Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Une soirée déjantée concoctée par le magazine Kiblind, le cultissime Black Devil Disco Club au Terminal ou encore de l'afro-dub-électro : et toi, tu danses comment ce week-end ?

Sébastien Broquet | Mardi 14 juin 2016

Photo : © DR


16.06.16 > LA PLATEFORME
KIBLIND #57

Cherchez pas à comprendre le line-up de cette soirée, allez-y, c'est tout. D'un concours de pétanque molle à un apéro mix en compagnie de la radio RTU et du festival Heart of Glass, Heart of Gold, en passant par des DJ sets du crew Groovedge, de Sacha Mambo et The Pilotwings, les dessins réalisés en direct et projetés de la bande de Mauvaise Foi, des stands d'activistes et de la bonne bouffe, Kiblind a décidé de régaler toute la nuit. Boum.

17.06.16 > OBAMO CAFÉ
MIDNIGHT RAVERS

C'est l'un des projets les plus passionnants sorti des fourneaux de Jarring Effects ces derniers temps : Midnight Ravers est un projet mené par Dom Peter, s'échappant par là de High Tone dont il est le batteur pour une virée dans les nuits de Bamako. Entre dub, électronique et musiques mandingues, il trace un chemin palpitant qu'il sera possible de découvrir ce soir en version DJ et before : l'occasion d'entendre les récents remixes signés Mawimbi et Spoek Mathambo. Soyeux.

17.06.16 > LE TERMINAL
BLACK DEVIL DISCO CLUB

Le label Art Feast Records fête ses huit ans d'existence sur trois jours de fête bien sentie, au Petit Salon puis lors d'un final aguicheur en open air au Kiosk Confluence. Mais c'est bien au Terminal que tout débute façon history avec le pionnier d'une cosmic disco désormais vénéré par toute une génération qui l'a découvert sur le tard, longtemps après ses premières compositions mythiques en 1978, remises au goût du jour par Aphex Twin et son label Rephlex de longues années plus tard : Black Devil Disco Club. Culte.


Lancement Kiblind n° Team

Emeline XIII & Dj Seven + The Piltowings + Sacha Mambo + radio RTU + karaoké, jeux vidéos, atelier t-shirt...
La Plateforme 4 quai Victor Augagneur Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Black Devil Disco Club

+ La Biche + Klaaar
Terminal 3 rue Terme Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Midnight Ravers

Obamo Café 124 rue du Dauphiné Lyon 3e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Kiblind #70

L'œuvre de la semaine | Avec María Medem, les nuits d’été et ses brises qui rafraîchissent l’épiderme semblent s’étirer à l’infini. Dans d’immenses paysages à l’apparence vide, mais en (...)

Sarah Fouassier | Mardi 15 octobre 2019

Kiblind #70

Avec María Medem, les nuits d’été et ses brises qui rafraîchissent l’épiderme semblent s’étirer à l’infini. Dans d’immenses paysages à l’apparence vide, mais en réalité gorgés de possibilités narratives, l’illustratrice espagnole nous embarque dans un rêve naturaliste. Parmi sa clientèle, figurent des grands de la presse comme le New York Times, le New Yorker, Le Monde Diplomatique ou encore Wired, Axy Magazine et l’excellent magazine lyonnais Kiblind, qui publie une création originale sur la couverture de sa dernière édition. À l’image de cette fille en jupette, suspendus nous sommes. Suspendus sur le trait flottant et les couleurs enveloppantes de ce dessin de nuit. María Medem travaille en risographie, une technique d’impression mécanisée couche par couche, qui donne à ses illustrations, textures, imperfections et ce rendu colorimétrique mat. À l’occasion de son exposition à l’Atelier Kiblind

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Une nouvelle galerie au grand cru

Kiblind | Bonne nouvelle pour les amateurs d'illustrations : le magazine Kiblind inaugure son espace d'exposition ce jeudi avec les créations originales de leur (...)

Sarah Fouassier | Mardi 14 novembre 2017

Une nouvelle galerie au grand cru

Bonne nouvelle pour les amateurs d'illustrations : le magazine Kiblind inaugure son espace d'exposition ce jeudi avec les créations originales de leur dernier numéro Bouteille, édité en collaboration avec Jean Jullien. Vous retrouverez les sérigraphies de sa couverture faites par les petites mains de l'Atelier Garage ainsi que les posters risographiés par celles de l'Atelier Kiblind (situé 25 rue Bouteille). Oui, le magazine s'est doté de cette belle machine ! Pas de jaloux, Bobby Dollar, Daniel Frost et Simon Landrein auront aussi droit à leurs risographies. Laho et Margaux Meissonnier exposeront leurs originaux très sensuels, voire même cul... Ce thème de la "bouteille" nous révèle quelques belles paires de fessiers et des visions hallucinatoires de dégustation, mais aussi des personnages illustrés tout en simplicité et (quasi) sobriété. L'exposition se prolongera jusqu'à mi-décembre, date à laquelle Virginie Morgand prendra le relais et présentera une série d'originaux sur le thème de la "foule sentimentale". Le magazine sait mieux que quiconque choisir ses collaborateurs. On nous prome

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Christophe Moulin : « Le brassage, c'est aussi mixer food, bières et musiques »

Ninkasi | Pour ses vingt ans, le Ninkasi s'est offert un lifting : rendez-vous le 16 octobre pour un lieu multiple repensé autour d'une programmation toujours plus éclectique où se croiseront jusqu'en décembre Arrested Development, The Stranglers ou encore Tété. On en parle avec Christophe Moulin, le programmateur.

Sébastien Broquet | Mardi 19 septembre 2017

Christophe Moulin : « Le brassage, c'est aussi mixer food, bières et musiques »

Quel retour feriez-vous de votre première année de programmateur du Ninkasi ? Christophe Moulin : Il y a un an, nous avons commencé les travaux, dont nous ne récoltons pas encore les fruits. C'était une année de transition, mais aussi de complication pour le public, pour les artistes - les backstages étant en travaux. On s'en excuse encore ! C'était une année d'expérimentation, sans pouvoir aller au bout du geste. Ça va vraiment démarrer le 16 octobre : là on va commencer à dérouler la machine telle qu'on l'a réfléchie il y a deux ans. Je garde de très bons souvenirs comme The Game, ou encore la Ninkasi Urban Week où l'on a pu investir l'espace urbain, notre travail sur le Mur7 avec Birdy Kids. C'est ma touche personnelle, cette porosité entre la salle et le quartier. J'ai du mal à rester en place ! C'est normal que les habitants n'entrent pas obligatoirement dans une salle de concerts qui reste un cube fermé. Mais le concert doit sortir à l'extérieur, lui.

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 10 janvier 2017

Insomniaque

12>01>17 TERMINAL AGNÈS AOKKY On l'a découverte au micro de Radio Nova où sa voix épicait le Grand Mix du week-end ; cette même voix continue de se faufiler sur nombre de projets chantés, avec Falco Benz, ou sur la pop de Futuro Pelo (en duo avec un échappé de Sporto Kantès) dont un single sort ce mois-ci. Elle a en parallèle poursuivi son chemin aux platines, où elle développe un groove sous perfusion électronique imparable : Agnès Aokky est au Terminal cette semaine. Polysonne. 13>01>17 BELLONA CULOE DE SONG C'est l'un des tous meilleurs DJs vus et entendus ces dernières années. Tout simplement. Culoe de Song, esthète d'une house deep et hautement percussiv

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Vice ouvre un bar éphémère sur les quais de Saône

Liqueur | Le Repaire, bar éphémère de Vice, ouvre à Lyon le 10 novembre pour trois semaines.

Lisa Dumoulin | Vendredi 4 novembre 2016

Vice ouvre un bar éphémère sur les quais de Saône

Après un premier succès à Paris en juin dernier, Vice, en partenariat avec une marque d'alcool, inaugure un nouveau bar éphémère à Lyon, investissant le Ké Pêcherie (1 rue de la Platière) sur les quais de Saône. Dès le 10 novembre et pendant trois semaines, il sera transformé en maison de chasse : collections de trophées, fusils et cheminées à larges foyers envahiront les lieux jusque sur la terrasse. La façade aussi sera redécorée, par le collectif Ready Made France qui réalisera une fresque inédite. Le duo est composé de V2M (Vincent de Mestral) et B00K (Adrien Bertrand), deux artistes bien connus des Lyonnais qui ont traîné dernièrement du côté de la Taverne Gutenberg, de la boutique Blitz ou du festival Graffik’Art. Le groupe de médias Vice proposera ainsi moult animations, trois soirs par semaine, de 18h à 1h. Les jeudis seront pilotés par Munchies, la chaîne food, les vendredis par No

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mercredi 2 novembre 2016

Insomniaque

05>11>16 TERMINAL TUNNEL VISION La paire écossaise d'Optimo tire son nom d'un track de Liquid Liquid : le genre de balise qui rassure. Les sets de ces proches de la famille Kill the DJ sont à l'avenant, éclectiques et denses, sans fioriture, dépourvus de la moindre facilité et farouchement dansants, rodés des années durant tous les dimanches soirs au mythique Sub Club, dans leur cité : c'est dire si la venue de JG Wilkes, moitié de ce duo, dans la petite boîte noire fait figure d'événement ; il sera accompagné de Jutix et Thomas B. Malté. 05>11>16 LE SUCRE BLACK ATLANTIC CLUB Parce qu'il est toujours salvateur de secouer son bodjo sur des rythmes différents, la Black Atlantic Club menée de main de maître par son résident James Stewart trouve ici régulièrement une place de choix. Ce mois-ci, le DJ de RTU convie un oublié de la scène hip-hop africaine, le ghanéen Ata Ka

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Cartes d'étudiants : les bons plans

Les bons plans étudiants | C'est le bon temps ! Un étudiant n'est pas bien riche, mais il peut profiter des nombreuses tarifications très avantageuses qui lui sont plus ou moins réservées.

Nadja Pobel | Mardi 4 octobre 2016

Cartes d'étudiants : les bons plans

La carte culture Créée il y a un an, cette carte est un sésame pour la ville et ses structures culturelles. Et il se trouve qu'il y en a beaucoup. Au commencement, il y avait la carte de bibliothèque qui existe toujours au prix de 10€ (18-25 ans) et 18€ pour les plus âgés : elle permet d'emprunter vingt documents différents tous supports confondus (finie la division entre livre, CD, DVD) quel que soit votre lieu de domiciliation. Couplé à la carte musée, cette carte culture offre pour 15€ (18-25 ans) ou 38€ la gratuité aux musées Gadagne (histoire de la ville de Lyon et marionnettes du monde), Imprimerie, Beaux-Arts, Art contemporain, CHRD et même le musée Malartre consacré à l'automobile situé à Rochetaillé mais dont Lyon est propriétaire. En vente dans tous ces lieux (à l'exception de ce dernier), la carte culture offre aussi des réductions dans les salles de spectacles de la ville et alentours (Célestins, Croix-Rousse, TNP, Auditorium, Opéra...), à l'Institut Lumière ou à son musée attenant. Renseignements : www.lyon.fr ou dans les lieux concernés Pass culture

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 septembre 2016

Insomniaque

16.09.16 > L'AMBASSADE SACHA MAMBO Plébiscité par les grands (DJ Harvey en tête), le label Macadam Mambo, spécialisé dans les édits disco depuis 2012 est mené de main de maître par Guillaume des Bois et Sacha Mambo. Ce dernier, installé à Lyon, s'illustre régulièrement aux platines par des sets éclectiques où house baléarique, acid techno et disco font bon ménage : le Sucre en a fait l'un de ses résidents et Karat a signé son premier album, avant qu'il ne rejoigne récemment le label à suivre par ici, That Place. Solide. 16.09.16 > TERMINAL CYTOCHROME Bon, ok, c'est encore un nom de soirée pas possible mais il y a du sens derrière (checkez le Larousse...) et surtout, c'est la résidence de Diane, la DJette qui commence à devenir incontournable dans la cité par sa vision de la techno qu'elle partage ici avec ses invités venus de Rome, le duo Beat Movement, fondateur du tout récent label DLBM. Aussi au programme : Alienata. Le rendez-vous de choix pour raveurs obstinés. Cellulaire. 18.09.16 > DISTRIKT XII LES 3

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Brain Damage meets Willi Williams

Walk the Walk #4 | Quatrième épisode de notre virée en Jamaïque sur les traces de Brain Damage, qui se confronte à une nouvelle légende : l'immense Willi Williams.

Sébastien Broquet | Vendredi 3 juin 2016

Brain Damage meets Willi Williams

Willi Williams, c’est le single extrait de cet album, c’est aussi l’artiste qui t’a accompagné sur scène à la sortie du disque : qu’est-ce qu’il y a eu de plus entre vous, lors de cette rencontre ? Martin Nathan : Le choix du single n'a pas été simple. J'aurais pu choisir en effet quasiment n'importe quel titre de l'album, tant j'étais satisfait des prestations des différents intervenants. Par contre, quand il a fallu choisir qui j'allais inviter à venir me rejoindre pour tourner en Europe, je n'ai pas hésité. Wiili m'a instantanément convaincu par sa simplicité, sa disponibilité, son efficacité en studio, sa voix, son aura. De plus, le fait que son hit Armagideon Time, qui l'a promu au statut de légende, ait été repris par The Clash en 1980, est fondateur pour moi. C'est l'un des marqueurs de la collision qu'il y a eu à l'époque entre certains jamaïcains et punk rockers anglais, soit l'un des métissages sociaux-culturels les plus intéressants de ses dernières années. Imaginez le plaisir et la fierté qui furent les miens au moment de r

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Nuits sonores s'ouvre au monde

MUSIQUES | Le festival lyonnais dévoile l'intégralité de sa programmation : moins de techno, plus de concerts et une large ouverture vers l'hémisphère Sud pour cette quatorzième édition.

Sébastien Broquet | Mercredi 3 février 2016

Nuits sonores s'ouvre au monde

#Éditorialiser : tel est le maître mot (hashtag ?) revenant dans la bouche des concepteurs de Nuits sonores, Vincent Carry le directeur et Pierre-Marie Ouillon, l’un des programmateurs, ces derniers jours. À force de penser la presse de demain lors des dernières éditions de l’European Lab, les voilà concevant leur festival imaginatif comme un journal : tels des rédacteurs en chef, en thématisant, en éditorialisant. Force est de constater quelques évolutions dans cette ligne éditoriale, la première étant une prise de risque et sûrement le fruit d’une mûre réflexion : à l’heure où la techno est partout dans le monde, qu'elle remplit clubs et festivals avec le moindre DJ, à commencer par Lyon où il est devenu difficile de danser sur un autre style de musique, eh bien Nuits sonores prend le contre-pied et, tout en persévérant dans un positionnement rock qui a toujours fait partie de son ADN, s’ouvre désormais en très grand à la sono mondiale. Oh, il y avait bien eu des incursions : on se souvient des sénégalais de Jeri Jeri, géniaux mais un peu perdus au milieu des platinistes, en 2013. Cette fois, le vendredi, une halle entière sera dédiée à l’Afrique 2.0 : de Kon

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Clubbing : les trois soirées à ne pas louper

MUSIQUES | 06.02.16 Kenny Larkin Maître du groove sur la planète techno de Détroit, pétri d’influences profondément soul voire gospel qu’il insère subtilement au (...)

Sébastien Broquet | Mardi 2 février 2016

Clubbing : les trois soirées à ne pas louper

06.02.16 Kenny Larkin Maître du groove sur la planète techno de Détroit, pétri d’influences profondément soul voire gospel qu’il insère subtilement au coeur de ses morceaux les plus dancefloors, initié par Derrick May (il signe sur son label Transmat dès 1992), remixeur hors-pairs - qui ne se souvient pas de ses relectures magistrales, tout en tension et retenue, de La Fleur ou Inner City ses dernières années ? - Kenny Larkin, grand DJ, sera au Petit Salon samedi : ne dormez pas. Mystique. 06.02.16 Black Atlantic Club Mawimbi, c’est assurément le crew à suivre de près dans les mois à venir : dégainant tout azimut, d’une création live aux dernières Transmusicales à un remix de Cerrone ces derniers jours, la bande de Paris n’en finit plus de réinventer le clubbing en fusionnant Afrique 2.0 et house nation. Deux de ses représentants, Alt et L’Enfant Loup, déboulent au Sucre pour une Black Atlantic Club en compagnie de James Stew

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Au Transbo, Jarring Effects fête ses 20 ans

MUSIQUES | C'est une bourde lexicale qui n'a l'air de rien, mais qui en dit long sur le désintérêt de nos élites territoriales pour la culture modérément (...)

Benjamin Mialot | Mardi 8 décembre 2015

Au Transbo, Jarring Effects fête ses 20 ans

C'est une bourde lexicale qui n'a l'air de rien, mais qui en dit long sur le désintérêt de nos élites territoriales pour la culture modérément marchande : lors de la conférence de presse de la Fête des Lumières, elles ont présenté Jarring Effects (dont des affiliés devaient mettre en musique la nouvelle création du Theoriz Crew aux Brotteaux) comme un «groupe lyonnais très connu»... alors qu'il s'agit d'une maison de disques indé, en passe de fêter son vingtième anniversaire. L'occasion de dénoncer une autre méprise, consistant à la réduire à une anti-chambre de l'électro-dub made in France (High Tone, Ez3kiel, Brain Damage...), alors que son activisme lui a par la suite attirée les faveurs des amateurs éclairés de bass music au sens large (du dubstep primordial de Scorn à l'electronica à large spectre d'Aucan), mais aussi de hip-hop (toxique chez Oddateee, cinéphile chez Al'Tarba) et de noise (en compilant Hint et en révélant Picore). Partisan du métissage, fut-il géographique ou textural, JFX est aussi à l'initiative de collaborations intercontinentales d'une enthousiasmante cohérence. Il y eut d'abord Cape Town Effects, qui actait l'émerg

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Les soirées du 16 au 22 septembre

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le lancement du magazine Kiblind au Sucre, celui de la revue Bad to the Bone au Sonic et la Blast Live Party de la Triperie.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Les soirées du 16 au 22 septembre

16.09 Lancement Kiblind n°54 Après nos collègues d'Hétéroclite, c'est au tour de nos copains du trimestriel culturo-graphique Kiblind de tester une nouvelle formule éditoriale – logo, maquette, baseline, le lifting est intégral –, avec la sortie de leur 54e numéro (qui a pour thème le coloriage). Une fois n'est pas coutume, c'est au Sucre, gratuitement et en bonne compagnie – sur les murs, les dessinateurs "dévisagistes" Ruppert & Mulot, auteurs de la couverture dudit numéro ; derrière les platines, la dance machine sans frontières King Doudou et le toiletteur disco Sacha Mambo – que sera présentée la chose.

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Insomniaque - Semaine du 11 au 17 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : les 10 ans de "Kiblind" au Sucre, Dense & Pika au DV1 et Todd Edwards au Club Transbo. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 juin 2014

Insomniaque - Semaine du 11 au 17 juin

12.06 10 ans Kiblind : La GIF Party Faire du format d'image préféré des zonards des imageboards le support de créations visuelles avant-gardistes, tel est le défi que se sont lancés nos confrères de Kiblind pour leurs dix ans – fêtés au Sucre. Pourquoi pas. Surtout que c'est au son de la pop indomptable et hallucinée des Marquises et de la techno toujours plus méconnaissable de Mondkopf – son récent Hadès est un monstre de bruitisme lovecraftien, dont les trompettes apocalyptiques suintent de la harsh noise en clair-obscur de Ben Frost et des drones abyssaux de Suun O))) – qu'ils le relèveront.   13.06 H&S #2 Après un détour limite situationniste par le hip hop dans le cadre du Circuit Nuits Sonores, le DV1 reprend cette semaine le droit chemin de la techno. Et ce n'est pas qu'une façon de parler : plus direct et dévastateur que le

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Sibot says...

MUSIQUES | «T'as pas une gueule de porte-bonheur». Si l'on se retrouvait nez à nez avec Simon Ringrose dans une jungle tropicale, c'est sans doute ce qu'on lui (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 octobre 2013

Sibot says...

«T'as pas une gueule de porte-bonheur». Si l'on se retrouvait nez à nez avec Simon Ringrose dans une jungle tropicale, c'est sans doute ce qu'on lui dirait, en tout cas s'il était vêtu de l'espèce de zentaï (ces combinaisons en élasthanne qui font le bonheur des fétichistes de la seconde peau) à globules qui sert de tenue de scène à son alter ego musical, Sibot. Et ce serait mal le juger. Car si, dans la toujours plus vaste galaxie des producteurs masqués, il est l'un des astres les plus intimidants, il est aussi et surtout un véritable gri-gri à taille humaine, un précurseur dont les performances et le succès rejaillissent régulièrement sur le reste de la fourmillante scène électro-hip hop sud-africaine. Ne serait-ce que parce qu'il a été l'un de ses principaux bâtisseurs, s'associant tout au long de sa carrière (débutée au tournant du siècle) à nombre de porte-drapeaux arc-en-ciel en devenir, du grand dadais Watkin Tudor Jones, alias Ninja, qu'il a aidé, au sein de Max Normal, à poser les bases de Die Antwoord, à Spoek Mathambo, avec lequel il forme le duo Playdoe et semble prendre un malin plaisir à faire rimer

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Rainbow warriors

MUSIQUES | Hollande, Italie, Angleterre, Allemagne, Suisse, Belgique... Pour son quinzième anniversaire, le Riddim Collision se fait plus cosmopolite que jamais. C'est toutefois en Afrique du Sud que le festival des «musiques alternatives» créé par le label Jarring Effects a déniché ses invités les plus excitants : les rappeurs intercontinentaux de Cape Town Effects et le pionnier de la bass music Sibot. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 30 octobre 2013

Rainbow warriors

Cette semaine, la Maison de la Danse accueille en résidence la compagnie Via Katlehong, fondée dans l'un des townships les plus insalubres de Johannesburg, la capitale économique de l'Afrique du Sud. Après elle, ce sera au tour de la chorégraphe Dada Masilo, elle aussi issue de l'une de ces zones résidentielles dans lesquelles, sous l'Apartheid, étaient parquées les populations à la peau un peu plus chargée en mélanine que celle des colons européens, d'investir le lieu pour une relecture black et gay du Lac des cygnes. Le label indépendant Jarring Effects, lui, profitera ce week-end du quinzième anniversaire de son festival, le Riddim Collision, pour présenter la concrétisation de Cape Town Effects, projet mené en étroite collaboration avec son homologue du Cap, Pioneer Unit. Coïncidence ? Aucunement.  De Paris, où la Gaieté Lyrique déroule depuis la rentrée un panorama complet de la scène artistique contemporaine de Johannesburg, à Lans-en-Vercors, où le Hadra Trance Festival a fait l'été dernier de l'Afrique du Sud son invitée d'honneur, ils sont de plus en plus nombreux à porter leur regard le long des côtes au

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Quand la ville gronde

MUSIQUES | Ne jamais employer l'expression "envoyer du gros". C'est l'une des règles élémentaires du journalisme musical. Comme toutes les règles, elle a son exception : on peut y recourir pour parler de bass music, cette frange souterraine et tonitruante des cultures électroniques, et des événements qui la promeuvent, à l'image de l'impeccable Rumble Festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 1 mars 2013

Quand la ville gronde

La scène se déroule au printemps 2003, à Clermont-Ferrand. Ce soir-là, la Coopérative de Mai accueille Fred Avril, compositeur de musiques de film dont la carrière pop fut aussi honnête qu'éphémère. Sa prestation, elle, n'a rien d'extraordinaire et le public le fait savoir en éclusant bruyamment ses bières. Soudain, il se saisit d'un potard géant et le tourne d'un cran. Un monstrueux bourdonnement s'échappe des enceintes. Silence dans la salle. Les vêtements se décollent des peaux comme des masques peel off. Il le tourne d'un cran supplémentaire. Les cages thoraciques résonnent au point qu'on ne s'entend plus battre du cœur. Encore un cran. La situation devient limite supportable. Avril reprend son set. Soulagement et déception dans l'assistance, encore saisie de cette impression unique d'être à la fois en pleine conscience de soi et sur le point d'exploser tel un œuf dans un micro-ondes. Impression qu'une seule musique nous aura fait éprouver depuis : la bass music. Marée de basses Autant dire que nous n'étions pas les derniers à nous réjouir lorsque, en 2011, est né le Rumble Festival, événement tout entier consacré à cette appellation d'ori

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Année Erotic ?

MUSIQUES | On ne vous fera pas l'affront de vous traduire le nom d'Erotic Market, même notre bilingue d'ancien Président de la République aura compris. De toute manière, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 19 octobre 2012

Année Erotic ?

On ne vous fera pas l'affront de vous traduire le nom d'Erotic Market, même notre bilingue d'ancien Président de la République aura compris. De toute manière, il suffit d'écouter quelques secondes de ce jeune groupe lyonnais pour que le marché de l'érotisme s'empare de vous comme une jeune fashionista d'un cachemire à moins 70% un jour de soldes. Il n'y avait guère qu'Echo Orange, maison d'énergumènes comme Fireball FC, Daisy Lambert ou The Rebels of Tijuana, pour se faire souteneur d'un projet aussi allumé et addictif (aidé en cela par le Grolektif et Jarring Effects en un curieux mélange de genres). Lequel est manifestement en train d'aguicher au-delà du périphérique lyonnais puisque le buzz – celui du râle de l'amour physique – fait son petit bonhomme de chemin avec un taux de pénétration non négligeable. La faute à un titre qui commence à pas mal tourner : Rumblin', méla

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Quel Damage ?!

MUSIQUES | High Damage, comme son titre l'indique, c'est la rencontre, sous l'égide Jarring Effects, le choc, entre High Tone et Brain Damage. Ne pas s'attendre (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 avril 2012

Quel Damage ?!

High Damage, comme son titre l'indique, c'est la rencontre, sous l'égide Jarring Effects, le choc, entre High Tone et Brain Damage. Ne pas s'attendre pour autant à pertes et fracas, ni à des «damage» collatéraux dévastateurs. D'une part, parce que High Tone est habitué de ce genre de duel amical labellisé «In a dubtone session» (Kaltone avec Kaly Live Dub, Zentone avec Zenzile...). D'autre part, parce qu'on est ici dans le clash, le crash, mais au ralenti, tout en infra-basses et rythmique electro-dub traîne la patte, le tout rehaussé de filtres sur les voix, échos, reverbs et clins d'œil world jusqu'au moyen et même à l'extrême orient. Qu'est-ce qui fait dès lors que l'on reste assez imperméable à ce bon disque d'électro-dub ? Le fait qu'il soit sans surprise ? Le fait qu'il soit répétitif par essence autour de sa base électro-dub ? Le fait que le genre ait quelque peu fait son temps et vieillisse assez mal (ou est-ce nous ?) ? Le fait qu'il n'y ait guère dans ce genre précisément de juste milieu entre une musique d'ambiance à écouter chez soi en comatant, ou en live, secoué de basses et emporté par la houle ? Pour le tenants de la seconde option, ça se passe au

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100 dessus-dessous

MUSIQUES | Musique / De l’eau a coulé sous les ponts du Rhône depuis Fantasques Hits, la première compilation très «dub des pentes» de Jarring Effects sortie en 1998. Cent références plus tard, JFX a plus que déchiré cette étiquette. La preuve par cinq titres choisis sur leur triple compile, FX 100, qui augure de sang neuf et de collisions multiples. Propos recueillis par Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Vendredi 9 septembre 2011

100 dessus-dessous

Le morceau historique : Royale Salute de Brain Damage & Sir Jean Monsieur Mô, directeur du label : Une bombe dans son registre. Ici Brain Damage retourne à ses racines reggae-dub, qui sont aussi les racines de Jarring. Même si l’ensemble de la compile reflète davantage l’ouverture du label sur le hip-hop, l’électro et les OVNI, la rencontre entre Brain Damage et Sir Jean est représentative du concept : pour cette centième référence, on a privilégié les collaborations et les remixes. On ne voulait pas faire une rétrospective classique. Le remix qui remue : Spank d’High Tone remixé par Niveau Zero C’est tout à fait le genre de remix qui remue de l’intérieur. On est loin ici du côté dub sound-system des premiers High Tone. Spank (issu de leur dernier album) subit un lifting dubstep par Niveau Zero, la valeur montante du genre. Il injecte une profondeur et une puissance colossales au titre original, et le résultat reflète bien la patte sombre et cérébrale qu’on aime retrouver sur les dancefloors. Parfait pour danser dans sa tête. La collaboration la plus (d)étonnante du tracklisting : Juniper de Filastine Y La Bamba (Filastine remix). Un morceau folk inclass

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Riddim rédemption

MUSIQUES | Festival / Collision des rythmes et mutation des genres, le festival de Jarring Effects impose sa vision alternative de l’électro. Trois nuits en marge du confort et du conformisme au Marché de Gros. Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Vendredi 25 septembre 2009

Riddim rédemption

Cette année, les mauvaises langues qui prétendent que le Riddim rassemble trop souvent un public sorti du rayon bières de Lidl et des artistes aussi sexy qu’un cirque interlope de Groznyï seront priés d’aller cracher leur médisance ailleurs. Car cette onzième édition pourrait bien en remontrer à ceux qui daubent sur le dub en oubliant que Jarring est avant tout un label pluriel. Même si, «rootsitude» oblige, la soirée du vendredi restera dévolue au dub maison (High Tone, Twelve & Rico…) et aux sound systems d’obédience jamaïcaine, le reste de la programmation sort allègrement des sentiers battus par la génération sweat-treillis des petits-fils de King Tubby. Le hip-hop, notamment, se taillera la part du lion sur les deux scènes du samedi. De l’imprononçable K-The-I ??? aux inimitables performances buccales d’Under Kontrol (champions du monde du beatboxing), du bon vieux rap US d’Oddateee aux accents grime de Ben Sharpa, ce plateau «bass culture» proposera tout ce qu’il faut pour renouer avec l’ombilic du groove «pô pô pô». Mais la collision des rythmes ne se limitera pas cette année à un vaste panel de beats et de breaks, si représentatif soit-il de l’underground électrophile. Avis

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South Africa is the future

MUSIQUES | Le label lyonnais Jarring Effects entretient avec soin ce que l'on peut appeler sa filière sud-africaine. Ne surtout pas entendre par là de sombres (...)

Jerôme Dittmar | Vendredi 12 décembre 2008

South Africa is the future

Le label lyonnais Jarring Effects entretient avec soin ce que l'on peut appeler sa filière sud-africaine. Ne surtout pas entendre par là de sombres histoires de psychotrope et autres sordides traites d'humains. En 2003, le duo parisien Interlope signé chez Jarring procède à un échange culturel avec des groupes étrangers dont les sud-africains The Constructus Corporation, têtes pensantes du label African Dope. C'est ainsi que les petits gars de chez Jarring Effects découvrent un pan complètement insoupçonné et décomplexé de la nouvelle musique d'Afrique du Sud, construite sur les cendres encore fumantes de l'apartheid. Soufflés par le côté mutant de ce son hip hop-électro synthétique et hystérique, les liens se nouent. Un mail. Deux. Un concert de Real Estate Agent. Puis de Sibot. Suivi de près par Marcus Wormstorm. Puis vinrent Playdoe et Ben Sharpa. Jusqu'à cette date du 29 octobre 2006 où sort la compilation Cape Town Beats, condensé de musique électronique et rap distillé par ces musiciens originaires d'Afrique du Sud. Au-delà d'une indéniable affinité commune pour la musique partant facilement en sucette, la démarche et l'histoire du label sud-africain African Dope ressemblent

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