique, reposant sur la répétition des lieux, des actions et des plans, pour raconter… pas grand-chose. Car cette love story campagnarde longuement différée entre un ermite barbu et épris de solitude (Biolay, égal à lui-même) et une Parisienne qui ne supporte pas de passer ses nuits seule (Lolita Chammah, plutôt exaspérante) est pour le moins inconsistante. Letourneur semble parodier la forme de la comédie rohmerienne en la ramenant sur un territoire superficiel et futi

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En bonnes voix

MUSIQUES | Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 18 novembre 2014

En bonnes voix

Dix ans déjà que, depuis les contreforts du Beaujolais, le festival Nouvelles Voix vendange les nouveaux talents pour tenter de dresser un portrait de la musique – tendance chanson plutôt – d'aujourd'hui et surtout de demain. En offrant d'ailleurs à peu près pour tous les goûts – tendance chanson plutôt, donc, mais en fait pas que. On ne s'étonnera alors pas d'y retrouver certains de nos chouchous locaux comme Pethrol, à deux doigts de gagner le statut de premiers de cordée qu'ils méritent. Mais aussi, Nouvelles Voix ratissant plus large, esthétiquement comme géographiquement, parfois même très loin, des découvertes (ou des "à découvrir si ce n'est déjà fait") comme le Bordelais Talisco (vu cet automne à Just Rock?), l'Israëlienne aux instruments venus d'ailleurs Lior Shoov, les Toulousains pluridisciplinaires de Kid Wise ou encore Klô Pelgag, Québécoise quelque peu extra-terrestre (d'où sans doute, ce nom crypto-Klingon). Et puis comme on fête une décennie (ou peut-être que ça n'a rien à voir, après tout), le festival s'offre une belle soirée de gala. En tête d'affiche Hollysiz,

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L'amour à la française

MUSIQUES | Revenue au sommet sous l'impulsion de Benjamin Biolay, Vanessa Paradis, cette délicate pâte à modeler, retrouve son Pygmalion le temps d'une paire de concerts avec l'orchestre du CRR de Lyon. Un événement "made in" Nuits de Fourvière. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

L'amour à la française

Plus de vingt-cinq ans que Vanessa Paradis navigue dans le monde de la chanson française, sous-catégorie variété haut de gamme. Une longévité remarquable pour celle qui n’écrit pas (ou si peu) ses morceaux : le pari, risqué, la rend dépendante d’autres. Mais ce serait sans compter sur ce mystère qui lui permet de subtilement diffuser sa sève, pour que les disques qu’on lui écrit semblent venir directement d’elle. Normal, puisqu’elle s’est souvent associée à des auteurs-compositeurs de renom, principalement des hommes, avec lesquels il lui est arrivée d'entretenir une relation plus que professionnelle – fut-elle amicale ou amoureuse. Serge Gainsbourg en 1990 pour le moins cul-cul qu’il n’y paraît Variations sur le même t’aime, Lenny Kravitz en 1992 pour l’envoûtant (et tout en anglais) Vanessa Paradis, ou encore Matthieu Chédid et quelques autres musiciens de la même veine en 2000 pour l’écrin Bliss 

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Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

CONNAITRE | 65 spectacles, 170 levers de rideau, des rendez-vous au TNG, à Gadagne ou à la Maison de la danse : les Nuits de Fourvière s'annoncent plus foisonnantes que jamais. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 mars 2014

Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

L'an passé, nous saluions le starpower de la soixante-huitième édition des Nuits de Fourvière. Maintenant que nous connaissons la teneur de la soixante-neuvième, nous voilà contraints de revoir notre jugement à la baisse : en termes d'éclat et de densité, la programmation de 2014 est à celle de 2013 ce que la Grande Nébuleuse d’Andromède est à la Voie Lactée. Le principal artisan de ce saut hyperspatial qualitatif n'est autre que Richard Robert, transfuge des Inrockuptibles qui semble avoir avoir définitivement trouvé ses marques de conseiller artistique. Impeccablement équilibré entre reconnaissance de phénomènes franco-belges (Phoenix,  Fauve et Stromae), concerts événementiels (un hommage à Robert Wyatt, Benjamin Biolay qui dirigera un orchestre pour sa nouvelle muse, Vanessa Paradis), rappels de la suprématie de la pop d'outre-Manche (le collectif multimédia Breton, Damon Albarn pour son premier album solo, Franz Ferdinand, Miles Kane), passages ob

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Old Folk(s)

MUSIQUES | D'un côté, à Fourvière, le revival de l'âge d'or hippie avec le trio Crosby, Stills & Nash, de l'autre, à Vienne, le rock épileptique de Neil Young et sa fidèle machine de guerre Crazy Horse. Le tout à un jour d'intervalle. Etrange coïncidence quand on sait à quel point ces quatre frères de sang folk rock sont à jamais liés. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 4 juillet 2013

Old Folk(s)

Ensemble ou séparément, David Crosby et Stephen Stills les Amerloques, Graham Nash l'Anglais et Neil Young le Canadien ont écrit quelques unes des plus belles pages de l'histoire du rock. C'est avec Stephen Stills, rencontré au Canada et retrouvé à Los Angeles au hasard d'un embouteillage, que les choses démarrent réellement pour Neil Young. En 1966 les deux fondent, avec Richie Furay, Richard Dewey et Bruce Palmer, Buffalo Springfield, dont résonnent à jamais les notes de For What It's Worth (éternel hymne hippie) et Mr Soul. Si Stills tire les ficelles, déjà le talent de Young est immense. Surtout, on le constatera plus tard, il est bien plus doué que Stills pour ne pas le gâcher. Lorsque le groupe se sépare après dix-huits mois, trois albums et quelques clashs, Stills rejoint deux types qui ont déjà goûté à la gloire : David Crosby avec les Byrds et Graham Nash de l'autre côté de l'Atlantiqu

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Nuits de Fourvière 2013 - La programmation

MUSIQUES | Pour certains, le début du printemps coïncide avec la floraison des crocus et le réveil des hérissons. Pour d'autres, elle s'incarne dans un bouillonnement hormonal, dans une atmosphère révolutionnaire ou dans une recrudescence de la présence de punks à chien (les hirondelles des citadins). Au Petit Bulletin, le printemps devient réalité au moment où les Nuits de Fourvière dévoilent l'intégralité leur programmation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 23 mars 2013

Nuits de Fourvière 2013 - La programmation

Cette année, c'est ve lundi 25 mars à 11h que les Nuits de Fourvière ont annoncé qui, à l'instar de M (13 juin), Dead Can Dance (27 juin), Crosby, Stills & Nash (16 juillet) et Nick Cave (27 juillet), aura cet été l'insigne honneur d'être enseveli sous des coussins – au contraire du Cirque Plume qui, pour rappel, investira le Parc de Parilly du 28 juin au 1er août. La colline a des vieux S'il fallait résumer la teneur de cette édition 2013 des Nuits en un mot qui n'existe pas, ce serait vénérabilité. Et pour cause ! L'événement a beau accueillir chaque année son lot de mythes vivants, on a rarement vu une telle concentration d'artistes aux carrières longues comme des jours sans communiqués de presse (notre pain quotidien) à son affiche. Jugez plutôt : outre le rereretour du metteur en scène Georges Lavaudant (en ouverture du 4 au 12 juin avec un Cyranoc de Bergerac), les antiques hauteurs de Lyon verront défiler les chorégraphes Angelin Preljocaj

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Let's folk !

MUSIQUES | Où qu'il puise ses origines éparpillées, le folk aura toujours été une affaire de transmission. C'est bien là l'esprit de la double rencontre organisée à la (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 25 janvier 2013

Let's folk !

Où qu'il puise ses origines éparpillées, le folk aura toujours été une affaire de transmission. C'est bien là l'esprit de la double rencontre organisée à la Maison du Livre, de l'Image et du Son de Villeurbanne. D'abord, autour de l'ouvrage Folk et Renouveau (Le Mot et le Reste), publié en 2011 par Bruno Meillier et l'immense Philippe Robert : une plongée dans pas moins de neuf décennies d'americana, d'Harry Smith à Bon Iver, en passant par les incontournables Dylan, Donovan, Young, Jansch et consorts pour comprendre non seulement d'où elle vient mais également où elle va. À ce titre, il sera aussi utile d'aller à la rencontre de Yann Tambour, alias Stranded Horse, petit gars du Cotentin bercé au rock anglais et toqué de kora, instrument traditionnel mandingue dont la pratique est traditionnellement réservée à la caste des griots mais dont il fait son miel en même temps qu'une drôle de tambouille, entre folk, musique africaine et pop anglo-saxonne. Sur le sublime Humbling Tides, il reprenait par exemple

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Benjamin Biolay

MUSIQUES | «À Lyon, déclarait Benjamin Biolay dans une interview aux Inrocks en juin 2011, je suis devenu un homme». Ce qui explique inévitablement l'attachement du (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 7 septembre 2012

Benjamin Biolay

«À Lyon, déclarait Benjamin Biolay dans une interview aux Inrocks en juin 2011, je suis devenu un homme». Ce qui explique inévitablement l'attachement du Caladois à la ville à laquelle il consacra le titre Lyon Presqu'île sur son album La Superbe. Lui qui affirme qu'il ne pourra jamais jouer à Saint-Étienne – sans qu'on sache trop s'il fait allusion à une éventuelle carrière de footballeur – revient en revanche régulièrement dans la ville de son cœur. Ou au moins, juste à côté, à Villeurbanne, au Transbordeur, où il se produira mercredi 22 mai prochain pour présenter Vengeance, son nouvel album à venir le 5 novembre prochain, qu'on espère terrible. Benjamin Biolay - BB#1 par naiverecords

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The Brian Jonestown Massacre (A Records)

MUSIQUES | Aufheben (A Records/Differ-ant)

Stéphane Duchêne | Lundi 20 août 2012

The Brian Jonestown Massacre

(A Records)

"Mea maxima culpa", comme disait l'autre – ce pourrait d'ailleurs tout à fait être le titre d'un album de BJM. C'est une faute que de ne pas avoir évoqué cet album avant. Cet album qui comme, l'indique le visuel de sa pochette, devrait être envoyé dans l'espace en direction de toutes les formes de vie extra-terrestres pour leur montrer de quel bois on s'échauffe les oreilles de ce côté-ci de l'univers.   Autrement dit sur cet planète où est né l'homo-antonnewcombus, ici revenu à cette très haute forme de psychédélisme de bon aloi qui a longtemps été sa marque de fabrique. Sans pour autant se démarquer des prétentions expérimentales et soniques de ses disques les plus récents Who Killed Sergent Pepper ? et My Bloody Underground. C'est donc un Anton Newcombe complet, une sorte de bréviaire du Massacre que l'on retrouve sur ce prodigieux Aufheben – d'ores et déjà à ranger parmi les classiques d'une pléthorique et massacrante discographie – où l'on

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Young folk

MUSIQUES | Coqueluche lyonnaise depuis près de deux ans, Ronan Siri sort enfin son premier disque, "To be twin sides", un EP 6 titres qui témoigne de la belle évolution musicale de ce musicien autodidacte et annonce le meilleur pour l'album à venir. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 20 janvier 2012

Young folk

Il y a quelques jours, Ronan Siri a posté sur le net une reprise d'Heart of gold de Neil Young. Un événement considérable quand on songe qu'il y a encore quelques temps, on moquait gentiment lors d'une discussion informelle le jeune musicien lyonnais, fan de Bon Iver ou Ray Lamontagne, qui avouait mal connaître ses classiques, dont Neil Young. La preuve s'il en fallait une que sa trajectoire de météorite n'a pas empiété sur l'évolution musicale du bonhomme. Tout commence avec l'envoi d'un morceau pour un concours musical comme il y en a des centaines, sauf que le prix est un peu particulier : «Ma maquette a été sélectionnée parmi 80 autres et j'ai gagné le droit de faire la première partie de Benjamin Biolay.». La fée Biolay flaire le talent et le prend alors sous son aile mais sans l'étouffer, sans même qu'une éventuelle collaboration ne soit envisagée comme c'est souvent le cas avec ce compositeur-producteur : «Benjamin", argumente Stéphane Thien, directeur artistique de BeMyEvents, éditeur et ange gardien du jeune musicien, "est conscient que Ronan a suffisamment de talent pour voler de ses propres ailes. Il sent un potentiel musical tel qu'il

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Pourquoi tu pleures ?

ECRANS | De Katia Lewkowicz (Fr, 1h39) avec Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos, Nicole Garcia…

Christophe Chabert | Mardi 7 juin 2011

Pourquoi tu pleures ?

Avant qu’il ne s’enfonce dans une énième chronique des atermoiements amoureux, il y a une bonne idée dans Pourquoi tu pleures ? : raconter les dernières heures de célibat de son héros (Benjamin Biolay, autour de qui le film a manifestement été conçu) comme un labyrinthe kafkaïen dont nous serions, comme lui, les témoins passifs et incrédules. Une nuit d’ivresse, des Israëliens qu’on conduit dans un appartement surpeuplé et une absente, Anna, dont on ne sait ni où elle est, ni qui elle est. Bien sûr, Lewkowicz doit à un moment clarifier les choses, et le petit charme du film s’envole, laissant la place à une galerie de personnages colorés mais antipathiques digne du pire Klapisch. Les acteurs font alors ce qu’ils veulent, la caméra aussi, et le montage tente de mettre en ordre ce grand foutoir moyennement accueillant, qui fait appel au vécu du spectateur plutôt que de soigner pour lui ses effets (comiques, notamment) et sa direction artistique (décors tristes de quotidienneté, mixage incohérent). Beaucoup d’intentions, peu de réalisation : un travers très français. Christophe Chabert

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Qui a envie d'être aimé ?

ECRANS | D’Anne Giafferi (Fr, 1h29) avec Éric Caravaca, Arly Jover, Benjamin Biolay…

Christophe Chabert | Mardi 1 février 2011

Qui a envie d'être aimé ?

La semaine du triomphe annoncé de "Des hommes et des dieux" aux Césars sort "Qui a envie d’être aimé ?", et le cinéma français franchit un pas supplémentaire dans le choix de la religion contre le politique. Un signe des temps que l’on ne se résout pas à accepter docilement. Comme le film de Beauvois, celui de Giafferi soigne l’emballage : le casting est intelligent (notamment les seconds rôles de Biolay et Bidaud), le scénario et les dialogues se tiennent, et la réalisation est proprette. Mais sur le fond, c’est une autre paire de manches… La crise existentielle de l’avocat Caravaca est résolue non par un deus ex-machina, mais par une révélation au sein d’un groupe de parole catholique. Pas d’illumination ou de conversion spectaculaire ; le film vend une approche light de la religion telle que l’Église la markette depuis la fin du XXe siècle : cool, tolérante, un peu ringarde mais ouverte, porteuse de bienfait pour soi et inoffensive pour autrui. Les intolérants, ce sont ceux qui ne comprennent ni n’acceptent ce choix. La conclusion, édifiante de prosélytisme et sans la moindre trace d’ironie, légitime totalement le parcours de son personnage. Il était malade, il est maintenant

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Benjamin Biolay

MUSIQUES | De retour dans sa Villefranche natale pour un concert exceptionnel le 11 décembre, Benjamin Biolay garde aussi un lien pérenne avec Lyon, ses collines et ses quais comme intarissable source d’inspiration. SL

Dorotée Aznar | Dimanche 5 décembre 2010

Benjamin Biolay

Petit Bulletin : Quels étaient vos «spots culturels» de prédilection à l’époque où vous étiez étudiant au Conservatoire de Lyon ?Benjamin Biolay : Je fréquentais beaucoup l’Opéra, la Maison de la Danse et l’Auditorium, même si je le trouve hideux. J’allais aussi à la Bourse du Travail pour les concerts, au Transbordeur et dans des petits clubs comme le Bistroy, qui a malheureusement disparu. Mais il y a pas mal de beaux endroits à Lyon pour la culture. Dans votre chanson Lyon Presqu’île, vous dites «c’est comme si j’étais parti hier», mais en l’occurrence le bout de la presqu’île s’est complètement métamorphosé depuis votre départ. Avez-vous eu l’occasion de découvrir le quartier Confluences, cette architecture radicalement nouvelle à Lyon ?Oui, et je trouve ça plutôt réussi, même si ça a été un choc pour moi qui suis plus porté sur les vieilles pierres. J’aime mieux les quais de Saône et les quartiers Renaissance, mais je trouve la politique d’aménagement de la ville très audacieuse depuis quelques années. Quels sont les monuments, l’architecture qui vous touche personnellement ?Étant plus ému par l’ancien, j’aime beaucoup les ponts et les

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La Meute

ECRANS | De Franck Richard (Fr-Belg, 1h25) avec Émilie Dequenne, Benjamin Biolay, Yolande Moreau…

Christophe Chabert | Mardi 21 septembre 2010

La Meute

Les vingt premières minutes de "La Meute" sont encourageantes : ambiance trou du cul du monde réussie, dialogues percutants à la Bernie Bonvoisin, casting à contre-emploi efficace. On nage alors dans une comédie très noire, qui s’arrête net avec l’irruption de l’horreur et du fantastique. Le film n’a alors plus grand-chose à raconter, sinon les lieux communs du genre — des monstres dégueux, des humains obligés de se liguer pour lutter contre la menace comme dans certains Hawks. Étrange sensation d’une série B partie en trombe et qui tombe en panne sèche dès son premier tiers, se contentant alors de remplir pour remplir, sans espoir de retour. CC

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Sergent rock

MUSIQUES | Rock / Après avoir longtemps œuvré dans l’exploration-visitation du psychédélisme 60's (et de tout ce que cela implique en équipement pharmaceutique), le (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 9 avril 2010

Sergent rock

Rock / Après avoir longtemps œuvré dans l’exploration-visitation du psychédélisme 60's (et de tout ce que cela implique en équipement pharmaceutique), le Brian Jonestown Massacre monstre a tentacules multiples mais à une tête (de mule) donne depuis quelque temps dans le brouillage sonique. Comme en attestait d'ailleurs leur précédent album, "My Bloody Underground", où la dépouille du Velvet venait saigner sur les guitares infectées de My Bloody Valentine. Un changement opéré depuis qu’Anton Newcombe et sa bande enregistrent en Islande, pays de feu et de glace. Là, Newcombe a trouvé une quiétude où le fracas volcanique de la terre ne dort que d'un oeil. Idéal pour qui a, comme le leader de BJM, de la lave en fusion à la place du cerveau. Mais BJM n’a pas pour autant abandonné son entreprise de dynamitage de l’héritage pop mondial. Après des pastiches des Stones ou de Dylan le groupe s’attaque cette fois, même si symboliquement, à l’hydre de Liverpool, les Beatles, avec "Who Killed Sgt Pepper ?". Un album si chaud qu’on ne sait pas par où l’attraper, qu’on manipule comme une patate chaude ou une boule de feu mais qui laisse quelques belles brûlures sur la peau et les tympans. Apocaly

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Le Superbe

MUSIQUES | Album / Il faut un certain culot pour intituler son album La Superbe quand on a déjà une réputation d’imbuvable qui pète plus haut que son cul et crache sur (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 19 mars 2010

Le Superbe

Album / Il faut un certain culot pour intituler son album La Superbe quand on a déjà une réputation d’imbuvable qui pète plus haut que son cul et crache sur les copains. Ou pour ouvrir cet album d’un titre éponyme à la grandiloquence entretenue. Il faut ne pas avoir peur d’offrir son flanc au sacrifice de l’éreintement de la critique. Mais en martelant en guise de refrain désabusé «on la perd, on la gagne, la superbe», ce Benjamin Biolay à l’inspiration et aux humeurs en montagnes russes, sait de quoi il parle et retrouve la sienne, de superbe. Et comme tous ceux qui connaissent des pannes d’inspiration, quand il la retrouve, il lâche les vannes, les rênes et les violons. Pas vraiment freiné musicalement par son nouveau label Naïve, Biolay a fait tout ce qu’il a voulu et voulu tout et son contraire. Ca donne ce morceau d’ouverture, donc, La Superbe, qui nous réconcilie avec cette vieille lune fade qu’est devenu le trip-hop et ouvre les choses en grand. Album de variété au sens propre du terme, d’influence hip-hop comme pop (Prenons Le Large, très New Order, ou Reviens-mon amour patiné Smiths), La Superbe est un album roboratif mais jamais étouffan

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L’Impossible Monsieur B.B.

MUSIQUES | Portrait / Ex-petit génie ramenard revenu de tout, Benjamin Biolay a toujours agacé autant qu’impressionné. Mais avec La Superbe, album déprimé et grandiose doublement récompensé aux Victoires de la Musique, Biolay a retrouvé la sienne. Ou quand le talent s’illumine à mesure que l’homme s’assombrit. Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Vendredi 19 mars 2010

L’Impossible Monsieur B.B.

Livrons nous à un petit sondage, puisque c’est à la mode. «Si vous deviez, à l’aide d’une citation, définir au plus près Benjamin Biolay diriez-vous comme Michel Audiard : «Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît» ou comme Jonathan Swift : «Quand un génie véritable apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui». Il y a fort à parier que le résultat d’une telle enquête d’opinion frôlerait le 50-50, dévoilant la réalité d’un chanteur détesté par tous ceux qui ne l’adorent pas. Con génial ou génie déconnant, la réalité de Biolay, pourtant, se trouve sans doute à mi-chemin de la punchline des Tontons Flingueurs et de l’aphorisme du père de Gulliver, fruit de l’agacement dont le chanteur fait régulièrement l’objet et de la reconnaissance artistique sans cesse renouvelée dont il bénéficie depuis sa première Victoire de la Musique en 2002. Adoubé Chevalier des Arts et des Lettres en 2004, Biolay a eu contre lui d’être aussi un paladin du mot cru asséné comme un coup d’épée, fut-ce mal ajusté, fut-ce dans l’eau croupie de la rancœur, comme dans une fameuse interview à Technikart en 2007. Un Gulliver

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Beau, oui, comme Biolay

MUSIQUES | Disco / De disques ambitieux en albums personnels, la trajectoire de Benjamin Biolay à travers sa musique.

Dorotée Aznar | Vendredi 19 mars 2010

Beau, oui, comme Biolay

"Rose Kennedy" (2001)Disque inaugural et album concept autour du clan Kennedy. Biolay y donne des indices de ses élans fitzgéraldiens (John comme Francis Scott) : sa fascination pour la grandeur et pour la décadence qui la suit comme son ombre. Encore un peu lisse mais déjà compositeur et arrangeur de premier ordre. "Négatif" (2003)Un temps pensé comme un double album et sorti comme tel en édition limité. Biolay pousse le bouchon orchestral encore plus loin, tout en explorant son côté folk (il sample la Carter Family, parangon du dépouillement) et en rêvant toujours d’Amérique. "Home" (2004)BB rentre à la maison avec ce disque de folk domestique en duo avec sa femme d’alors, Chiara Mastroianni. Écrit sur la route et enregistré dans le cocon familial, "Home" est l’album du bonheur conjugal simple. Chiara y joue les Françoise Hardy folk pour un Biolay si enamouré qu’il laisse de côté la déco parfois pensante dont il est friand. "À l’origine" (2005)Étiqueté singe savant pop, Biolay montre ici qu’il n’est pas qu’un accordeur de violons, un arrondisseur d’angles un peu morts. Enhardi par l’influence de plus en plus manifeste du hip-hop,

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Dans ta face

MUSIQUES | Quoi qu’on pense des «sorties» de Biolay, il faut lui reconnaître un certain sens de la formule. Florilège. Technikart, juillet-août 2007 :«Le pire, (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 19 mars 2010

Dans ta face

Quoi qu’on pense des «sorties» de Biolay, il faut lui reconnaître un certain sens de la formule. Florilège. Technikart, juillet-août 2007 :«Le pire, c'est Bénabar. (…) Je comprends pas comment on peut avoir envie d'être ce gars là. /…/ Tu te fantasmes pas en mec habillé en fonctionnaire des postes qui te dit : «tiens on va se faire livrer une pizza». /…/ La chanson française me débecte ! Tu prends le métro, tu vois des affiches pour des Fabien Martin et des Martin Fabien qui ont tous la même tête...».  Le Figaro, 20 octobre 2009, à propos de l’interview de 2007 dans Technikart :«C’est ma croix. Il faut l'avoir fait une fois dans sa vie pour ne jamais retourner à une interview ivre mort». Le Nouvel Obs’, 15 octobre 2009 :«Polnareff ? Un débile mental... En plus, je le trouve bidon. On dirait Philippe Lucas».«Jean-Louis Murat me fait penser à Leonard Cohen. Hélas, les gens ne le voient pas comme le grand chanteur qu'il est, mais seulement comme le bon client qui débine tout le monde à la télé. Katerine est un chanteur raffiné que j'admire. Pour se faire reconnaître par le grand publi

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Entrain fantôme

MUSIQUES | Musique / À force d’ «arriver bientôt», les Coming Soon ont fini, contrairement à l’Arlésienne, par être partout en même temps.

Stéphane Duchêne | Jeudi 24 septembre 2009

Entrain fantôme

Physiquement d’abord : BO du film Juno avec Kimya Dawson pour le batteur Leo Bear Creek, album solo pour Howard Hugues, festivals divers, collaborations avec Indochine, Étienne Daho et Olivia Ruiz (ce que ça fait d’être branché !), premières parties de Dionysos. Musicalement ensuite, tant leur anti-folk ratisse l’horizon d’un paysage largement rock. En témoigne le tout chaud ‘Ghost Train Tragedy’, mené par le faussement lascif single ‘Love in the Afternoon’. Chaud bouillant même, jusqu’à enflammer le gilet en jean du jeune homme sur la pochette. Fiévreux comme ‘Walking’, qui ouvre l’album, parfois pressé comme sur l’entêté Back Seat, single potentiel. Mais toujours avec cet enthousiasme un peu fantôme, cette démarche zombiesque hantée par la musique du passé (Leonard Cohen, Velvet Underground, la country, Pavement) mais prête à dépecer celle du présent. Toujours fidèle aussi à cet univers étrange et ironique fait, comme chez les nouveaux amis Dionysos, de bric mélancolique et morbide et de broc sacrément déconneur. Une fois de plus le collectif impressionne et chacun a l’occasion de briller (Steel Wire, School Trip Bus Crash). Mais la figure marquante du groupe et de l’album

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Stella

ECRANS | De Sylvie Verheyde (Fr, 1h43) avec Léora Barbara, Karole Rocher, Benjamin Biolay…

Christophe Chabert | Mercredi 5 novembre 2008

Stella

Fille de deux tenanciers de café, Stella intègre un collège bourgeois à Paris dans les années 80. Pour évoquer cette époque et ce contraste, Sylvie Verheyde choisit le registre attendu de la chronique autobiographique dans ce qui ressemble à un épisode inédit de la série Tous les garçons et les filles de leur âge. On en retrouve les figures imposées : les profs archétypaux, les boums, l’amitié compliquée, les relations avec (et entre) les parents… Si le film sonne juste, il sonne aussi assez creux — une fois de plus, faire les étonnés serait d’une grande mauvaise foi critique. Il faut cependant saluer la qualité et l’intelligence du casting : des gueules, des corps et des voix authentiques, notamment la trop rare Karole Rocher, un Benjamin Biolay bien meilleur que dans Didine et Guillaume Depardieu, bloc de douleur et de tendresse, à la présence très émouvante. CC

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Deux visages de Neil Young

MUSIQUES | Cinéma / Deux films majeurs ont immortalisé les concerts de Neil Young : Year of the horse de Jim Jarmusch en 1997 et Heart of gold de Jonathan Demme dix (...)

Christophe Chabert | Vendredi 13 juin 2008

Deux visages de Neil Young

Cinéma / Deux films majeurs ont immortalisé les concerts de Neil Young : Year of the horse de Jim Jarmusch en 1997 et Heart of gold de Jonathan Demme dix ans plus tard. Pourtant, difficile de juxtaposer ces deux documentaires tant, à une décennie d’écart, ils dessinent deux visages complètement différents du musicien. Cela est sans doute lié à la personnalité des cinéastes qui le filment… Mais même Young, entre sa tournée marathon qui l’emmène à travers l’Europe et les États-Unis au mitan des années 90 et ce beau concert intimiste à Nashville donné quelque temps après la sortie de Prairie wind, est passé du stade de chien encore fou à celui de vieux sage. Year of the horse montre un Neil Young rock, entouré de son groupe (Crazy Horse), saisi en une multitude de fragments captés sur tous les supports d’images disponibles (Super 8, 16 mm, vidéo…), laissant la parole à ses collaborateurs… Jarmusch, fidèle à lui-même — mais aussi à Young, qui lui avait composé la musique de Dead Man, fondamentale pour la réussite du film — a écrit son documentaire comme un travelling latéral, une promenade avec Neil Young sur les routes et dans les salles, toujours en mouvement et dans l’action.

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Bientôt dans vos oreilles

MUSIQUES | Révélation incontestable du tremplin Dandelyon, les cinq anneciens de Coming Soon réinventent avec une indécente facilité la musique américaine, dans une joie contagieuse et à coups de tubes fédérateurs. Rencontre sur place, un soir de concert… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 21 mars 2007

Bientôt dans vos oreilles

À Annecy, ce samedi-là, c’est carnaval vénitien, en référence au sobriquet de la ville, «la petite Venise des Alpes». Entre lac et montagnes, s’épanouit une série de cartes postales vivantes dans lesquelles chacun prend plaisir à se fondre le temps d’une photo-souvenir. Mais pour peu qu’on sorte du centre ville et qu’on aille se perdre dans les patelins alentour, lignes droites de maisons de famille en bord de lac et de pavillons lynchiens à flanc de forêt, une inquiétante odeur de Délivrance se met à flotter dans l’air. Pour parfaire ce tableau du haut-savoyard en redneck faussement paisible, le sport local semble être le collage d’affiches Le Pen à l’entrée et à la sortie de la ville. Par ailleurs, les filles y sont très jolies… Howard, Billy, Ben, Alex, Leo et les autres… C’est ici, dans cette ville où le mot culture n’est pas loin de s’écrire avec un K, qu’est né le groupe pop le plus accrocheur du moment : Coming Soon. On fera connaissance dans une minute avec ces jeunes gens timides et sans complexe musical. Mais avant, une énigme est à résoudre : comment une ville pareille engendre-t-elle si belle réunion de talents ? «C’est d’abord

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Initiales BB

MUSIQUES | Benjamin Biolay, chanteur et musicien, brouille les pistes et brise son image, tout en livrant le meilleur de sa musique avec un album fulgurant, Trash Yéyé. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 31 octobre 2007

Initiales BB

Une vilaine rumeur circule depuis des semaines sur Internet. Une indiscrétion qui gonfle et finit par prendre toute la place. Du genre petit secret dont l'intéressé ne se glorifie pas même s'il a, ces derniers temps, beaucoup paru dans les media. D'ici à ce que cet article paraisse, cette rumeur sera officielle ou aura été démentie par les faits ; autant dès lors la livrer au conditionnel : Benjamin Biolay aurait accepté de faire partie du jury de la Star Academy. En soit, ce n'est pas un événement, et n'influe pas directement sur sa prestation très attendue au Ninkasi Kao - le concert est maintenu, quoi qu'il arrive. Cela ne mériterait même pas d'y prêter attention si, justement, l'ami Benjamin Biolay n'avait sorti le mois dernier son meilleur album, l'impressionnant et (dé)culotté Trash Yéyé. Car on ne peut s'empêcher de voir dans la corrélation entre les éruptions sexuelles et impudiques qui fournissent le moteur des textes et ce choix étrange d'aller siéger en prime time dans un jury d'ouverture aux côtés de Raphaëlle Ricci et Kamel Ouali un même désir de provocation. Non pas casser son image, mais la tordre dans tous les sens, la chiffonner et la jeter à la poubelle, pour qu'e

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